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( 21 juillet, 2009 )

Le combat des chefailllons

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An 09. Depuis plus de deux ans, Little César occupe la Gaule, notre beau et cher pays. Depuis plus de deux ans, les légions umpistes sèment la misère et la terreur sous la houlette du centurion Assurancetourix Bertraminus. Sur le plan sentimental, Carlita la turinoise a remplacé Cécilia la tzigane et Cléopâtre l’égyptienne dans le cœur de l’Imperator. Sur le plan stratégique, Idéfix a changé de camp. Il a quitté les hordes gauloises et sévit désormais dans les rangs adverses sous le sobriquet de Federico Pitbullus. Il est chargé de mordre toutes cuisses ennemies dès qu’elles passent à portée de ses crocs. Il apprécie particulièrement celles de Ségolana Royala, la vestale haut-poitevine.

unpetitpas.jpgA propos du peuple d’en face, que deviennent-ils au juste ? D’entrée, il y a la version de Wikipedia, je n’invente rien : les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples qui se comprenaient entre eux, qui pensaient descendre tous de la même souche et qui en connaissaient la généalogie. À ces liens de filiation, réels ou mythiques, qui leur créaient des obligations de solidarité, s’ajoutaient des alliances qui mettaient certains d’entre eux dans la clientèle d’un autre pour former des fédérations…

Y’a pas à dire, ça correspond sensiblement à la situation du moment. Au fil du temps, rien ne se perd, tout se transforme comme disait ce bon Lavoisier. On ajoutera juste qu’actuellement les divisions ont largement pris le pas sur une hypothétique tentative d’unification des différentes factions face à l’envahisseur. Ainsi Manolo Valsuce qui fréquente les cérémonies de triomphe à la gloire de César et qui ne cesse de lui tresser des lauriers tandis qu’il aime à tirer à vue sur les si peu irréductibles gaulois de sa fratrie. A croire qu’il aimerait franchir le Rubicon un jour ou l’autre, le Valseur. Aléas, jette ta veste ou plutôt retourne-là. Tu as déjà du vison dans les pupilles.

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( 19 juillet, 2009 )

Buisson ardent

opinionway.jpgNous nous réservons enfin le droit d’engager des procédures à l’encontre de tous ceux qui exprimeraient des propos à caractère diffamatoire sur OpinionWay. Ainsi se termine le dernier communiqué d’OpinionWay suite à l’affaire du moment. Un conseil à ce très objectif institut de sondages : attaquez en justice la docte Cour des Comptes et son président, le pointilleux monsieur Seguin qui vous ont mis en cause. Attaquez également la société des rédacteurs du Figaro qui veut mettre « immédiatement un terme » à la collaboration entre son journal et OpinionWay.

Tous ces sondages présidentiels étaient selon toute vraisemblance commandités par Patrick Buisson, conseiller influent du chef de l’état et spécialiste des études d’opinion. Ils ont coûté aux contribuables près de 400 000 euros. Comme le fait remarquer justement l’observateur Rébus, Patrick Buisson a dirigé dans les années 80, le journal d’extrême droite Minute. « Je lui dois d’avoir été élu… » dit de lui Sarkozy himself. C’est grâce à sa connaissance approfondie des classes populaires que l’ancien maire de Neuilly a réussi à siphonner les voix du Front National et de de Villiers. Le Pen en personne affirmait à l’Express: « Il a donné à Nicolas Sarkozy le code, les mots qu’il faut employer pour séduire les électeurs du FN« .

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( 18 juillet, 2009 )

Obsession 2012 !

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Carla confiait récemment au complaisant Narcy que son homme était habité par une obsession. Et elle avait raison, la grande brunette aux talons plats. Elle se trompait juste sur la nature de l’obsession. Servir notre pays, telle était d’après elle, l’idée fixe de Chouchou 1er. Vu l’état calamiteux du dit-pays sur le plan social, on se permettra de douter de la parole de la belle transalpine. Être réélu en 2012, tel est plutôt l’unique but du narcisse au pouvoir. Et pour arriver à ses fins, lui qui est minoritaire dans l’opinion, il faut ratisser large. Bâbord toute !

Arriver à faire croire à la population via les médias complices qu’il est devenu un président social, à l’écoute des petites gens, centre-gauche oseront ajouter certains, est un sport de combat pour le petit Machiavel. Et de mettre en avant les traîtres Besson, Kouchner, Bockel et Hirsch, pour donner l’illusion au peuple d’un rassemblement national. Et d’instrumentaliser via des missions bidons les vieux Rocard et autres Jack Lang. Et de récupérer via le hochet de la Culture, le patronyme d’une illustre figure de la Gauche.

Et comme ça ne suffit pas, on investit les canards de gauche. Interview passe-plats par Denis Olivennes à l’insu des propres journalistes du Nouvel Obs. Petit compliment à Joffrin qui peut gonfler le torse. Libé caressera désormais dans le sens du poil. Son patron n’a-t-il pas déjà voulu l’an dernier confier les clés de la rédaction à Carla Bruni en personne ?

Pour achever le tout, on use de sondages privés, commandés par l’Elysée à OpinionWay pour la modique somme de 400 000 euros (nos sous) et publiés gratuitement ensuite par Le Figaro et LCI. En la circonstance, Ségolène n’avait pas tort de se plaindre des sondages OpinionWay, curieusement toujours favorable au pouvoir en place. Vous avez dit manipulation ? Vous avez dit tromperie ? Vous avez dit propagande ?

