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Pirates et auteurs réunis remercient Hadopi !

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La loi Hadopi qui vise à empêcher le téléchargement d’oeuvres sous copyright est stupéfiante à de nombreux égards et témoigne d’une incroyable méconnaissance du web, que ce soit du point de vue technique ou de celui des habitudes des utilisateurs. Néanmoins, cette loi va faire des heureux, mais pas forcément ceux auxquels a pensé le législateur…

Les premiers à se féliciter de cette loi sont certainement ceux qui mettent des fichiers piratés à disposition des internautes moyennant une modique rémunération, ce qui permet à leur clients de bénéficier de réseaux privés à haut débit, hébergés à Hong-Kong ou en Russie, et sur lesquels les ayants-droit n’auront jamais aucune prise ni aucun accès. Telles les têtes de l’hydre de L’Erne, chaque site coupé donnera lieu à l’ouverture de plusieurs autres, et il n’y a pas d’Hercule disponible à l’horizon.
Grâce à cette loi, le téléchargement va devenir une source de profits considérable pour les mafias de tous horizons qui auront vite fait de mettre les petits artisans de la piraterie sur la touche. Merci qui ?

Mais tout ce battage autour des droits d’auteurs – puisque c’est en principe ce qui motive cette loi – masque une forte dose d’hypocrisie, car cette loi est en fait destinée à servir les intérêts non pas des auteurs mais bien des éditeurs, qui estiment normal de gagner des pactoles sur le dos des auteurs et des clients, puisqu’ils le font depuis des années. Rappelez-vous – pour ceux qui sont assez âgés pour l’avoir vécu – du passage du disque vynil au CD, à la fin des années 80. Outre le fait qu’il fallut acheter le coûteux lecteur de CD, il fallut également passer à la caisse pour racheter au prix fort notre discothèque au format CD. Bonne affaire pour les vendeurs de disques ! Le CD était beaucoup plus cher que le disque vynil, (un 33t coûtait environ 60F, un CD plus de 100F) mais on nous promettait alors la main sur le coeur que le CD avait un son mille fois meilleur, et que de surcroît il était éternel, ce qui rentabilisait nos achats, puisque nos CD pourraient tourner indéfiniment jusqu’à la fin des temps, sans s’abîmer. De plus on nous jurait également que la diffusion mondiale des CD permettrait dans l’avenir de les produire à bas coût, ce qui diminuerait le prix qu’on aurait à les payer ensuite.

 Or, on sait maintenant que tout cela était faux, puisque les puristes reviennent aujourd’hui au vynil pour avoir un meilleur son, et les CD s’abîment irrémédiablement avec le temps, leur durée de vie probable n’excédant guère les 10 ans. Aujourd’hui un CD coûte à peine plus d’1 euro à produire. Pourtant les prix dans les bacs n’ont pas baissé, entraînant des profits pharaoniques pour ceux qui les vendent à grande échelle. On conçoit que dans ces conditions, la profession voie d’un oeil noir l’arrivée du téléchargement, qui rend leur petit commerce de support CD obsolète. A vouloir faire trop de profit, les éditeurs ont creusé leur propre tombe, et inexorablement les auteurs vont être de plus en plus nombreux à passer par la vente directe de leurs morceaux en ligne, ce qui au bout du compte leur rapportera certainement beaucoup plus, même sans bénéficier de tout le bazar médiatique des grands éditeurs.

Car ce qu’on oublie de dire c’est que l’auteur – le seul créateur de quelque chose dans cette histoire – ne touche qu’un pourcentage misérable du produit vendu, et toujours moins de 10%. A ce stade, le calcul est vite fait : l’auteur qui a aujourd’hui pour la musique les moyens techniques de s’auto-produire sans passer par les maisons de disques peut vendre le produit de son oeuvre en téléchargement pour un coût proche de zéro, car il n’a aucun support physique à produire, même pas de CD. Et donc pas de transport, pas de stockage, pas de frais d’impression, de pressage, de stock, etc. Et en plus c’est écologique ! – bizarre d’ailleurs qu’on n’entende jamais parler nulle part de cet avantage écolo indéniable du virtuel sur le physique, il faudrait en parler aux écolos de notre gouvernement.

Dans ces conditions, en vendant en direct 10 fois moins d’albums qu’en passant par son éditeur, le bénéfice de l’auteur sera le même qu’avant ! S’il arrive à faire du buzz sur le web – et s’il a du talent – et s’il arrive à vendre autant d’albums qu’avant, son bénéfice sera multiplié par 10 ! On imagine bien sûr toutes les possibilités intermédiaires, et notamment, grâce aux marges générées, de permettre la baisse drastique des prix pour le consommateur final, ce qui encouragera celui-ci à acheter plus d’albums, et donc à budget constant de faire vivre beaucoup plus d’artistes ! Tout le monde est content !

