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Poisson d’avril (suite et conclusion)

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alafacondeoscardominguezpotichepoissonetcitron.jpgVous l’avez deviné, le papier de ce matin intitulé « la vie continue » était une forme de poisson que certains (merci Rémi !) ont percé à jour. Ah, les amis de 30 ans ! Hors de question, pour moi, de quitter Ruminances où je me sens comme un poisson dans l’eau. Tout est vrai et tout est faux dans le contenu de cet article. J’ai voulu qu’il soit des plus crédibles et pour cela je n’ai pas eu à aller chercher bien loin. Ma femme ne m’a pas mis à la porte, mais cela est chose assez courante quand on dégringole dans l’échelle sociale, les exemples sont nombreux, j’en connais. Je suis chômeur et la relation détaillée est vraie. Tout comme le fait que je fais partie de la charrette Pôle emploi. C’est une question de temps. Mes biens personnels ont été saisis jusqu’à il y a quelques jours. Ma jolie maman qui avait un peu de fonds a effacé la dette résultant de la mise en liquidation de la boîte de ma femme il y a à peine une semaine… Ouf ! Cela durait depuis un an et demi. Je vis chichement, cela est vrai aussi.

Je tire un enseignement très important de ce jeu du vrai et du faux : la solidarité existe. L’internet n’est pas que le miroir obscène, sorte de salon de papotage pour névrosés, tel qu’on le représente souvent dans les médias ou chez les politiques. Internet n’est pas une machine à broyer son semblable, c’est aussi des hommes et des femmes responsables et solidaires, soucieux de la bonne marche de la société et d’un certain art de vivre hors sentiers battus.

Je remercie les personnes qui, de manière fraternelle, m’ont proposé spontanément leur aide, qu’elles me pardonnent si je les ai embarquées dans le chemin parfois tortueux de mon esprit.

Tout ça est bien beau, mais j’ai un papier à écrire pour demain et je n’ai pas encore arrêté le choix du sujet. A demain les amis.

Peinture : Lasthère

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15 Commentaires

  1. Suzanne

    1 avril, 2010 à 11:50

    …. (va te faire foutre)

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  2. lediazec

    1 avril, 2010 à 12:04

    @ Suzanne. Merci. Je suis touché. A plus d’un titre. Bises.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  3. remi begouen

    1 avril, 2010 à 12:13

    L’anguille et le mérou? J’en connais 2 qui s’aimaient d’amour tendre… mais comment s’y prendre quand on est si beaux ?…
    ben, on est artistes, elle c’est le pinceau, lui c’est la plume. L’anguille du jour c’est lediazec et la belle Martine est bien plus belle que le plus beau mérou… Hou…!

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  4. b.mode

    1 avril, 2010 à 12:18

    Dans cette sombre affaire de poisson pas frais, je resterai muet comme une carpe ! ;)

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  5. lapecnaude

    1 avril, 2010 à 14:57

    Chacun pète les plombs à sa façon, moi, je suis retraitée et je crois bien que je vais me faire foutre à la porte de mon parti … c’est pas catholique tout çà ! (voir ile de ré) de toutes façons il y a un peu de place chez moi, l’eau n’est pas loin et cela va être la saison des pissenlits (avec quelques lardons et un oeuf dur, çà cale), on s’en tire toujours.
    Je dois faire une sortie avec une fille du pôle-emploi de chez moi et ses copines, je vous raconterai cela.
    Me reste même pas l’opportunité du statut « auto-entrepreneur », c’est pas dans mes cordes, mais aux autres peut-être ? Système D.
    N’empèche Rodolphe, çà n’aurait pas été drôle si cette nuit je n’avais lu QUE ton premier billet, j’ai encore le coeur qui bat la breloque … Faut pas faire çà.

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  6. babelouest

    1 avril, 2010 à 15:21

    Salut la Pecnaude. Vas-tu te faire évincer de ton parti, ou est-ce toi qui vas l’évincer de ma vie ? J’avoue être peiné, mais pas très surpris, de la façon dont se mènent les discussions sur les blogs du PS. C’est comme si les plus motivés apportaient leur boulette de pâte, et que soudain celui qui se prend pour le maître du jeu plonge brutalement sa louche, éclaboussant partout et rejetant par sa violence la moitié du contenu.

    Pas sain.

    En tout cas, bon Premier avril à tous (rappel qu’à une période, c’était le premier jour de l’an).

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  7. laetSgo

    1 avril, 2010 à 15:30

    ouf, ouf, ouf ! trois fois ouf ! longue vie à Ruminances, et meilleure vie à Rodolphe et sa Martine ! tu peux pas imaginer la rogne dans laquelle ta situation me met ! tu n’es pas le seul, et j’en connais aussi dans mon entourage, mais la résignation, ça commence à bien faire ! j’ai des envies…de pyromaniser le pôlemploi le plus proche…ou plutôt, non, mauvaise idée : j’ai envie de descendre dans les rues avec des centaines de milliers (des millions, rêvons !) de personnes dans ton cas, ou qui ont été poussées encore plus bas, en compagnie aussi de ceux qui s’accrochent encore désespérément à leur job, acceptant tous les reculs salariaux et sociaux pour le garder, et de bloquer ce pays, ce système mortifère, de nous ré-emparer de notre espace, de notre démocratie et de nos vies ! la rage monte !

