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( 23 février, 2010 )

De l’Algérie d’hier à la Kanaky de demain

delegation01.jpgMehdi Lallaoui est un bon français comme vous et moi – encore qu’il soit possible que des amis étrangers soient d’excellents blogueurs, sur Ruminances ou ailleurs, n’en déplaise aux desideratas d’une odieuse campagne sur ‘l’identité nationale’.

- Mehdi Lallaoui, natif de la banlieue parisienne, a usé et abusé de son accent parigot rigolo pour contrer avec brio une vieille folle d’extrême droite (pour qui Le Pen est un centriste !) au tribunal. Cela s’est passé au printemps à Quimper et l’été à Rennes (1°instance, puis appel), où cette dame a été condamnée 2 fois pour calomnies et médisances envers deux cinéastes et un historien, à propos de la Guerre d’Algérie.

- Les cinéastes sont le très vieux et très alerte René Vautier (‘Avoir 20 ans dans les Aurès’, etc.) et son cadet Mehdi Lallaoui. Plus Olivier Le Cour Grandmaison, jeune et brillant historien.

- Mehdi Lallaoui est cinéaste, très talentueux. Qui se souvient de ses racines algériennes (nul n’est parfait, pas même le breton René Vautier !) et milite, caméra au poing, contre le colonialisme d’hier… et d’aujourd’hui. – Celui d’hier continue à coloniser nos mentalités – pas seulement au sommet de l’état (cf. le ‘Discours de Dakar’), mais dans le bon peuple de France (racisme latent anti-arabe surtout). Celui d’aujourd’hui s’exerce encore dans les DOM, mais bien pire encore dans les TOM. Et notamment sur ‘le caillou’, la Nouvelle-Calédonie, son plus vaste territoire, qui regorge de nickel. Cherchez l’erreur : L’énorme ‘Polynésie Française’ (à 95% composée d’eaux) n’a pour ressource que le tourisme et ne connaît donc que de risibles querelles politiciennes (et mafieuses), avec paravents ‘d’autonomie’. Mais le caillou, aïe !, ‘On y tient’… avec l’aide des multinationales du nickel : business…

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( 22 février, 2010 )

Le botulisme, maladie paralytique ou nouvelle philosophie ?

levy02.jpgBHL ne manque pas d’air. Il est la risée de la presse internationale depuis la sortie de son dernier bouquin où il cite Botul, un philosophe imaginaire, fruit d’un canular inventé par le journaliste satirique Frédéric Pagès, celui-là même qui publie chaque semaine dans le Canard, le journal de Carla B. Le bellâtre tombe là dans un gigantesque panneau et voudrait qu’on le prenne au sérieux…

Qu’importe, au micro de Nicolas Demorand, il s’emporte et parle même de « chasse à l’homme » envers sa docte personne. Toujours cette insupportable victimisation dont le pseudo-philosophe aime à user à l’excès. Pourtant on a lu ce qu’on a lu. Nanard, faudrait pas prendre les enfants de Saint-Thomas pour des dindons de la farce. Comment peut-on accorder trente secondes d’attention à l’ouvrage d’un type qui ne vérifie pas ses sources ? Comment ose-t-il  invectiver les médias, ces désormais charognards, qui ont fait jadis sa renommée et qu’il a squattés sans retenue à chaque parution de ses ouvrages ?

L’arroseur arrosé, voilà bien la leçon de cette pantalonnade. Et quand le quidam ajoute qu’il ne supporte pas qu’on gausse son luxueux train de vie, il oublie qu’il a choisi lui-même l’affichage à outrance comme mode de communication. L’histrion n’admet pas que l’image qu’il veut donner au public ne correspond pas plus à la réalité que l’essence de la pensée de Botul. Milliardaire masqué, il aime à cultiver une image de bobo décontract avec une éternelle chemise blanche largement ouverte sur le torse.

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( 21 février, 2010 )

JJ cool week-end

banzai01.jpgPas question de jardiner. La terre est bouillasse. Le jardin tristouille. Des promesses de narcisses me font espérer des jours meilleurs. Ma corydalis flexuosa s’étoffe. La potentille arbustive souffre. J’ai paillé le pied. Un peu inquiet, mais j’ai bon espoir. Le mimosa chenille monte comme un mat. Il a pris un bon mètre. Le genêt est en fleur.

Un temps de crotte pourrissant les heures au fur et à mesure qu’elles s’égrènent, je me suis plongé dans les favoris histoire de zieuter un peu mon stock, de lire un brin, de virer les choses qui m’encombrent. Du ménage et des méninges. De la musique pour commencer. JJ Cale. Si seulement la vie pouvait être aussi belle que sa musique.

Mes favoris… Y a du bordel ! Pas mal de lecture à l’horizon. Incroyable, le nombre de choses qu’on peut garder pour plus tard.

