Politique-friction Prenez un type qui, pendant plus d’un an, s’est agité dans tous les sens tel un sémaphore dont les drapeaux seraient définitivement en berne. Ce gars-là sous les yeux, il a plus de valises que le groom du Waldorf Astoria n’en a jamais vu passer. Faire prendre des vessies pour des lanternes à tout un chacun et à longueur de passage téloche, ça use et pas simplement les souliers. A défaut de la patrie, ce gars-là, il a vraiment mérité de se recharger les batteries. A défaut de BB, il a Carlita pour assurer le repos du guerrier. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si, entre deux criques du Cap Nègre, la sonnerie stridente du portable n’avait point soudain tiré notre homme de sa rêverie. De déranger ainsi une présidence en vacances, vous n’avez pas honte ?
On ne peut décidément jamais être peinard. Faire le péquin express aux JO avec p’tit
Louis, histoire de ne pas froisser les chinetoques, passe encore. C’était prévu au programme des festivités. Jouer les faiseurs de paix en Géorgie, si ça peut faire remonter l’audimat et accessoirement les sondages, ça ne mange pas de pain non plus. Sauf si les buveurs de vodka s’éternisent dans le Caucase biscotte là, on peut passer pour un blaireau. Empapaouté de votre race, Poutine ! De révéler ainsi aux yeux du monde la nature courageuse mais pas téméraire de notre président, vous n’avez pas honte ?
En plus, il doit être au four et au moulin, l’omnipotent. Tandis que le ténébreux Fillon convoque avant l’heure un quarteron de ministres afin de nous faire croire qu’il existe et qu’accessoirement, il ne fera rien face à la crise, voilà que les talibans cassent du jeune soldat français en Afghanistan. Hasard ou coïncidence, rappelons-nous simplement qu’après le vœu du prince d’envoyer 700 hommes supplémentaires là-bas, on est passé d’une mission de maintien à une mission de combat. La nuance est de taille. Il avait presque oublié à quoi ça sert un militaire, sézigue. Il les avaient même humiliés après la bavure de Carcassonne. Il lui fallait redorer leur blason fissa. Trouver d’autres boucs-émissaires. Ni une ni deux. Après un raid sur Kaboul destiné à regonfler le moral des troupes, le monarque excédé adresse aux journalistes qui le questionnent sur d’éventuels tirs amis dont auraient été victimes la patrouille, un péremptoire « Vous n’avez pas honte ? »
Aux Invalides, il fait mieux encore. Grimaçant, il n’arrive pas à réprimer un petit rire nerveux tandis qu’il lance devant les dépouilles des soldats un couillu « Si c’était à refaire, je le referais. » Faut assumer quand on envoie de la chair fraîche au casse-pipe. Mais pas tout seul. En en faisant profiter les autres. Faut savoir partager avec le peuple quand on est au sommet de l’état. Ses amours, ses amis, ses emmerdes. Même ses états d’âme. « Jamais, à un tel point, je n’ai mesuré la solitude d’un chef de l’Etat face aux décisions qu’il doit assumer», se confie-t-il à qui veut bien l’entendre. Devant sa télé, désabusé plus qu’abusé, on a juste envie de lui susurrer à l’oreille : « Et vous, vous n’avez pas honte ? »
http://www.dailymotion.com/video/x6iu60
Article relayé par

titus
25 août, 2008 à 10:46
c’est vu, c’est hard ,c’est juste c’est courageux.le style est excellent
titus
ruminances
25 août, 2008 à 11:14
Merci Titus de ton p’tit mot sympa !
mais courageux, je sais pas. Disons que si ce site était plus connu, mes avis qu’il serait sûrement sinon fermé, inquiété depuis un bail. Les gens du haut aiment pas qu’on les moque. Surtout quand ça vient du bas. Mais bon, là on reste dans le confidentiel…
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