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( 31 décembre, 2009 )

Brice d’Auvergne

hortefeux007.jpgLa musique est un cri qui vient de l’intérieur chantait Lavilliers. Après mûres réflexions, BiBi nous donne sa version des faits. Contacté entre temps, l’ami herblinois Babelouest nous a livré la sienne. On la lira samedi lors de la clôture des doigts d’honneur 2009. A cette occasion, dix blogueurs différents tireront le portrait de nos chers nominés. En attendant, écoutons la  drôle de chanson de geste de BiBi consacrée à Brice d’Auvergne… 

Jean-Luc Godard disait que, pour bien évaluer tout Parti au Pouvoir, il fallait regarder à… l’Intérieur. Brice, le Copain d’abord de Little Nikos (ils se sont connus en 1976) est toujours là pour donner un tour de vis supplémentaire à la politique de notre Président. Il compte bien s’appuyer en cette Année 2010 sur la suppression programmée du juge d’Instruction. En cette année 2009, la Presse nous a beaucoup amusé avec Frédéric, Carla, Estrosi, Juppé, Rocard, Séguéla, Dati mais a oublié la trique de Brice dans les coulisses.

Déplacé du Ministère du Travail au Ministère de l’Intérieur, Brice ne se sentait pas à l’aise dans les dossiers du Social. Il restait silencieux, était bien peu coopératif avec les Services de son Ministère, il était en retard pour séduire les leaders syndicaux et leur lancer la poudre aux yeux (les leçons de Valérie, son épouse dépensière, Conseillère Com chez l’Ecureuil, n’auront pas suffi).

Peu de fibre sociale (son arme, c’est la main forte et non la main tendue), carnet d’adresses syndicales au point zéro (pas de marge de manœuvre pour flouer son monde), il ne restait à Brice qu’à demander à son pote Nikos de gagner les Affaires intérieures, là où on a besoin de son Silence, de ses réseaux, de son travail acharné.

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( 30 décembre, 2009 )

Narcisse d’hiver et (a)varié

sarko010.jpgLe milieu de l’hiver fut rude pour notre Narcisse national. Son aura déjà bien fané ne résista pas aux frimas de février. Faut dire, ses auxiliaires rivalisèrent d’ingéniosité pour être à son niveau. Le très zélé Besson par exemple, intronisé le mois précédent ministre de l’Immigration, commença son œuvre nauséabonde par un appel à la délation. Les clandestins qui dénonceraient leurs passeurs se verraient accorder une carte de séjour. Belle entame pour le converti.

En Sarkozie, communiquer rime avec niquer. Quand le peuple gronde, on passe d’urgence à la télé. D’abord on convoque des journalistes potiches qui hochent la tête quand on leur cause et ensuite on explique au dit-peuple qu’on a compris ses manifestations d’inquiétude. Résultat des courses, une heure et demie de logorrhée inepte, une impasse sur le conflit antillais et une révélation. Auparavant Ferrari était une marque de voitures joliment carrossées, désormais c’est un désuet modèle de passe-plats…

Pendant ce temps-là, en Guadeloupe, les choses tournent au vinaigre. Le fébrile Jégo dépassé par les évènements est rappelé à Paname sur ordre venu d’en haut. La grève générale paralyse l’île et s’étend en Martinique. Ironie du sort, un mois et un mort plus tard, ce sont les solutions prônées à l’époque par mister Bean et jugées inacceptables par l’Elysée et Matignon qui dénoueront le conflit.

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( 29 décembre, 2009 )

Princesse Dior

dati001.jpgIls sont tous pareils. Elle aussi. On leur dit quatre lignes et ils nous livrent une bafouille bien fournie. Elle, c’est laetSgo et Rachida est son amie… Merci pour sa contribution !

Elle aurait pu être le symbole de l’excellence de l’école républicaine : elle est l’incarnation de la pire des France, celle du népotisme, des réseaux et du copinage.

L’aventurière ne manque certes ni d’audace, ni d’un instinct quasi-animal que d’aucuns nomment le flair politique. Les fruits de ses études, poursuivies avec zèle mais jamais rattrapées, sont avantageusement remplacés par la fréquentation d’hommes influents, qui vont la propulser en politique et au sein du pouvoir. Rêvant sans doute de prendre sa revanche sur cet Etat de droit dont elle a eu le plus grand mal à intégrer les rangs, arrachant sa nomination avec les dents, tel son patron la croissance, elle tente d’en faire éclater l’ordonnancement avec la réforme de la carte judiciaire et parvient à faire l’unanimité contre elle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Quelle ingratitude alors qu’elle gagne enfin la reconnaissance de ses pairs qui lui attribuent pas moins de 6 prix Busiris !

Arrogante et colérique, drapée dans un luxe ostentatoire qui sied fort mal à sa fonction, elle tyrannise ses collaborateurs qui jettent l’éponge les uns après les autres. Elle sacrifie tout, même sa fille, à des rêves de puissance, à l’attrait de l’argent et au règne de l’apparence, s’acquittant avec zèle de toutes les missions que lui confie le nabot élyséen.