Je commence par « ce soir ou jamais » de Frédéric Taddei du jeudi 18 consacré à la polémique sur l’évolution du climat et l’utilisation de la peur pour commercialiser un danger qu’on veut fourguer comme le vaccin de la grippe A. Sur le plateau de Fred les spécialos se frittaient à qui mieux mieux. Arnaque disaient les uns. Grotesque rétorquaient les autres. Tout en défendant le bout de gras, Jean Jouzel, le climatologue nobélisé avec Al Gore en 2007 et vice-président d’un groupe d’experts intergouvernementaux (ils se sont mis à plusieurs pour nous niquer la gueule), a admis erreurs et exagérations dans le rapport des experts du GIEC. Mais que cela ne mettait pas en cause un danger potentiel. Le moyen et le long terme furent évoqués avec insistance. Je me suis endormi très moyennement rassuré, pas par le climat qui régnait dans ma chambre, mais par les amalgames et la manipulation dont nous faisons l’objet à chaque instant dans tous les domaines de la vie.

Je continue. Sur Twitter, la boîte à lien, je suis tombé sur un qui m’a conduit vers « Le grand soir », journal militant d’information alternative. Tenu par Patrick Mignard, un grognard qui se défend de n’être que cela, sa lecture est roborative. Je le conseille vivement à toute personne de bonne volonté, bénis oui-oui de la planète auto-suffisante y compris. Celle qui prétend ne jamais baisser les bras pour remonter son froc.

A propos de « grognards », je mets ça entre guillemets, les lecteurs d’écran éprouvant parfois des difficultés à déchiffrer, cela fait un moment que nous voulions célébrer sur Ruminances les quatre ans d’existence de « plume de presse ». Le travail obstiné et impeccable d’Olivier Bonnet mérite tout notre respect. Longue vie à ce blog exigeant.

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( 20 février, 2010 )

Hexagonal circus

http://www.dailymotion.com/video/xc950u

 

A l’instar du Continental Circus, ronde macabre du championnat du monde de vitesse sur deux roues motorisées, immortalisée au début des seventies par Jérôme Laperrousaz dans son film culte éponyme, force est de constater qu’en Sarkozie, les dérapages incontrôlés sont légions. La violence du verbiage a franchi largement le mur du son audible et les coups bas se ramassent à la pelle à tarte. Cette semaine, c’est Galouzeau qui fait office d’as des as.

Qu’on se le dise, je me fous de Dominique de Villepin. Même si les plaques de ma mémoire ressemblent parfois à de l’emmental helvète, je me souviens de son passage calamiteux rue de Varenne. Ses « 100 jours » pour rien et surtout son flop retentissant sur le CPE. Paradoxalement, son haut fait d’armes reste son discours aux accents gaulliens à l’ONU où il avait refusé que nos jeunes pousses aillent servir de chair à canon au pays de Saddam.

Le quidam est foncièrement ancré à droite et le peuple n’a rien à attendre de ce loup solitaire. Mais cet homme a du génie. Un art de la représentation qui aurait du le conduire sur les plus prestigieux plateaux parigots du théâtre de boulevard. Ainsi, lors d’un déplacement à la Chirac dans le Finistère profond, le grand blanc a visité un élevage de cochons. Coiffé d’une charlotte en plastique du plus bel effet, il a pris dans ses bras un mignon porcelet. La suite est surréaliste. Il demande à la meute pendue à ses basques si l’animal ne leur rappelle pas quelqu’un. Dans la foule hilare, une voix s’élève et suggère : « Il ne s’appelle pas Nicolas ? « . « Non, rétorque notre néo-comique. Regardez, il est sympathique.« 

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( 19 février, 2010 )

La couleur des drapeaux

caricature01.jpgA force de dire n’importe quoi, vous verrez que le jour où nous aurons besoin de dire n’importe quoi, la chose n’aura plus l’effet que nous voulons lui donner. N’importe quoi !

Prenons le cas de Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-Mer. Ni chaud, ni froid. J’ignorais jusqu’à son existence. Qu’a-t-elle dit ou qu’a-t-elle fait pour qu’on la désigne à la réprobation de tous ? Je vous dirai que tout ça m’indiffère. Je ne vais pas me mettre à dos une cohorte d’excités gauchisants, pour défendre l’indéfendable… Permettez, je suis quand même un brin perplexe.

Voici, hors contexte, un extrait de la déclaration de l’outre-ministre : « Je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne. » C’est honnête. Elle dit spontanément ce qu’elle pense dans le cadre d’un « mandat électif ». Aucune ambiguïté, elle s’occupe de la Guadeloupe et elle le dit. Ce que chacun fait dans son coin à longueur d’année. Combien de ministres, de députés, d’hommes politiques, de tous bords, qui ne pensent qu’à leurs petites affaires ? Plan de carrière d’abord. Arrêtons de faire semblant de nous fâcher, d’aller chercher les valeurs républicaines pour fustiger le comportement d’une responsable politique qui ne fait que mettre en évidence ce que tout le monde pratique depuis toujours. Ne faisons pas semblant. Arrêtons de dire n’importe quoi !

A croire que les élections ne se gagneront pas sur un programme, ni sur des idées, mais sur l’impopularité du National Président. On peut penser dès lors que ce n’est plus l’opposition qui gagne sur la base d’un programme, mais Sarko qui se ramasse à cause de sa mégalomanie. Cela laisse songeur. Donner à un épisode microcosmique la dimension d’une révolution nationale est bien risible.

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