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Good morning radio surprise

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doigt05.jpgJosé Bergamín, intellectuel espagnol que je citais l’autre jour à propos de l’ennui des huitres perlières, me revient à l’esprit. Sans doute les racines qui me chauffent les semelles. Je repense à lui en découvrant dans Libé.fr un entrefilet sur Hugo Chavez. Quelle relation, entre le leader vénézuélien et son cousin espagnol, l’un bien vivant, l’autre mort depuis des lustres ? Il en existe une, forcément. L’inconscient ne vous parle jamais gratuitement. C’est à propos d’une nouvelle émission de radio vénézuélienne où Chavez peut intervenir à tout moment en direct live. Ce pays a une chance incroyable. Ceci dans le but de « surprendre l’auditeur ». Pour être surpris, il l’est, en effet. Non, je ne perds pas le fil, je vous parlais de Bergamín. Voici ce qu’il écrivait au sujet des communistes : « Avec les communistes jusqu’à la mort mais pas un pas de plus. » Quelqu’un pour relayer la citation au Vénézuela sur « radio surprise » ?

C’est de bonne guerre, si tant est qu’une guerre puisse être considérée comme une bonne chose. Georges Frêche a toujours la langue bien pendue et il le prouve. Parti en virée dans la capitale pour laver l’affront dont il s’estime victime de la part de ses camarades de la gauche et du PS en particulier. Il fait la tournée des popotes médiatiques. Avec la faconde de l’un et la voracité des autres, pas étonné si le déroulé des tapis est proportionnel à la gadoue répandue. Frêche a gagné sa place dans les tribunes. Que dis-je, sa place, sa loge ! Avec sa canne et son allure claudicante, on dirait le remake frenchy du docteur House. Un docteur House qui aurait sa place dans « Plus Belle la Vie ». Au contraire de son homologue étasunien, pathologiquement misanthrope, Frêche est l’ami de tout le monde, à commencer par Israël.

Avec les arabes, vous pensez bien !, c’est garbit tous les jours. En revanche, Martine Aubry, niet de chez niet ! Ce n’est pas demain la veille que le sergent Georges va rompre le pain avec « l’élue de la fraude ». Ni avec le néo-normand Laurent Fabius, lequel n’a pas une gueule de viking non plus.

Changeons de rive. On ne peut pas considérer monsieur Bernard Accoyer comme un gars turbulent. Encore moins l’imaginer en néo-trublion de la politique contemporaine. Un de ces vilains garçons, très underground, dissimulé sous la burqa, partant à la nuit tombée incendier des voitures du côté de Villiers-le-Bel ou tirant le tarpé au pied d’une cité HLM avec des petits jeunes du neuf trois. Pas le genre non plus à faire des déclarations tapageuses à la sortie d’un tribunal quelconque pour dénoncer la confiscation de la justice. Président de l’Assemblée Nationale, monsieur Accoyer exerce sa fonction avec le tact et l’exigence que la fonction réclame. Au-dessus des partis, il veille à ce que les débats se déroulent selon des règles équitables. Sauf que ces temps derniers monsieur Accoyer est agacé par l’utilisation abusive de la part du gouvernement de la procédure d’urgence ou du vote bloqué. Une façon pour ce dernier d’éviter le débat.

Tu veux discuter, tu va au bistrot que nous dit en substance ce bon monsieur Fillon. Du coup, le gentil Président de l’Assemblée s’énerve, s’excite, déclare que si ça continue comme ça le sabordage des principes de la démocratie, il va recourir à son « droit d’opposition ». Faut quand même pas pousser la république dans les orties de façon aussi voyante. Avec cette méthode de gouvernance, un certain nombre de lois ont été passées, parmi lesquelles la loi pénitentiaire, la loi relative à la gendarmerie nationale, ou encore la loi sur l’audiovisuel public, sans oublier la loi création et internet et la réforme de l’hôpital…

Autrement dit, les projets les plus polémiques.
Good morning ! Ici Radio Surprises !

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3 Commentaires

  1. b.mode

    11 février, 2010 à 8:52

    Si Accoyer lui même tire la sonnette d’alarme, c’est qu’il y a vraiment le feu au lac… banana républic quand tu nous tiens !

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  2. henri

    11 février, 2010 à 14:19

    Pas facile d’éviter les débats binaires et simplificateurs , genre « si vous êtes contre ceci , c’est que vous êtes
    pour cela « , et inversement . Sur le sujet de l’ interventionniste Chavez, je dirais simplement : bon d’accord, c’est à signaler . Mais je n’oublie pas qui sont ses adversaires véritables qui font bien plus grave .

    Sur les autres sujets qui agitent l’actualité en ce moment , Frêche et le voile au NPA , même dilemme du tout ou rien. Le premier, en vieux singe de la politique , sait diviser pour régner . C’est pourquoi faire cette basse allusion à  » l’élue de la fraude  » ne peut faire oublier ce énième dérapage . Sauf pour ceux que ça arrange , ses réseaux et les nostalgiques du sacre raté de Reims : comme quoi l’opportunisme politique peut conduire à oublier des principes de base . Pour le NPA, hors sujet ici ,même chose : oublier un principe de base républicain , la laïcité ,
    et ça ressemble au racolage .

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  3. Hara Kiri

    11 février, 2010 à 15:57

    Pour ce qui est de Frêche j’ai déjà dis ce que j’en pensais, j’évite d’y revenir, il est et sera toujours le même con.

    Pour le NPA, s’il oublie le principe de base républicain, le dénoncer, c’est bien, mais alors il faudrait d’abord commencer par dénoncer le « parti démocrate chrétien » de notre ancienne ministre du logement, de l’ancienne co-fondatrice de l’UMP, celle qui a toujours mis ses convictions religieuses en avant, même et surtout dans ses décisions politiques, madame Christine Boutin.

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