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Une histoire brille au loin

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Alors que vous pensez avoir touché l’insondable, il arrive que les ailes blanches du hasard fassent voleter dans votre esprit la possibilité d’un bonheur enfin palpable. Bien qu’utopique dans le concept, la chose n’en est pas moins réelle.

Chaque livre est un voyage. Un paysage qu’on découvre. Un être différent, vivant ou mort, vous tendant une main fraternelle dans le labyrinthe des émotions. Une brise de sensualité irisant soudain un épiderme oublié ou momentanément négligé. Une ombre surgissant du passé, se penchant sur le présent pour interroger on ne sait quelle fantomatique vision.

Par ces temps de doute et de fragile équilibre planétaire, mon grenier (vous le savez maintenant) me sert de refuge et permet à mon esprit de cultiver le paradoxe en échappant par la fuite aux horreurs du moment, cherchant dans la lecture ce zeste de bonheur auquel chacun aspire et que nous méritons. Quand l’homme se sent impuissant, il lui arrive de se trouver des raisons d’être lâche.

Soudain, alors que dans son voyage mon regard cherchait malgré tout un choix possible de lecture, mon esprit se mit à divaguer, à chercher presque la meilleure excuse pour arrêter cette chronique une fois pour toute. En effet, à la lumière des événements quotidiens, des horreurs, de la misère et de la guerre ; devant la haine, l’égoïsme, la cupidité, le mensonge, la barbarie et la bêtise extrême, à quoi cela peut bien servir l’humble conseil d’un homme de paix et de lecture ?

Comme le murmure d’une autre vie opérant une trouée dans les brumes de l’oubli, comme un ami vous sachant dans le creux de la vague, Yasunari Kawabata est venu me rappeler que dans son extrême complexité la vie offre par le biais de la poésie, de la sensualité et de l’amour une même et incomparable énergie, celle de son roman par exemple.

Si l’idée vous tente : « Nuée d’oiseaux blancs » de cet auteur japonais est un livre qui danse avec les mots, avec la vie, avec la mort, la pureté comme symbole et le blanc comme couleur et enveloppe.

A vous de voir…

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15 Commentaires

  1. b.mode

    2 mars, 2009 à 6:14

    Arrêter cette chronique serait la pire des choses. Elle apporte ici poésie et chaleur…

    Répondre

  2. clarky

    2 mars, 2009 à 12:41

    pareil que miguel, arrêter serait enlever une respiration plus que nécessaire au milieu de cette friche politique.

    ton grenier, j’ai l’impression de le connaitre sans même y avoir jamais foutu les pieds, nous prêter tes yeux et tes mots m’apporte une quiétude parfois mise à mal ces derniers temps…

    t’as ce talent rare breton qui invite au voyage, sur ton île ou ailleurs pour le meilleur et le pire serait assurément de ne plus nous faire partager ta poésie.

    je te fais pas de déclaration à la mords moi le nœud, vu l’état d’esprit du moment et les récents évènements, je me fous sévère des habits de lumière ou des costards 3 pièces sur mesure, taillés selon d’où vient le vent.
    reste l’impression rétinienne qui révèle le bonhomme, et tu fais certainement parti des meilleures rencontres faites sur la toile.
    on ne se connait pas vraiment, on ne se croisera peut être jamais, et parfois ça vaut mieux vu ce que ça (dé)génère ensuite.

    hier je me suis repassé « l’équipier », film tout en humanité, une histoire d’Homme sur une île bretonne, l’étranger qui débarque et n’est pas breton, rejet, violence, amour, passion, amitié, tout se mêle et éclabousse la gueule.
    on se sent insulaire durant 1h40, et ça m’a fait penser à toi.

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  3. joaqin

    2 mars, 2009 à 14:17

    pareil que b.mode et clarky, non mais c’est qui t’arrive le diazec?

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  4. ioniseur

    2 mars, 2009 à 14:35

    j’ai également lu ce livre donc je dirais que c’est un très bon article!!!

    sylvie

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  5. le coucou

    2 mars, 2009 à 19:52

    Ce serait en effet dommage de te taire, tu parles si bien de tes lectures, et tes mots portent le plaisir de lire… Je n’ai pas lu « Nuée d’oiseaux blancs ». Encore un titre que j’ajoute à ma liste de découvertes à venir.

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  6. joaqin

    2 mars, 2009 à 22:10

    Le diazec , mon ami depuis des décennies (et t’auras même pas une médaille pour ça) tes textes et la voix de ton épouse ont fait de moi un homme sinon sans reproche en tout cas sans peur.
    Je me croyais pauvre et me suis retrouvé riche dedans par tes poêmes, tes accents tel l’équipier dont parle si bien b.mode.
    s’il te plaît continue.

