Accueil Politique Ainsi vont les choses

Ainsi vont les choses

13
0
827

2936076546a57184322c.jpgAujourd’hui je n’ai pas trop la pêche. Je vous rassure, cela n’a rien à voir avec un quelconque trouble bipolaire. Je touche du bois, mais de ce côté, rien à signaler. Non, c’est un jour épuisant, sans que rien de précis ne soit à l’origine de cela. Je me traîne et cela suffit. Le temps alors ? Rien à signaler de ce côté-là non plus. Il faisait beau, je me suis installé dans le jardin et j’ai lu. Le jardinage ? Plus tard. J’ai entrepris la relecture d’une biographie de Dostoïevski dans une collection « grand public » de 1971, élaborée avec le concours d’Henri Troyat parmi d’autres sommités dont Étiemble et Claude Roy. Il n’a pas eu une vie facile ce grand auteur russe. On peut regretter qu’il ne soit pas né sous l’égide d’une meilleure étoile. Du coup, j’ai songé à relire « Les pauvres gens », un roman épistolaire dont mon esprit n’a gardé trace. On lit un livre, on l’adore, on fait l’éloge de l’auteur et, au final, lamentable, vous êtes là comme une andouille à vous demander de quoi le livre est fait…

Comme je n’ai pas envie de charger la mule avec des histoires politiques du genre « Montebourg dit tout sur les primaires, mais on y comprends rien », je m’en vais folâtrer sur le net en quête d’une autre nourriture, pas forcément plus intéressante, mais qui a l’avantage de vous aider à changer d’air. Non, quand même pas, mais bon… Je ne vais pas nous reparler de Benoît XVI. Le pauvre vieux ! Après toutes ces histoires de pédophilie qui plombent la foi du calotin lambda, voici que nous apprenons, par voie de presse, que sa maison natale à Marktl, en Allemagne, vient d’être vandalisée. Quelqu’un a découvert un tag de couleur bleue d’une trentaine de centimètres au-dessus de la porte d’entrée. L’inscription avait un « caractère obscène », dit un policier interrogé pour l’occasion, mais il n’a rien révélé sur le contenu exact. Qu’a-t-il pu écrire le vandale ? Immédiatement effacée, personne n’a pu savoir. Décidément, on ne peut pas faire confiance à la nuit.

Selon une étude récente (ah, ces chères études !) l’administration de la fessée rendrait les marmots agressifs. Des générations et des générations de garnements traumatisées par une bonne correction parentale. Ah, les parents indignes ! Ce pensum est le résultat d’une enquête (ou étude) de l’Université Tulane, en Louisiane. Il ne faut quand même pas pousser les bonnes habitudes dans les orties, sous prétexte que quelques hurluberlus qui n’ont rien d’autre à se mettre sous le cigare viennent nous pomper le dard et le reste des batteries avec des élucubrations sur l’agressivité des bambins à cause d’une fessée.

Agressivité qui, vous le devinez, se transforme en violence incontrôlable au fur et à mesure que le mioche gagne en pointure et en stature. D’autres études révèlent le contraire : le laxisme parental conduit à la perte de repères et donc à la violence. Sans déconner, c’est sensible une étude. Des torgnoles, j’en ai reçu. Et des pans dans la goule aussi. Et des coups de pieds au derrière, je ne vous dis que ça ! Vrai que je n’ai éprouvé aucun plaisir à me faire corriger, mais bon, de là à échafauder… Après une courte introspection, sorte de voyage intérieur, cela ne pas pas rendu ni agressif, ni totalement couard. Ni normal, ni anormal. Cela fait partie de la vie. Je suis pacifiste. Bon, il est vrai que cette étude concerne les États-Unis. Peut-être que des générations d’enfants américains ont souffert de la fessée plus que de raison. Cela aurait suffit à les rendre assez agressives pour aller sulfater une bonne partie de la planète, poussées par un chef qui en aurait reçu plus que tout le monde ?

La vie est étrange. Les études sociologiques aussi.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par lediazec
Charger d'autres écrits dans Politique

Oops ! Une erreur est survenue.

L'accès au blog est momentanément impossible,
veuillez nous excuser et ré-essayer dans quelques instants.

Retour ou Écrivez-nous si le problème persiste.