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( 2 décembre, 2009 )

Les pendules à l’heure

Les pendules à l'heure dans Politique monolecte02La religion ! Les églises, les temples, les minarets !… Que de sang versé depuis que l’homme, misérable portion, s’est accroché à ses branches, comme le condamné aspire sa dernière bouffée d’oxygène, songeant encore au miracle, même quand il se sait perdu.

Impuissante à gérer sa crise financière et culturelle, l’Europe des couards et des poujadistes a peur. Protégée par les remparts de son confort, « menacée », elle clame, hurle, s’insurge, crie au scandale et réclame. Le référendum suisse est un bel alibi. A partir de ce résultat chez le voisin, elle cherche chez l’autre (c’est ainsi que commencent toujours les mauvaises histoires) des réponses à sa frustration. Avec « l’islamisation de l’Europe et du monde », c’est de notre bas instinct qu’il faut se méfier ! La haine est mauvaise conseillère. Ne nous laissons pas emporter par elle.

Attendant le pire, profitons du moins mauvais. Le moins mauvais (quelle ironie !) dans les circonstances présentes pour la France serait, dans la perspective des régionales de 2010, que le National Président prenne, comme cela se dessine, la direction des manœuvres au sein de l’UMP. Souhaitant faire de ces échéances un test national, il offre à l’opposition une chance inespérée. A elle d’en tirer profit. Elle n’aurait qu’à se baisser pour ramasser le fruit des erreurs présidentielles. A condition qu’elle serre les rangs, qu’elle ne s’adonne pas d’ici là à son sport favori : la guerre intestine. Du côté du PS, force principale à gauche malgré tout, l’affaire Dray met en relief le manque dont souffre le parti depuis la disparition de Mitterrand. Un chef. Un pur. Un dur. Un vrai ! Exclu « momentanément » des listes pour présomption de culpabilité (il fallait la trouver celle-là), la chose fait débat et même un peu plus. Mettons-nous un instant à la place du parti. En perte de vitesse, perdu, égaré, comment envisager le maintien de Julien Dray sur les listes alors que lui pend au nez une convocation chez le juge pour pour une sombre histoire de montre. Mais qu’ont-ils tous avec les montres, nos politiques ? Avouez que maintenir Julien dans ces conditions ne prédispose pas l’électorat à la confiance, offrant par la même occasion à la droite de quoi battre le beurre sans effort. Le présumé coupable/innocent peut compter tout de même sur le soutien de Ségolène Royal (jamais avare d’une bonne opportunité médiatique) et (plus inattendu) celui de monsieur Eric Raoult, le député-maire UMP du Raincy, celui-là même qui avait invité le dernier prix Goncourt à un « droit de réserve » pour avoir déclaré, bien avant le prix, que depuis l’élection de Sarko, vivre en France lui devenait insupportable. Que vient faire monsieur Raoult dans cette histoire, sinon jeter (c’est de bonne guerre) de l’huile sur le feu ?

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( 1 décembre, 2009 )

Enveloppement durable & queue leu leu la mort

1914a.jpgDans la foulée de l’ami Rémi, Jean Firmann exprime sur Ruminances son sentiment sur la votation suisse, qui suscite débats et commentaires. Sans que cela relève du dégel des banquises, ça chauffe quand même un peu. L’auteur vit au pays. Regard intérieur d’homme libre et de poète exerçant sur l’actualité son droit et son devoir de poésie. Œil lucide et averti, sans concession, sur le sujet brûlant du moment. Nous l’en remercions.

Ah ! ces votations helvétiques détestables livrées le dimanche au sus du monde entier 29 novembre 2009 en la clarté glauque des urnes par un paquet compact & contrit et claquant des dents blanches de Suisses tenanciers glaciers des plus splendides dentifrices & prétendus concepteurs à jamais de toutes brosses à dents qui speedy tournent encore plus vite que plus vite tant qu’à foie jaune de Suisse à qui paye vendu ni Dieu ni Marie son humble & bleue terrible marraine, via leurs vendeurs compassés & ahuris tourner si vite le monde ornithorynque n’ont jamais vu.

Sauf un peu vers l’ouest, Genève, Lausanne, le Jura, Neuchâtel, mais hélas pas un sang par le pays ni vers le nord, ni vers le sud, pas un cerveau par tout le pays, pas un cœur qui bougent. Les glaciers fondent ? la belle affaire ! Ils reculent, ces lâches. Mais moi enfin je me contemple humblement, n’est-ce pas dans les miroirs de ma salle de bain & j’en ai plutôt deux qu’une jusqu’en haute & sauvage sauve montagne, de salle de bain. Et la première en ville de salle de bain pleine de tuyaux que quand moi je veux il faut artistement qu’ils bougent. Debout en Calida. Pur coton des enfants explosés au boulot sec et voyou du plein sud. Debout en pyjama, en cette grave & rédhibitoire occurrence les Suisses disent merde à Voltaire, les Suisses disent merde à Rousseau. Comme ils l’ont fait toujours. Et la truie Europe en ses tétines profondes par trente-six trous menteurs et tout autant de chaînes télévisuelles en jouit de plus en plus vigoureusement. Ô peuple souverain, roule-toi dans son cri obscène. Voilà pour le désespoir que les vendeurs de sous tentent de nous imposer.

Mais fais gaffe vendeur sans scrupule de tout,
fais bien gaffe à ton gros orteil
Fais gaffe à ton stupide mâle orgueil

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