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  8. lapecnaude

    1 avril, 2010 à 16:16

    @ Babelouest – j’ai pété les plombs, oui, et je m’en fous. De toutes façons ce que je leur ai dit tout à l’heure n’était que ce que je ruminais depuis des lustres ! Cà soulage.
    @ Laetsgo – vous êtes jeune, si vous saviez comme il est dur de remuer les foules ! Mai An 10, pourquoi pas ? Mais en vieille routeuse que je suis, je chantonne « heureusement qu’il a fait beau et que …. »

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  9. b.mode

    1 avril, 2010 à 16:19

    @pecnaude jeune, jeune, on ne sait pas ! ;) je sors !

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  10. remi begouen

    1 avril, 2010 à 18:41

    Je reviens du super-hyper-mini-market-machin (autrefois simple épicerie de quartier) avec ma boîte de sardines à l’huile de tournesol (1°prix) et j’ai tenté d’en accrocher une ou deux au dos de la copine Amélie (oh, chef, la vidéo témoigne!) qui tient la caisse. Bon, j’admets que c’était de mauvais goût, la blague, en tout cas bien grasse d’huile pas dégôutante mais dégoutante, avec en plus la difficulté de ne pas avoir d’épingle-hameçon et encore moins de tête de poisson. Mais ce n’est pas une histoire sans queue ni tête (il reste la queue des bestioles dans la boîte) mais une rigolade qui m’a permis de raconter très brièvement (les clients attendaient attentivement) à la belle Amélie l’histoire d’une Mérou et d’un Anguille (dans ce cas préçis) qui continuent de s’aimer d’amour tendre, ces artistes Martine et Rodolphe, malgré les ‘mises en boîtes’ des Zeus qui croient nous gouverner longtemps…avec leurs vidéos et leurs ‘Pôles Emplois’ débiles…

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  11. clarky

    1 avril, 2010 à 22:54

    je passe juste comme ça, juste pour t’embrasser mon rodo et te dire que t’auras été une merveilleuse rencontre même si sur certaines vues des choses on peut ne pas partager le même avis.

    ceci est vraisemblablement mon dernier post, pour en connaitre la raison, demande à bernard, il te rencardera, perso j’ai plus la force de parler de certaines choses.

    amitiés sincères rodo, con qu’on ait pas pu se croiser et se voir, maintenant je crois que c’est mort…

    bises hermano mio
    laurent.

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  12. lapecnaude

    1 avril, 2010 à 23:39

    Besoin de quelque chose Laurent ?

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  13. remi begouen

    2 avril, 2010 à 11:31

    C’est une histoire qu’on m’a raconté… à moins que je ne l’ai lue sur ce blog, autrefois, dans un billet de lediazec ?
    Bref, puisqu’on s’interesse à se moquer de pôle-emploi(hou!), voilà:
    Il y avait une fois une bien belle grosse femme employée à pôle-emploi, qui montrait généreusement l’échancrure de son corsage dilaté à un pauv’péquenot de chômeur invertébré. Mais pas décervelé. Elle finit par lui demander, après avoir tourné autour du pot (ou plutôt des deux) : Mais enfin, qu’est-ce que vous souhaitez trouver comme emploi? Et le gars, le regard fixe sur les pots tous ronds, répond : Le boulot d’exiteur de têtons, quand les filles à poil (à un poil près) sont encore dans la coulisse, avant d’entrer sur la scène du music hall. Il paraît qu’Aznavour ou/et Bécaud aimaient bien ce boulot, du temps de leur dèche d’avant le succès… Comme quoi il n’est pas de sot métier, cqfd.
    Je ne sais s’il y a une suite à cette histoire édifiante!

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  14. remi begouen

    2 avril, 2010 à 12:05

    Tilt! L’anecdote précédente et récente me fait en rappeler une autre, très ancienne mais édifiante aussi. Cela se passe à Saint-Brieuc en 1976, à l’Assedic. Il y a à l’époque 400.000 chômeurs et les syndicats gueulent ‘au seuil des 500.000, c’est la révolution !(sic). A l’époque l’Assedic a trouvé comme local un ancien bistrot, dont le vieux zinc sert de bureau d’accueil. Je suis chômeur mais surtout papa d’un bébé dans mes bras, lorsque je viens réclamer un chèque en retard. La dame du bistrot, pardon, de l’Assedic, est du (beau) genre de celle de l’anecdote précédente. Là, elle a posément posé ses deux seins sur le zinc. Elle m’annonce qu’il me faut patienter, etc. Mon adorable nouvelle-née a la présence d’esprit de se réveiller : (‘Houain, Houain’… ce qui veut dire j’ai faim, j’ai faim, comme on le sait tous). Ni une, ni deux : Je pose le bébé sur le zinc et dit à la dame avenante : ‘Moi, j’ai les mamelles sèches, nouricez le bébé’ et je fais mine d’abandonner ma fille et de sortir… Bien sûr je suis rappelé, tout le monde se marre et j’obtiens un entretien avec le ‘chef’ qui consiste à ‘voilà le chèque!’ : Je sors applaudi de tous, y compris de la dame, rouge pivoine !!!
    Elle est pas belle la vie ? Ma fille a maintenant 34 ans. Elle est intelligente, belle, diplômée, tout… sauf qu’elle a bien du mal à trouver du boulot. Ha ben ça alors…

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  15. lapecnaude

    2 avril, 2010 à 14:05

    Rémi – tu es un magnifique conteur !
    pour la première c’est raconté par Aznavour.
    pour la seconde … pourquoi elle ne postule pas à Pôle Emploi, il parait qu’ils embauchent sous statut privé.

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