De fil en aiguille
Posté par lediazec le 9 février 2010
Attention, sondages en vue ! Régionales oblige, le somnifère des masses est en rayon. La révolution du cacheton est en marche. Selon la température, la couleur des pilules se nuance, ça peu aller du pastel à l'astrakan, voire plus. C'est l'inflation des couleurs. L'urne vous est offerte avec le bulletin. Du papier et des forêts. Chiffres au gros ou au détail. Soyez gentils, venez nombreux. Il y en aura pour tout le monde. Sondage/médias/pigeon. Ouvrez grand la cage !
J'irai voter envers et contre tout. Par conscience citoyenne. Parce que je ne supporte plus de supporter certaines têtes. Les voir me rend dingue. Or quand je constate le peu de moralité qui entoure cet acte citoyen, - sondages, médias, politiques, tout ça -, comment voulez-vous crédibiliser devant l'opinion l'idée d'un geste hautement démocratique ?
Quel ennui ! A ce propos, cela me fait penser à José Bergamín, écrivain espagnol décédé, qui écrivait : « l'ennui de l'huitre produit des perles. » Si seulement cela pouvait être vrai pour la politique !
Je sens que je vais m'énerver, je fais une pause. Un petit caoua pour commencer. Un caoua et un peu de lecture. Pas de préférence. Si, quand même ! Je découvre le micro-buzz de la pause-café. A ce qu'il paraît, cette pause améliore les performances. Pas celles auxquelles vous pensez à l'instant. Vous n'y êtes pas. La pause-café améliore vos performances intellectuelles, à condition que vous vous livriez à une assez dense activité, comme le tri d'informations reçues, en retenant les plus importantes.
Je lis ça sur Le Monde.fr, dans le blog d'Antoine Blin et Mathilde Serrel consacré à l'optimisme. Sympa l'optimisme, nous en avons tant besoin ! Nous devons cette découverte à des chercheurs de l'université de New-York. Le lien auquel renvoie l'entrefilet de Mathilde et d'Antoine est en anglais. Comme je ne capte goutte à l'anglais, je me dis que cela n'a aucune importance de savoir comment la chose s'est faite, puisque d'ores et déjà elle m'apporte joie et bonheur. J'avais fini ma pause et me livrais à une grosse activité intellectuelle en retrouvant mon référant au pôle emploi. Une fois par mois nous tapons la causette. Ça va ? Ça va ! Il a l'air ravi de me retrouver.
Comme tous les mois depuis un certain temps, je l'informe de mes démarches. Il écoute. J'ai cherché. Rien que je lui dit. Alors on passe à autre chose. Je lui parle de ma toute récente lecture sur les effets bénéfiques de la pause-café. Il est heureux à la perspective d'aller annoncer la bonne nouvelle à son supérieur de l'agence. Il est cool. Au bout d'un moment de pianotage, il dit qu'il n'a rien pour moi. Je savais. Lui aussi. C'est mort. Rien ne bouge, qu'il me dit. Puis à ton âge, tu sais… qu'il a ajouté. Depuis le temps que nous nous donnons rendez-vous, on peut se tutoyer. Il est très sympa. Il habite chez sa maman, à deux pas. Sa frangine est très mignonne. Elle affiche des formes très intéressantes. On dirait Arielle Dombasle en plus grosse, le collagène en moins et beaucoup, beaucoup moins stupide.
Je continue avec les sondages. Selon Viavoice-«Libération», l’opinion prévoit la victoire de l’opposition aux régionales. Mais pas la défaite de la droite à la présidentielle de 2012. Nous y voilà. Bien sûr, c'était à prévoir. Pour les gens de peu, les manants, les régions ça ira. Le reste, tout ce qui brille, pour le frustré du château. Tout ça parce que les instituts de sondage l'ont ainsi décidé ?
Faisons une pause. Rendons-nous au gnouf. Là où ça chauffe pour le citoyen incarcéré. Là où le viol de toute règle physique et morale n'a aucune audience nulle part. Rendons visite à celui qui rembourse sa dette à la société avec des intérêts usuriers. Les prisons françaises sont en train de devenir l'indignité de l'Europe. Pour des politiques qui n'arrêtent pas de parler d'identité nationale, de morale et de république, cela la fout mal. Mais les choses commencent à bouger. Ces humains incarcérés dans des conditions indignes peuvent désormais se faire entendre.
Une façon de pousser la classe politique, gauche et droite confondues, vers l'humanisme.





























9 février 2010 à 5:26
Une lecture idéale pour ma fin de nuit. On se sent “usés” devant cette comédie et ces faux semblants. Moi je n’irai pas voter (trop tard pour m’inscrire sur les listes de toute façon). Ca devient terrible de voir les aspirations de beaucoup et l’espèce de chape qu’on leur (nous) fait peser sur la tête et l’impossibilité collective d’envoyer bouler toutes ces choses qui viennent polluer une vie qu’on n’aura qu’une fois. L’impression que le jeu est faussé même si on essaye à la fois de parler et de se trouver son petit espace. Juste comme cette conversation finalement sympa ou le plaisir d’un café. Parce qu’on bien le droit d’appuyer sur la touche pause quand bon nous semble… il me semble
9 février 2010 à 6:33
Boooonnnnjour !
