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Plus moche la vie, les déboires d’un trader…

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Ce que nous craignions est arrivé. L’information vient de tomber. Une cohorte dépenaillée fuyant les places fortes de Singapour, Londres, Tokyo, Madrid ou New-York, débarque sur nos côtes, gagne l’intérieur du pays, s’installe au pied des administrations, déploie des calicots sur lesquels on peut lire ceci : « du pain et du travail » ; « Nous voulons être traités avec décence » ; « Nous aussi, nous sommes victimes du libéralisme ». Les traders sont là. Ils réclament du pain et de la mortadelle.

Les médias français, soucieux comme toujours de garantir la justice sociale en informant le pays de la manière la plus objective, donc la plus propre, prennent le sujet avec une certaine gravité et envisagent de mettre en oeuvre tous les moyens et la logistique dont ils disposent au service de ces citoyens de l’obscur, vivant un ostracisme qu’ils considèrent injuste. Ils ne sont que les obscurs fonctionnaires du profit dont ils n’ont tiré qu’un infime bénéfice.

Ces nouveaux cendrillons de l’économie française, victimes des plans sociaux à répétition, font déjà l’objet de reportages très fouillés, dans le genre contre-enquête, l’autre côté du miroir, etc…

Les chaînes se déchaînent pour filmer le trader en visite dans les locaux des assedics ou dans ceux de l’agence pour l’emploi, admirant les installations, s’informant auprès du ou de la préposé (e) sur la meilleure opportunité concernant la future orientation à donner à leur carrière, le montant des indemnités et les angoisses générées par une crise aux effets dévastateurs pour le moral d’une génération qu’on pensait irrésistible. Serge Moati, la pupille humide, allant jusqu’à organiser une table ronde avec pour invité exceptionnel le Premier ministre, François Fillon.

Dans la foulée Mireille Dumas, dans vie privée, vie publique envisage de consacrer plusieurs opus aux femmes et aux compagnes de ces hommes qui n’ont pas rechigné à la tâche pour donner au libéralisme son vrai visage.
Selon des sources non officielles, TF1 envisagerait la production d’une série dans le style « Plus moche la vie, les déboires d’un trader »
Affaire à suivre.

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4 Commentaires

  1. RPH

    21 avril, 2009 à 12:47

    Ils ont fait du fric à l’étranger et reviennent en France pour profiter de la protection sociale.  » Dans le système actuel, il suffit à un expatrié de retour en France de présenter un contrat de travail d’une durée comprise entre un et 28 jours pour bénéficier de l’assurance-chômage au taux maximum, car basée sur son ancien salaire. » «  »Le but du jeu pour les traders ayant travaillé à Londres est de s’inscrire dans une boîte d’intérim ou dans une boîte comme Mc Do en France », a expliqué à Reuters un analyste financier bien au fait de la pratique, courante selon lui. Et de rappeler qu’ »une seule journée de travail suffit pour avoir une feuille de paye et pour être reclassé comme personne ayant été licenciée ». « Selon les calculs du député socialiste Alain Vidalies, ce système peut permettre de percevoir jusqu’à 6.366 euros par mois sans avoir jamais cotisé aux Assedic. »
    Ces traders seront immondes jusqu’au bout….

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  2. lediazec

    21 avril, 2009 à 12:55

    Un revenu de ministre en somme !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  3. b.mode

    21 avril, 2009 à 18:42

    Des escrocs en costar cravate…

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  4. clarky

    22 avril, 2009 à 23:49

    money, get away
    get a good job with more pay and you’re OK
    money, it’s a gas
    grab that catch with both hands and make a stash
    new car, caviar, four star dreaming
    think i’ll buy a football team

    dark side of the loom…

    Répondre

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