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( 9 novembre, 2009 )

L’âme est ce gaufrier…

fillon03.jpgDimanche minable, celui que j’ai vécu ce 8 novembre. Pas moyen d’aller pisser dans le jardin. La chose est assez frustrante pour que je le souligne, même si cela n’interpelle nul autre que moi. Les fleurs des quelques bouquets de schizostylis qui restent s’étaient recroquevillées, arborant une quasi position fœtale. Un psy quelconque pourrait évoquer à l’instant un tas de références inutiles. C’est à travers les vitres sales de mon séjour que je regardais un jour qui n’avait de nom que le jour. Avec ça, le café : une grande étendue d’eau, le filtre s’étant replié au moment de la fermeture de la cafetière. Toujours cette pluie incessante. Pour le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin on pouvait espérer mieux que ce rideau d’ennui. Où étais-je à cette époque ? Telle est la question qu’on pose en ce moment à tout va. J’étais là, derrière ma vitre sale. Déjà ! Si ça continue de pleuvoir comme ça, je laisse tomber la bagnole et je fais les 8 km jusqu’à la piscine à la nage !

Les « bonnes » nouvelles sont assez rare en cette journée diluvienne pour que je ne fasse pas partager celle qui m’a aidée à tenir en ce dimanche sombre. La lecture de l’entrefilet parlant de la volonté de monsieur Fillon de présenter une droite unie dès le premier tour aux élections régionales du mois de mars, ma procuré une sorte de jubilation. J’ai cru déceler chez le premier ministre l’enthousiasme éprouvé par André Breton après son retour d’un séjour au Mexique. Surréaliste. Qu’on en juge : « l’UMP, le Nouveau centre, le MPF, l’Alliance centriste, les gaullistes, les libéraux, les progressistes, bref tous ceux, élus ou électeurs, qui se reconnaissent dans nos valeurs [...] doivent se serrer les coudes et conduire ensemble la bataille… » Je lui ai mis trois points, car si je l’avais laissé poursuivre, il aurait parlé du chat de la voisine. Cela aurait gâcher le sortilège de la chose. D’autant que la voisine ne partage pas cet enthousiasme. Et jusqu’à preuve du contraire, les animaux domestiques n’ont pas le droit de vote, sauf peut-être chez monsieur et madame Jean Tibéri. Dommage pour monsieur Fillon.

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( 8 novembre, 2009 )

Douillet, un mec sévèrement urné

douillet101.jpgAvouez. S’appeler Douillet quand on mesure 1m96 au garrot (Marie-France si tu nous lis) et qu’on pèse 125 kg tout mouillé, ça interpelle au niveau du vécu. On n’ose imaginer la souffrance intérieure subie jadis par le colosse de Rouen suite aux vilains quolibets balancés sur sa pomme par ses railleurs camarades de la cour de récré. Au fil du temps, la moquerie, les sarcasmes, l’humiliation, ça vous forge un homme. Un dur, un vrai, un tatoué dirait Fernandel. Un de ceusses qui en temps de guerre eut été adjudant-chef prêt à toutes les missions viriles et sévèrement burnées.

Un gars qu’aurait laissé femme au foyer pour s’occuper des chiards. Parce que « c’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever des enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas par hasard« . Pas question qu’elle s’émancipe, la madame. A peine qu’elle s’aime en slip. « De fait, cette femme-là, quand elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d’accompagnement essentiel. (…) Je considère que ce noyau est déstructuré. Les fondements sur lesquels étaient bâtie l’humanité, l’éducation en particulier, sont en partie ébranlés« .

Un vrai penseur que cet homme-là. Dans une autre vie, il aurait pu inspirer Rodin. Sauf que poser pour un sculpteur, c’est pas sa tasse de thé. Juste un truc de gonzesses ou de pédés. A propos de ces derniers, notre nouvel élu de la République, a des propos tout en subtilité. « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ! » Ben voyons, on sent que le gars, en matière de psychologie, il en connaît un rayon. La nuance, il a appris ça sur tous les tatamis du monde.

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( 7 novembre, 2009 )

Telle est Rama

rama100.jpgPas facile d’être ministre du travail, d’être surnommé sous-commandant Darcos, de se battre pour la féminisation des cadres dans les grandes entreprises et de partager la tablée avec la turbulente secrétaire d’État aux sports, Rama Yade. Dans le collimateur de ses partenaires de fonction, aussi bien féminins que masculins, et plus du tout en odeur de sainteté auprès du petit guide suprême en personne, elle n’a rien à battre de l’opinion des uns et de l’autre. Une forte tête, cette fille d’enseignants dont le papa n’était autre que le bras droit et secrétaire particulier de Léopold Sédar Senghor. Pour le reste, une bonne carriériste. Le bon choix, au bon moment.

Rien que pour le plaisir de voir le dépit de certains, j’aimerais que sa superbe plastique quitte le perron gouvernemental, laissant le chef de l’état ruminer sa phrase favorite : « les ministres iront là où on leur dira d’aller. » Comment faire autrement quand on émarge à vingt mille euros net par mois et que l’on souhaite continuer l’aventure au-delà de 2012 ?

