Salut Christian, Pas de monsieur entre nous ! Je ne vouvoie que très peu de gens, encore moins ceux pour qui je n’ai pas de considération majeure.
Mon clavier « se souvient d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres… »
Presque tout le monde rêvait ou cherchait à le faire. Pas le temps de penser, puisque nous pensions tous que le temps était Splendide ! « Tous des cons !… » A commencer par soi dans une totale auto-dérision. Joie de vivre, insouciance et impertinence. Ni Dieu, ni Maître était en quelque sorte le maître mot. Cela demeure toujours le cas pour certains qui ont gardé de la vie un esprit solidaire chevillé au corps. Sentiment conforté par les dérives d’un système et d’un pouvoir dont l’obsession consiste à écarter et non pas à réunir.
Quelques emblématiques de cette époque bohémienne sont toujours là, mais par discrétion, par délicatesse, par adéquation ou tout simplement par dégoût préfèrent garder le silence, faire leur métier et vivre leur vie loin du du toc et de la pacotille. Ton évangile à toi est tout autre. Il s’appuie sur les imbéciles, très nombreux, il faut le dire, via quelques merdouilles cinématographiques, pour tirer la substance d’un confort matériel que tu penses intellectuel. Sacré Christian Les temps changent. Et comme le temps, les gens aussi. Rassure-toi, aucune intention de t’écrire une lettre de morale. Ta dérive t’appartient. Comme il m’appartient de la désavouer !
Pour cela, évidemment, je ne ferai pas appel au monde auquel tu t’es adonné depuis le début de ton succès médiatique via des peccadilles picaresques avec lesquelles le beurre de tes ambitions s’est transformé en cette matière grasse indigeste, dénoncée par tout diététicien respectable.
Je ne ferai pas appel à la morale en ce qui concerne tes relations avec un individu obscur dont la fonction fait loi. Le seul énoncé de son patronyme fait frémir mon épiderme en un jet répulsif. Je ne parlerai pas non plus de la maison Drucker , grâce à laquelle tes frasques, ton petit cinéma, ton image et son aide ont accompagné jusqu’aux marches du palais, non pas une idée de la France, mais tout un système faillitaire. Ta famille est grande, ça tient chaud.
A quand un rôle de composition dans lequel, homme libre et libéré, t’envoie valdinguer le Président d’un pays imaginaire en direct sur TF1, au risque de compromettre ton petit lopin de terre et le vestibule de ta bêtise ?Tu aimes le Président et le Président t’aime. C’est une affaire d’hommes et de quartier. N’est-ce pas du côté de Neuilly-sur-Seine, au lycée Pasteur, que tu fis tes humanités ? Que le monde est petit ! Tant de bruit pour si peu de chose.
Là ou l’affaire se Corse (excuse le mauvais jeu de mots) c’est quand toi, le très petit, le furibard, l’excité, le sous Funès des temps modernes, le médiocre, le frustré, la fripouille, la petite frappe, continue dans la vie à entretenir l’image de ce cinéma trompeur, racoleur, inauthentique et faux-jeton que la France des Drucker prend pour la France, que je m’insurge, crie au scandale et crache mon mépris à la face de ceux qui ont les moyens et le temps de fouler aux pieds des valeurs dont ils ignorent le prix et le sang que cela a coûté !
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