( 25 juin, 2009 )

Désormais Hadopi rime avec Alliot-Marie…

alliotprison.jpg

Ça va faire plus de sept ans qu’Alliot-Marie n’a pas quitté le gouvernement. A croire qu’un casting gouvernemental sans la grande blonde au sourire crispé relève de l’impossible. Ministre de la défense en 2002 sous Raffarin I, II, III puis sous de Villepin, là voilà propulsé à l’intérieur sous Fillon I, II, III puis garde des sceaux sous Fillon IV. On se demande parfois ce qu’on peut lui trouver. A part sans doute, une culture de l’obéissance et du respect du chef. M’enfin, elle hérite du lourd dossier des prisons promis un temps à Christine Boutin qui, elle se retrouve grosjean comme devant sans même le moindre strapontin ministériel. MAM hérite également du dossier Hadopi qu’elle a présenté hier en conseil des ministres en lieu et place de Frédéric Mitterrand.

sarkoboutin2.jpg« Avec ce projet de loi, le gouvernement prend acte de la décision de Conseil constitutionnel du 10 juin dernier, »a commenté le porte-parole Luc Chatel. « Ce projet complète le texte Hadopi par un dispositif pénal, dissuasif, adapté, de manière à sanctionner les auteurs de téléchargement illicites. L’objectif, c’est de simplifier le traitement judiciaire de ces affaires. Ce projet présente deux axes : le premier consiste à permettre à la justice de recourir à des procédures simplifiées. Et le deuxième est de prévoir des sanctions pénales adaptées à ce type de téléchargements illégaux. Ce projet de loi, Michel Alliot-Marie a tenu à le dire, réaffirme la volonté du gouvernement de lutter contre le pillage des œuvres sur Internet et défend l’avenir de notre Culture. »

Bref, après le camouflet infligé à Albanel par le conseil constitutionnel, la seconde mouture du projet Hadopi passe par la Justice avec dans l’esprit, un aspect répressif encore plus appuyé. Elle est pas la belle la vie en Sarkozie ?

Lire la suite…

( 24 juin, 2009 )

Frédéric Mitterrand à la culture, 16000 profs en moins

brevitudes01.gif

En Sarkozye un troll chasse l’autre, et le dernier est massif puisqu’il s’appelle Mitterrand, ce qui va déchaîner pendant un bon moment les moulins à parlotes des médias nationaux.  Ca paye toujours. Pendant qu’en une passe de bonneteau on change un paquet de marionnettes gouvernementales par un autre, on nous annonce la dernière décision de Xavier Darcos en tant que ministre de l’éducation : 16000 postes en moins dans l’éducation nationale. Voilà ce que cachait le troll… Pour l’instant personne n’a réagi…
Sarkozy continue donc à détruire méthodiquement l’enseignement public pendant qu’il met un présentateur télé comme ministre de la culture. Voilà où on en est.
Lire la suite…

( 24 juin, 2009 )

Le mythe est rance

Le mythe est rance dans Politique mythe01

C’est fait. Don Sarko a encore frappé. Après avoir à Versailles définitivement renoncé à lutter contre les moulins à vent de son narcissisme exacerbé, l’homme a révélé hier, via son éminence grise, le cardinal Guéant, la nouvelle mouture de son gouvernement. Pour arriver à ses fins, il a phosphoré dur, notre Cervantes neuilléen. Même s’il a troqué la belle plume du maître ibérique contre un stylo Mont-Blanc piqué à Bucarest, il en a scribouillé des noms et des noms de possibles ministrables. Lui et ses sbires ont tenté désespérément de débaucher à gauche. Sans succès pour une fois. Les Lang, Vallini ou autres Valls n’ont curieusement pas cédé aux sirènes de la tentation d’un portefeuille.

A défaut, notre Machiavel local s’est rabattu sur le neveu de Tonton. Ça jette un Mitterrand dans le casting. Faudra un jour trouver un Jean-Philippe Blum ou un Pierre-Henri Jaurès pour perpétuer la symbolique. Sauf que le Frédo n’a jamais été de gauche. Juste un p’tit tour un jour chez les Radicaux. Un moment d’égarement. Il avait même appelé à voter Chirac en 2002 face au looser Jospin. C’est dire l’ampleur de la prise. Un simulacre d’ouverture juste destiné à faire jaser chez Morandini les auditeurs d’Europe 1…

Sinon, y’a eu le jeu classique des chaises musicales entre petits barons. Hortefeux de l’amour accomplit enfin son rêve de toujours. Diriger le sinistère de l’intérieur. Barré par Cécilia à l’époque, le rouquemoute avait hérité du peu reluisant portefeuille de l’immigration. Il avait rongé son frein, accomplit la sale besogne, fait un rapide séjour dans le social. Oublié tout ça, le voici enfin premier flic de France. Matraque blues et lacrymo rock, qu’on se le dise, ça va swinguer place Beauvau !

Lire la suite…

( 23 juin, 2009 )

Les Alpes de la lune – Serge Quadruppani

Les Alpes de la lune – Serge Quadruppani dans Littérature quadru
Parmi les livres que j’ai proposés ces derniers temps, il en est un qui m’a toujours tenu compagnie et qui n’a jamais réussi à passer la barre de mon choix. Je l’ai souvent parcouru entre deux relectures et un titre conseillé, mais chaque fois il est resté en rade. Comme s’il m’était devenu trop personnel, comme si, en vous le proposant une partie de moi-même devait être livrée à la curiosité générale. Considérant la chose injuste, voire stupide, je répare aujourd’hui cet ostracisme. Monsieur Quadruppani est un artisan. Un homme libre attaché aux valeurs de la liberté, de la justice et du travail bien fait. Inutile de souligner qu’il dépare au milieu des assemblées courtisanes. Monsieur Quadruppani est tout le contraire de l’adorateur de son image dans l’étrange lucarne.

Nous vivons une époque folle où la falsification tient lieu de pièce d’identité. Aux idées, on préfère les idéologies et les idéologues. A l’authenticité, la breloque. Dans ce monde truqué et faussement pudibond, obscène à plus d’un degré, la libre parole est mise à l’index et soumise à la question comme à la belle époque des inquisitions. Même si la chose ne présente pas, en apparence, la même brutalité, elle a pour résultat les mêmes effets.

Quand il parle dans une assemblée, monsieur Quadruppani éprouve la difficulté de l’homme plus habitué à observer qu’à pérorer dans les salons. Quand il prend la plume ou pianote sur son clavier c’est pour chanter la vie telle qu’elle n’est pas. Telle qu’il ne cesse de la dénoncer ou de la proclamer.

Lire la suite…

( 23 juin, 2009 )

Si Versailles m’était décompté…

louisxiv.jpgDu temps de parole présidentiel, il va s’en dire. Tant le discours du trône a vite tourné en dérive propagandiste. A Versailles, le roitelet s’est livré à un exercice d’autosatisfaction dont il a le secret. Le JE, qui n’en valait pas la chandelle vu le piteux état dans lequel il a réussi à mettre le pays en un peu plus de deux ans, revenait sempiternellement à chaque phrase. Le tout-à-l’ego charriait son lot de rodomontades. Hum, ça sentait bon le Guaino, ça madame…

12345...7
« Page Précédente  Page Suivante »
|