Main basse sur une qualification douteuse

Posté par b.mode le 20 novembre 2009

En définitive, la France d'aujourd'hui possède l'équipe de football qu'elle mérite. Une dream team à son image… froissée. Sans idée directrice (à l'instar de sa politique économique plus zigzaguante que les lacets d'Oudon), sans âme (au diapason de son sinistre chantre de l'immigration Eric Besson), sans panache (tel son capitaine obligé de monter sur un tabouret pour prendre de la hauteur) mais calculatrice (voir les sondages élyséens cédés gratuitement aux journaux afin de manipuler l'opinion), truqueuse (comme son charcutier Marleix redécoupant les circonscriptions comme on tranche du saucisson ardéchois), couarde (ainsi le refus d'obstacle de Cheval Fougueux face à la fronde des 11 000 maires) et tricheuse (la vraie-fausse présence du même Cheval fougueux le 9/11/1989 au pied du mur de la honte, sa visite manipulée à l'usine Faurecia etc. etc.), liste à compléter par chacun…

Au vu de cet inventaire pas tout à fait à la Prévert, on peut s'interroger sur la valeur de la qualification… des gens qui nous dirigent. Morale à zéro semble être le slogan des supporters de cet aréopage-là. Tant les inégalités se creusent sous cette gouvernance, tant le cynisme devient la norme en matière d'action comme de communication, tant les mensonges et autres manipulations sont pléthores.

En Sarkozie, qu'importe le Falcon, pourvu qu'on est l'ivresse… des cimes mais surtout du pouvoir !

Fullhdready

Après l'indécent triomphe de Raymond la science infuse, admirons la pertinence de la journaliste qui interroge un chef de l'état aux anges à l'issue de la médiocre rencontre contre les buveurs de houblon fermenté… Pas un mot sur la paluche de Titi, faut pas gâcher la fête ! (A partir de 1'30″)

Vidéo retirée par TF1…

 

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Un petit sachet de misère pour la route ?

Posté par lediazec le 19 novembre 2009

l18.jpgQue nous soyons pour ou contre la fessée, avec ou sans loi, une chose est sûre : rien ni personne ne peut grand-chose contre la branlée que nous recevons en ce moment, aussi bien culturelle que politique. Force est de l'admettre : la politique est au service de l'argent. Le politicien est la potiche du système libéral actuel, avatar radical du grand capital, son serviteur, son agent. Son chien de garde.

La planète se délite et la seule chose qu'on nous propose c'est d'écouter les bonnes intentions des gouvernants sans piper mot. Si d'aventure l'idée vous vient de mettre en doute la conduite des affaires du pays, d'en dénoncer la dérive autoritaire, gare à vous ! Vous êtes mûr pour un débat identitaire et pour une marseillaise matinale à l'école, comme d'autres ont obligation de réciter le coran.

L'obscénité vient de franchir un degré supplémentaire dans la frénésie du fric facile. On convoque des gens dans la rue pour une distribution gratuite d'argent liquide. Cela me fait penser à ces vieux films de cape et d'épée où l'aristo jetait au manant en passant. Promis/juré/craché, vous aurez droit au miracle. L'argent c'est fastoche, pas besoin de travailler, aucun effort, sinon celui de tendre la main. Quelques milliers de personnes se sont déplacées. Submergés par le nombre, pris de panique, les organisateurs de ce buzz de la misère prennent peur et décident d'annuler l'opération. L'effet de surprise est dévastateur : la kermesse s'est transformée en échauffourée. Se sentant flouée, la foule s'est défoulée. Des vitrines sont brisées, des voitures renversées, des magasins vandalisés et des émeutiers sont arrêtés. Les réactions ont été nombreuses et l'entreprise qui organisait la chose, se frottant les mains, pointe (dans un premier temps) du doigt les services de la préfecture avant de se raviser, reconnaissant « une erreur » voire « une catastrophe ». Comme on dit : « faute avouée est à demi pardonnée ». Mais les faits sont là dans toute leur brutalité. Un sentiment de dégoût s'est emparé de l'opinion publique. Au-delà de l'événement, les gens s'interrogent sur des problèmes d'ordre moral et politique.

Parmi les réactions, notons celle du ministre du budget, Eric Woerth, se déclarant vigoureusement horrifié par le procédé. Il a raison. Quant à ce bon vieux Brice Hortefeux, il annonce que trop c'est trop et qu'il a décidé de faire casquer la société pour les dégâts causés par cette ignoble opération, déclarant sur Europe 1 : “J'ai effectivement décidé de présenter la facture à cette société. Il n'est pas question que ce soit le contribuable qui paye“. Il va plus loin en ajoutant que cela constitue un « délit ». Il n'en demeure pas moins que ces ultras de la loterie libérale et de la précarité, ne font qu'appliquer à la lettre l'un des points du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne : « travailler plus pour gagner plus », entre autres perles de même facture. Par la porte ou par la fenêtre, tout ça se tient. Avec ou sans loi, ça pue au royaume de l'arnaque et de la corruption.

