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Un bon croc de boucher pour la démocratie

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soutine2.jpgDepuis le début du procès Clearstream, on parle (beaucoup) de gens montrant patte (pas trop) blanche ou des mains sales dans des gants blancs. On parle de l’implication de gens célèbres à des degrés plus ou moins élevés, ne se trouvant pas à l’endroit où ces gens le doivent. On parle de la haine du président pour ce procès et pour Dominique de Villepin en particulier. Il est vrai que détruire de Villepin c’est se donner une chance de réélection en 2012. A moins qu’entre temps l’affaire Karachi ne vienne à lui exploser entre les mains. On parle aussi du peu de trouble éprouvé par la justice française pour son allégeance au chef de l’état, alors qu’elle est sensée être indépendante. En tout état de cause, tout cela a l’air fort reptilien.

Cette histoire est une affaire de degrés. Comme un grand et interminable escalier, avec des parties qui gémissent dès que l’on pose le pied dessus ou que l’on s’accroche à la rambarde. A chaque pression nous avons la sensation que le bloc va s’écrouler. Plus qu’un procès, Clearstream est une émission de télé-réalité produite par… Par qui ?…
N’oublions pas qu’il s’agit d’une affaire où il est question de pognon. Beaucoup de pognon. Qui dit pognon, dit économie, dit politique, dit arnaque, dit secrets, dit coups de poignards et corruption. Nous avons là les ingrédients d’un univers impitoyable. Pinçons-nous le nez pour éviter l’incommodité.

De la déclaration fracassante à la spéculation chacun voit dans ce procès ce qu’il a envie de voir. C’est un peu comme une conversation de salon : tout le monde s’agite, tente une phrase, mais nul n’écoute. Pendant ce temps, dans l’ombre, on redouble d’efforts pour sauver quelque précieux meuble. Dans cette affaire Clearstream, Denis Robert est l’homme par qui le scandale est arrivé. Celui qui ayant mis un pied dans la forêt on accuserait aujourd’hui d’être l’auteur de sa dévastation. Il joue le rôle du chiffon qu’on agite. Et comme il n’a pas les moyens de tout le reste, il meurt par asphyxie.

Certains professionnels ne l’aiment pas et c’est à peine s’ils cachent leurs plaisirs à le voir embarqué dans cette galère. Ils n’aiment pas la manière dont Denis Robert exerce son métier et ils ne bougeront pas leurs petits doigts pour lui venir en aide, même si le fait de le voir sur le banc des accusés est une aberration. Tout aussi aberrant est le ricanement de certains professionnels à son encontre. Tout ça parce que, outre le fait d’avoir levé un gros lièvre, Denis Robert n’est pas quelqu’un d’orthodoxe dans le métier. Or nous le savons : dans cet univers un peu marlou du journalisme et de l’enquête, en dehors de quelques anecdotes people, rien ne doit dépasser du cadre. Un bon chien est un chien assis. Tout le contraire de Denis Robert.

Même si la façon de procéder de Denis Robert est maladroite ou naïve, on pouvait éviter de faire comme monsieur Edwy Plenel, d’aller le dénoncer auprès des juges d’Huy et Pons, l’accusant d’être le corbeau. Toujours très sanguin le bon Edwy ! Réaction très exagérée de la part de l’ex-directeur de la rédaction du « Monde ». Une erreur s’étant glissée dans le livre de Robert, le nom d’Edwy apparaissait sur les listings truqués, sa colère peut dès lors se comprendre. Elle est même légitime. Erreur sur laquelle l’ex-directeur de rédaction du « Monde » s’est d’ailleurs lourdement remboursé en publiant une série de quatre articles électro-négatifs à la sortie du livre.