Merci donc à la loi hadopi qui va accélérer le mouvement vers ce monde meilleur de la musique, et faciliter de surcroît la disparition des éditeurs trop gourmands et bientôt inutiles !

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27 Commentaires

  1. b.mode

    5 avril, 2009 à 3:08

    Bienvenue au Minotaure nantais qui nous rejoint enfin. Et bravo pour ton article. Vieille canaille, tu es ici chez toi ! ;)

    Répondre

  2. mancioday

    5 avril, 2009 à 3:23

    Article intéressant, merci.

    Pour le vinyle, le pourcentage de « puristes » qui reviennent sur ce support est je pense, très faible. C’est plus un objet de collection qu’autre chose.

    Avec le streaming, HADOPI est par naissance obsolète. Quand au téléchargement, il perdurera. Il suffit désormais de quelques clics pour louer un serveur au Panama et remplacer les plateformes de téléchargement actuelles.

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  3. Fy-

    5 avril, 2009 à 3:51

    Le streaming est tout autant contrôlable que le téléchargement, si le FAI regarde tout ce qui transite sur une connexion il peut aussi bien voir un téléchargement que quelqu’un qui regarde/écoute une musique en streaming.

    Pour ce qui est d’un serveur au Panama, c’est une bonne idée, mais a partir du moment ou tu accèdes a tes données de france, tu es aussi « détectable ».

    Si Hadopi est appliquée comme décrit dans le texte, les seules parades seront de crypté les fichiers envoyés et reçus.

    Faites parler d’hadopi : http://www.hadopize.com

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  4. walkmindz

    5 avril, 2009 à 12:20

    1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
    2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
    3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
    4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
    5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?

    La suite ici :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/

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  5. minotor

    5 avril, 2009 à 12:41

    Pour répondre à Fy, qu’il s’agisse de streaming ou de téléchargement, le FAI ne peut pas savoir ce qui passe par le réseau tant que les paquets IP ne sont pas reconstitués en fichiers sur l’ordinateur cible, à moins d’installer un système qui intercepte les paquets, les reconstitue dans l’ordre pour pouvoir les lire et les réemette de l’autre côté, ce qui est une prouesse technique de hacker inapplicable à l’ensemble du réseau, et heureusement. La seule chose que le FAI peut intercepter ce sont les e-mail et les adresses IP visitées.
    Mais télécharger en soi n’est pas illégal, comment ferait donc l’organisme de contrôle, à supposer qu’il ait accès au contenu de ce qui est téléchargé, pour savoir si chaque vidéo est piratée ou non ? Il faudrait qu’il regarde la vidéo en question !!! On touche là du doigt le ridicule de la mesure.
    Et même en admettant qu’on mette des millions de types à surveiller ce qui passe par le réseau, il suffit alors de mettre en place un VPN (réseau privé virtuel) ou une liaison sécurisée de type SSL pour empêcher qui que ce soit de savoir ce qui passe par le réseau. Sans la clé les données sont impossibles à interpréter. Et encore une fois heureusement car cela voudrait dire sinon qu’on peut déchiffrer vos infos de carte bleue en passant quand vous payez en ligne. La confidentialité des données nécessaire pour la sécurité du commerce et l’exigence de savoir ce qui passe par le réseau sont incompatibles. Il va falloir s’y faire. Je souhaite donc bon courage aux organismes de contrôle, qui ne vont de toute façon pas se précipiter, et attendre sagement que cette loi idiote soit annulée par une suivante, par exemple en provenance de Bruxelles.

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  6. Fy-

    5 avril, 2009 à 12:57

    Non il suffirait d’installer un système qui intercepte les paquets, et associés certains a des hash « fichiers illégaux ». Un FAI peut techniquement tout intercepté sur une connexion, il lui suffit de modifié ces installations de façon approprié.

