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( 21 novembre, 2009 )

Buzz de là !

camus02.jpgHomme libre ayant ma vie durant oeuvré avec conviction pour l’avènement d’un monde et d’une pensée libres dans une démocratie digne, j’ai pour Albert Camus et pour quelques penseurs non inféodés un grand respect. Cela m’amène à éprouver pour l’opportunisme politique, d’où qu’il vienne, une aversion absolue.

Ne sachant que faire pour lustrer un feuillage craquelé et terni, le National Président est en désespérance. Rien de favorable ne s’engageant à l’horizon, il cherche chez Marie Débrouille de quoi bricoler un intérieur aux murs écaillés. Le ciel est plombé et les astres se conjuguent au négatif dans son thème astral. La période n’est pas bonne pour les initiatives. Tout ce qu’il entreprend se retourne contre lui, y compris les choses dans lesquelles il n’est pas directement impliqué. Voilà ce qui arrive quand on prend le peuple pour de la volaille.

Nicolas de France n’a pas la baraka. Au casino, il aurait déjà été nettoyé, se retrouvant à emprunter à gauche ou à droite de quoi se refaire une santé. Ça tremble dans le palais. A la léthargie qui le happe de temps à autre, succède une période d’hystérie. Pris de colère, il convoque et savonne ses conseillers pour qu’ils se bougent le train, lui trouvent un bon plan. Un buzz comme disent les pratiquants de l’internet. Ce peuple obscur et gluant qui cherche à lui faire la peau et contre lequel il multiplie vainement les actions.

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( 20 novembre, 2009 )

Main basse sur une qualification douteuse

En définitive, la France d’aujourd’hui possède l’équipe de football qu’elle mérite. Une dream team à son image… froissée. Sans idée directrice (à l’instar de sa politique économique plus zigzaguante que les lacets d’Oudon), sans âme (au diapason de son sinistre chantre de l’immigration Eric Besson), sans panache (tel son capitaine obligé de monter sur un tabouret pour prendre de la hauteur) mais calculatrice (voir les sondages élyséens cédés gratuitement aux journaux afin de manipuler l’opinion), truqueuse (comme son charcutier Marleix redécoupant les circonscriptions comme on tranche du saucisson ardéchois), couarde (ainsi le refus d’obstacle de Cheval Fougueux face à la fronde des 11 000 maires) et tricheuse (la vraie-fausse présence du même Cheval fougueux le 9/11/1989 au pied du mur de la honte, sa visite manipulée à l’usine Faurecia etc. etc.), liste à compléter par chacun…

Au vu de cet inventaire pas tout à fait à la Prévert, on peut s’interroger sur la valeur de la qualification… des gens qui nous dirigent. Morale à zéro semble être le slogan des supporters de cet aréopage-là. Tant les inégalités se creusent sous cette gouvernance, tant le cynisme devient la norme en matière d’action comme de communication, tant les mensonges et autres manipulations sont pléthores.

En Sarkozie, qu’importe le Falcon, pourvu qu’on est l’ivresse… des cimes mais surtout du pouvoir !

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Fullhdready

Après l’indécent triomphe de Raymond la science infuse, admirons la pertinence de la journaliste qui interroge un chef de l’état aux anges à l’issue de la médiocre rencontre contre les buveurs de houblon fermenté… Pas un mot sur la paluche de Titi, faut pas gâcher la fête ! (A partir de 1’30″)

( 19 novembre, 2009 )

Un petit sachet de misère pour la route ?

l18.jpgQue nous soyons pour ou contre la fessée, avec ou sans loi, une chose est sûre : rien ni personne ne peut grand-chose contre la branlée que nous recevons en ce moment, aussi bien culturelle que politique. Force est de l’admettre : la politique est au service de l’argent. Le politicien est la potiche du système libéral actuel, avatar radical du grand capital, son serviteur, son agent. Son chien de garde.

La planète se délite et la seule chose qu’on nous propose c’est d’écouter les bonnes intentions des gouvernants sans piper mot. Si d’aventure l’idée vous vient de mettre en doute la conduite des affaires du pays, d’en dénoncer la dérive autoritaire, gare à vous ! Vous êtes mûr pour un débat identitaire et pour une marseillaise matinale à l’école, comme d’autres ont obligation de réciter le coran.

