( 10 juillet, 2008 )

L’être et le Guéant

kozyfrankreich.jpgÊtre ou ne pas être soupirait Shakespeare chaque nuit. D’aucuns visent à briller, recherchent la lumière, se vautrent quotidiennement devant les projecteurs. D’autres préfèrent l’ombre, s’épanouissent en secret, aiment le pouvoir occulte. Ainsi va Claude Guéant, le vice-roi, le cardinal, l’homme le plus puissant de France après qui vous savez…

Haut fonctionnaire, il a gravi un à un les étages qui mènent au niveau suprême. Enarque, conseiller technique chez Bonnet, sous-préfet, préfet, directeur-adjoint de cabinet chez Pasqua, directeur général de la police nationale puis à nouveau préfet, il rejoint alors son mentor préféré, Nicolas Sarkozy. Il devient alors son directeur de cabinet, place Beauvau, son directeur de campagne en 2007 puis consécration ultime, son secrétaire général à l’Elysée.

gueant.jpgTandis que l’omnipotent parade à longueur de journées au gré des caméras, lui rame comme un forcené, tire des plans sur la comète, conçoit, perçoit, reçoit, écoute, veut tout savoir. Détenteur du moindre secret d’état, il fait et défait les intrigues, évalue les soupirants, écarte les uns, promeut les autres. Aux petits soins pour son fils chéri François, il veille sur sa carrière politique comme mamie mate le lait sur le feu. Avec sa progéniture et Jean sans Peur, qu’on se rassure, la relève de la monarchie républicaine est assurée. Voici venu le temps des fils à papa !

4 Commentaires à “ L’être et le Guéant ” »

  1. Gonzague dit :

    Eminence grise pour avenir sombre

  2. Gonzague dit :

    riz chinois cet été avec guéant vert !!!

  3. lediazec dit :

    Guéant ne sert de courir, mon cardinal, faut partir à point.

  4. ruminances dit :

    Point cardinal, il ne perd pas le nord même si l’autre est à l’ouest…

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