Ecoute les orgues elles jouent pour toi, il est terrible cet air là, j’espère que tu aimes c’est assez beau non, c’est le requiem pour un mûr du çon…
Le beau Serge avait déjà tout compris, qu’il s’agisse de mémoire scélérate ou de pauvre con.
En étant élu avec ses 53% de parts de marché, le Nico las, après un gueuleton diététique au Fouquet’s, s’était donc pris à rêver d’un autre monde où l’assistanat ne devrait plus avoir droit d’exciter et qu’il fallait immédiatement remettre la valeur travail au fronton de la république.
Alléluia, notre prédicateur insatiable couchait donc sur un morceau de nappe, entre deux cuillerées de caviar, le nom de Martin Hirsch comme responsable des salauds de pauvres qui plombaient l’économie française.
Ainsi soit-il, cet énarque petit frère des pauvres, allait enfin pouvoir côtoyer dieu après avoir servi l’abbé.
Le divin devin lui avait promis l’eden parque, un enclos tout à lui avec possibilité de mener à bien son projet de sortir les feignasses désignées de l’assistanat et de la précarité induite allègrement voulue, il en va de soi.
Fonction en poche, modestie quand tu nous tiens, celle de haut commissaire plutôt que celle de secrétaire des tas d’incapables, il apercevait enfin la lumière divine.
L’évangile selon saint Nicolas faisait assurément la part belle aux missionnaires de gauche prêts à faire du social de droite et de devoirs oeuf corse.
« Amène », telle fût l’incatation du cardinal élyséen réceptionnant les saintes écritures du bon samaritain.
1er commandement : « RSA il se nommera ??!!?? » s’empressa de déclamer le petit homme rougi par l’excitation.
2ème commandement : « pour le financement avec frère Woerth tu te démerderas » gronda sournoisement l’omnipotent.
3ème commandement : « mais sache que comme pour fadela, te soumettre au diktat tu devras !! »
Renfrogné, le petit haut scribouillard repartit se terrer dans sa raie flexion, s’il n’obtenait pas les deniers du roi promis lors de son accessit, il n’hésiterait pas à démissionner voire même à des miss roussos pour oublier l’humiliation.
« Les caisses sont vides votre Seigneurie, la communauté va au-devant de gravissimes ecueils », ainsi résonnait la voix soumise du chanoine Fillon cantonné à matter l’enjeu olympique.
Ce premier sinistre se morfondait dans une crypte certes coquette mais dont le pouvoir n’était plus exécutif et encore moins consultatif, bref, rôle de strapontin et de flou du roi.
Le juron haut, le blasphème acteur n’y tenait plus : »merde, c’est quoi ce bordel bande de pauvres cons, où vous avez foutu l’artiche!!! »
Enfer et dame nation et contre tous, la croisade s’annonçait des plus austères.
Les choix s’imposaient, fini le discours d’ouverture, la France purin et adieu pour tous, maintenant ça allait faire dans la messe basse plutôt que dans le devin de messe.
Soeur Nadine amouk Morano avait été invitée à rejoindre expressément le conclave.
Hirsch voyait bien que le temps n’était plus à la conciliation, mais il avait toujours l’envie d’avoir envie et quelque chose en lui de terne aussi…
Morano avait pour habitude de claironner que l’assistanat devait être bouté hors de France, qu’il fallait ne s’intéresser qu’à ceux qui avaient un labeur …rien que ça, et bien soeurette, ne vois-tu rien venir, à trop se complaire dans une idée au logis sectaire et partisanne à l’extrême on ne laisse transparaître que la petitesse d’esprit, dont elle semblait dotée.
Et Hirsch dans tout ce joyeux foutoir, qu’allait-il advenir de son projet de loi pour les plus démunis visant à permettre aux bénéficiaires des minima sociaux, de reprendre un emploi sans pour autant perdre la totalité des aides qu’ils pouvaient percevoir.
Dures limites et argent trop cher, dame rigueur rôdait haut mais ne devait en aucun cas être citée.
Hirsch poursuivait inlassablement sa plaidoirie en faveur des gueux, le RSA était LA réponse pour sortir de la spirale infernale.
La solution au problème était bien ciblée, l’omnipotent voulant faire des économies budgétaires en réduisant les dépenses sociales, et notamment celles accordées au modèle social à la française, et là ce furent les conseils régionaux qui se demandaient comment financer le surcoût du RSA…
N’en déplaise à tous ces hommes à tête de chou, Hirsch resterait droit dans ses bottes en touche, au vent mauvais il ne cèderait pas d’un centime mètre, il ne démissionnerait pas non plus même si plus d’un an après, le projet de toute sa vie était toujours bien calé sous le pied de son bourreau…abbé thune. Il était inscrit aussi dans l »érudit calepin, qu’il faudrait sûrement repenser la prime pour l’emploi, non pas dans l’optique de déshabiller Paul pour habiller Pierre,
mais pour remettre de la justice sociale dans cette prime au mérite…n’aurait-il pas été plus judicieux de créer des emplois fictifs au sein de grandes communes ou partis politiques, de généraliser et dépénaliser l’abus de bien social, de rendre obligatoire les rétro-commissions sur vente de vieux rafiots qu’on ne peut même pas détecter au radar, bref, démocratiser quelque peu les addictions d’une certaine caste.
