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( 26 octobre, 2009 )

Monsieur Besson, l’élégance du doigté

identite01.jpgAlors que les affaires se bousculent au portillon de la Sarkozie (Epad, Clearstream, Karachi, les dépenses du président à l’UE…), que le climat social ne cesse de se dégrader, y compris chez les gens qui ont encore un boulot (suicides réguliers dans les grosses boîtes…), que la situation générale du pays plonge petit à petit son nez dans le purin, voici que pour calmer les esprits, monsieur Eric Besson, jamais à court d’une félonie, ministre de l’immigration, veut son petit débat sur l’identité nationale. Gouverner c’est adresser des doigtés aux vraies questions.

Faut-il que le gouvernement soit au plus mal pour vouloir insister sur un sujet aussi sensible, faisant courir au pays le risque d’un dérapage racial qui n’arrangerait personne, sinon les courants extrémistes d’une droite frustrée et toujours revancharde, pour qui le mal est déjà identifié. En utilisant la question raciale comme placebo à l’incapacité gouvernementale, monsieur Eric Besson, faisant diversion, joue avec des allumettes dans l’usine à gaz. C’est cela la mission d’un ministre politiquement responsable ? Pour noyer le poisson, monsieur Besson parle de « grand débat », de « forces vives » et de « grand colloque de synthèse », avant d’ajouter, le miel collé au ciel de la bouche : « aux préfets et aux sous-préfets d’organiser des réunions avec les forces vives de la Nation sur le thème de qu’est-ce qu’être Français, quelles sont les valeurs qui nous relient, quelle est la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers. »

Avant d’ajouter, version Jean-Marie : « Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français. »

Le plus beau dans son intervention étant cette conclusion sertie dans le métal de la honte la plus crasse : « Je pense par exemple qu’il serait bon – aux États-Unis c’est banal, en France ça reste parfois compliqué – que tous les jeunes Français aient une fois dans l’année l’occasion de chanter la Marseillaise. »

Ce que vous faites monsieur Besson n’est pas défendre les valeurs de la République, ni celles de la constitution. Ce que vous faites s’appelle incitation à la haine raciale. A grossier et vulgaire, vous venez d’ajouter une autre qualité : facho !

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( 25 octobre, 2009 )

Chutes et rechutes

chute01.jpgOn dit souvent que le temps passe, oubliant de souligner qu’il dure. Vrai que la mesure est élastique. Selon les circonstances il donne le sentiment de ne pas dérouler la même vitesse pour tous. Il est donc concevable de ne point le trouver aussi long selon que l’on converse, sirotant une boisson stimulante, avec Perséphone, que subissant les âneries d’un Nicolas Sarkozy monté sur estrade, rattrapé par ses tics.

Il est dimanche matin et je fais mon petit tour de jardin les pieds dans la rosée. Il fait beau. Frisquet mais beau. Le feuillage des ailanthus a la couleur rougeoyante de l’automne. Le café à la main, je constate que les dahlias s’épuisent, alors que les schizostylis, vermillon et rose, affichent une belle santé. Merci Giscard, le presque prince charmant de lady Di, pour ces stupides et incessants changements horaires. Merci à tous ceux qui ont suivi, perpétuant la même stupidité. En cela gauche et droite ont plus d’un point en commun. Cela me fait plaisir de regarder les fleurs, le cloches voisines sonnant à la volée. J’aime les schizos, ces petits glaïeuls de la famille des iridacées originaire d’Afrique du sud. J’arrive au pied du mimosa chenille de l’ami Laurent pour constater que lui aussi est bien installé, à proximité du céanothe. Déjà dimanche ! Je n’ai pas senti le poids de la semaine me rouler dessus. Mes articulations ont l’air de penser tout le contraire.

La semaine a été pleine d’un tas de choses. Des pleins containers de produits nocifs, comme seule une république en décomposition avancée est en mesure d’en livrer.

Il y a le procès Clearstream qui vient d’être mis en délibéré. La traduction de Clearstream étant « eau de roche » ou quelque chose d’approchant, je crains qu’en la circonstance la locution « clair comme de l’eau de roche » ne puisse hélas s’appliquer à ce numéro de pantomime d’où la justice du pays ne dégage pas l’image d’indépendance à laquelle elle peut et doit toujours prétendre.

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( 25 octobre, 2009 )

Des protozoaires de la gauche Caviar-Carla

caviar01.jpgA l’origine, j’avais envisagé d’écrire un billet sur la gauche Caviar-Carla (Ca²). La composante la plus récente mais non la moins influente du Sarkozysme. Celle qui a permis à notre président de découvrir à 54 ans les joies de la lecture, du théâtre et des concerts branchouilles. Celle pour qui l’argent a une odeur fétide mais qui est bien contente d’en posséder un max. Celle qui méprise la bande du Fouquet’s, noyau dur et socle initial du Sarkozysme, constituée avant tout de puissants patrons de groupes industrialo-médiatiques comme Bernard Arnault, Martin Bouygues, Vincent Bolloré ou Serge Dassault mais également de poids lourdingues du monde du show bizz et du sport  comme Johnny Hallyday, Christian Clavier, Jean Réno, Arthur, Basile Boli, Bernard Laporte ou encore Richard Virenque. Une belle brochette de joyeux drilles soit dit en passant…

