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Plus dur sera le parachute !

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parachute3.jpgServir la soupe, tel est plus que jamais le mot d’ordre dans les rédactions de France et de Navarre. Catherine Nay, la pasionaria d’Europe 1 ne trouve plus de mots assez forts pour encenser son super-héros. Pensez, on était au bord du précipice et au moment où on allait faire le grand pas en avant au bras de la visionnaire Christine Lagaffe, Sarko est arrivé. En se pressant. Le grand Sarko, avec sa gouaille et son aplomb. Et il a sauvé le monde ! Qu’importe si les super-idées de Sarkoman appartenaient en fait à « Flash Gordon » Brown, la très grande majorité des médias gaulois a décidé que le mérite de l’exploit revenait au surfer frenchie. Le pire est que le bourrage de crane semble porter ses fruits. Selon un sondage commandé par la bande à Mougeotte, 60% de la population juge que notre omnipotent préféré gère bien la crise…

kozyparachute.jpg A l’heure où le gouvernement se prend les pieds dans le tapis mité de ses mesures anti-sociales, où le chômage revient au triple-galop, où les promesses d’augmentation du pouvoir d’achat s’envolent à jamais, le tsunami financier est bel et bien tombé à pic pour l’agité élyséen. Haro sur le libéralisme décomplexé ! Vive les nationalisations ! Coup de barre à 180° ! Plus de dogme, plus de concept, encore moins de suite dans les idées. On se dédit, on se contredit, en bref, on se renie.

Sans la moindre vergogne, le mari de Carla vilipende désormais le profit si vénéré jadis. Mermoz de la haute-voltige, il tire à vue sur les parachutes dorés. Notre candide vient curieusement de découvrir leur existence. Tchaïkovski du pouvoir, il casse les noisettes des vilains traders de l’Ecureuil. Ceux-là même qu’il aurait encensés il y peu au nom des actionnaires reconnaissants. Mandrake de la finance, il trouve miraculeusement 300 milliards pour sauver les riches. Avant-hier, il n’arrivait pas à trouver 300 fois moins pour aider les pauvres.

En ces temps incertains où les bruits de la rue se font jour après jour plus prégnants, où la misère tend à se banaliser cruellement, surfer sur l’événement reste le sport favori du narcisse. Il ne résout rien mais donne en permanence l’impression de se trouver au sommet de la vague. Parader dans l’épicentre du cyclone médiatique, telle est son unique posture. Exploiter le moindre filon populiste, tel est son ultime credo. Le plus anodin fait divers est monté en épingle pour en tirer un bénéfice politique ou faire diversion.

Qu’on se le dise, son présent virage à gauche est juste conjoncturel. Ainsi pour racler quelques suffrages à droite, plus si affinités, il n’hésite pas à transformer le sifflement des banlieues en affaire d’état et à faire monter au front une meute enragée de ministres qui n’a sans doute que cela à faire dans le marasme ambiant. Quitte à leur faire dire et annoncer n’importe quoi. Quitte à exacerber le racisme ordinaire. Apprenti-sorcier, notre homme aime plus que tout jouer avec le feu. Pour combien de temps encore ?

http://www.dailymotion.com/video/k2k7R88tTbWSUgNXvV

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16 Commentaires

  1. lediazec

    18 octobre, 2008 à 12:42

    Merci beef pour cette piquouse de rappel.

    De bonne heure, ce matin, je lisais le n° 935 de « Courrier international ».

    Au milieu du fatras mondial sur la nouvelle guerre froide, la bataille de l’arctique, les retombées économiques et les nouvelles configurations politiques résultant du séisme boursier que nous savons, je suis tombé sur un billet signé de la main de Jean-Claude Guillebaud : « Rompre avec les jérémiades ».

    Je connais un peu monsieur Guillebaud (nous avons un ami commun à Saint-Nazaire), ses talents de chroniqueur gnangnan, certains essais soporifiques sur la culture, que je range dans le rayon « mortel ennui » et un engagement à gauche mou du genou.

    Un gentil gars, Jean-Claude. Mais quelle mouche l’a piqué pour le pousser à écrire ceci : « Voilà des années qu’un vocabulaire d ’apocalypse est en usage ; des années que, un désastre domestique chassant l’autre, nous vaquons lugubrement dans une rumeur catastrophée. A croire qu’elle nous est plus nécessaire que le pain et l’eau… »

    Bien sûr, monsieur Guillebaud n’ignore rien des problèmes sur les chômeurs, les Rmistes, les mal logés, les clandestins et de cette armée de quart-mondistes qui gangrène la France, l’Europe et le monde. Pour lui, il s’agit d’opposer au « discours de l’angoisse, une vision plus apaisée, plus énergique, plus engagée vers l’avenir… » Car le « présent n’est calamiteux qu’au yeux de l’homme sans cervelle. Ou sans jugeote… »

    Eh, Jean-Claude, faut arrêter la verveine ! Cherches-tu à te faire engager par Mougeotte ? Parce que ton discours n’est pas clair du tout, même si pour donner consistance à ton truc tu convoques à la barre un certain Albert Londres.

    Allez, buvons un coup, demain ça ira mieux !

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