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Cheval fougueux refuse l’obstacle

Posté par b.mode le 18 novembre 2009

cheval100.jpgCheval fougueux est un bipède courageux mais pas plus téméraire que ça. Plutôt que d'affronter le grand concours de saut d'obstacles que lui avaient concocté, porte de Versailles, onze mille maires en furie, il a préféré rentrer au ranch benoîtement. Pas au sien, Devedjian, le palefrenier souffre-douleur du 92, étant loin d'avoir fini de “nettoyer les écuries d'Augias” du département. A-t-il du reste un jour commencé ? Poser la question, c'est déjà y repondre. Bref, c'est au haras royal de son ami Abdallah, le souverain wahhabite, celui-là même qui l'a gratifié de l'amusant sobriquet équin cité ci-dessus, que Poney indomptable, comme le surnomment également certaines irrespectueuses amazones, s'est opportunément réfugié.

Pour ne pas sombrer vingt mille lieues sous les maires, il ne fallait pas envoyer à la boucherie ni un poulain de l'année ni un vieux bourrin sur le retour pour pallier l'absence fortuite de notre pur-sang hongrois. Ce fut à un habitué des secondes places qu'on intima l'ordre de dompter la colère des bourgmestres. La parité n'étant pas encore de mise en matière d'élus, ce n'est pas loin de onze mille verges qui fustigèrent à son entrée dans le manège (ou plutôt dans l'arène), le sang froid du sourcilleux volontaire désigné. Huées et sifflements accompagnèrent pendant de longues minutes le pas cadencé du canasson meurtri. (voir vidéo ci dessous)

Pendant ce temps-là, notre fier destrier goûtait aux joies des paradis saoudiens. Officiellement pour y négocier des contrats. Du nucléaire civil par exemple. Il aime ça les signatures de contrats de vente, Cheval fougueux. Il aime surtout à le faire savoir autour de lui à qui veut bien (encore) l'entendre. Au fait quelqu'un a des nouvelles de l'achat par le Brésil de nos chers et fiables Rafale ?

Pendant ce temps également, la commission des Lois jugeait «irrecevable» la demande d'une commission d'enquête sur les pharaoniques sondages élyséens (plus de cinq millions d'euros en deux ans) malgré l'accord de principe rendu par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Qu'on se rassure, l'argent du contribuable était utilisé à bon escient dans notre cher et vieux pays. La question de savoir si Cheval fougueux était bel et bien le plus bel étalon de la planète n'avait en effet pas de prix par les temps qui courent. Le risque de “dictature” dénoncée par son ancien poulain, Jean-François Copé n'était vraiment pas pour demain.

Pendant ce temps, encore et toujours, un proche de notre globe-trotteur préféré, Basile Boli, ancien footballeur nommé secrétaire national de l’UMP en charge du co-développement en octobre 2007 mais soupçonné d’abus de confiance et de recel d’abus de confiance, était placé en garde à vue hier matin à la Brigade de répression de la délinquance économique. C'est “Entreprendre et réussir en Afrique“, une association humanitaire présidée par mon Basilou qui serait dans l'œil du cyclone judiciaire.

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Tarnac et affaires louches

Posté par lediazec le 17 novembre 2009

coupat.jpgCoupat est une affaire comme l'État en produit de manière ponctuelle. Une affaire comme il les aime et avec laquelle il alimente l'âtre des combustions de son histoire. Utilisant la peur comme carburant, son moteur fonctionne à plein régime.

D'une république à l'autre ; d'un service de police au suivant ; d'un magistrat assis à un fonctionnaire soumis ; d'une affaire à sa prochaine, un objectif : faire mousser mettant à mal le respect de la démocratie et de la justice. Aidant le gouvernement en place afin de faire oublier au pays l'étendue de sa médiocrité. Accessoirement, le plaisir sadique que tout pouvoir éprouve à l'idée de sa puissance devant celui qui n'a rien d'autre à espérer que l'intervention divine (très improbable) ou celle d'une opinion révoltée par le scandale et l'iniquité. Ce fut le cas dans cette malheureuse affaire Tarnac dont plus personne aujourd'hui n'ignore les détails.

