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( 31 juillet, 2009 )

Tous à Cap Nègre !

carlabrunibikininicolassarkozy02.jpgDifficile de cacher l’embonpoint présidentiel qui, sans être exagérément conséquent, ne passe pas inaperçu et fait jaser plus que de raison la frange désoeuvrée de la neurasthénie mondaine. Est-ce la taille du schtroumpf qui fait apparaître la chose plus volumineuse qu’elle ne l’est ? Mitterrand n’était pas grand… Ne cédons pas à la facilité avec des remarques sur le physique des gens. L’épouse sait ces choses mieux que quiconque. Elle qui a longuement caressé ce corps, abandonné au velours de sa pulpe avec, on l’imagine, une merveilleuse volupté. Qui, sinon elle, connaît mieux que quiconque ses creux et ses bosses, ses parties fermes et ses parties molles ? Fallait-il que cela fût important, du moins aux yeux de la princesse, pour qu’après réflexion elle se décidât à le convaincre de mettre à exécution un régime draconien dans le but de faire disparaître ses poignets d’amour ?

Selon des mauvais esprits britanniques l’obsession de Carla Bruni serait d’ordre compulsif. Elle ne supporte pas ces charges pondérales qui s’installent à demeure passé un certain âge. Elle pense que tout ça peut et doit être gommé. Après les quolibets, dont il fait l’objet de la part de tous, y compris dans son propre camp, le président doit maintenant se colleter les remarques amoureuses d’une épouse concentrée sur le soin et la beauté du corps.

Depuis un petit moment, le mari de l’ex top model est coaché par une certaine Julie, la propre préparatrice physique de l’ancienne gloire des défilés de mode, et ce, dans le seul but de faire perdre deux tailles à son petit canaillou. Cette espèce de Philippe Lucas au féminin mène la vie dure à Nicky. Comme Lucas en tant que sportif, Julie ne casse rien… Comme son homologue en natation, Julie est une athlète moyenne, mais assez bonne entraineuse. Licenciée à l’Union Sportive du Melon, elle gagne très bien sa vie en encourageant autrui à s’astreindre à une discipline de fer : joggings intensifs par chaleur accablante, pompes avec deux bras, puis avec un seul, comme chez les commandos, poids et haltères, vélo, natation, sport de combat… Bref, toute la panoplie de l’imbécile basique : bien dans ton corps, passons sur la tête ! Un véritable calvaire pour cet homme simple, un peu couillon sur les bords, comme le sont souvent les hommes amoureux. Elle voudrait débarrasser la France d’un encombrant qu’elle ne s’y prendrait pas autrement, Carlita.

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( 29 juillet, 2009 )

Série noises: le vol des corps mourants

 

Série noises: le vol des corps mourants dans Série noises serienoises

Oeil d’olympe ?… Une histoire d’olympe ?…

Dans l’oppressante chaleur de l’été, moite, l’ennui jetait sur les murs crénelés de ma pensée les bases d’une enquête douloureuse.

S’insinuant entre mes acouphènes pour atteindre les hauteurs d’un cerveau mollasson, la prise de tête bloquait tout mouvement spontané. Certains diraient que je marchais à indolence, mais cela serait on ne peut plus faux. De la mayo que c’était mon encéphale ! N’essayez pas d’être gentils avec moi, je n’ai pas besoin de votre pitié. Mieux : je me fous de ce que vous pouvez penser de ma gueule, je vous emmerde !

Domptant tant bien que mal l’insupportable boucan du ventilo, un truc pourrave récupéré à bas prix dans une Farfouille locale, je délaissais la bande FM pour finir d’ingurgiter les news, toujours les mêmes, avec variante musicale ou vocale chez le présentateur pour faire croire à la nouveauté, mais en vérité, nul n’est dupe dans le studio, c’est toujours la même rengaine que la mémé écoute installée dans son fauteuil, le bichon toiletté de frais installé sur ses genoux !

