Faut croire que l’ Omniprésent nous prend parfois pour des jambons. L’on se
souvient de sa sortie remarquée chez les métallos de Gandrange, tout sourire il annonçait qu’il ne pouvait rêver mieux comme lune de miel. Sauf qu’avec lui, miel rime avec fiel, et que les promesses d’un jour, une fois passées dans les lucarnes cathodiques, deviennent vite des jours sans promesse.
C’est ce que semble lui rappeler cet élu PS, Président du conseil régional de Lorraine. En effet, ArcelorMittal poursuit sur la voie toute tracée qu’il s’était juré de prendre malgré les gesticulations spasmodiques du petit homme.
En avril, et pourquoi pas un Vendredi puisque c’est jour du poisson, l’Indian tonique aura donc laminé plus de 500 sidérurgistes au nom de la rose vie qui prétend que face à la mondialisation, seules les restructurations ont un sens.
Amusant tout de même, quand le cave se rebiffe et clame devant 400 pèlerins qu’il sera toujours temps de battre le fer pendant qu’il est chaud, tous se mettent à y croire dur comme fer. Mais comme dabe, ce faussaire de la promesse n’est que l’ombre d’un doute, la magie n’opère que sur de sombres angoisses, le temps des cerises sur le gâteux n’est plus à louer et encore moins à vendre pour en faire des feuilles de chou gras. Ce barbier de Séville, venu fêter ses noces en Lorraine, les aura surtout pris pour des quiches, mais qu’importe finalement…