Ostracisé par la profession, pauvre gars pour certains, telle madame Élisabeth Lévy qui sur son blog le qualifie (aimablement sans doute) « d’idiot utile », Denis Robert, a qui on a retiré la carte de presse, organise son quotidien comme il le peut, peignant des toiles, signant des romans, créant des bandes dessinées, exposant ses oeuvres.
Cela dit, Denis Robert a quand même des appuis dans la profession. Tout les confrères ne sont pas des chiens assis. C’est ainsi que plus de 500 journalistes ont envoyé leur carte de presse en signe de solidarité et le syndicat national des journalistes lui renouvelle son soutien. Au-delà, des journalistes indépendants célèbrent chez Denis Robert l’exercice artisanal d’un métier respectable. Tout le contraire d’un tricheur, d’un manipulateur, d’un corbeau.

Comme l’écrit si bien Anne Steiger dans le n° 57 de Siné Hebdo («… pourquoi tant de haine »), citant le journaliste italien Roberto Saviano, condamné à mort par la mafia napolitaine : « Denis Robert est une ressource pour la démocratie. En tentant de museler sa liberté d’écriture, on tente de saper la démocratie. »

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13 Commentaires

  1. b.mode

    21 octobre, 2009 à 15:39

    Lévy, une populiste réactionnaire qui ne se sent plus pisser…

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  2. mancioday

    21 octobre, 2009 à 15:46

    Causeur est assez anti-villepiniste en général malheureusement…

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  3. BA

    21 octobre, 2009 à 16:17

    Le procès Clearstream est la dernière bataille de la guerre sanglante que se livrent deux clans depuis 1993 : le clan Balladur-Sarkozy, et le clan Chirac-Villepin.

    J’écris  » guerre sanglante  » car cette guerre a fait 11 victimes françaises.

    Les familles des victimes de l’attentat de Karachi écrivent sur leur blog :

     » Pendant ce temps, Monsieur Sarkozy refuse toujours de nous recevoir, faisant de nous des parias ? des indésirables au pays des non dits et des tabous !!

    Il n?est apparemment pas de bon ton, en France, de chercher la vérité à tout prix ?

    Pour nous soutenir, signez la pétition :

    « NON AU MEPRIS DU CHEF DE L?ETAT A L?EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L?ATTENTAT DE KARACHI ! »

    http://www.verite-attentat-karachi.org/

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  4. lediazec

    21 octobre, 2009 à 17:14

    Merci BA pour le lien. Je viens de signer la pétition, j’attends le mail de confirmation. Il ne faut rien lâcher, ni sur Karachi, ni sur le reste. La démocratie est en danger et j’ai l’impression que beaucoup de nos responsables politiques font encore la sieste. Gare au réveil, messieurs-dames !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  5. BA

    22 octobre, 2009 à 11:56

  6. Pierre Meur

    22 octobre, 2009 à 11:59

    Ceci n’est pas une attaque de vos propos. C’est un questionnement.

    La question que je me pose souvent, c’est de savoir si la perfection supposée des uns et des autres est la norme ou si elle n’est pas plutôt l’exception.

    Je n’ai jamais rencontré d’être parfait, ce qui suppose que chacun a des failles (Lapalissade). Parler de démocratie en danger pour justifier un travail journalistique qui n’est plus qu’un « montrage du doigt » à charge qui oublie opportunément la décharge, n’est-ce pas plutôt-là que se trouve la « démocratie en danger » ?

    Qu’est-ce qui permet d’affirmer que ceux qui dénoncent sont plus « pur » que ceux qu’ils dénoncent. Si la presse est un pouvoir, qui, dans une démocratie, vote pour ce pouvoir qui détruit la réputation (à tort ?) des politiques pour lesquelles nous votons « démocratiquement » ? Nous bloguons, mais notre avis est-il parfaitement « entendable » ? Derrière la forme et le fond de nos avis, y-a-t-il une motivation cachée politiquement correcte à nous-même ?

