( 30 avril, 2009 )

Schwarkozy !

( 29 avril, 2009 )

La pandémie de langue de bois menace !

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Comme dans toutes les situations de crise, le déferlement de mauvaises nouvelles actuelles donne lieu à des fulgurances sémantiques de la part de nos chers dirigeants. En Californie, comme le rapporte le site du journal 20 minutes, Arnold Schwarzenegger a proclamé l’état d’urgence, «bien qu’il n’y ait pas de raison de s’alarmer». Celle-là il fallait la trouver. C’est vrai qu’avec de pareilles déclarations si on ne meurt pas de la grippe porcine, on risque de mourir de rire.

Alors qu’hier je m’apprêtais à titrer ce billet sur le syndrome du nuage de Tchernobyl (qui comme chacun sait a évité la France) qui aurait muté avec la fièvre porcine, on apprenait que la France compterait « une vingtaine de cas suspects ». Une phrase lâchée sans plus de détails par les journalistes, et reprise ce matin sans précisions supplémentaires.

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( 28 avril, 2009 )

La grippe porcine, une solution élégante pour réduire le chômage des jeunes ?

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Une bien étrange grippe porcine à vrai dire, qui n’a pas tué pour l’instant un seul cochon mais déjà plus de 150 Mexicains. Mais les scientifiques nous expliqueront certainement pourquoi un jour, ainsi qu’en quelles circonstances un volatile asiatique s’est retrouvé en contact avec un cochon mexicain et deux êtres humains européens – à moins que ce ne soit le contraire – atteints chacun d’un mal différent, pour faire à eux tous un nouveau virus. Notre Pangloss national n’aurait pas manqué d’ajouter qu’il n’y a pas d’effet sans cause, et que l’homme est donc nécessairement devenu un porc pour mourir de la grippe porcine. Mais qu’importe.

grippeporcine02.jpgQue ce virus soit descendu du ciel ou d’une éprouvette, on ne peut manquer de louer ses vertus. En effet, contrairement à l’habitude, ce virus s’attaque aux personnes jeunes et en bonne santé au lieu de liquider de préférence  les personnes âgées ou les enfants en bas-âge. On ne peut qu’applaudir à un pareil talent, car quel est notre problème en France, je vous le demande ? Notre problème, le gouvernement n’arrête pas de le répéter c’est le chômage des jeunes. Nous avons donc bien raison de ne pas nous préoccuper de couper les voies aériennes avec les Etats-Unis et le Mexique, voire même nous pourrions importer quelques Mexicains infectés, de façon à ce que l’épidémie démarre plus vite chez nous.

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( 27 avril, 2009 )

L’homme est un Manche

( 27 avril, 2009 )

Les nuits difficiles

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J’avais une dent contre mon toubib. Il m’avait dit : « tenez, avec ceci, vous n’aurez plus de problèmes.» Il était trois heures du matin et je ne dormais toujours pas après avoir avalé le double de la dose prescrite. Sans doute l’excès de jus d’orange, j’en consomme énormément ces temps-ci. A ce qu’il semble cela décuple l’énergie et annulerait l’effet des pilules. A mes côtés, ma compagne côtoyait les anges, si je me fie au rythme régulier de sa respiration. La télé, comme souvent, le son au plus bas, pour ne pas déranger, rediffusait des scènes de chasse avec un sujet sur les chiens d’arrêt. Belles bêtes ! Je ne dirai pas la même chose des propriétaires.

Henry Miller écrivait dans la préface « Les livres de ma vie», que quand il se revoyait, lecteur, il avait l’impression d’être quelqu’un en train de se frayer un chemin au milieu d’une végétation luxuriante ne cherchant « qu’à en sortir ! » Hélas ! On n’en sort jamais et c’est tant mieux. Sinon, pourquoi avoir écrit ce livre sur les livres ?

Je finis par plonger dans une sorte d’inconscience. S’agissait-il de sommeil ou de rêve éveillé ? Sans doute les deux. Les images d’un univers fait de bizarrerie colonisaient un esprit sensible à l’absurdité et aux histoires fantastiques. Emporté par l’ambiance, je saisissais en passant un livre sur l’étagère du couloir : « Les nuits difficiles » de Dino Buzzati. En buvant un café toujours bénéfique j’allais jusqu’au bout de la lecture de ce recueil de nouvelles dont chaque détail, vingt-six au total, formaient un tableau à l’équilibre parfait. S’il s’était agit d’une oeuvre picturale, j’aurais songé à Jérôme Bosch pour l’abondance des scènes et la richesse du détail. Si cela avait été du cinéma, j’aurais évoqué Fellini et sa joyeuse propension à parler de choses graves avec la pureté d’un poète romantique, tant dans les deux cas la magie donne aux idées la saveur d’une indiscutable fraîcheur.

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