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  7. minotor

    5 avril, 2009 à 13:49

    Ok, Fy le FAI peut tout intercepter mais ce n’est pas pour ça qu’il peut savoir ce qui est contenu dedans, et si c’est crypté, il ne le saura jamais. Et même sans cryptage, qui va définir les « fichiers illégaux » ? Ce n’est pas marqué dessus qu’ils sont illégaux. Comment différencier une copie « légale » d’un morceau de musique que je télécharge sur un site de VOD à Hong-Kong d’une copie « illégale » si je le renvoie sur le web à tout le monde alors que c’est le même fichier dont il s’agit ? Si on pouvait savoir ce qu’est un fichier « illégal », le problème ne se poserait pas sur You Tube ou facebook qui regorgent de vidéos pirates, car seul le fait de visionner la vidéo ou d’écouter la musique peut permettre éventuellement de savoir si elle est « pirate » ou non, et encore, c’est par déduction, on ne peut en être sûr qu’en identifiant le morceau ou la vidéo et en recherchant les ayants-droits, bon courage ! C’est un combat perdu avant d’être commencé.

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  8. Fy-

    5 avril, 2009 à 15:05

    Wi la seule solution c’est de cryptés les envoies/réceptions, par exemple transférer les fichiers via ssh, mais c’est pas vraiment a la portée de tout l’monde.

    Répondre

  9. Fy-

    5 avril, 2009 à 15:06

    Wi la seule solution c’est de cryptés les envoies/réceptions, par exemple transférer les fichiers via ssh, mais c’est pas vraiment a la portée de tout l’monde.

    Pour ce qui est de savoir si un fichier est illégal c’est tout simplement impossible :)

    J’avais donné mon point de vue technique ici : http://www.hadopi.be/2009/03/13/petites-reflexions-a-propos-dhadopi/

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  10. fred

    5 avril, 2009 à 15:14

    Lorsqu’une loi est conçue et promulguée par des clanpins incompétents, dont le niveau de compréhension ou de culture de l’internet est à un niveau inférieur à celui d’un gamin de 6 ans, on obtient une loi clanpinesque et inapplicable.

    Le plus marrant, c’est qu’ils y croient.

    Le moins marrant c’est que cette loi ne porte pas le nom de la ministre en question, pour qu’on se rappelle jusqu’à la fin des temps à quel point celle qui à pondu cette bêtise n’avait de loin pas les compétences pour être ministre.

    En même temps, on le sait, la loi n’a pas été conçue par la ministre mais par les éditeurs et les majors, si joliment décrits comme en voie de disparition dans cet article.

    Car enfin, je vois mal les FAI payer la note lorsqu’il s’agira de concevoir l’outil pour rassembler tous les paquets téléchargés, de le maintenir, et de le faire évoluer aussi vite que toutes les techniques visant à le contourner.

    Au final, c’est une loi conçue pour faire peur à la génération des papy téléchargeurs, enfin plutôt ceux qui n’évoluent pas avec la technologie.

    J’en connais certains qui se renseignent déjà sur le moyen de crypter leurs téléchargements.

    C’est dingue, une loi qui aurait été conçue en toute intelligence avec « les gens » qui comprennent le média web aurait eu toutes les chances de s’imposer, car je ne crois pas une seule seconde que tout ceux qui s’y opposent soit des abominables pirates, assoiffés d’illégalité, crétins et dégénérés de surcroît.

    Donc une loi qui ne sert à rien et qui est inapplicable, ok.

    La seule chose qui va rester, c’est la détestable sensation que nos politiques de tous bords, ainsi que la brochette d’artistes qui a défendu le projet, se font lobbyiser jusqu’au trognon par des entreprises commerciales sans éthique, ni foi, ni loi.

    Allez comprendre après pourquoi les jeunes générations vouent une haine grandissante à tous les mouvements politiques, et aux majors.

    Répondre

  11. le coucou

    5 avril, 2009 à 16:52

    Très bon billet qui m’éclaire sur les réalités d’Hadopi pour le versant « chanson ». Je suis mal à l’aise, je l’avoue, avec le non respect du droit d’auteur (c’est mon gagne-pain dans un autre domaine que musical), mais le flicage impliqué par cette loi scélérate me révolte davantage. Là-dessus, je reste dubitatif sur les bienfaits sur la musique du téléchargement à outrance —la seule musique qui m’intéresse, classique, vu que je me contre-fiche des chansons… Car il s’agit à mon avis d’un monde nettement plus fragile que l’industrie du showbiz.

    Répondre

  12. mrsclooney

    5 avril, 2009 à 18:31

    on est d’accord, mais vous le dites mieux :)

    Répondre

  13. lediazec

    6 avril, 2009 à 8:56

    Sois le bienvenu Minotor et merci pour ces précieuses informations. Entrerions-nous dans l’ère de l’autogestion musicale ?
    Quoi qu’il en soit, ce petit tour d’horizon didactique, m’a aidé à comprendre et à me souvenir de certaines choses sur les années 80. Utile et agréable. Ce n’est pas rien !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  14. clarky

    7 avril, 2009 à 17:30

    dans le dédale d’hadopi, certains enfilent ariane là où minotor pose les bonnes questions.

    ce billet me conforte dans ma façon de penser et d’être, merci à toi taureau zélé pour ce très bon décryptage.

    et puis faut pas oublier les autres, l’industrie du film, du logiciel, du jeu vidéo, les saloperies de drm, securom, macrovision, etc qui sont autant de parades inutiles et qui coûtent la peau des nouilles.

    l’échange a toujours eu lieu, il ne cessera pas, et les réseaux privés ont de beaux jours devant eux.