    Étonnons-nous si la politique n’intéresse plus que les opportunistes dont les intérêts valent la peine qu’ils essuient une critique impitoyable, mais aussi systématique. Je rêve d’une presse qui informe à charge et à décharge, mais une presse orientée « contre » peut-elle créer autre chose que la conclusion cynique dans l’esprit de ses lecteurs ? Pour qui voter si le « tous pourri » est devenu l’expression de la pensée correcte ? Pour les journalistes ?

    Quand est-ce que les journalistes s’interrogeront sur leur mission et leurs méthodes ? Parce que s’attaquer à l’imperfection de la démocratie, c’est dire que la démocratie doit être parfaite ou crever. Sans la démocratie, même imparfaite, donnez-moi une bonne explication à donner à mon enfant de l’avoir conçu pour le jeter dans un monde défini comme pourri.

    Il y a un esprit de clan chez les journalistes qui est aussi exécrable que chez les politiques. Et l’on justifie cela par la liberté d’expression. La liberté d’expression a-t-elle vocation à tuer tout espoir, même illusoire ?

    Pierre Meur,
    Humaniste et libre-penseur (je sais, c’est prétentieux de le dire)

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  7. lediazec

    22 octobre, 2009 à 12:58

    @ Pierre Meur. Merci pour votre commentaire. Il est réfléchi et respectueux . Deux qualités suffisantes pour que je tente d’y répondre du mieux que je le peux.
    Comme vous, je n’ai pas la science infuse, là est ma seule certitude de citoyen troublé par les dérives d’un système à la justice confisquée, soumise à la volonté du chef de l’état, du moins tel est mon sentiment devant cette affaire Clearstream. Je m’empresse de vous dire qu’en matière de justice, qu’il s’agisse de Sarkozy, de Chirac, de Mitterrand et d’autres, mon souci est identique : indépendance de la justice. Dans cet article j’ai fait en sorte de m’inquiéter sur les dangers qui pèsent sur la démocratie en défendant l’idée d’une justice humaine, égale pour tous. Principe fondateur de toute démocratie. Or l’idée inquiétante qui se fait jour dans certaines élites aujourd’hui est tout autre. D’où mon inquiétude et celle de beaucoup d’autres citoyens, dont vous, je n’en doute pas un instant.
    J’ai tenté d’avoir à l’esprit tout au long de l’article le souci de l’équité. M’intéressant en priorité à la personne de Denis Robert, j’ai remarqué la disproportion de moyens entre la personne du citoyen Robert et le reste de la machinerie Clearstream. Comme je l’écrit dans mon article, même si monsieur Robert s’est fait duper dans cette affaire et que cela a entrainé quelques confusions (des détails à mon avis) aujourd’hui éclaircies le gros du poisson est sur la table. En ce qui concerne les journalistes, voici ce que j’écris en conclusion à mon article : « Denis Robert a quand même des appuis dans la profession. Tout les confrères ne sont pas des chiens assis. C’est ainsi que plus de 500 journalistes ont envoyé leur carte de presse en signe de solidarité et le syndicat national des journalistes lui renouvelle son soutien. Au-delà, des journalistes indépendants célèbrent chez Denis Robert l’exercice artisanal d’un métier respectable. Tout le contraire d’un tricheur, d’un manipulateur, d’un corbeau. »
    Sinon, comme vous (non cela n’est pas prétentieux), je suis humaniste et libre-penseur. Merci en tout cas pour l’intérêt que vous nous portez.

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  8. Pierre Meur

    22 octobre, 2009 à 14:25

    Lediazec,

    Ma réflexion n’était pas vraiment née de votre article, mais elle m’est revenue à l’esprit, en le lisant. Je trouve votre article, très bien au demeurant, et assez équilibré.

