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Le triomphe de la bonté sur le droit

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 Babelouest, un des lecteurs et commentateurs les plus fidèles de ruminances nous fait parvenir son billet d’humeur. C’est avec plaisir que nous le publions dans ces colonnes. 

« Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple. » Berthold Brecht avait tout compris. Parce que le gouvernement, ceux qu’il soutient et ceux qui le soutiennent, doivent avoir les coudées franches. Pourquoi des salaires ? Pourquoi des prélèvements sociaux ? Pourquoi des services publics ? Les dieux de l’Olympe n’en ont que faire, et cela abaisse leurs marges.

O peuple, pars, fuis, tu ne sers à rien, tu gênes, tu cries, tu t‘émeus, tu bouscules parfois les paisibles représentants de l’Ordre Nouveau, ces élites en bleu qui sont là pour t’empêcher de te faire mal avec tes poings sur les vantaux des préfectures. Puisque le Monsieur te dit que tout ce qu’il fait, c’est pour ton bien ! Accepte avec reconnaissance, ou va ailleurs exporter tes idées d’égalité sociale, devant l’impôt, devant l’éducation, devant la justice, devant la santé.

Il est temps que les religions, ces aides subtiles, pleines d’empathie, de douceur, de tolérance, prennent la place de l’école pour tous, de la médecine pour tous, de la justice où tous ont leurs chances de faire valoir leur droits (horreur). Le bonheur est dans le pré, pais en paix petit troupeau, et ne lève pas la tête surtout.

 

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7 Commentaires

  1. b.mode

    7 octobre, 2009 à 20:38

    Le français est un veau avait dit deux cannes à pêche. Il pait en paix. Et mieux, il paie en paix…

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  2. babelouest

    7 octobre, 2009 à 21:24

    Le chanoine du Latran sait jongler avec les différentes familles religieuses pour en bout de compte imposer SA loi, qui est bien séculière en revanche. Il faut dire que son origine, qui a un peu la couleur de toutes les obédiences, le conduit à avoir lui aussi sa propre religion. Elle s’habille de vert, mais ce n’est pas l’Islam de la Salonique où vécut son aïeule juive : elle n’est pas chrétienne malgré le « In God We Trust », elle est seulement $$ financière $$.

    Bling ! Bling !

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  3. lediazec

    7 octobre, 2009 à 23:28

    La bonté et le droit ne plus de ce monde. Hélas ! Merci Babel pour ce coup de vent frais qui vient purifié l’air vicié du présent. Berthold Brecht, combien cette sonorité m’est agréable !
    Merci.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  4. clarky

    7 octobre, 2009 à 23:46

    « égalité » ça me parle plus quand il s’agit d’un match de tennis que lorsque je l’entends dans la bouche de certains politicards.

    babel ;)

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  5. clarky

    8 octobre, 2009 à 0:49

  6. le coucou

    8 octobre, 2009 à 12:00

    Ta citation des vers de Brecht (c’est un poème de circonstance) colle à merveille à notre actualité, et ce coup de gueule fait du bien!

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  7. des pas perdus

    9 octobre, 2009 à 6:23

    je pense la même chose quand je les vois ces connards !

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