L’obscénité vient de franchir un degré supplémentaire dans la frénésie du fric facile. On convoque des gens dans la rue pour une distribution gratuite d’argent liquide. Cela me fait penser à ces vieux films de cape et d’épée où l’aristo jetait au manant en passant. Promis/juré/craché, vous aurez droit au miracle. L’argent c’est fastoche, pas besoin de travailler, aucun effort, sinon celui de tendre la main. Quelques milliers de personnes se sont déplacées. Submergés par le nombre, pris de panique, les organisateurs de ce buzz de la misère prennent peur et décident d’annuler l’opération. L’effet de surprise est dévastateur : la kermesse s’est transformée en échauffourée. Se sentant flouée, la foule s’est défoulée. Des vitrines sont brisées, des voitures renversées, des magasins vandalisés et des émeutiers sont arrêtés. Les réactions ont été nombreuses et l’entreprise qui organisait la chose, se frottant les mains, pointe (dans un premier temps) du doigt les services de la préfecture avant de se raviser, reconnaissant « une erreur » voire « une catastrophe ». Comme on dit : « faute avouée est à demi pardonnée ». Mais les faits sont là dans toute leur brutalité. Un sentiment de dégoût s’est emparé de l’opinion publique. Au-delà de l’événement, les gens s’interrogent sur des problèmes d’ordre moral et politique.

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( 18 novembre, 2009 )

Cheval fougueux refuse l’obstacle

cheval100.jpgCheval fougueux est un bipède courageux mais pas plus téméraire que ça. Plutôt que d’affronter le grand concours de saut d’obstacles que lui avaient concocté, porte de Versailles, onze mille maires en furie, il a préféré rentrer au ranch benoîtement. Pas au sien, Devedjian, le palefrenier souffre-douleur du 92, étant loin d’avoir fini de « nettoyer les écuries d’Augias » du département. A-t-il du reste un jour commencé ? Poser la question, c’est déjà y repondre. Bref, c’est au haras royal de son ami Abdallah, le souverain wahhabite, celui-là même qui l’a gratifié de l’amusant sobriquet équin cité ci-dessus, que Poney indomptable, comme le surnomment également certaines irrespectueuses amazones, s’est opportunément réfugié.

Pour ne pas sombrer vingt mille lieues sous les maires, il ne fallait pas envoyer à la boucherie ni un poulain de l’année ni un vieux bourrin sur le retour pour pallier l’absence fortuite de notre pur-sang hongrois. Ce fut à un habitué des secondes places qu’on intima l’ordre de dompter la colère des bourgmestres. La parité n’étant pas encore de mise en matière d’élus, ce n’est pas loin de onze mille verges qui fustigèrent à son entrée dans le manège (ou plutôt dans l’arène), le sang froid du sourcilleux volontaire désigné. Huées et sifflements accompagnèrent pendant de longues minutes le pas cadencé du canasson meurtri. (voir vidéo ci dessous)

Pendant ce temps-là, notre fier destrier goûtait aux joies des paradis saoudiens. Officiellement pour y négocier des contrats. Du nucléaire civil par exemple. Il aime ça les signatures de contrats de vente, Cheval fougueux. Il aime surtout à le faire savoir autour de lui à qui veut bien (encore) l’entendre. Au fait quelqu’un a des nouvelles de l’achat par le Brésil de nos chers et fiables Rafale ?

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( 17 novembre, 2009 )

Tarnac et affaires louches

coupat.jpgCoupat est une affaire comme l’État en produit de manière ponctuelle. Une affaire comme il les aime et avec laquelle il alimente l’âtre des combustions de son histoire. Utilisant la peur comme carburant, son moteur fonctionne à plein régime.

D’une république à l’autre ; d’un service de police au suivant ; d’un magistrat assis à un fonctionnaire soumis ; d’une affaire à sa prochaine, un objectif : faire mousser mettant à mal le respect de la démocratie et de la justice. Aidant le gouvernement en place afin de faire oublier au pays l’étendue de sa médiocrité. Accessoirement, le plaisir sadique que tout pouvoir éprouve à l’idée de sa puissance devant celui qui n’a rien d’autre à espérer que l’intervention divine (très improbable) ou celle d’une opinion révoltée par le scandale et l’iniquité. Ce fut le cas dans cette malheureuse affaire Tarnac dont plus personne aujourd’hui n’ignore les détails.

La manipulation est un plat mitonné. Une recette ancestrale. Chez les initiés on nomme cela la « cuisine familiale ». Plusieurs éléments sont nécessaires pour sa réussite, les ingrédients étant toujours les mêmes : une bonne dose de crise économique, extra et intramuros, un gouvernement discrédité cherchant un peu de lustre, un ministre de l’intérieur à la botte et sans scrupules (homme ou femme, c’est indifférent), une opinion traumatisée par la menace terroriste et un président velléitaire. Ajoutez à cela la bonne dose de mensonge et vous avez un bon plat de résistance. Mélangez le tout, faites cuire à petit feu, remuant de temps en temps, et vous obtenez l’affaire Coupat. Temps de cuisson : au pif. L’odeur vous indiquera la marche à suivre. Pour que la chose atteigne son degré de saveur optimum n’oubliez pas d’ajouter une pincée de « association de malfaiteurs » et « dégradation de bien public ». Les citoyens sont très sourcilleux sur ce point, le « bien public ». Cela les ramène à tous ces sommes d’argent versées sous forme d’impôts pour ce bien public.

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