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( 29 décembre, 2009 )

Le Prince Jean

js04.jpg Donjipez est un vieux complice de twitter. Un insomniaque notoire qui émet de l’info jusque dans la nuit noire. Ici, à ruminances, on lui a demandé quatre lignes sur l’héritier Sarkozy pour illustrer le palmarès des doigts d’honneur 2009. Il nous a pondu un billet complet. Le voici dans son intégralité.

L’été n’avait pas été bon pour Jean. Et depuis la « rentrée », cela ne s’arrangeait pas. Une rentrée bien relative d’ailleurs puisqu’elle n’avait été précédée de rien. Difficile de revenir de nulle part. Cela faisait un petit moment que la phrase tournait dans sa tête et lui arrachait un sourire ironique. Pas à sa mère dont il voyait bien qu’elle commençait à avoir quelques doutes sur le génie supposé de son « petit prince ». Encore moins à son père qui n’en disait guère plus qu’à l’accoutumée mais maugréait dans son coin. Pas qu’ils le laissât tomber vraiment d’ailleurs. Mais il voyait bien que ses parents ne comprenaient pas vraiment, il sentait leur acrimonie, leur déception, et il jugeait, à quelques remarques, de ce qui était une muette accusation, un non-dit de reproches effleurés.

Sa mère était concierge après avoir longtemps fait des ménages. Son père était retraité du bâtiment. Ouvrier et fils d’immigré qui avait voulu croire aux principes de l’école laïque jusqu’à en devenir parfois xénophobe pour ceux qui ne se coulaient pas dans le même moule et ne croyaient pas comme il l’avait fait, lui, à la réussite à la force du travail et des efforts. « Faut savoir serrer le poing dans sa poche » était l’une des phrases toutes faîtes qu’il avait parfois voulu faire philosophie de vie et inculquer à sa progéniture.

Cela ne l’avait pas rendu soumis pour autant et il avait lutté et milité de là où il était pour changer les choses. Aujourd’hui Jean voyait surtout qu’il ne les comprenait plus vraiment et quand le vieux sortait griller sa blonde devant la porte avec son chien le nez collé aux talons, il ne pouvait s’empêcher de choper un regard dans lequel il voyait doute, désapprobation et colère rentrée. Il se rendait aussi compte que même sa mère, qui l’avait depuis toujours situé entre la quatrième merveille du monde et le génie universel, doutait. Et pas qu’un peu. Parfois d’ailleurs quelques reproches fusaient sur un mode « tu es trop exigeant mon fils, faut savoir manger son pain noir ». Elle venait d’une famille où on ne mangeait justement pas forcément tous les jours à sa faim mais elle croyait dur comme fer à la volonté et avait la fierté du peu qu’elle avait en s’étant arrachée des pires difficultés.

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( 28 décembre, 2009 )

Narcisse de cinq à sept

sarko007.jpgLe millésime Sarko 2009 ne restera pas dans les annales. Du jaja aigre à ne surtout pas conserver en cave mais à enterrer bien profondément dans les catacombes de nos mémoires usées. A l’inverse de l’alchimiste qui transformait le plomb en or, lui, tout ce qu’il aura approché cette année se sera changé irrémédiablement en eau de boudin. Prenons au hasard janvier. On commence par une série noire aux urgences. Des bourdes et des bévues en chaîne qui aboutissent à des décès en cascade. Soigner, ça coûte cher, surtout les pauvres…

On enchaîne sur un flop au proche-orient. Encore une fois, les gesticulations stériles de Nico 1er n’ont abouti à rien si ce n’est à produire du vent médiatique et à creuser un bilan carbone déjà fort chargé. Se faire mousser à tout prix, telle est la triste quête du bonimenteur. Y compris sur le dos des gens qui meurent à Gaza.

Le juge d’instruction est un vilain petit curieux qui met son nez là où ça sent mauvais. Le supprimer éviterait bien des tracas à des puissants amis. En voilà une idée qu’elle est bonne. Une autre, c’est de proposer le poste de secrétaire adjoint de l’UMP à son rejeton Jean. La valeur n’attend pas le nombre des années. On s’en apercevra quelques mois plus tard.

Après s’être mis à dos les enseignants-chercheurs en minimisant leur travail par rapport à celui des angliches, Narcisse continue une interminable tournée des vœux. Et puis, il y a Saint-Lô où le roitelet se prend en pleine poire un terrible vent d’ouest. Huées et échauffourées sont au rendez-vous présidentiel. Un préfet et un chef de police y perdront leur place. Plus rien ne sera jamais comme avant. Chaque sortie du prince sera désormais orchestrée à l’esbroufe. Des poulets en batterie pour repousser la populace et une clique de figurants pour assurer la claque.

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