Allez, le caoua, je vais le mettre en route. Jamais autant marché depuis au moins quinze ans, donc nuit d’une traite ! Mon devoir envers ma moitié est en vacances pour quelques jours, pour cause d’hôpital pour elle. Moi aussi, j’ai mis sur pause. J’ai passé la moitié de la journée dans les alentours du Palais des Ducs, à faire des photos avec mon gamin. La luminosité était idéale.
Les élections, on n’en voit pas la couleur. Faute de télé, je ne suis pas pollué. Je sais de toute façon pour qui je ne voterai pas, le nom importe peu. Il suffit de regarder les étiquettes, comme quand l’hypermarché déploie ses hordes de boîtes de petits pois, alignées comme à la parade du 11 novembre.
Le jour va se lever, ho hisse, debout moussaillons !
9 février 2010 à 6:33
Vive la prose-café !
9 février 2010 à 13:07
Tiens Besson s’est pris une immense claque hier et il continue à nous faire croire que sa sinistre pantalonnade est un succès. Cet homme est un mystère. j’ai pas dit un furoncle…
9 février 2010 à 13:22
Un qui n’est pas à la noce : Luc Chatel. Va-t-il réussi l’impossible pari d’une grève tache d’huile à l’Education Nationale ? Il a l’air d’être bien parti.
9 février 2010 à 20:51
Mort de rire !
Je suis plié de rire !
Pour appuyer sa critique de l’inutilité du séminaire gouvernemental de lundi qui n’a fait resortir que de petites mesures, Jean-Michel Apathie a cité Georges Clemenceau: «Si vous voulez enterrer un problème, créez une commission».
«Clemenceau a le droit de dire ce qu’il souhaite. C’est son analyse, pas la mienne», a réagi Nadine Morano, visiblement perturbée par cette référence historique.
http://www.20minutes.fr/article/383360/Politique-Identite-nationale-Nadine-Morano-s-emporte-sur-RTL.php
9 février 2010 à 21:38
Continue à ténerver, Lediazec ! Pas de pause ! C’est pour ta santé et la nôtre ! C’est la verve qui nous sauvera de la merde!
9 février 2010 à 23:17
purée pause-café, véronique jeannot, tout ça !!!
tiens, en évoquant les prisons ça me fait penser à deux choses : d’abord l’OIP qui dresse un constat accablant pour l’état français et puis la série, cultissime, OZ sur le milieu carcéral ricain, tournée façon tragédie grecque, huis clos où tout est abordé sans retenue.
merci rodo pour ce très bon billet, même si voter reste encore assez flou dans ma tête pour l’instant, tain hara va me tomber dessus si je dis que je n’irai probablement pas voter au 1er tour des régionales
9 février 2010 à 23:23
S’il n’y avait que Hara, même Clémenceau, Tintin et le capitaine Haddock vont te tomber dessus ! BHL va même t’en écrire un nouvel essai philosophique …
9 février 2010 à 23:29
ça fait trop de monde à vouloir me tomber dessus, je suis pas aussi costaud que ça, même farouchement énervé et armé d’une massette, je suis pas sûr de pouvoir faire le pois chiche…
punaise, bhl je vous le laisse, sur sa pierre dombasle vous pourrez même inscrire “tout fout le kant !!!”
10 février 2010 à 2:46
Vu Frèche ce soir, suis dubitative ….
10 février 2010 à 8:56
Ah, Véronique Jannot ! Longtemps je fus sous son charme bucolique, mon cher Laurent. Une époque. La “pierre Dombasle sur laquelle on inscrit tout fout le kant !” Joli !
@ la Pecnaude. N’ai pas vu Frêche. Cela sent si mauvais ! Préfère garder mon cap. Sans être dupe, bien sûr.
10 février 2010 à 14:40
Me demande bien qui est le plus couillon dans l’affaire : Frêche et sa bande ou Solférino.
10 février 2010 à 14:50
@ Françoise. Cela signifierait que Peillon, d’un côté, Mélenchon, de l’autre, auraient le mot juste en ce qui concerne l’odeur indélicate se dégageant de rue la Solférino dans l’affaire Frêche ?
11 février 2010 à 1:10
Rodolphe - Parlons peu mais bien. J’ai beaucoup de sympathie pour Melenchon, j’aime le lire, il est franc mais aussi un peu balourd dans ses manoeuvres. Quand à Frêche, je n’aurais pu travailler une heure avec lui, des mecs comme cela… intelligent mais aussi d’un cynisme rafraichissant quand on a le parallèle avec la rue de Solférino. Sûr que Martine joue sur le velours, sûr que Mandroux n’est que la peau de lapin lancée devant les lèvriers à la course. Les autres s’essoufflent et la messe est dite. Frêche va sortir un livre avec toutes ses “saillies”, celui la je vais le lire ! je suis maso. Une région où les socialistes ne s’énervent pas, l’UMP non plus d’ailleurs c’est l’alsace, la règion la plus endettée de france… Par contre, je suppose qu’ils trafiquent du côté de la corse, c’est à suivre. Martine pense trop à 2012, çà nuit. J’ai envoyé un truc à Bernard sur Martine et les musulmans de Lille - édifiant. Besitos
PS- jette un oeil sur mon blog SVP
11 février 2010 à 8:37
@ Françoise. Mais je partage tout à fait ton avis. D’autant qu’en ce qui concerne le PS et les satellites, j’ai toujours conservé la distance nécessaire pour ne pas être dupe. Je vais sur ton blog.
27 juillet 2010 à 15:55
J’aime beaucoup votre présentation ! Bonne continuation et vive l’Alsace !