( 20 août, 2009 )

Été meurtrier ou chantons sous la pluie ?

sansgps2.jpgDans quelques jours, du 28 au 30 août, se tiendra, à la Rochelle, l’Université d’été du Parti Socialiste. 40 ans après la création du nouveau PS sur les cendres de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière, à défaut d’avoir de la force, cela avait de la gueule), l’événement rochelais de l’été, après les Francofolies et la débilité Orelsan, se décline sous le double signe, non pas des sœurs jumelles, mais du rassemblement et des mamours.
« Ah, tout l’mamour que j’ai pour toi », sous l’impulsion rythmique d’un Dario Moreno, toujours aussi top, pourrait merveilleusement symboliser sinon le renouveau, du moins l’apaisement dans les rangs de l’équipe phare d’une gauche dépouillée.

Ce serait quand même mieux perçu que ces continuelles escarmouches qui épuisent le PS, sévèrement touché par le traumatisme post-européen. De Cambadélis, pas le moins pugnace des bretteurs, toujours prêt à murmurer le mot qui tue, à Ségolène Royal dont le moins que l’on puisse dire est que son silence l’honore et qui jure, la main sur le coeur, qu’il est inutile de songer à elle pour le lancer de cocktails molotovs, il ne reste plus qu’à convaincre Manu Valls et la photo sera parfaite.

l291.jpgPourquoi une telle accalmie dans le ciel socialiste ? Poser la question c’est un peu y répondre. Pas grâce à l’été, même si la saison favorise la quiétude sous les pinèdes, l’enjeu est de nature à troubler les esprits les plus endurcis. Cette nouvelle disposition est due à l’approche des élections régionales de 2010 et, aussi, à ce fameux trauma post-électoral d’où a résulté une guérilla épistolaire entre hauts responsables devant une gauche abasourdie par l’image proposée à l’opinion en réponse à la crise qui touche le pays et les institutions.

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( 18 août, 2009 )

L’hydre à douze têtes

hydre2.jpgEn Sarkozie, ce ne sont pas les ministres, et encore moins le premier d’entre eux qui gouvernent, mais un aréopage de douze conseillers élyséens particulièrement influents qui se réunit chaque matin à 8h30 autour du monarque dans le salon Vert et qui prend toutes les décisions importantes pour le pays. Les ministres ne sont que la face immergée de l’iceberg, marionnettes juste bonnes à affronter le cirque médiatique, juste utiles à tenter de faire passer la pilule amère des « réformes » auprès de la population et à les faire voter par le parti godillot.

Hors les dites réformes ont été concoctées par les dits conseillers qui restent confortablement tapis dans l’ombre. Les ministres et les parlementaires n’aiment pas cette situation pour le moins alambiquée mais mangent leur chapeau. Faut bien nourrir les gosses. Jean-François Copé lui même déclarait en début d’année dans les colonnes du Monde : « Les conseillers sont infiniment plus importants que les ministres. » Il confiait même à propos de la désormais piètre fonction de ministre que l’un d’entre eux lui avait dit : « si tu revenais au gouvernement, tu ne reconnaîtrais pas le job. » En revanche, l’hyper-président adore ce machiavélique dispositif. Cette gouvernance à deux niveaux lui permet en permanence de jongler entre ministres et conseillers, de surfer sur leurs conflits internes, d’arbitrer leurs différents, de modérer l’ego des uns et des autres et en fin de compte, de décider de tout unilatéralement.

Qui sont donc ces conseillers de moins en moins occultes qui tirent ainsi les ficelles de la Sarkozie rampante ? Le premier d’entre eux, Claude Guéant, l’Homme qui murmure à l’oreille de Sarkozy, est officiellement Secrétaire Général de l’Elysée mais en vérité, il fait office d’authentique premier ministre. Jean-David Lévitte, sherpa du président au G8, est le conseiller diplomatique du président. Très respecté à l’étranger, Diplomator, c’est son surnom, oriente largement la politique étrangère française. La pleine réintégration dans l’OTAN par exemple, ça vient de lui. Il laisse trop peu de miettes à Bernard Kouchner qui ne peut pas le voir en peinture. Ainsi quand le French Doctor parle de Lévitte, il l’appelle « le machin« , excusez du peu…

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( 17 août, 2009 )

Ruminances soutient Olivier Bonnet

bonnet01.jpgOlivier Bonnet est un journaliste indépendant. Si, si, il en reste encore. Peu. Comme dirait Gainsbourg, on les compte même sur la main gauche de Django Reinhardt. Il délivre quotidiennement sur son blog Plume de presse des articles documentés et argumentés de grande qualité. En octobre dernier, il a été mis en examen pour  « injure publique envers un fonctionnaire public« , à la suite d’une plainte du magistrat Marc Bourragué. Olivier Bonnet avait osé dire les choses suivantes concernant le magistrat. L’inénarrable ancien substistut du procureur de Toulouse Marc Bourragué ou encore On peut donc légitimement s’interroger, connaissant le CV de ce magistrat, sur son « indépendance » dans le cadre d’un tel procès, tant il est évident qu’il est en “coma professionnel avancé“.

