Accueil Politique Sortie de route pour Mac Laren

Sortie de route pour Mac Laren

10
0
490

maclaren.jpgAu milieu des seventies, tandis que la pop ronronne et que le rock progressif s’embourgeoise, un véritable OVNI chahute le monde musical. Un album révolutionnaire et violent qui bouscule les traditions de la perfide Albion et qui va jusqu’à remettre en cause la monarchie elle-même. La chose s’appelle Never mind the bollocks et elle est l’œuvre du mythique groupe punk les Sex Pistols.

La formation qui ne fit en tout et pour tout qu’un album studio doit son existence et son identité à un seul homme, son manager Malcom Mac Laren. Compagnon de la future styliste Vivienne Westwood, ce dandy décadent fonde avec elle à Londres, une boutique de fringues et d’accessoires branchés, bientôt appelée SEX, qui révolutionne le look des jeunes subversifs. Les membres du futur groupe sont recrutés parmi les clients de la boutique et ne savent pas jouer d’un instrument.

Mac Laren avait déjà managé une formation quelques années avant. Il s’agissait des sublimes New York Dolls dont le succès resta mitigé car ils jouaient une musique trop en avance sur leur époque. Les Sex Pistols, eux, connurent une consécration planétaire mais ne restèrent ensemble que trois ans. La voix unique de leur chanteur John Lydon dit Johnny Rotten contribua beaucoup à leur ascension vertigineuse.

L’autre figure légendaire du quartet fut Sid Vicious, le bassiste qui remplaça en 77, Glen Matlock coupable selon la légende d’écouter un peu trop les Beatles. Provocateur et violent, ce symbole du mouvement punk sombra dans l’héro au cours d’une liaison avec une jeune toxicomane américaine, Nancy Spungen. Quelques temps après la dissolution du groupe, le corps de celle-ci fut découvert poignardé dans une chambre du Chelsea Hotel, le mythique établissement new-yorkais immortalisé par Nico. Sid fut accusé du meurtre et jeté en prison. Il fut relâché contre le paiement d’une caution de 50 000 dollars, réglée par Mac Laren en personne. Quelques mois plus tard, Vicious fut également retrouvé mort dans son hôtel du Greenwich Village. Overdose sans doute…

Trente ans plus tard, le trublion situ Malcom Mac Laren s’est éteint à 64 ans à New York des suites d’un cancer après une vie faite de provocation, d’humour et d’extravagance.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par b.mode
Charger d'autres écrits dans Politique

10 Commentaires

  1. babelouest

    11 avril, 2010 à 8:17

    Les seventies…. à l’époque je n’écoutais que du classique, sur ma petite radio FM où il n’y avait que trois stations (peu de gens en avaient, l’AM régnait encore en maîtresse). Alors les sex pistols, je n’en connais que le nom.

    Répondre

  2. lediazec

    11 avril, 2010 à 8:21

    L’ami Bernard a une pêche de tous les diables ce week-end. Ce papier – mais surtout sa formule magique : « Never mind the bollocks » – ramène à ma mémoire les hauts faits d’Oli, un ami punk. C’était son « Ni dieu ni maître » domestique. Marié, divorcé, rémarié, il taquinait le goulot (rhum blanc) avec des convictions révolutionnaires. Un pénible. Excellent musicien. Chaque fois que cela lui arrivait, voulant l’empêcher de se barrer faire la tournée des troquets pendant la nuit (le jour aussi), sa bru verrouillait la maison. C’est alors qu’il montait au premier étage de la maison, ouvrait la fenêtre et c’est au cri de « Never mind the bollocks », qu’il sautait et se perdait dans la nature. Parfois, nous le retrouvions, soit aux urgences, soit au commissariat en cellule de dégrisement. Ah, les Sex Pistols ! Plus qu’une révolution, un état d’esprit.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  3. b.mode

    11 avril, 2010 à 8:28

    Babel, effectivement les pistols ne faisaient pas vraiment dans le classique… :)
    Pas triste ton poto, mon vieux rodo ! :)

    Répondre

  4. phase3 aka phaz3

    11 avril, 2010 à 8:44

    Encore un bout de ma jeunesse qui fout le camp !

    Répondre

  5. laetSgo

    11 avril, 2010 à 9:48

    j’étais à peine née (voir pas) ce qui n’empêche que leur « musique » ait « bercé » (!!!) une partie de mon adolescence (en particulier Anarchy in the UK) même si mes goûts me portaient plutôt vers les Clash, leur London Burning, Magnificent Seven et Sandinista (ou comment troller un billet dédié aux Pistols et à Mac Laren :-)

    Répondre

  6. b.mode

    11 avril, 2010 à 10:11

    @phase Pareil !
    @LaetSgo, j’aimais bien Clash aussi et aussi les Stranglers et Jam. Mais les pistols ont une dimension mythique que n’ont pas les autres… ;)

    Répondre

  7. babelouest

    11 avril, 2010 à 10:23

    Je suis né la même année que :Laurent Voulzy, Alice Cooper, Jimmy Cliff, Richard Gotainer, Louis Chedid, Hubert Thiéfaine, Carole Laure, Jean-Michel Jarre, Gérard Darmon, Grace Jones, et aussi… BHL. Cela aide à situer ma vision d’un mode qui évolue avec les vraies ou pseudo vedettes du temps. A cette époque-là, il est vrai, les stars artificielles étaient moins nombreuses qu’aujourd’hui.

    Répondre

  8. b.mode

    11 avril, 2010 à 10:38

    @babel Daho, Elie Medeiros, François Hadji-Lazaro, Bernie Bonvoisin et aussi… Chistine Lagarde et Claire Chazal… pour ma part…

    Répondre

  9. ceriselibertaire

    11 avril, 2010 à 15:48

    J’écoute « Malcolm McLaren & Catherine Deneuve – Paris Paris » et j’ai un peu de mal de voir la provocation
    http://www.youtube.com/watch?v=x-E7s9vZ-_o&feature=related

    Il avait une tête sympathique.

    Répondre

  10. b.mode

    11 avril, 2010 à 15:59

    Cerise, disons qu’il a vieilli comme d’occase (voire deneuve) et qu’il a mis des pantoufles comme ,tout le monde. En 76, ça a quand même chier des briques.

    Répondre

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Rachida, une dimension tragi-comique ?

http://www.dailymotion.com/video/x92gnw Tant d’ignorance associée à tant de superfic…