Une dirigeante UMP courageusement anonyme  n’est pas la dernière à lui chercher des poux dans la coiffure. A propos d’une histoire de cuisine électorale, elle lâche (elle avait bu un coup de trop ou quoi ?) : « Rama Yade dans le Val-d’Oise fera bien plus couleur locale que dans les Hauts-de-Seine. » La chose est d’un fascisme scandaleux dans la bouche d’une responsable politique. Apparemment la lionne de la Téranga aurait tendance à indisposer les femmes de son parti. Jalousie ? Il n’empêche que ces saillies d’un type nouveau au sein du gouvernement (après les déclarations d’Hortefeux sur les « auvergnats ») ont poussé la lionne à sortir un coup de patte magistral qui a fait son buzz dans les médias : « je refuse ce parachutage ethnique ».

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( 6 novembre, 2009 )

Fadela amarrée

fadela200.jpgFadela amarrée. Non pas à ses convictions qui ont depuis juin 2007, volé en éclats tel un souk palestinien après bombardement ennemi, mais au port glauque du Sarkozysme le plus fumeux. Il fallait la voir ramer tel un d’Aboville en difficulté dans l’Atlantique en furie, ce jeudi soir dans l’émission de Denisot, face aux questions du pourtant complaisant Aphatie et du remonté d’un soir, Ali Badou. Tentant honteusement avec un humour à deux euros cinquante de défendre un bilan proche du néant, elle s’accrochait désespérément tel un bernique à son rocher, à son portefeuille bidon de secrétaire d’état alibi.

En matière de traîtrise, on évoque évidemment Besson. Si caricatural, si rigide, si facilement haïssable de par sa posture, son reniement, son cynisme froid. On songe souvent à Kouchner, si fat, si double, si colérique, si courbé en définitive. On oublie la plupart du temps Fadela, la sympathique auvergnate aux allures gauches et à la gouaille facile. L’ex-pasionaria de Ni putes ni soumises s’est pourtant reniée à 43 ans dans les grandes largeurs sacrifiant sa cause et son combat à son confort intime et à ses ambitions personnelles. Devenant à l’insu de son plein gré, un chantre du Sarkozysme des plus abjects.

Défendant l’indéfendable avec des œillères inquiétantes-les saillies racistes d’Hortefeux par exemple-, elle est désormais ballottée entre le souvenir de ses vénérables luttes passées et la jouissance de sa récente position sociale. Cosette parachutée parmi les rois, éblouie par le strass et les paillettes de la république bling bling, elle assure à merveille son rôle de leurre. Qu’elle se rassure, le messie de poche tient à elle comme à la prunelle des yeux de Carlita.

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( 5 novembre, 2009 )

La tentation totalitaire

pixofr1984orwell01.jpg «Les notions de citoyen et de soldat sont inséparables », disait avec des trémolos dans la voix un certain nain dangereux, Benito Mussolini. Mais ça c’était il y a longtemps et cela se passait loin de chez nous, en Italie. D’ailleurs les choses se passèrent très mal pour lui. Les italiens, fort excités, après s’être montrés très patients, finirent par l’accrocher à un croc de boucher et on n’en parla plus, ou alors dans des cercles très fermés.

Chez nous c’est la France et les choses se passent différemment. Notre gouvernement, bien que velléitaire, est un gouvernement de vidéastes. Sa religion ? Une caméra pour chaque citoyen et des citoyens dans chaque pellicule. La France c’est Vidéowood !

Xavier Bertrand, l’un des trois petits cochons de la fable, secrétaire général de l’UMP, producteur, se dit « complètement favorable » au développement de la vidéo-surveillance. Nécessité fait loi (les régionales sont là) la foire aux idées fait rage dans les rangs de la majorité. Pas d’idées mais une seule direction : propager la peur dans le pays. Après l’identité nationale et le très controversé couvre-feu pour les « mineurs délinquants » à partir de 13 ans, c’est au tour de la vidéo-surveillance de prendre le relais d’une seule et unique vérité : la psychose sécuritaire ! Incapable de construire, de résoudre et de proposer au pays une alternative politique et économique durable, le gouvernement et sa majorité n’ont qu’une idée en tête : développer chez le citoyen un climat de guerre civile.

Même les responsables des syndicats de police se fendent la poire. Voici en substance ce que déclare l’un de ces syndicalistes de la police devant les caméras : « le gouvernement veut réduire les effectif des fonctionnaires de police et par ailleurs monsieur Hortefeux propose le black-out pour les mineurs à partir de 22 h. Nous aimerions qu’il nous explique, comment il compte s’y prendre ?» Ce fonctionnaire n’a pas ajouté que Brice se la secouait sévèrement mais la chose paraissait flagrante à l’image. Cet honnête policier a même ajouté que la responsabilité parentale en la matière, comme le suggère Brice Hortefeux, relève de la douce utopie.

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