Pas de quoi fouetter un greffier surtout quand on lit attentivement sur son blog à quel CV faisait allusion Olivier Bonnet. Bref, le journaliste comparaîtra devant le tribunal de Paris, le 4 septembre à 13 h. Il risque une amende de 12 000 euros. Une pétition a été mise en ligne sur son blog.  La signer c’est soutenir dans notre douce France la liberté d’expression ou tout au moins ce qu’il en reste…

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( 17 août, 2009 )

Le bal des corps rompus

Le bal des corps rompus dans Série noises serienoises

 

« Si seulement je pouvais ne jamais me réveiller. »Bon, sachez que ça c’est le genre de truc qu’on dit sans vraiment le penser, quand on en a plein le cul, qu’on a envie de taper sur quelqu’un et que la seule chose qu’on tape c’est la semelle sur le caillou. Ça, et son pendant végétatif aussi : « rester dans cet état de légumineuse sauvage, sentir l’air galoper sur mon visage tuméfié et posséder la femme fractale dont le seul souvenir que j’engloutissais dans ma descente aux enfers, était ce tatouage au creux du mollet… » En gros cela signifie que malgré mon état de tuméfaction avancé j’avais encore envie de baisser mon froc pour autre chose que de me faire tabasser par des charognards. Même dans le coltard, l’esprit en état de veille, j’entendais des voix, je voyais des ombres qui fluctuaient, je sentais des mains qui me laceraient avec leurs ongles. Malmenée par ces multiples rencontres, la chair faciale me donnait l’impression d’avoir été sillonnée par un instrument aratoire.

L’odeur d’un moteur qui dégazait semblait s’amuser à envahir mon organisme comme un Amoco Cadiz gerbant sa marée noire et visqueuse sur le blanc bec que j’étais ! A peine défiguré et déjà gazé. Les inconnus qui me fouillaient avaient-ils vu que j’avais le bout coupé ?…

J’ai toujours trouvé les coffres de bagnole trop petits. Pas assez profonds. Peu fonctionnels. Celui dans lequel on m’avait balancé n’échappait pas à la règle, même de trois. Ça puait sérieux là-dedans. A croire que j’étais pas seul à me décomposer sous l’effet de la canicule. Amplifiée par le confinement, drôle de songe d’été, la petite musique qui envahissait mon Cocciante intellectuel s’apparentait plus à un « Requiem pour un con », avec drôle de tête de chou, qu’à un hymne à la joie. Je connaissais quelques prières que je n’avais presque jamais récitées, dont quelques-unes étaient d’ordre blennorragiques que je marmonnais sans trop de conviction à l’entrée des hôtels de passe sordides d’où s’échappaient des hurlements qu’on aurait souhaité de plaisir mais qui devaient être des saloperies de viols. Et puis merde, même Mike Brant avait eu beau chanter « c’est ma prière » que ça ne l’avait pas empêché de se défenestrer, alors à quoi bon implorer la pitié ou un quelconque pardon quand on était dans le coffre de Joe Pesci accompagné de toute sa famille!

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( 16 août, 2009 )

Tes reins et terroirs

tesreins.jpg La petite famille de Ruminances est heureuse de vous annoncer la naissance d’un nouveau blog. Le bébé pèse quelques mégaoctets, est tout noir et se porte bien merci. Il répond au doux nom de Tes reins et terroirs. Il cause Etoiles et toiles, telle l’ancienne marotte de notre nouveau ministre de la Culture, Souvenirs souvenirs, on en jaunit à l’idée, mais aussi Sexe, mensonges et vidéo, trois choses que ne renierait point Steven Soderbergh. La zique sous ses formes, le ballon à pied, les p’tits mickeys, le raisin fermenté, la  blanquette de veau et bien d’autres choses encore font également partie de ses préoccupations. N’hésitez pas à lui rendre visite et à lui faire un p’tit coucou. Attention, il fait des crises d’urticaire si on lui parle politique

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