( 4 mars, 2009 )

Projectile du jour…

( 4 mars, 2009 )

Cerise sur le gâteux…

( 2 mars, 2009 )

Boire ou durer, il faut choisir…

( 2 mars, 2009 )

Une histoire brille au loin

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Alors que vous pensez avoir touché l’insondable, il arrive que les ailes blanches du hasard fassent voleter dans votre esprit la possibilité d’un bonheur enfin palpable. Bien qu’utopique dans le concept, la chose n’en est pas moins réelle.

Chaque livre est un voyage. Un paysage qu’on découvre. Un être différent, vivant ou mort, vous tendant une main fraternelle dans le labyrinthe des émotions. Une brise de sensualité irisant soudain un épiderme oublié ou momentanément négligé. Une ombre surgissant du passé, se penchant sur le présent pour interroger on ne sait quelle fantomatique vision.

Par ces temps de doute et de fragile équilibre planétaire, mon grenier (vous le savez maintenant) me sert de refuge et permet à mon esprit de cultiver le paradoxe en échappant par la fuite aux horreurs du moment, cherchant dans la lecture ce zeste de bonheur auquel chacun aspire et que nous méritons. Quand l’homme se sent impuissant, il lui arrive de se trouver des raisons d’être lâche.
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( 1 mars, 2009 )

Coq en stock

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Il était une fois un tout petit coq dont le chant quotidien avait fini par lasser presque tous les autres animaux alentour. Il faut dire que depuis trop longtemps déjà, il squattait en permanence leur petite lucarne, leur infligeant des cocoricos à répétition aussi ridicules que stériles. Il y avait bien encore un roquet à poil long qui aboyait de plaisir après chacune des interventions du gallinacé mais à force de montrer les crocs envers quiconque oserait critiquer les agissements du roi du poulailler, le vilain clébard avait perdu toute crédibilité.

ruminancecoq.jpgMais il y avait pire. Chaque déplacement du coquelet en France et en Navarre était désormais chose ardue. Pour éviter qu’il subît huées et quolibets de la part des locataires des basses-cours, des hordes de poulets quadrillaient désormais chaque ferme où il se présentait. Récemment, lors de sa visite à la plus grande d’entre elles, on avait même soigneusement écarté de sa trajectoire, les vilains petits canards qui auraient pu troubler la fête. Des faisans malicieux avaient même poussé le cynisme jusqu’à convoquer dindes et paons fanatiques du volatile afin qu’ils lui glougloutent et lui braillent tout leur amour pour son auguste plumage.

Le petit peuple était décidément très injuste avec son altesse à crête. Lui qui avait pourtant épousé la plus belle poule du monde. Lui qui portait sous l’ergot une bague de grand luxe. Une bague dont un faucon (un vrai ?) ami et entremetteur à ses heures réclame (ça ne s’invente pas) et huit à qui veut bien l’entendre que si l’on n’en possède pas après cinquante ans, c’est qu‘on a raté sa vie.

La vie était bien cruelle pour notre volaille incomprise. Lui, qui pour noyer le poisson, sortait chaque jour de sous ses plumes une idée nouvelle pour l’avenir de l’élevage. Il avait même chargé un vieux dindon goitreux de re-découper les régions de l’hexagone. C’était vraiment la priorité des priorités au moment où la majorité des bêtes ruminaient contre lui à force d’être à la diète depuis son arrivée au trône.

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