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  7. clarky

    2 mars, 2009 à 22:43

    content de te revoir vieux jo ;)

    tu disais tantôt que tu ne savais pas manier la plume…punaise, si tous les mecs pouvaient écrire de la façon dont tu le fais, la toile s’en porterait mieux, assurément.

    par contre, l’évocation de l’équipier c’est pour ma pomme, déjà que je rame sévère pour sortir des effets de style à la con, si en plus tu m’enlèves le peu de culture à peu près bien sentie dont je dispose, je vais définitivement passer pour un lobotomisé en puissance :)

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  8. lediazec

    3 mars, 2009 à 8:21

    @ le coucou : merci. Très, très beau livre.
    @ tous les autres : arrêter cette chronique, non mais je rêve ! Jamais de la vie. Cela dit, il m’arrive d’éprouver quelques incertitudes en ce qui concerne son efficacité. Quand je lis que Sarko fait partie des personnalités sélectionnées pour le Nobel de la paix, cela me donne la vraie mesure du bidule et plonge mon esprit dans la plus totale perplexité.
    Alors une chronique littéraire, pourquoi faire ? C’était une figure de rhétorique. Un effet de style, si vous préférez.

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  9. joaqin

    3 mars, 2009 à 16:46

    @clarky ,merci pour ton compliment je me le garde au chaud, de plus: c’est clarky qui a parlé de l’équipier et pas b.mode.

    Sarko prix nobel de la paix? la paix pour qui? ça me fait penser à certains de nos frères humains, pètés de tunes et qui vont à l’église pour « prier » pour que ça continu comme ça, tellement ça va bien pour eux, sauf qu’à la sortie tu peux crever si tu tend la main. le gite et le couvert est un droit légitime pour tous! qu’est-ce que Sarko à avoir la d’dans?

    @le diazec : rhétorique…ouais c’est ça…

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  10. lediazec

    3 mars, 2009 à 19:23

    Dis-donc, Joaquín, ça va, hein ! Tu cherches un coup de réthorique dans la goule ou quoi ?…
    @ clarky : Maginifique film cet équipier avec la Bonnaire toujours aussi bonne et un excellent Torreton (lui je l’aime beaucoup moins depuis que j’ai appris qu’il roule pour Sarko). Si on ajoute Ouessant c’est déjà une ambiance avant d’être un décor.

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  11. clarky

    4 mars, 2009 à 0:12

    vrai breton que sandrine est toujours aussi bonne (voilà une tournure bien ambigüe( amie lectrice pardonne moi).
    par contre t’es sûr de ton coup pour le sociétaire de la divine comédie française, je pensais qu’il assurait les arrières de bertrand à la mairie de paris, d’ailleurs doit même être élu sur une liste ps d’un arrondissement parisien qui m’échappe…
    je ne pense vraiment pas qu’il roule pour le roitelet, d’ailleurs sa dernière apparition dans un jt était vraiment sans ambiguïté, il faisait le fielleux comme je sais si bien le faire, et sarko en prenait plein les dents, torreton est un mec droit et je le vois mal retourner sa veste, ce mec a une conscience humaine et politique,ou alors j’ai raté un épisode.
    ce qui est sûr, c’est que tout comme toi, je le trouve humainement généreux et c’est un formidable acteur.

    je termine juste ce post, que j’ai malheureusement tendance à faire longuet en ce moment, en vous disant, si je mélange pas tout, que ce jeudi sur arte vous aurez la possibilité de voir le fabuleux film « les virtuoses » dont je vous avez soufflé maux dans un billet sur le cinoche angliche.
    à voir assurément, même si on est pas mélomane.

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  12. lediazec

    4 mars, 2009 à 8:57

    Quand je dis de Sandrine qu’elle est toujours aussi bonne, je le pense sincèrement, mon cher clarky. Au propre comme au figuré et je ne m’excuserai devant aucune dame. Quelle idée ! Dans ce registre, la vie m’aura appris à ne pas aller chercher le miel dans le cul d’une guêpe.
    Sinon, en ce qui concerne Torreton, j’étais persuadé qu’il roulait pour le nain. Si tel n’est plus le cas, je double une note déjà très haute.

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  13. clarky

    4 mars, 2009 à 12:09

    terrible l’expression « aller chercher le miel dans le cul d’une guêpe », vrai que le fait d’aller chercher la gelée royale dans une guepière excite quelque peu le dard.

    pour le capitaine conan, il s’était positionné clairement en soutenant royal pour la présidentielle.

    ce gars là est comme arditi, profondément ancré à gauche et rarement langue de bois, on est loin des douillet et autre montagné qui ambitionnent une approche carriériste en intégrant la maison ump.

    cet organigramme me file déjà l’ivresse, ru parles d’un sunlight des tropiques !!!

    entre l’épaisse jaune et l’amour qui rend aveugle, mon coeur ne balance pas vraiment…

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  14. lediazec

    4 mars, 2009 à 12:52

    @ clarky. Elle est terrible, en effet, cette expression. J’aurais dû ouvrir et fermer les guillemets. Je la tiens d’un auteur martiniquais, Xavier Orville, dans son livre « Moi, Trésilien-Théodore Augustin ». A mourir de rire (et à mourir tout court), ce Trésilien-Théodore !
    Quant à Xavier Orville, il vaut son pesant d’écales de noisettes…

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  15. Rémi Begouen

    15 août, 2009 à 11:30

    Xavier Orville?…balance nous quelques écales de noisettes! On veut pas mourir, sinon de rire avec Trésilein-Théodore…

    Répondre

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