Michèle ma belle doit se remémorer « yesterday », l’époque des Cotta laissant place à une hautaine autorité appelée CSA. Depuis, c’est paroles paroles paroles, faut dire qu’on connaît la chanson quand le téléphone pleure au sein de ce conseil dit supérieur.
Datée du 1er Février, une demande du CSA stipule de comptabiliser les temps de parole des artistes sur les ondes radiophoniques, enfin surtout ceux qui se seraient ouvertement positionnés sur l’échiquier politique. Evoquant la règle des trois tiers, ces ténors ont donc dressé une liste de VIP, parmi lesquels émergent des artistes de variété.
Boyon voir, tout ceci ressemble fort à une mauvaise comédie musicale tant il est de notoriété publique que dans la règle des trois tiers, comme pour une sodomie ou les impôts, c’est toujours le premier tiers qui fait le plus mal…
Avoir un bon copain comme Président, donne libre cours quand il s’agit de pousser la chansonnette. On nous ressort donc le refrain du chant des partisans qu’il vaudrait mieux mettre en sourdine, histoire de ne pas trop laisser ces saltimbranques polluer les ondes de radio France avec leurs idées gauchisantes.
Parce qu’entre un Doc Gynéco et un Cali, on sait assurément que l’un n’aura jamais de rhume de cerveau là où l’autre clamera son envie d’aller voir ce matin si la rose est éclose. A croire que noir c’est noir et qu’à ce rythme, il n’y aura bientôt plus d’espoir, on bâillonne les jambons à gandrange, on cuit à l’étouffé la petite musique qui chambre et Gilbert Montagné tente impunément de nous vendre des fenêtres…sûr on va s’aimer…
J’ose à peine entrevoir la connivence entre le palais royal et cette succursale du pouvoir, mais avoir comme compagne de presse une Carlita laisse fort à penser que bientôt il devrait y avoir un nouveau ministère bien plus amer, celui de l’inculture et des basses oeuvres pas toujours mélodiques en ses sous-sols élyséens… Ah si j’étais Président de la République.