    Répondre

  15. minotor

    7 avril, 2009 à 19:27

    Pour l’histoire du cryptage, il n’est pas nécessaire de crypter les données, il suffit de crypter le tuyau qui les véhicule, ce qu’on obtient avec une simple liaison SSL (quand vous payez en ligne vous passez par une connexion SSL sans vous en apercevoir) ou par un VPN (virtual private network, qui fait la même chose. Il suffit que les softs existants et les hébergeurs de sites pirates passent sur ce type de protocoles aujourd’hui très courants sur le net, et personne ne pourra savoir ce qui passe derrière.
    De toute évidence, pousser la lutte contre la « piraterie » ne fera que pousser la course au cryptage, et aucun gouvernement n’a intérêt à aller dans ce sens, car le jour où des outils de cryptage incassables en moins de 10 ans de calcul seront à la portée de tout le monde, le moindre dealer de quartier pourra passer ses commandes par internet au grossiste, et les apprentis-terroristes pourront se perfectionner en téléchargeant sans aucun risque des vidéos pour apprendre à poser des bombes. Ce jour-là les droits d’auteurs seront le dernier des soucis des forces de l’ordre !

    Répondre

  16. b.mode

    8 avril, 2009 à 8:52

  17. clarky

    8 avril, 2009 à 11:07

    http://www.clubic.com/actualite-269264-hadopi-commission-mixte-paritaire-durcit-texte.html

    envoyez les mouchards…et pour certains ça risquent d’être « préparez vos mouchoirs »…

    Répondre

  18. clarky

    23 avril, 2009 à 23:14

  19. minotor

    24 avril, 2009 à 5:49

    @clarky oui mdr Sarkozy va édifier la ligne Maginot numérique pour défendre les droits d’auteur quelle rigolade ! Ca m’aurait fait un beau titre dommage que je n’y ai pas pensé avant !

    Répondre

  20. minotor

    24 avril, 2009 à 6:11

    En fait je commence à comprendre ce qui est en train de se passer dans notre société. Avec le passage de pans entiers de l’activité intellectuelle et artistique humaine sur le web, une partie grandissante de cette activité est en train d’échapper au business, simplement comme sur ce blog, puisque personne n’est payé pour y écrire et pourtant les pages se remplissent et les gens lisent.
    Le logiciels deviennent libres et gratuits, comme les journaux en ligne, chacun met sa musique ou ses vidéos, ou les fait produire directement par souscription auprès des internautes. C’est la fin du « professionnalisme » assujetti aux lois des industriels et du pouvoir, toute cette brochette de connards qui lèchent les orteils de Sarko, qu’ils soient journalistes, cinéastes ou musiciens.
    Certes, on ne gagne rien en écrivant des articles, mais si on ne paye pas non plus lire des magazines, pour regarder des vidéos originales ou écouter de la musique (je ne parle pas ici de piratage mais d’oeuvres mises gratuitement en ligne par leurs auteurs), finalement ça revient au même, tout le monde y gagne en ayant la satisfaction supplémentaire de s’investir dans un domaine d’expression qui lui plaît.
    En fait il n’y aura peut-être jamais de modèle économique viable pour les journaux en ligne, le net signe peut-être la fin du tout marchand et l’avènement d’une nouvelle société dans laquelle chacun s’investit à hauteur de ce qu’il est capable – et a envie – de faire. C’est vrai, à côté il faut manger, mais ça n’empêche pas… Réflexion à prolonger dans un futur article.

