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De fil en aiguille

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loupe01.jpgAttention, sondages en vue ! Régionales oblige, le somnifère des masses est en rayon. La révolution du cacheton est en marche. Selon la température, la couleur des pilules se nuance, ça peu aller du pastel à l’astrakan, voire plus. C’est l’inflation des couleurs. L’urne vous est offerte avec le bulletin. Du papier et des forêts. Chiffres au gros ou au détail. Soyez gentils, venez nombreux. Il y en aura pour tout le monde. Sondage/médias/pigeon. Ouvrez grand la cage !

J’irai voter envers et contre tout. Par conscience citoyenne. Parce que je ne supporte plus de supporter certaines têtes. Les voir me rend dingue. Or quand je constate le peu de moralité qui entoure cet acte citoyen, – sondages, médias, politiques, tout ça -, comment voulez-vous crédibiliser devant l’opinion l’idée d’un geste hautement démocratique ?

Quel ennui ! A ce propos, cela me fait penser à José Bergamín, écrivain espagnol décédé, qui écrivait : « l’ennui de l’huitre produit des perles. »  Si seulement cela pouvait être vrai pour la politique !

Je sens que je vais m’énerver, je fais une pause. Un petit caoua pour commencer. Un caoua et un peu de lecture. Pas de préférence. Si, quand même ! Je découvre le micro-buzz de la pause-café. A ce qu’il paraît, cette pause améliore les performances. Pas celles auxquelles vous pensez à l’instant. Vous n’y êtes pas. La pause-café améliore vos performances intellectuelles, à condition que vous vous livriez à une assez dense activité, comme le tri d’informations reçues, en retenant les plus importantes.

Je lis ça sur Le Monde.fr, dans le blog d’Antoine Blin et Mathilde Serrel consacré à l’optimisme. Sympa l’optimisme, nous en avons tant besoin ! Nous devons cette découverte à des chercheurs de l’université de New-York. Le lien auquel renvoie l’entrefilet de Mathilde et d’Antoine est en anglais. Comme je ne capte goutte à l’anglais, je me dis que cela n’a aucune importance de savoir comment la chose s’est faite, puisque d’ores et déjà elle m’apporte joie et bonheur. J’avais fini ma pause et me livrais à une grosse activité intellectuelle en retrouvant mon référant au pôle emploi. Une fois par mois nous tapons la causette. Ça va ? Ça va ! Il a l’air ravi de me retrouver.

Comme tous les mois depuis un certain temps, je l’informe de mes démarches. Il écoute. J’ai cherché. Rien que je lui dit. Alors on passe à autre chose. Je lui parle de ma toute récente lecture sur les effets bénéfiques de la pause-café. Il est heureux à la perspective d’aller annoncer la bonne nouvelle à son supérieur de l’agence. Il est cool. Au bout d’un moment de pianotage, il dit qu’il n’a rien pour moi. Je savais. Lui aussi. C’est mort. Rien ne bouge, qu’il me dit. Puis à ton âge, tu sais… qu’il a ajouté. Depuis le temps que nous nous donnons rendez-vous, on peut se tutoyer. Il est très sympa. Il habite chez sa maman, à deux pas. Sa frangine est très mignonne. Elle affiche des formes très intéressantes. On dirait Arielle Dombasle en plus grosse, le collagène en moins et beaucoup, beaucoup moins stupide.

Je continue avec les sondages. Selon Viavoice-«Libération», l’opinion prévoit la victoire de l’opposition aux régionales. Mais pas la défaite de la droite à la présidentielle de 2012. Nous y voilà. Bien sûr, c’était à prévoir. Pour les gens de peu, les manants, les régions ça ira. Le reste, tout ce qui brille, pour le frustré du château. Tout ça parce que les instituts de sondage l’ont ainsi décidé ?

Faisons une pause. Rendons-nous au gnouf. Là où ça chauffe pour le citoyen incarcéré. Là où le viol de toute règle physique et morale n’a aucune audience nulle part. Rendons visite à celui qui rembourse sa dette à la société avec des intérêts usuriers. Les prisons françaises sont en train de devenir l’indignité de l’Europe. Pour des politiques qui n’arrêtent pas de parler d’identité nationale, de morale et de république, cela la fout mal. Mais les choses commencent à bouger. Ces humains incarcérés dans des conditions indignes peuvent désormais se faire entendre.

Une façon de pousser la classe politique, gauche et droite confondues, vers l’humanisme.

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