Le ravent qui me servait de portail numérique laissait présager l’imminence d’un crash. Il y a des périodes comme ça, la loi des séries, sauf que quand ça dure, ça devient dur. Dure à ouïr. Dur à cuire, je sais plus, sans doute les deux. Pour tout dire, de vous à moi, je m’en cogne, vu que je suis comme un avion sans zèle, on ne me retrouverait assurément pas le doigt sur la couture.

Du vieux clavier mécanique IBM s’échappaient des hurlements soumis à l’agacement d’une frappe mal assurée. Lettres et avoirs, fichu programme, pour quelqu’un qui n’avait aucun droit à faire valoir. Fallait s’activer. Robert L’amoureux, roi de l’ellipse, jetant une dernière éclipse, clamsait sur scène. Morne, la vallée s’apprêtait pour une nouvelle phagocytose.

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( 28 juillet, 2009 )

Petit dimanche à la campagne

sarkocardio7.jpgC’est l’été avec sa magnifique et sa totale légèreté. Un temps de poésie s’installe dans les esprits. Le tour de France finit son tour de force. Un coup de Bang et ouste la saleté ! Dans quelques semaines, ou dans quelques années, nous saurons… Art dilatoire bien rodé.

Nous sommes dimanche et les cloches sonnent l’angélus de 7 heures dans la commune voisine. Quand on entends les cloches de Saint Quai, mauvais signe, disent les vieux. Pourtant, il a fait beau toute la journée. Même les vieux, ce n’est plus ce que c’était.
Alors que je m’apprêtais à me la rouler douce en ce dimanche matin, je venais de déposer un commentaire chez Coucou de Claviers sur un sujet sensible qui ne faisait pas l’unanimité, la privatisation ; que je venais de faire mes habituelles civilités sur twitter et qu’après de multiples tentatives de réinscription chez Trublyonne, je réussis enfin à laisser un bout de poème en guise de signe amical, on frappait à ma porte.

C’était mon pote le Pat, le capitaine de bordée. Celui avec qui je partage des parties de pêche au large des 7 îles. Aujourd’hui ce n’est pas pour aller du côté de Rouzic, l’île aux oiseaux, qu’il vient me solliciter, mais pour que je joue l’arpette afin de maçonner un barbecue qu’il a hâte de faire flamber. Finie la paresse matinale, vivent la gâchée et le parpaing ! Fini le butinage chez Sarkofrance (il a eu chaud son blog avec le malaise de Kozy !) hypos, piratages, Plume de presse, Marc Vasseur, son PC vérolé et sa crise de foi (socialiste), Eric et sa crise dans les médias… Bref, de tout ça, mon pote le Pat n’a strictement rien à bander.

Avant mon départ j’avais déjà pris connaissance de la lettre de menaces et de la balle de gros calibre reçues par madame Ségolène Royal, ce qui fait spéculer le « microcosme » dans le sens des bonnes affaires. Sans doute l’œuvre d’un quidam ayant mal digéré certaines lectures, jouant au petit Ravachol sous les traits d’un inspecteur Harry revisité. Un compulsif en manque de reconnaissance.

Entre temps j’avais enregistré l’initiative de Dominique de Villepin de se présenter aux présidentielles de 2012 comme « alternative possible à droite » pour contrer la dérive Nicolas Sarkozy. Soulignons au passage que Sarkozy et la droite faisant deux, l’homme des 4 colonnes (lieu des rendez-vous ponctuels des villepinistes à l’Assemblée Nationale) prend date et une longueur d’avance sur les autres candidats, 2012 se profilant à l’horizon plus vite qu’on ne le croît. Je n’ai rien contre monsieur de Villepin. J’aime beaucoup son allure d’acteur hollywoodien, années 50/60, un peu entre Gary Grant et Gary Cooper, avec un p’tit reflet Stewart Granger. Je le vois jouant dans un court-métrage d’Alfred Hitchcock le rôle du gentil garçon embarqué dans une sale histoire, victime d’un chantage odieux de la part d’un réseau d’influence sans scrupule. Un carton chez les ménagères et une claque au schtroumpf qui nous gouverne. J’ai aimé les déclarations de monsieur de Villepin sur la position assise de la presse devant le Kozy-président et la dénonciation d’une complicité médias/pouvoir mettant à mal les principes élémentaires de la démocratie. Mais de là à imaginer qu’il puisse être la seule alternative contre la politique de monsieur Sarkozy en 2012 cela me donne un prurit raide à apaiser. Faut-il que les choses aillent mal pour que les français envisagent monsieur de Villepin comme seule option à l’agité du bulbe ! A moins qu’il ne s’agisse, encore une fois, d’un buzz médiatique orchestré par des «journalistes assis » ! Allez savoir.