    C’est peut-être l’expression « Tous les confrères ne sont pas des chiens assis », qui m’a fait réagir. Je voyais le « chien non-assis » comme un pitbull à l’attaque. Je me demandais si l’attaque avait d’autres finalités que l’attaque elle-même. C’est un procès que je ferais volontiers au journalisme d’aujourd’hui. C’est comme si l’attaque était devenue systématique du journalisme. Est-ce ce que c’est ce que l’on enseigne dans les écoles de journalisme ? Un « peu importe ce que tu attaques, Coco, ce que demande le lecteur, c’est que ça saigne ! ».

    Où passe la validité d’une information dans une vision qui n’est orientée que « contre » ? Qui donnera le « pour » ?

    Le journalisme est le regard sur ce à quoi nous n’avons pas accès. Il me semble normal que la presse soit neutre et apporte une information travaillée à charge, mais également à décharge, afin que le lecteur puisse tirer lui-même ses conclusions, et non être influencé dans ses conclusions.

    Pour rentrer dans un point Godwin, le régime nazi n’a pas procédé autrement dans sa propagande antisémite que ne le fait aujourd’hui la presse dans sa définition du « tous pourris » applicable à tous sauf à elle-même.

    Le cas de Tariq Ramadan est représentatif sur ce point. Faut-il focaliser le lecteur sur ce que cache Tariq Ramadan et qui ne peut être que supposé ou basé sur des indices opportunément choisis, ou au contraire parler du fond du propos public, donc affiché, de Tariq Ramadan, et qui est plutôt modéré ?

    Sommes-nous si éloigné du discours qui précipita l’avènement de la Shoa en d’autres temps et qui aujourd’hui stigmatise systématiquement la population musulmane au nom de justifications qui sont mêmes contraires aux droits de l’homme (article 2) ? Comment redéfinirions-nous Israël, et je vous assure que je suis loin d’être anti-israélien, si devant la menace d’un conflit encore plus important qu’aujourd’hui, Israël usait du nucléaire pour s’assurer la victoire ?

    On serait dans la même conclusion que faisait le régime nazi : « la fin justifie les moyens, et seul celui qui gagne a raison devant l’histoire ». L’hypothèse inverse, l’Iran attaquant Israël d’une manière « définitive » est également une potentialité, bien entendu.

    Le discours humaniste et l’ouverture au dialogue, tout azimut, plutôt que l’installation dans le monologue « montreur du doigt », me semble plus indispensable que jamais. Bon Dieu, j’aimerais tant que les journalistes en prennent conscience, car ce sont les journalistes que l’on lit, ce qui rend leur liberté d’expression d’autant plus responsable. C’est trop facile de dire que le mal, c’est les autres, quand on a allumé la mèche.

    Je ne vaux pas mieux que les journalistes, mais, moi, je ne suis pas un professionnel. Je ne suis qu’un citoyen qui s’interroge.

    Bien à vous, et bonne continuation,
    Pierre Meur

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  9. clarky

    22 octobre, 2009 à 15:04

    désolé, je ne jure que par le croc à fumiers idéal pour aplanir les sols mouvants de la justice.

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  10. b.mode

    22 octobre, 2009 à 17:10

    Tout d’abord bravo à Rodo et à Pierre d’avoir su installer ici un débat cordial bien qu’antagoniste. Pour ma part, je préfererais toujours le journalisme « montrage du doigt » selon l »expression de Pierre à un journalisme passe-plat, asservi et courtisan façon Mougeotte…
    http://www.lefigaro.fr/editos/2009/10/16/01031-20091016ARTFIG00292-la-fin-de-la-recre-.php

