( 20 avril, 2010 )

Islande, trou du cul du monde

bluelagoon.jpgAux sombres héros de l’amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l’acide

Ainsi va l’Islande. Le trou du cul du monde. Une poignée d’irréductibles vikings qui font chier la planète plus que la totalité de ses vespasiennes. Petit pays sans armée de 320 000 pékins qui a d’abord décidé à la quasi-unanimité d’adresser un doigt d’honneur aux banksters de tout acabit et de ne pas rembourser sa dette publique. Son néolibéralisme à l’extrême qui l’avait fait passer un temps pour un des pays les plus riches du globe aura en fait avec la crise causé sa perte.

Always lost in the sea
Always lost in the sea

Blue lagoon. Etrange station thermale située à 40 minutes de la capitale Reikjavik où la population se baigne dans un lac artificiel dont l’eau avoisine les 40 degrés. Aux milieux des champs de lave est une centrale géothermique à l’aspect improbable qui extrait une eau sous pression à 240°C réchauffée par l’activité volcanique de l’île. L’eau ressort de la centrale et alimente le lac faisant la joie des autochtones et des curistes.

Tout part toujours dans les flots
Au fond des nuits sereines
Ne vois-tu rien venir ?
Les naufragés et leurs peines qui jetaient l’encre ici
Et arrêtaient d’écrire…

Les volcans, parlons en ! L’un des 250 que compte le pays terrorise l’univers plus que n’importe quel Ben Laden. L’Eyjafjöll, tel est son petit nom, a craché son feu et sa haine, provoquant l’arrêt de bien des communications aériennes. Un souffle métaphorique qui fait du bien là où ça fait mal. Du Synthol en fusion en quelque sorte. Les oiseaux d’acier sont restés au sol provoquant panique et névrose. Le temps réel a repris son cours. La vitesse et la précipitation ont été mises au rancart dans une joyeuse parenthèse. L’agitation névrotique s’est catalysée sur le ciel.

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( 19 avril, 2010 )

Goldman Sachs, un virus à éradiquer d’urgence

gsiii.jpgLe spectre d’une terrible pandémie de grippe H1N1 à peine écarté, c’est le chikungunya qui refait surface ! Gageons que notre Bachelotte de ministre ne s’y laissera pas prendre deux fois et saura juger la menace à sa juste valeur ! Mais, il y a aussi de bonnes nouvelles sur le front des épidémies : un virus particulièrement redoutable et tenace serait en passe d’être stoppé, ou pour le moins, sa progression ralentie. Il s’agit du virulent parasite GS. Comme vous le savez, le GS sévit depuis bientôt 2 siècles et a mis en échec de nombreux plans destinés à le stopper. Sa formidable capacité d’adaptation, et les mutations qu’il a subies en ont fait un adversaire particulièrement dangereux pour la société des humains.

On découvre ses premières traces en 1869, mais ce n’est que dans les années folles que le virus fait vraiment parler de lui pour la 1ère fois….Il est l’instigateur d’une pyramide de Ponzy d’une telle magnitude qu’on peut lui attribuer pour partie la débâcle de 1929. Nos chercheurs pensaient qu’il avait été anéanti en même temps que d’autres spécimens parasites de l’époque, mais il semblerait qu’il ait non seulement survécu mais prospéré sur les cadavres de ses concurrents. Telle une pieuvre, cet organisme multicellulaire et protéiforme s’est développé sur le corpus même de la société, contaminant la scène politique après avoir colonisé celle de la finance.

Ses tentacules foisonnent et se répandent dans les moindres interstices des allées du pouvoir, à commencer par celui des Etats-Unis. Spécialiste de l’infiltration et de la dissimulation, il se cache dans des costumes 3 pièces et des cravates de luxe, attaché-case à la main, mais c’est bien un prédateur sanguinaire qui revêt ces oripeaux.

Adepte de la pratique des revolving-doors, il passe d’hôte en hôte, n’oubliant pas à chaque fois d’inoculer le poison de la cupidité dans les organismes qu’il visite, un petit souvenir de lui en sorte !

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( 18 avril, 2010 )

Chouchou-bling-bling et l’Amérique

blingbling.gifN’ayant pas grand-chose à grailler dans l’hexagone, Narcisse est parti – pionnier en quête de grands espaces et de scalps en guise de trophée – faire l’indien de l’autre côté de l’Atlantique, par le biais cette fois-ci d’une interview « accordée » à CBS, le fameux fenestron de là-bas. Consécration ! Comme tout ce qu’il touche par ici se dégrade, il s’est sûrement dit, puisque nul n’est prophète en son pays, pourquoi ne pas aller faire le beau là où personne ne me connait ? En effet, le peu d’écho suscité par sa visite officielle l’a sans doute chagriné un brin, mais, pugnace, il retente la resucée médiatique, sans, toutefois, en obtenir le retour espéré : améliorer son image dans l’opinion.

Comme l’alcool ou le tabac, l’abus est dangereux pour la santé. Sur le grill pour cause de servilité, cette fois les médias en ont fait état, mais pas plus… Ces grands enfants que sont les américains sont sensibles à l’idée qu’un homme seul, inspirant la pitié, monarque trépignant d’un petit royaume, est toujours le bienvenu chez l’oncle Sam. C’est pittoresque. Ah, l’Amérique ! Par le forcing, Chouchou espère gagner ce qu’il n’a pas eu lors de son voyage officiel : la reconnaissance médiatique. Subsidiairement, à l’image de papa Pal, plus tard, la chose lui fournissant matière, il fera éditer un livre d’entretien dans lequel il racontera son conte de fées, ses visites, ses rencontres, sa fierté à avoir tutoyé les grands de la planète, comme on tutoie le camarade de chambrée. Avec de tels souvenirs il aura les honneurs de la télé nationale. Une bonne plage de propagande chez papy Drucker, un dimanche après-midi, pourquoi pas. Drucker ne se sentant pas prêt pour un départ à la retraite, lui servant la soupe avec le « professionnalisme » qu’on lui connait.