La gauche Ca² n’a pas plus de considération pour la branche politique du Sarkozysme, faite de courtisans du premier cercle qui doivent tout à Nico 1er. Un aréopage improbable de perroquets dressés à répéter dans les médias exactement les mots que leur a appris leur maître le matin même. Des porte-flingues fidèles à jamais, prêts à tout pour sauver leur chef car ils n’existent politiquement que grâce à lui. Et là, on trouve pêle-mêle Frédéric Lefebvre, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Nadine Morano, Christian Estrosi, les époux Balkany, Roger Karoutchi (actuellement sur la touche) ou encore Rachida Dati (revenue  en cour)…

Non la gauche Ca², c’est autre chose, voyez-vous. Je m’apprêtais à essayer de savoir ce qu’elle recouvrait exactement quand je suis tombé sur un excellent papier du Monde signé Ariane Chemin. Il narre la soirée de mariage d’Henri Weber et de Fabienne Servan Schreiber, le 15 septembre 2007, soit quelques jours avant la rencontre mythique chez Séguéla entre la belle transalpine et le petit teigneux.  Force est de constater que tous les composants de la gauche Ca² sont au rendez-vous. Ils sont venus, ils sont tous là. Inutile d’en rajouter…

La gauche à la noce
Gare aux trompettes de la renommée. Par un bouche-à-oreille très parisien, le mariage de Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma et de télévision, et d’Henri Weber, héros trotskiste devenu député socialiste européen, s’est transformé en quelques jours en un petit happening politique, échappant malgré eux à ses organisateurs. Restes d’une belle lucidité soixante-huitarde, génération qui aime tant se raconter ? Nombre des 800 invités de la fête ont éprouvé l’envie de rapporter, les jours suivants, leur soirée du samedi 15 septembre, sentant confusément que, sous les rampes du Cirque d’hiver, s’était dessiné un tableau allégorique. Ou devinant que, dans ces retrouvailles de la gauche arrivée, s’était écrite, volens nolens, une petite fable.

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( 24 octobre, 2009 )

Sarkozyssures

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Il y a quelque chose de moisi en Sarkoland. Certes, on pressentait dès le début de son mandat que le prétendu guide suprême conduisait le pays droit dans le mur. Le moins qu’on puisse dire, est qu’on n’a pas été déçu du voyage. A mi-parcours, le bilan socio-économique est catastrophique. Les riches et les puissants sont parés de  tous les atours tandis que les petites gens se suicident au travail ou crèvent dans la rue. Les banques recommencent leur jeu dangereux d’apprentis-sorciers. La dette nationale atteint des proportions paroxystiques. Le chômage galope et les actionnaires palpent le jackpot.

Les libertés fondent comme neige au soleil. La justice est instrumentalisée, les prisons regorgent de détenus, la France est en 43ème position du classement mondial du respect de la liberté de la presse. Les medias sont stigmatisés par Nicolas 1er et ses valets à la moindre incartade. Des migrants sont expulsés dans un pays en guerre. Le racisme  ordinaire inspire un ministre de l’intérieur et aussi des élus. Un nourrisson pistonné se voit proposer la présidence d’un des plus grands centres financiers d’Europe. Un ministre de la justice veut couper les choses des délinquants sexuels. La Sarkocratie, enfant bâtard de la bande du Fouquet’s, du premier cercle de sarkozystes 100% pur jus et des protozoaires de la gauche caviar-Carla  restera dans l’histoire comme un véritable drame pour l’hexagone… Dis papa, c’est loin 2012 ?

( 22 octobre, 2009 )

La presse étrangère se gausse…

liberte001.jpgEn matière de respect de la liberté de la presse, la France n’est plus loin de faire figure de cancre, au fond de la classe tout près du radiateur immonde de la censure rampante. Le prétendu pays des droits de l’homme apparaît en effet au classement mondial 2009 de Reporters sans frontières à une sinistre 43ème place derrière des pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana, le Mali, l’Uruguay ou le Costa-Rica.

La réalité dépassant désormais l’affliction, il suffit de se rappeler l’arrestation pour le moins musclée de Vittorio de Filippis, le directeur du développement de Libération et ex-directeur de la publication du journal dans une affaire mineure de diffamation publique. Il convient également de se souvenir que des journalistes de Rue89 et de France3 furent convoqués par la police après la diffusion d’une vidéo off où l’on voyait Sarkozy s’en prendre à un stagiaire parce qu’il ne lui avait pas retourné son bonjour. On n’oubliera pas non plus les multiples pressions exercées par l’Elysée sur tel ou tel journal, sur tel ou tel journaliste. On gardera à vie gravé dans un coin de notre mémoire, les parodies d’interviews présidentielles des Ferrari-Pujadas ainsi que l’éditorial gluant d’Etienne Mougeotte.

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