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Simple et léger

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quad.jpgUn dimanche de détente à patauger dans la boue pour encadrer une course de Quad, ça vous change un citoyen plus vite qu’on ne peut le croire. Ce fut sympa de mettre les mains à la pâte. Ça roule vite ces bestioles. Beaucoup de boue donc, des gagnants et des déçus. J’ai apprécié l’ambiance grillade et grosses blagues. J’adore ça et la provoc’. Le milieu étant assez droitier, j’ai cru bon de crier « Sarko est… » suivi d’un nom d’oiseau. Manque de bol, ces rustres partageaient mon opinion. J’aurais dû m’en douter, c’est des bretons ! Ah, ces blagues qui fusent pour se perdre dans les néants balisés de l’idiotie, qu’elle soit consentie ou pas, m’ont fait grand plaisir. Là où vous me voyez je sais être grossier comme un charretier ! Et, double peine, j’adore ça ! J’ai aussi beaucoup aimé la gifle que l’OM a donnée au PSG. Rien à dire. Comme le déclarait Kombouaré, écoeuré, le très classe entraineur des lopettes parisiennes : « ils tirent cinq fois au but, quatre tirs cadrés, trois buts ! » C’est ça les marseillais, Antoine. Quand ils s’énervent, ils vont à l’essentiel. Et on aime ça ! Quant au PSG, n’exagérons rien non plus, ça n’a rien à voir avec les époques Rai, Ronaldinho, etc. Ils sont à leur place.

Les JO de Vancouver ont bâché leur devanture. Gare à la resucée en produit dérivés : articles de la presse (écrite, parlée ou imagée), affiches, anecdotes, stupeur, joie, déception. Héroïsme et déception sont en vente dans tous les kiosques. Sur toutes les antennes et sur tous les plateaux. Certains seront même reçus à l’Elysée. Dans l’échelle de mes dégoûts, je me demande quelle est la forme de bêtise la plus insupportable : celle dont je parle à l’entame de ce papier ou l’autre, celle qui se torche avec le drap du spécialiste consciencieux, méticuleusement employé à nous niquer l’esprit. Bye-bye !

Notre petit cochon national a snobé l’ouverture du Salon de l’agriculture ce week-end. Ça couine dans les étables. Aux dernières nouvelles, il ferait en sorte d’être présent lors de la clôture, le 6 ou le 7 mars. Tout le monde tire la tronche, à commencer par la FNSEA, le gros syndicat de pedzouilles proche de la droite pure. Jean-Michel Lemétayer, le président de la grande Fédération le dit sans détour, le Président NS « a beaucoup de difficultés avec la campagne, le monde paysan ». La grosse blague ! Souvenons-nous de la finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp. Il fallut le tirer par la manche pour le faire venir au SdF. Monsieur avait besoin de repos. Monsieur n’aime pas les bretons. Qu’il se rassure, les bretons le lui rendent bien. Le week-end prochain il viendra au Salon en prenant soin de ne pas croiser Galouzeau ou Chichi, ou tous deux, un porcelet dans les bras, faisant la tournée des popotes, tapant la boustifaille en compagnie de quelques rougeauds goguenards ! Quelle horreur ! Tout son plan d’aide pour juguler la jacquerie qu’il prépare pour l’occasion tomberait à l’eau avec un gros plouf ! Mais d’ailleurs a-t-il quelque chose à offrir aux agriculteurs ?

Ça ne va franchement pas bien pour le président. Après les mauvaises prévisions sondagières, voilà qu’à son tour la Corse revient sur le devant de la scène. Non pas, comme cela est coutumier, suite à une série d’attentats, ni, non plus, à cause de la grève qui a paralysé les liaisons avec le continent pour dénoncer, selon les grévistes, les graves « atteintes au service public ». Non, son souci lui vient cette fois des élections régionales. Selon les études, quel que soit le jeu des alliances, l’une des deux régions aux mains de l’UMP depuis 2004, reviendrait à la gauche. Le plus comique – si on peut dire – dans tout ça est que ce n’est pas grâce à l’éclat de sa campagne que la gauche l’emporterait aussi bien en Corse que dans le reste du pays, mais bel et bien grâce aux efforts répétés du chef de l’état et de sa majorité que la chose deviendra possible.

Laissons le temps faire son business. Ça finit toujours par arriver. Voilà mon idée. Si vous n’êtes pas noir, basané, bridé ou hybride, les choses ne devraient pas aller trop mal pour vos petites affaires. Si de plus, vous n’êtes pas chômeur, que vous avez un emploi dans une banque d’affaires, que vous gagnez bien votre vie et que vous courrez les palaces comme d’autres courent le pôle emploi, vous n’êtes pas concerné par cette « journée sans nous ». Si, en revanche, aucun de ces statuts ne vous correspond, restez chez vous. Comme chacun en a pris l’habitude. Pas vraiment un franc succès cette journée sans. Faisons avec.

Si après ça il vous reste encore un peu d’espoir, demandez conseil aux employés de chez Amora-Maille et Christiane Uréna, conductrice de machine dans la boîte depuis bientôt quarante ans : « On a tout donné, des week-ends, des nuits, et on nous jette comme des chiens ». Ne soyons pas étonnés si la moutarde monte au nez, voire plus !

Ne demandez aucun avis aux employés de la poste sur d’éventuels recours. Ils l’ont fait  par voie de votation citoyenne il y a quelque temps. Depuis ce lundi « La Poste est une société anonyme ». Ne soyons pas indiscret.

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