La manipulation est un plat mitonné. Une recette ancestrale. Chez les initiés on nomme cela la « cuisine familiale ». Plusieurs éléments sont nécessaires pour sa réussite, les ingrédients étant toujours les mêmes : une bonne dose de crise économique, extra et intramuros, un gouvernement discrédité cherchant un peu de lustre, un ministre de l'intérieur à la botte et sans scrupules (homme ou femme, c'est indifférent), une opinion traumatisée par la menace terroriste et un président velléitaire. Ajoutez à cela la bonne dose de mensonge et vous avez un bon plat de résistance. Mélangez le tout, faites cuire à petit feu, remuant de temps en temps, et vous obtenez l'affaire Coupat. Temps de cuisson : au pif. L'odeur vous indiquera la marche à suivre. Pour que la chose atteigne son degré de saveur optimum n'oubliez pas d'ajouter une pincée de « association de malfaiteurs » et « dégradation de bien public ». Les citoyens sont très sourcilleux sur ce point, le « bien public ». Cela les ramène à tous ces sommes d'argent versées sous forme d'impôts pour ce bien public.

Pour le reste, rien à signaler, sinon le refrain habituel : « anarcho-autonome » ; « terrorisme » ; « procédure d'urgence »… Comme souvent dans ces affaires à caractère « sécuritaire », même devant le vide sidéral du dossier, l'état s'enfonce dans l'injustice avec la certitude que rien ne peut lui arriver en sa qualité de machine à broyer. Une grande partie de l'opinion, par le biais des médias (pas les moindres) et de quelques hommes politiques de gauche (pas les moindres non plus), lui est acquise. L'état est comme une voiture : tout est affaire de conduite. Gare aux chauffards !

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Au-delà des ruines, il y a un panneau

Posté par lediazec le 16 novembre 2009

segodijon01.jpg Après le grand amour, les gondoles à Venise, les diners aux chandelles, les week-end au bord de mer, rien ne va plus entre Ségolène et Vincent. Samedi, à Dijon, Vincent se donnait un mal fou pour faire propre lors des premières rencontres du rassemblement « social, écologique et démocrate » dans le cadre d'une future « bonne entente » entre gens de bien, socialistes, écologistes et centristes (dieu reconnaîtra les siens), ayant pour mission de ne pas laisser trop de plumes aux prochaines régionales et plus si affinité… Consciente que sans elle, la star du prêt-à-porter, sorte de lady gaga de l'indigent, la gauche n'est qu'une loqueteuse abandonnée à son propre sort, subissant les assaut d'une mer qui petit à petit la corrode, sans qu'aucune digue ne puisse résister au laminage, Ségolène Royal s'est « auto-invitée » à ces rencontres, au grand déplaisir de Vince, son ex bras droit.

Pas content, c'est sur l'antenne d'Europe 1 qu'il a donné son sentiment, net et sans équivoque : « Je n’ai pas invité Ségolène Royal, et je m’étonne d’apprendre par voie de presse d’ailleurs qu’elle s’auto-invite. Je ne voudrais pas que ce que nous avons à faire comme travail fondamental pour notre pays soit gâché par cette manière de faire. » En réalité, Vince n'a pas tort de montrer, de manière certes maladroite, mais ô combien humaine, jusqu'à quel point l'amour peut être cruel. Comment ne pas être en colère quand on a le droit pour soi ? Songez-y un instant : après avoir oeuvré pour créer ce courant, s'être décarcassé sur le fond depuis le mois de janvier, sans Ségolène qui jugeait la chose pas assez à son goût, la voilà qui déboule avec l'intention de s'inviter à déjeuner et de régler l'addition avec un « chèque contraception ». C'est déroyal ! Songeons à ces milliers d'impulsifs qui croupissent dans les prisons surpeuplées de France pour avoir proprement commis l'irréparable suite à de semblables agissements…

Cela se passait la veille à l'antenne. N'oublions pas que devant le micro nous sommes comme devant la chair : faibles. Flatté par la lumière soudaine. Par l'importance de l'événement. Contrarié par la couverture nuageuse qui soudain s'abat sur son colloque, emporté par son ressentiment, Peillon ajoute une pelletée : « Je vais lui faire savoir qu’il n’y a pas de raison à ce qu’elle vienne. On m’annonce qu’elle viendrait pour déjeuner. C’est un débat d’idées. Qu'est-ce ça veut dire venir déjeuner ? » C'est vrai, enfin ! Sous prétexte que le sous-commandant Darcos se bat pour la féminisation des cadres dans les grandes entreprises, avant même le satisfecit national, voilà qu'elle vient papoter avec tous les arrière-bans de ce sous-empire, poussant sur l'accotement celui avec qui récemment encore elle faisait des gros câlins dans une grange du Poitou-Charentes, à la faveur d'un week-end pastoral. Allez comprendre quelque chose au jeu de l'amour après ça. Le lendemain à l'heure dite, se croisant dans l'enceinte, Vincent rangeait ses vieux restes de dépit dans un coin de sa tête, pour plus tard, et offrait à Ségolène un bonbon, corrigeant le tir sur ses déclarations de la veille sur Europe 1 : « J'ai dit qu'il n'était pas souhaitable, à ce stade, que des présidentiables viennent dans cette réunion de Dijon».

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