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  11. lediazec

    22 octobre, 2009 à 18:57

    Merci Bernard. « Débat cordial bien que antagoniste ». J’aime le principe. Jusqu’à un certain point, je préfère parler plutôt que de crier ou jeter l’anathème. Cela étant, je suis de plus en plus agacé par ce « journalisme passe-plats » dont tu parles. Dans ce concert de soumission, dans ces grands groupes de presse qui nous gouvernent, la notion de journalisme est un lointain souvenir d’école pour ceux qui exercent le métier dans ces grosses boites. Cela ressemble un peu au métier d’ingénieur chez France Télécom. Depuis longtemps déjà on parle dans la corporation des journalistes de « salariés de l’information » ou « d’employés de la presse ». Leur savoir-faire se limitant à transmettre la bonne information au bon moment pour le compte de tel ou tel groupe, contre ce qu’il est convenu de nommer la masse informe du peuple d’en bas pour remettre à jour une formule on ne peut plus vraie. Bien sûr, la dite classe ne comprenant rien aux rouages de la politique n’a qu’une chose à faire : la fermer ! Le malheur pour ces seigneurs de la pensée est que la basse ne veut plus la fermer. Ainsi la grande majorité des mal parlants et des mal comprenants est en train de faire un nœud avec la classe politique pour cause d’arnaque prolongée. Elle est en train d’ajouter à se sac de crabes tous les autres crabes. Quelle qu’en soit l’espèce, un crabe est un crabe.
    Donc, oui, aussi brutal que cela puisse paraître, cela est monsieur Meur. Et si des gens entendent des cris désagréables, des hurlements incommodants ou quelque chose de semblable dans les quartiers paisibles des villes et des capitales, c’est que ces gens qui ont tant de choses à dire, se sentant à l’étroit ou étouffés par le système, il ne leur reste que des petits interstices pour crier au secours ou hurler leur colère. D’où la sensation de bruit.
    C’est ma façon de voir et de penser les choses. A l’heure qu’il est le débat me semble, plus que nécessaire, impératif ! A force de prendre les gens pour des couillons, les gens deviennent couillons et là, il n’y a plus de place pour le débat… Vous comprenez où je voulais en venir avec la justice, monsieur Meur ? Bien sûr.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  12. Pierre Meur

    23 octobre, 2009 à 1:05

    La question n’est pas de savoir si il y a des salauds. La question est de savoir qu’elle est la motivation de ceux qui dénoncent les salauds. D’où l’intérêt, très pragmatique, d’un journalisme neutre sachant travailler à charge et à décharge pour fournir une information complète et non-orientée.

    Si pour vous une information complète est une information passe-plat, c’est que vous voulez faire la révolution et non informer. Chacun son rôle. Les journalistes d’un côté, et les révolutionnaires de l’autre. Mais si je peux me permettre, les révoltés n’ont jamais fais de bons révolutionnaires. Crier, ce n’est pas penser, c’est juste crier. On ne change rien en criant.

    Quand deux millions de personnes sont dans la rue, il y en a cinquante qui reste à la maison. Ce n’est pas parce que la majorité est silencieuse qu’elle approuve. Quand l’information est orientée, l’information qui parvient à la majorité silencieuse agit sur elle comme une plage de pub. La répétition fait le reste. Si vous croyez que la pub est inoffensive, demandez-vous pourquoi les entreprises y investissent des sommes plus que considérables.

    Quand on a matraqué l’opinion publique allemande avec des slogans antisémites, la majorité des allemands sont devenus des antisémites. Croyez-vous que les allemands étaient plus con ou plus influençable que vous ?

    Question très importante : Êtes-vous encore capable de critiquer votre raisonnement ? Qu’est-ce qu’un libre-penseur ?

    Pensez-vous que parce que je parle du rôle du journalisme et que je le remets en cause, je suis à cataloguer dans camp de ceux à qui vous vous opposez ?

    Bien à vous,
    Pierre Meur

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  13. Pierre Meur

    23 octobre, 2009 à 1:13

    b.mode,

    Pensez-vous que le « montrage du doigt » vaut mieux que le « rasez gratuit » à la fin de la guerre ? Pensez-vous que ceux qui rasaient les collabos étaient des humanistes ou des gens qui assouvissaient leur ressentiment ?

    Que cherchez-vous ? La justice ou la vengeance ? Laquelle de ces deux options a des vertus éducatives ?

    Bien à vous,
    Pierre Meur

    Répondre

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