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( 4 octobre, 2009 )

Mélenchon: « Les irlandais ont fini par céder »

http://www.dailymotion.com/video/xaoy5d

Source Europe 1

Rien à ajouter à cette minute nécessaire de monsieur Mélenchon qui résume à peu près tout ce que je pense sur la chose. La France avait refusé l’Europe du néo-libéralisme, du fric, des banques et des multinationales… Les irlandais et les hollandais aussi. Pas grave ! Faisant fi de la volonté populaire, une fois de plus, on passe en force le suppositoire prescrit par les sachants et les puissants. Dans cette affaire la démocratie s’est mordue les doigts jusqu’au sang. Le sang, entre autres, des suicidés de France Télécom immolés sur l’autel du profit et de la compétitivité

 

( 3 octobre, 2009 )

Mes nuits sans Brice H.

dali02.jpg5h10. J’extrais vaille que vaille ma viande du paddock. J’ai fait un mauvais rêve dont l’incohérence m’a sorti des limbes. Une blonde jouait avec ses gosses à Grand Theft Auto IV, un jeu vidéo violent où l’on vole, tue et viole. C’est pédagogique, qu’elle expliquait sur un plateau téloche. Plus on joue, moins on joue. A voir la gueule de ses grands mômes, ils avaient plutôt l’air assidu à la chose. C’est pédagogique, on vous dit hurle à nouveau la vilaine voix dans le poste. Je suis tout en sueur, j’ai des frissons, j’hallucine, Eugène !

J’me convaincs bon an mal an que ce n’est qu’un délire sordide, que la vie va reprendre son cours réel, que j’ai dû abuser la veille d’un Côte du Rhône-villages. J’ai un mal fou à la caboche. Comme si un 35 tonnes m’avait déversé l’intégralité de sa marchandise sur la plaque osseuse. J’avale deux Aspégic et trois Dolipran. Et je me refous au pieu. Pas farouche, Morphée me reprend illico dans ses bras.

Là, je suis dans une drôle de jungle. Sauf que y’a pas Tarzan ni Jane mais un drôle de gugusse qui me fait des doigts d’honneur. Il a le regard froid d’une murène. Il dirige une horde de casqués qui tapent sur tout ce qui bouge. Il parle de délicatesse. Il dit que les casqués sont vraiment délicats parce qu’ils ont enlevé leurs pompes avant d’entrer dans une mosquée de fortune pour arrêter des réfugiés. Ça recommence, je gémis, je grelotte, j’ai la fièvre.

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( 2 octobre, 2009 )

Je suis le gardien du phare et autres récits – Eric Faye

faye01.jpg

Chacun fait ce qu’il peut pour mettre la vie au centre de ses préoccupations morales et intellectuelles. Pour améliorer la qualité du fil qu’on tisse inlassablement d’une génération à l’autre. Faisant de cet acte l’accord majeur de ma musique, c’est dans les bulles du champagne idéal que j’aimerais voir progresser l’humanité et non dans cette athrepsie qui nous tient lieu d’existence et que certains politiques célèbrent comme étant le seul exemple à suivre.

La vie est comme un livre et le livre comme un train qui croise la vie sans jamais s’arrêter. Dans cette agitation permanente, des gens naissent, vivent, rient, pleurent et meurent ayant pour obsession le nom de cette gare utopique dans laquelle le train finira par s’arrêter un jour ou l’autre.

Le visage collé à la vitre, le halo de la buée décrivant un cercle difforme, absorbé par le cri des essieux sous les wagons, le passager est magnétisé par l’immobilité. Le temps passé et le temps présent suspendus à la nébuleuse des temps futurs.

Chaque livre a une histoire. Un parcours. Le livre est un être à part entière. Il a des choses à partager et d’autres qu’il garde pour lui. C’est cela la magie d’un livre : les choses qu’on découvre au moment de sa lecture et celles qui vous arrivent à l’esprit beaucoup plus tard.

J’aime la musique d’Éric Faye. Elle est un contrepoint à l’agitation que traverse l’époque. Ce livre est constitué de neuf récits que la critique a célébré lors de sa sortie avec plus ou moins de complaisance. Il se reposait dans mon grenier, lorsque, hier, je suis passé à sa hauteur…

Chaque personnage de ces récits est un anonyme empruntant à l’auteur une facette qu’il dispose au hasard de ses pas pour construire un ensemble d’où se dégage un regard distancié mais pas naïf sur l’histoire d’une époque perdue au milieu de ses mensonges.

C’est une façon non pas de fuir, puisque la chose est impossible, l’auteur sait ça mieux que personne, mais de passer d’un sujet à un suivant dans une réflexion d’où il ressortira que le voyage valait la peine d’être vécu, même si le résultat n’est pas toujours celui qu’on pensait pouvoir obtenir. Et pour cause !
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( 1 octobre, 2009 )

La vengeance d’Arlette ?

Image de prévisualisation YouTube

Hasard ou coïncidence, quelques jours après l’humiliation faite à l’Arlette, un florilège des mises en scène et autres manipulations médiatiques de l’ami Sarko est diffusé au 20 H de Pujadas sur France 2. Rien de neuf, me direz-vous, sous le soleil de Satan. Nous connaissions tous ces images largement accessibles sur le net. Mais le montage en rafale des fausses scènes de liesse et des vrais mouvements de foule hostile au président est accablant. Et, malgré la tentative désespéré de Roland Cayrol pour sauver le soldat Sarko en expliquant, doux euphémisme, sa communication directe mais contrôlée, une petite question nous interpelle au niveau du vécu. Pourquoi ce reportage sort-il enfin des tiroirs de l’auto-censure de la chaîne publique ?

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