La taille du Bonsaï, le soir, au fond, déçoit…
Il devait être l’arbre qui cacherait la forêt de profits des nantis. A la fois, le baobab luxuriant de leurs spéculations, le pin parasol de leurs avantages et autres paquets fiscaux, le saule rieur de leurs richesses honteusement exhibées. Au début, il a tout fait pour incarner cette posture (Fouquet’s parade, Paloma pique-assiette, j’en passe et des meilleurs). Mais quand la bise fut venue, il a rapidement perdu ses feuilles tel un végétal caduque. Ils étaient tous persuadés d’avoir élu un chêne. Ils avaient en fait accouché d’un Bonsaï (son actuel sobriquet estampillé outre-rhin). Ils avaient juste hérité d’une petite plante cultivée dans un pot-pourri pas vraiment dansant. Ils avaient arrosé en vain un arbrisseau ballotté au gré du vent mauvais de la crise, qui, comme à sa rock&roll habitude, aimait à s’agiter au lieu de cogiter. Fallait se rendre à l’évidence, on n’avait pas affaire là à un roseau pensant…