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( 24 juillet, 2009 )

Comment soigner sa droite par temps de crise de nerfs

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Sur le coup, sans y réfléchir, j’ai dit oui. C’est mon côté fraternel et enthousiaste. L’idée d’un tag me mettant en scène comme citoyen de droite m’a mis dans un état d’excitation tel que cela a empêché de me poser la vraie question, la seule qui compte : « en es-tu capable garçon ? » On ne s’improvise pas dieu ou diable par foucade, même si la tentation est grande. Il faut quelque chose d’autre, événement ou circonstance, qu’en sais-je… Je reconnais avoir agi dans la précipitation. J’aurais dû tourner sept fois autour de mon clavier avant de répondre par l’affirmative à mon équipier de Ruminances. Merci Bernard ! A l’heure qu’il est, il profite de ses vacances, loin des gazouillis à 140 signes. Concernant le concept, certains blogueurs vont jusqu’à parler de « magnifique cadeau de la part de Nicolas, qui lui-même le tiendrait d’un tel, qui le tiendrait de…» Bref ! Nous ne trouverons que des complices dans cette affaire, jamais de vrais coupables ! Cela étant, comment s’abandonner à l’indolence par ces temps de foi chancelante ?… De là à se mettre dans la peau d’un citoyen de droite !

Je profite pour rendre un hommage appuyé à ce serviteur des institutions que fut monsieur Maurice Grimaud, ancien et célèbre préfet, mort il y a quelques jours. C’est avec des hommes de cette étoffe que la France peut continuer de rayonner dans l’hexagone et dans quelques cercles étrangers aussi. C’est avec son corps de fonctionnaires qu’elle a montré ce que la servilité a de nécessaire et d’indiscutable pour l’existence de l’État. Monsieur Grimaud était un citoyen dévoué, ayant servi son pays avec honneur, rigueur et un sens incomparable de la fonction. En ma qualité de citoyen anonyme j’adresse à l’homme discret et discipliné qu’il fut l’hommage qu’il mérite. A ce niveau, comme ultime clin d’oeil (il avait fait des études de lettres), je ne puis que citer ce mot de Valéry qui lui sied comme il convient : « Mais le commencement et la mise en train de la paix sont plus obscurs que la paix même, comme la fécondation et l’origine de la vie sont plus mystérieuses que le fonctionnement de l’être une fois fait et adapté. »

Même si le Président Nicolas Sarkozy ne bénéficie pas d’une bonne presse, que d’aucuns s’acharnent à le ridiculiser, à le meurtrir, l’accusant injustement de vouloir laminer le service public, supprimant des postes par milliers, vidant les immeubles de l’état d’un nombre conséquent de parasites, se ridiculisant aux yeux du secteur privé qui n’arrête pas la délocalisation sauvage malgré des aides substantielles de l’état à un moment critique pour les finances publiques, je dirai à ces aigris de la planque que la France a assez donné comme ça ! De même que l’on ne vient pas au monde (sauf aberration) avec deux bites et deux paires de testicules, il faut cesser de penser que la France possède les secrets de l’abondance. Notre système social tel qu’imaginé et mis en place grâce des victoires obtenues par des luttes revendicatives parfois sanglantes tout au long des siècles et jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, avec, en prime, les trente glorieuses, a vécu. C’est la crise ! Les pauvres le savent depuis 1974 et le premier choc pétrolier. Ces choses-là ne passent jamais inaperçues chez les pauvres. Notre président, poussé par les affres de la dernière crise financière mondiale, de loin la plus grave de toutes, s’est engagé à remettre le pays sur les rails du bon sens. Quel qu’en soit le prix, nous devons nous protéger de l’agression externe et contenir l’immigration sauvage. Mettre hors de notre périmètre tout corps étranger, quitte à affréter des vols réguliers en classe poulailler. Rester chez nous, bien au chaud, hibernant le temps qu’il faudra, attendant l’accalmie pour récupérer dans le calendrier ce jour de repos que nous avons jadis tant aimé, le dimanche.