    Répondre

  21. Sonnet

    27 avril, 2009 à 11:26

    J’ai lut avec interêt tous vos commentaires et bien d’autres à ce sujet, analyste et sientifique avertis compris. Ce que je ne comprend pas, c’est que cette lois loi est une erreur d’après vous tous, certain disent même que cela apportera de grave nuisance aux internautes tous confondu par l’arrivé de virus introduit par des gens nuisibles, autre réflection, Bruxelle et ses députés européen sont contre, pourquoi donc insisté de la sorte à vouloir a tous pris que cette ministre qui doit etre intéligence puisqu’elle est ministre dans ce gouvernement, insiste et signe, je suppose qu’il y à autour d’elle de personnes compétentes et qui pense aussi la même chose que vous tous et malgré tout persiste pour que cette loi passe. Y a un truc, a qui sa vas profité ?. Donc si je comprend bien, nous autres internautes seront constament épiés pour voir si nous ne téléchargeons pas illégalement.
    J’habite dans le Lot et je suis déservie par l’ADSL avec le minimum c’est a dire 512 Kb/s, si je télécharge un film grosso modo sa dure environ 7 a 10 jours, mdr, donc je loue ou j’achete les films. Alors au lieu de faire des lois a la con, on devrais pensé a ammélioré le réseau dans les campagne.
    Mes sa ses une autres histoire des Télécom.

    Répondre

  22. b.mode

    7 mai, 2009 à 6:14

  23. minotor

    14 mai, 2009 à 22:07

    Un ingénieur de chez Orange a pondu sur le blog de sa boîte une news aujourd’hui où il annonce les dangers concernant le cryptage des données que va entraîner Hadopi. Entretemps la news a disparu sur le blog Orange ! La censure a encore frappé !
    Mais Minotor vous le disait déjà le 7 avril ! Moralité lisez Ruminances !
    Je cite le défunt article de chez Orange : « Le danger, en fait sera pour … le gouvernement lui même, et dans une moindre mesure pour les fournisseurs d’accès Internet, et les entreprises. Pourquoi cela ? les communications très majoritairement chiffrées vont faire passer l’état d’Internet de difficilement contrôlable à totalement incontrôlable, apprécier la nuance. Tous les spécialistes de contre terrorisme cybernétique ou contre pédophilie cybernétique peuvent commencer à chercher un nouveau travail, ils ne servent plus à rien. »

    IL y a un mois j’écrivais : « De toute évidence, pousser la lutte contre la “piraterie” ne fera que pousser la course au cryptage, et aucun gouvernement n’a intérêt à aller dans ce sens, car le jour où des outils de cryptage incassables en moins de 10 ans de calcul seront à la portée de tout le monde, le moindre dealer de quartier pourra passer ses commandes par internet au grossiste, et les apprentis-terroristes pourront se perfectionner en téléchargeant sans aucun risque des vidéos pour apprendre à poser des bombes. Ce jour-là les droits d’auteurs seront le dernier des soucis des forces de l’ordre ! »

    Répondre

  24. gael

    30 juillet, 2009 à 14:47

    Salutations !

    tout à fait ok avec ce texte ! (qui fait du bien à lire )

    les maisons de disques (surtout les grosses ) ne sont la que pour gagner de la thune sur notre dos et celui des artistes.
    il y a trop de gens qui ne connaissent rien à la musique dans ce milieu !

    pour repondre à un commentaire , sachez que les vinyls se revendent de plus en plus , de plus en plus de rééditions , de veritables passionnés , de belles rencontres en vides greniers etc etc vive le vinyl (et un son nettement meilleur que le cd plastok ! )
    sur les ondes radios de plus en plus d’emission avec du vieux vinyl ( comme sur alternantes fm , nous diffusons plus de 5 heures de vinyls par semaines dans les « sequences vinyls » .)
    un regal !!!!!! loin de tout formatage !
    vive la zik libre !

    Répondre

  25. Grossiste

    3 novembre, 2010 à 9:57

    Bonjour,
    Quan tu dis  » Or, on sait maintenant que tout cela était faux, puisque les puristes reviennent aujourd’hui au vynil pour avoir un meilleur son »
    Les puristes ne sont pas representatifs de la masse….

    Répondre

  26. babelouest

    3 novembre, 2010 à 12:50

    Ouaip…quand je pense qu’il y a 15 ans je me suis séparé de tous mes vinyles, y compris de fort rares… avec le matos pour les passer ! A l’époque, pour des raisons de santé familiale, je pensais ne plus jamais pouvoir les écouter à un niveau réaliste. Et pourtant, c’était si présent qu’on sentait quand les musiciens reprenaient leur souffle, on sentait le grain de l’archer, la texture des touches, la matière des cuivres… un copain vendeur de hifi m’avait procuré des imports directs US d’une qualité à couper le souffle, justement. Le prix aussi. Un CD à côté paraît joué derrière un rideau. Mais le diamant seul valait plus de 200F (30€) il y a vingt ans.

    Répondre

  27. Christophe Certain

    3 novembre, 2010 à 14:27

    @Grossiste, non mais ça n’enlève rien à la portée de ce que je dis.

    Répondre

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