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( 25 septembre, 2009 )

Arlette Chabot humiliée par Sarkozy

chabot100.jpgOn ne peut pourtant pas dire que l’Arlette soit une rebelle. Elle fait plutôt partie de la très grande famille des journalistes passe-plats. Eh bien, en Sarkozie, la servilité ne suffit même plus. A l’issue de la prestation télévisée un tantinet nerveuse de Nicolas Sarkozy, le 23 septembre, la directrice de l’information de France 2 s’est pris une volée de bois vert de la part du monarque. Une véritable « humiliation d’un quart d’heure » d’après le journal Le Point loin d’être soupçonné lui non plus de pratiquer l’anti-sarkozysme primaire…

Tout commence par un désaccord entre Kouchner et Sarkozy (eh oui, tout arrive) sur les sanctions envisagées contre l’Iran. Le va-t’en guerre à talonnettes est partisan d’une ligne dure  tandis que le French Doctor a osé dans les tribunes du NewYork Times mettre en garde contre un embargo sur le carburant, dont le peuple iranien serait la première victime : «Je pense que c’est un peu dangereux», s’est risqué à dire le chef de la diplomatie hexagonale. Inutile de vous dire que cette prise de position divergente ne plait pas au petit prince. Juste après sa vraie-fausse interview de mercredi, il entame une « discussion animée » avec son ministre. Arlette Chabot qui assiste à la chose, s’autorise alors un terrible outrage : « Ça ferait un beau débat sur France 2. »

Que n’avait pas dit l’insolente ! Le chouchou de Carla s’en prend alors à elle,  lui reproche l’absence de « vraies émissions politiques » sur le service public et déplore, on croit rêver, la trop grande représentation de l’opposition dans la répartition du temps de parole sur le petit écran. On ne sait si ce sont les compliments du président iranien à son égard, l’échec annoncé de son « cher » G20, la fiabilité des avions Rafale de son ami Dassault, le procès  Clearstream ou les retrouvailles avec Cécilia qui l’ont mis dans cet état mais le garçon est manifestement à cran.

( 24 septembre, 2009 )

Le juge Sarko

http://www.dailymotion.com/video/xal7l2

 

On savait l’omnipotent ivre de lui-même. Amoureux transi de son imagette. clearstream.jpgAu point d’accrocher à un « croc de boucher » tout quidam qui oserait lui faire un tantinet de l’ombre.  Mais là, les bornes de la bienséance et pire, du respect du bon droit, ont une fois de plus été piétinées par l’homme à talonnettes. Ainsi le retrouve-t-on hier soir, justicier avant l’heure, lors d’une entrevue complaisante avec deux journalistes passe-plats.  Ne déclare-t-il pas coupables des gens qui n’ont pas été encore jugés ? Reste-t-il un zeste de démocratie et d’équité dans cet agrume rance qu’est devenu l’hexagone ? Selon Maître Metzner, l’avocat de Dominique de Villepin, il s’agit de la plus grande atteinte à la présomption d’innocence de l’histoire de la justice.

Quoiqu’il en soit, la phrase du jour du monarque restera sans conteste : «Je n’ai pas le droit d’être négligent dans la manière de m’hydrater.» Boire ou conduire (le pays), il faut choisir…

 

 

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( 23 septembre, 2009 )

Ric la Jungle salue la « délicatesse des CRS »…

http://www.dailymotion.com/video/xakmu3

 

L’élégant Eric Besson s’est rendu dans la jungle près de Calais quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre visant à démanteler le dernier quartier de migrants. 276 personnes ont été interpellés dont 135 mineurs. Une fois de plus, la nature humaine a été bafouée mais le sinistre ministre de l’Immigration s’est félicité de la bonne marche de l’opération. Il a même remercié les CRS pour avoir agi « avec délicatesse ». A ce niveau de cynisme, on ne sait si l’on doit rire ou pleurer.  Une chose est sûre, après avoir fait douter ses comparses de l’UMP lors de l’affaire des tests ADN, il a réussi brillamment hier à passer son brevet de droite… extrême. Quelle jolie trajectoire depuis son départ du PS ! Et dire qu’il devait arrêter définitivement la politique après sa trahison de 2007. C’eut été vraiment une immense perte que de se passer des services de celui qui, à force de flatteries et de servilités, est devenu le chouchou de l’Elysée. Les dernières rumeurs l’annoncent même comme futur locataire de Matignon. Ça s’arrose… A l’eau non potable !

( 20 septembre, 2009 )

Du rififi dans les orchestres

fellini01.jpgY a pas à dire, la vie du gourmand qui ambitionnait le fruit de l’ambition n’est pas de tout repos. Aimant les dorures et la flagornerie, Nicolas Sarkozy vit ses émotions à l’écart des réalités de ce monde, loin de son peuple et pourtant désirant être aimé de lui. Colère et frustration alimentent son dedans. A chaque voyage, son entourage tire un cordon dont le diamètre s’élargit afin de lui éviter sarcasmes et quolibets. Tristesse d’un homme qui prétendait pendant sa campagne mettre la France au travail et l’Europe à ses pieds, le voici aussi seul que possible dans ce palais qu’il a tant cherché à habiter. Plus ça va et plus il donne le sentiment de s’être trompé d’histoire.