La victoire en chantant avait vécu. Place nette allait devoir être faite, fini le RMI et son faste, devoir de mémos et intronisation du RSA avec obligation de résultats, faire diminuer la pauvreté, vaste chantier assurément tant tous les malvoyants étaient au rouge qui tache.
L’omniprésent de l’imparfait voulait du concret et du gagnant gagnant illico, refonte du palais des glaces mais surtout du contrat d’insertion pour les glandos, avec le RSA se serait donc tout le monde au même régime communautaire sans selle et tant pis si ça fait mâle…
Bref, le petit Martin pécheur sentait la foi revenir, même si le financement de son objet du plaisir était pour le moins incertain.
Ainsi donc, le projet de loi sur le RSA et plus globalement sur la relance du pouvoir d’achat, allait passer en commission multidiscplinaire qui se tiendrait de façon extraordinaire le 22 septembre de l’an de disgrâce 2008 afin d’en être discuté, non sans avoir été au préalable revisité le 3 septembre, date de la rentrée des crasses gouvernementales.
Et comme le clamait sarcastiquement le poète trop tôt disparu, si tous ceux qui n’ont rien n’en demandaient pas plus , il serait bien facile de contenter tout le monde, mais l’argent ne fait pas le bonheur des pauvres ce qui est la moindre des choses.
Et dieu l’a dit : »je partage en deux…les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit!!! ».
Quand nous chanterons le temps des cerises, et gai rossignol et merle moqueur, seront tous en fête, il sera donc temps de cueillir les cerises avec la queue sachant que certains ont déjà du mal avec la main…
lediazec
12 août, 2008 à 22:07
Allez, clarky, c’est joué d’avance. Un malin d’internaute l’a bien dit sur la 2 à propos des jeux olympiques et des médailles françaises en se la jouant question-réponse : « pourquoi les français aiment l’argent ? A cause du pouvoir d’achat ! »
Tout est dit. Le RMI, le RSA, le pouvoir d’achat, l’échelle de valeur, la paix sociale qu’on achète au rabais…
TOUT.
clarky
13 août, 2008 à 0:25
euh non tout n’est pas dit, je vais te faire une confidence, t’as échappé au texte initial qui n’a rien à voir avec celui posté où je faisais dans le brut de décoffrage avec du factuel digne de la cour des miracles….et là après relecture ben j’ai préféré mettre de côté l’épreuve tant ça m’a filé le bourdon en le relisant.
j’aurais tellement de trucs à dire…
finalement, les excellents crobards d’erby résument très bien la thématique de l’argent
lediazec
13 août, 2008 à 11:03
C’était un raccourci, Clarky. Pas très heureux, je l’avoue. On ne peut pas être bon tout le temps.
Sinon, moi aussi, il m’arrive de reprendre, voire écarter des textes de type « cour des miracles ». Certaines colères ne sont pas toujours bonnes à délivrer telles que dictées par les tripes…
Et pourtant. Et pourtant… Il va falloir s’arracher pour que certaines saloperies s’arrêtent. Pour rendre gorge à certains salopards dont le but inavoué est de mettre à terre les fondements de la démocratie.
clarky
13 août, 2008 à 15:25
rassure toi breton, il n’était nullement question de te mettre à l’index, c’était juste une façon maladroite de ma part de glisser dans un post que le fric prime désormais sur l’individu, enfin c’est confus mais tu saisiras je pense le sens de mon embuée logique.
là où je te rejoins c’est sur le « on ne peut pas être bon tout le temps » et là je confirme, je ne suis jamais bon et dame quand je relis la bafouille en une ça se confirme à 300%
et rassure-toi, pour certains, poser leur fondement sur la démocratie même participative passée, ne pose aucun d’état d’âme.
on nous fait croire qu’on va arriver au plein emploi avec un petit 5% de chômeurs, probablement , mais la vérité des chiffres ne leurre que ceusses qui veulent y croire biscotte l’emploi se précarise, on te tient par les couilles, la lourde n’est jamais très loin si tu la ramènes de trop, le temps partiel quel régal, les emplois aidés pour ensuite retourner ozoner dans les dépressions qui se transforment vite en répression tant les agents anpe ont le devoir de résultats, et que dire de cet artisan marseillais qui faisait un max de thune sachant que cette charogne allait ramasser des clandos pour leur octroyer généreusement du 20 à 40 euros la journée de taf….etc etc
on refera pas le monde, c’est bien trop tare, j’espère juste partir du cœur le plus rapidement possible pour ne pas en plus me retrouver grabataire sans le sou dans un mouroir sordide où l’on t’attache à une chaise pour pas que t’emmerdes le peuple soi-disant, et si tu fais un peu trop le rebelle ben l’aide soignante de service te fout une petite beignasse pour te rappeler de souffrir en paix.
bon sur ce, je vais aller m’acheter un paquet de blondes et retourner réduire la contracture sociale qui se répand sauvagement dans tous les muscles de mon dos, putain « le mal de dos c’est terrible » voilà au moins la chose la plus sensée que j’aurai dite de la journée.
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