Soyons patients, travaillons plus, même si nous gagnons beaucoup moins. L’avenir est un autre jour et demain dure longtemps. Je ne sais plus dans quel ordre tout cela a été formulé, mais cela ne compte pas. Ce qui compte, permettez une image audacieuse : réduire l’effectif, dégraisser l’équipe, n’est pas forcément gage de pauvreté, au contraire ! Hélas ! Tirer sur le président tous azimuts semble être la pulsion du moment pour des groupuscules désoeuvrés, chômeurs de profession, profitant des largesses de l’état pour faire la peau à un homme intègre ne vivant que pour donner aux dorures du palais qu’il occupe l’éclat étincelant de sa présence.

Un autre aspect séduisant de la politique de notre président est la mise en place de son réseau de surveillance et le comportement musclé de notre police à l’égard de quiconque ne présente pas les garanties d’honnêteté que chaque visage citoyen doit montrer lorsqu’il est dans un lieu public. Quoi de plus normal que d’aller s’en enquérir, y compris avec vigueur ? Je sais que cela ne plaît guère aux contestataires professionnels, mais quand la sécurité de chacun est en jeu nous devons utiliser les moyens nécessaires pour que le calme revienne dans la cité au plus vite.

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( 22 juillet, 2009 )

Diable, Dieu et autres contes de menterie – Pierre Gripari

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Il écrit des contes pour gagner sa vie et aussi pour le plaisir d’avoir plaisir à se raconter des histoires, pour donner au présent les couleurs oubliées de l’enfance, sans trop s’écarter de la réalité, ou juste le temps qu’il faut pour une belle escapade. C’est un plongeon dans la conscience de notre fantaisie. Un exercice périlleux pour l’écrivain, mais ô combien satisfaisant quand la réussite vient couronner l’effort d’un compliment unanime, et plus encore quand le travail résiste au temps et aux modes.

Pas plus long que la chronique d’un magazine prétentieux supposé « engagé », aussi agréable à lire qu’une évocation personnelle du passé dans le mensonge du présent, orteils au repos sur le sable chaud, le conte (ou la nouvelle) est un genre qui ne perturbera pas votre emploi du temps de personne pressée, même en vacances. Il apportera une fraîcheur océanique dans l’accablement caniculaire de votre imagination. Il vous aidera à écarter une actualité sociale et politique d’une obscénité estampillée AOC.

Composé de douze contes, ce livre se lit comme on boit un vin délicieux. Chaque gorgée représentant un détour dans les chemins capricieux de la création, le souvenir pour viatique. Ce livre est un miroir monté en facettes. Aucun angle ne donnant le profil désiré mais apportant un éclairage si précis et si particulier que même l’auteur semble surpris par la vue aérienne de cet ensemble. Avec la légèreté de l’éther, sans donner le sentiment de vouloir s’y attarder, l’auteur met en relief les turpitudes du monde et des gens qui l’occupent sans jamais céder aux tentations du discours moralisateur. Sa morale à lui consistant à éviter le pathétisme de la leçon donnée.

« La torture démocratique » selon Mohamed Hernandez dans « Chronique du surhomme » est un moment de plaisir extrême. Les déclarations de madame Aïcha Hernandez défendant l’honneur bafoué de son fils, devant la « calomnie » qui s’abat sur lui, un « enfant très doux, très affectueux, incapable de faire du mal à une mouche… » ne font qu’ajouter du plaisir à la jubilation. Malgré cela, Mohamed Hernandez restera « aux yeux de la postérité comme le très célèbre inventeur de la torture psychique… »

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