Voilà un homme fort mal entouré. Chaque fois qu’on lui conseille un plan, le plan foire et le peuple, mécontent, le lui fait entendre. Au lieu de réfléchir, le matamore qui veille en lui fait ni une ni deux et insulte tout ce qui passe à sa portée, à commencer par le peuple, sans jamais remettre en question son auguste personne.

Qu’il s’agite ou pas, l’homme trimballe une mauvaise image. Comme on dit : « avec la maladie, le pire c’est la rechute. » C’est ce qui ressort des sondages du mois de septembre. Après un léger mieux pendant son séjour à Cap Nègre pour cause de malaise et pour inactivité (la chose doit être soulignée) les chiffres de la rentrée ne sont pas de ceux qui rassurent : six points de moins ! A la rigueur, le terme de six points peut être géré. Un bon communicant saurait comment s’y prendre pour que la chose apparaisse à son avantage. Ces thaumaturges ont la science des bonimenteurs. Ce qui en revanche est plus difficile à escamoter c’est les 60% de mécontents dont le sondage de ce mois fait état ! Aux côtés du président, François Fillon observe, sans émotion particulière, la courbe tranquille de sa moyenne. Ne rien faire est une saine occupation, semble dire dans un demi-sourire celui qui porte le titre de Premier Ministre.

Dès lors, on se dit : « chouette, la gauche n’a qu’à se baisser pour ramasser. » Pas si vite ! La gauche est dans les choux ! Au PS certains nomment cela « la reconstruction ». Doux euphémisme ! Le Forum Libé de Lyon le met en évidence. Mais en cet été finissant le parti socialiste a la tête ailleurs. Il fait le ménage mais manque de bonnes volontés et d’aspirateurs pour virer la poussière dans les coins. Nous venons de l’apprendre par voie de presse : « Environ 48 000 adhérents, non à jour de leurs cotisations depuis deux ans, ont été radiés mi-septembre des listes du Parti. » Au premier abord j’ai pensé que le parti se montrait sévère à l’égard de ces adhérents n’ayant pas réglé la cotisation annuelle. Difficile, par temps de crise, de devoir assumer la perspective du chômage, la hausse des prix, la rentrée scolaire et s’acquitter du devoir militant… Le budget familial n’est pas extensible à ce point. Et si on compte sur la bienveillance des banquiers pour le découvert bancaire on n’est pas arrivés ! En fait le problème est ailleurs. Poursuivant ma lecture, je découvre que la réalité est autre : « Cette opération de vérification des listes, visant à garantir une meilleure transparence des prochains scrutins internes du parti,  a été lancée en février par la première secrétaire du PS , Martine Aubry » et qu’il s’agit là d’une vraie concertation (!) « avec toutes les tendances du parti. » A coup sûr cela va clouer la langue à toutes ces vipères qui crachent leur venin en insinuant qu’au PS il y aurait eu de la « triche lors des votes. » Si cela fut le cas, désormais tous les tricheurs sont à la rue et les remarques totalement obsolètes !

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( 19 septembre, 2009 )

L’enjeu n’en vaut pas la chandelle

caravane03.jpgLe scénario est désormais bien rodé. Plus que tout au monde, notre guide bleu aime à se faire aduler par la populace. Pas toujours drôle de rester cloîtré dans son bunker palace hôtel à tenter de plancher sur des dossiers aussi complexes qu’ennuyeux. Même en compagnie d’une jolie femme au sourire figé. Bien plus jouissif de s’agiter derrière un pupitre devant une foule en délire. D’ânonner des mots qui claquent comme des balles de fusil. De les scander comme pour se persuader soi-même. De les ponctuer de gestes saccadés et convulsifs qui traduisent le stress du bonimenteur.

Le hic est qu’une bonne partie de la dite-populace ne peut plus le voir en peinture. Elle le conspue, elle l’insulte, elle le rejette comme une chaussette trouée. Le traumatisme a été trop fort au Guilvinec et ses marins-pêcheurs. Au salon de l’Agriculture et son pauvre con. A Saint-Lô et ses satanés profs. On ne touche pas à un enfant. Même de 54 ans. Alors, les communicants qui gravitent dans son ombre ont été convoqués. Ils ont changé les règles du jeu. Modifié les modes de représentation.

Les vrais gens ont été priés d’aller voir ailleurs si le tribun de poche n’y était pas. Ils ont été remplacés par des figurants encartés et dociles. On leur a intimé l’ordre de faire la claque à chaque saillie du messie. On a bouclé les villes traversées par l’orateur avec des tentaculaires cordons de force de l’ordre. On a truffé les quartiers de zélés fonctionnaires des Renseignements Généraux. On a empêché les habitants de vivre leur vie. De se déplacer. D’aller manger. D’aller pisser. De rentrer chez eux. On a battu les récalcitrants. On les a coursés, enfermés, condamnés.

On a retransmis dans la petite lucarne des images de bonheur. Un sourire crispé. Un public aux anges. Un discours de gagnant gagnant. On a travesti la réalité pour le bon plaisir d’un seul être. On a dépensé des sommes astronomiques pour satisfaire un seul ego. Comme hier à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. Les consultations ont été suspendues. La visite princière a coûté entre 156 000 et 200 000 euros. Le salaire annuel net de sept à huit infirmières. On a mis en congé du personnel. Enfermé les autres dans leur bureau. Interdit aux familles de visiter leurs proches hospitalisés.

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