Rétro décembre 2009
Riton Proglio, pote de Narcisse et proche de Rachida, va toucher le pactole. Deux millions d’euros par an, mazette, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un canasson… surtout par temps de crise. Et ce pour diriger EDF, une entreprise d’état tout en gardant la présidence de Veolia, un établissement à caractère privé. Bonjour le mélange des genres ! En Sarkoland, il fait bon d’être un ami de Narcisse. Cricri Estrosi, jamais à l’abri d’une ânerie, justifie l’affaire en ajoutant qu’il faut « faire preuve d’un peu de courage » pour refiler un salaire pareil à un chef d’entreprise. Pourquoi pas d’un peu d’héroïsme tant qu’on y est ?
Estrosi, décidément en forme olympique en cette fin d’année s’invite au gluant débat sur l’identité nationale en affirmant qu’une telle mascarade à l’époque en Allemagne eut pu bloquer l’arrivée d’Hitler. On croit rêver, on cauchemarde, on « somnanbule ». Quoi qu’il en soit, le motodidacte justifie magistralement son surnom de bac-5 !
Etrange réaction de Narcisse lors d’un sommet mondial aux States. Il a dit niet au célèbre photographe Platon qui avait décidé de tirer le portrait des chefs d’état du monde entier lors de l’assemblée générale de l’ONU en septembre dernier. « Je déteste les photos » a-t-il crié à qui voulait bien encore l’entendre. A l’instar d’un Dorian Gray, ne peut-il plus se voir en peinture ?
Sommet du ridicule. Annapurna de la bêtise. Le lip dub de l’UMP fait un buzz sur internet. Nos pathétiques ministres se livrent à une farce grotesque en chantant à tue-tête qu’ils veulent « changer le monde« . Servir les intérêts des puissants est leur seul et unique credo. Telle est la triste réalité…
Everest du cynisme. Mon saigneur Lefebvre conseille aux réfugiés afghans d’aller combattre les Talibans plutôt que de polluer notre cher et beau pays. En Sarkofrance, la réalité a dépassé depuis longtemps l’affliction. Narcisse dans la foulée nous explique dans une fumeuse tribune du Monde que « le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. » On lui rétorquera que perdre son boulot et sa maison est autrement plus à l’ordre du jour comme cause de traumatisme par ces temps de misère…
Bling bling. Aux Régionales, on va envoyer Gilbert Montagné faire le zouave en Auvergne sous la bannière UMP. On l’avait déjà fait conduire une voiture dans le désopilant clip UMP . Bientôt on le fera marcher sur l’eau. Sous les sunlights des trop pitres…
Johnny est bien mal en point. On l’hospitalise en urgence à Los Angeles. Le sommet de Copenhague n’est pas mieux. Il accouche comme prévu d’un rat mort. Comme d’habitude, Narcisse a essayé de faire croire qu’il était le sauveur de la planète. Comme d’habitude, il s’est planté et a été remis à sa piètre place par les véritables grands de ce monde… Vert de rage qu’il est !
L’ancienne femme de Besson, le pourfendeur des migrants, se lâche et nous révèle que l’Eric est un authentique coureur de jupons. Lui a des états d’âme car il sent bien qu’il est désormais considéré à droite comme à gauche plus comme un vilain petit canard que comme un chaud lapin.
On amnistie à la Noël. On blanchit, on absout. Juju Dray et Richard Gasquet mais aussi tous les protagonistes de l’affaire EADS, une sale histoire de délit d’initiés. Arnaud Lagardère, le « frère » auto-proclamé de Narcisse peut respirer un bon coup. Et continuer à mélanger joyeusement commerce et désinformation. Les familles des victimes du Karachi Gate, elles, portent plainte. « La difficulté dans ce dossier est que Nicolas Sarkozy est au coeur de la corruption dans ce dossier » révèle leur avocat.
Y’a du rififi dans le nucléaire franchouillard. Proglio encore lui, veut la peau de Lauvergeon, encartée à gauche, et aimerait démanteler son bébé Areva. Pendant ce temps, hasard ou coïncidence, la Corée nous chipe un gros marché de vente de réacteurs à Abou Dabi. Narcisse a eu beau jouer les sémaphores, l’hexagone atomique subit un échec cuisant.
Et tandis qu’en compagnie de Carlita, notre guide de poche s’envole pour Marrakech, le conseil constitutionnel invalide la taxe carbone, qui devait accessoirement renflouer les caisses vides d’un état en friche. Encore un revers pour sézigue qui enrichit là encore sa drôle de collection.
Ainsi s’achevait une année de flips et de flops où bévues et ratages rivalisèrent chaque jour. Il restait encore à subir la moitié du calvaire…
lediazec
27 janvier, 2010 à 9:33
Série d’articles à conserver. Absolument. Entre Almanach et pense-bête, c’est toutes les turpitudes du Sarkozysme sur un an qui y sont consignées.
Bravo à Bernard pour ce gros boulot.
Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence
Droldidé
27 janvier, 2010 à 10:04
@b.mode. Les tribulations sur l’année passée de notre Narcisse et sa bande de malfrats sont relatés avec précision, un vrai travail d’orfèvre. En lisant ces billets je me demandais si tu n’avais pas une sorte d’admiration devant la densité du spectacle offert. Allez! Avoue!
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