J’ai donc lu des extraits de l’entretien accordé à la téloche américaine sur des sujets aussi divers que la rumeur, la popularité, la sécurité nucléaire, l’Iran, le désarmement… Que des marronniers, vous en conviendrez. Partout, il s’est montré serein. Cette sérénité lui est venue suite à cette lamentable « rumeur » qui lui a pourri une partie de son quotidien pendant un bon bout de temps. Cela fait mal de se fourvoyer à ce point. S’étant rendu compte qu’il avait lui-même poussé la machine un peu fort, il a ensuite tout fait pour la rattraper, traitant son entourage de tous les noms. Attitude d’enfant pourri-gâté ! Peine perdue quand même, lancée, la bécane s’est écrasée contre le mur de l’enceinte avec fracas. Ridicule, comme toujours.

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( 17 avril, 2010 )

Le pionnier Paul Ariès nous invite à un grand débat !

9782359250022.jpgIl existe parfois d’étonnants et épatants ‘pionniers’, on en a bien besoin dans notre horizon quotidien morose. Je viens d’écouter, par hasard, sur France-Inter, Bertrand Picard, pionnier tout comme son père Jacques et son si célèbre grand-père Auguste. Eux trois, c’est dans les domaines très ‘pointus’ d’appareils révolutionnaires pour monter l’homme très loin au-dessus des nuages ou le descendre très bas sous le niveau marin. Bertrand Picard, d’abord médecin psychiatre et maintenant ’3°pionnier de la famille’, est l’actuel inventeur d’un tout nouvel avion ‘carburant’ à l’énergie solaire, lequel a récemment réussit son premier vol. Il répond à peu près ceci à une question de journaliste : ‘Je souffre de la dépendance aux énergies fossiles en voie d’épuisement et de la bêtise de la classe politique, épuisante’… : belle association !

Je pense que le pionnier Paul Ariès pourrait reprendre la formule à son compte, encore qu’il exerce ses talents novateurs dans un autre domaine, celui d’une audacieuse analyse de l’évolution sociale à venir, via une écologie politique radicale. Par exemple radicalement opposé à l’un des papes du ‘Capitalisme Vert’, Daniel Cohn-Bendit (il vient de lui consacrer un pamphlet nouveau que je n’ai pas lu). Mais, en janvier 2010, il a surtout publié un bel essai ‘La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance’, aux éditions de La Découverte, dans la collection ‘les empêcheurs en penser en rond’…dont il est, éloquemment, un pionnier.

Si Paul Ariès n’a pas, lui, d’antécédents familiaux prestigieux, il a une plume alerte, que j’apprécie dans ses articles du mensuel ‘La Décroissance’ (le journal de la joie de vivre… et des casseurs de pub’). Il est aussi directeur du journal ‘Le Sarkophage’, au titre explicite. A propos de titres, je découvre en page de garde de son livre sa liste de publications depuis 1997 : l’auteur est prolifique ! Et il demeure modeste, comme tout vrai pionnier : à preuves, il donne son adresse mail à ses lecteurs, chose rare dans les ouvrages publiés, et ne se présente que comme ‘militant écologiste’…

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( 16 avril, 2010 )

Les chasses du comte Charon

charon01.jpgOn se souvient des chasses de Zaroff, ce comte sanguinaire qui, lassé d’avoir traqué les gibiers les plus sauvages et les plus dangereux de la planète, avait décidé de s’attaquer au plus intelligent d’entre tous, l’homo sapiens. Pierre Charon, inconnu au bataillon ou presque, semble s’être inspiré de la dérive assassine du maître gréco-russe. Jusque là, gentil organisateur des « battues d’état« , les chasses présidentielles de Chambord, là où le gratin politicard se réconcilie derrière un coup de fusil, il a brutalement changé de registre ces jours derniers.

Badaboum, le confesseur préféré de Carlita et l’intime parmi les intimes du guide de poche, a décrété sur ordre ou à l’insu de son plein gré, rayez la mention inutile, l’ouverture de la chasse à la Dati ! Fin mars, il s’est répandu sur la dame au Père Claude, une rôtisserie parigote, devant les élus UMP de la capitale. Il accusait l’ancienne garde des sceaux, absente ce jour-là, d’être à l’origine des rumeurs sur les marivaudages élyséens. Le moins que l’on puisse dire est que ça lui est revenu dans la tronche comme un boomerang. On ne devrait jamais sortir de l’ombre. Même avec un panama et des ray-ban.

Jusque là, le bonhomme avait pourtant effectué un parcours sans faute ou presque. Maître en ragots, expert de la rumeur tous azimuts, agrégé es potins, le gouailleur assumait à merveille son rôle de bouffon du roy. Il savait mieux que quiconque faire rire sa majesté en sortant l’anecdote qui tue, la saillie qui blesse celui qui n’est pas là. Avec lui, les absents avaient toujours tort. Les ridiculiser auprès du monarque étaient son hobby favori. Chirac, Villepin etc., la liste de ses victimes est longue comme un jour sans pain.

Cécilia ne supportait pas sa langue de vipère et l’avait fait virer sans ménagement du premier cercle après l’élection présidentielle. « Il parle trop » disait-elle à propos du quidam. Elle avait exigé « ne plus le voir à moins de 300 mètres » du palais. A cause d’elle, il ne faisait pas partie de la prestigieuse liste des invités de la fameuse soirée du Fouquet’s. Il passera la soirée de la passation de pouvoir à se morfondre devant la téloche et à se ronger les ongles.

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