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( 17 juillet, 2009 )

Les blessures difformes

sirene.jpgLa toile se gausse, faisant du sujet l’aliment de son inspiration, l’objet de ses multiples prises de bec, la lubrification de son bon plaisir. Les uns rient carrément, les autres sont tout à fait effondrés. Dans l’ensemble, une majorité se démandibule devant le comique désolant offert par la maison socialiste à l’ensemble des citoyens, bricolant des déclarations, bouchant de façon maladroite ou incompétente les trous d’une toiture trouée par une pluie de grêlons gros comme des tubercules, ne proposant en guise de réparation que de ridicules bouts de plastiques que le premier coup de vent emportera avec son souffle.

Entre relation épistolaire douteuse et grande débandade, travailler le dimanche devient une simple formalité pour le gouvernement de monsieur Sarkozy qui a fait passer sa loi comme lettre à la poste. A rien ne sert d’écrire si c’est pour oublier de poster le courrier ou de l’expédier à la mauvaise adresse. Pendant que certains s’amusent avec la syntaxe, d’autres bétonnent leurs sujets. La république se casse la gueule et tout ce que les puissants socialistes trouvent à faire c’est de s’envoyer des lettres pour dire… Pour dire quoi au juste ? La mode est au courrier. Jadis, les gens allaient dans la rue en cortège serré pour trouver des solutions aux problèmes de société, aujourd’hui (signe des temps) on envoie des lettres que tout le monde peut lire sur internet, souvent avant la personne à qui elles sont destinées. Même les postiers n’ont plus leur mot à dire. Encore un métier qui disparaît.

Je comprends le dépit, les larmes, la désolation ou l’état d’abandon des militants socialistes et de la gauche devant le ricanement général. Je comprends le découragement militant. En ce mois de juillet, date anniversaire d’une Révolution extraordinaire pour le monde, nous pouvions espérer davantage qu’une loi votée dans la quasi indifférence générale, élevant le travail dominical au rang de nécessité nationale. La déception de ces citoyens engagés pour qui la vie n’est pas seule et uniquement que profit mérite notre respect. A ces hommes et à ces femmes déchirés par le déplorable spectacle offert par la direction socialiste je dis ceci : ne pensez pas que les gens de gauche ne militant pas au PS rient ou protestent pour le seul plaisir de rire ou de protester. Eux aussi ont des douleurs à faire soigner.

A cet instant, je ne puis m’empêcher de songer à ces vers de Victor Hugo évoquant la bataille de Waterloo dans « Châtiments »
« La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu’on égorge,
Qu’un gouffre flamboyant, rouge comme une forge…
»

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( 16 juillet, 2009 )

Le murmure des lamentations

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Tout commence par un courroux ubuesque de son altesse sérénissime Sarko 1er. « Est-ce qu’il est normal que le dimanche quand Madame Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois (sic) passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » s’exclame-t-il à qui veut bien l’entendre. Cette magistrale saillie n’échappe pas à un attentif mécano orange (Nobody is perfect dirait Billy Wilder) qui note alors très justement sur son blog-note : « Argument choc de Sarko pour défendre le travail du dimanche. Il sera donc inscrit dans la loi que le travail du dimanche a été instauré pour permettre à Mme Obama de pouvoir faire ses courses, tranquille, le dimanche, une fois tous les 10 ans, sans pour autant déranger le président de la République. La belle loi que voilà. »

Dérive monarchique encore une fois. Fait du Prince. J’imagine le vendeur de petites culottes champs-élyséennes, de slips kangourous vichy, de strings pour Lolita en rut ou encore de bermudas à l’effigie de Gérard Larcher, réveillé en pleine sieste dominical par un coup de fil présidentiel. J’imagine le trépignement de l’homme à talonnette et sa fureur grimaçante à la de Funès afin d’exiger l’ouverture du magasin. J’imagine le commerçant obligé de se rhabiller à la va-vite pour ouvrir les portes de son échoppe aux donzelles Obama. La réalité dépasse l’affliction. Passons. Le sujet n’est pas là. Revenons vite à nos moutons.

Or donc, ces lamentations élyséennes inspirent le mécano qui, à l’insu de son plein gré, lance une chaîne de blogs sur le thème : Est-il normal que ? Réchauffée ensuite dans la besace de  Nelly Margotton, puis par tant d’autres, la patate chaude est arrivée dans le bec du Coucou qui me l’a gentiment refilée. Ainsi donc, voici mes lamentations du moment. Soyons futiles, période estivale oblige. Soyons plus graves aussi, la situation dramatique du pays l’exige.

Est-il normal que mes deux basset-hound femelles détruisent systématiquement le moindre embryon de début de pelouse en l’inondant consciencieusement ?
Est-il normal que pour me consoler de ce Tchernobyl urinaire, je dois noyer mon chagrin dans le raisin fermenté ?
Est-il normal qu’à cet égard, le Faugères Abbaye de Sylva-Plana soit-il si gouleyant mais si méconnu ?
Est-il normal qu’en sirotant le dit-breuvage, on puisse subir pareilles âneries à la télévision ?
Est-il normal que les journalistes dans leur grande majorité soient devenus des thuriféraires du pouvoir en place ?
Est-il normal qu’un garde des sceaux sur ordre venu d’en haut demande la révision d’un procès ?
Est-il normal que les parlementaires ne soient plus désormais que des machines à valider les desiderata du Prince ?
Est-il normal que la France ressemble de plus en plus à une république bananière?

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