( 15 avril, 2010 )

Retraites : une question de vie…ou de mort ?

aleqm5hb0xcnl816b2jtbih25c3dkhhp1q.jpegJe ne vais pas vous parler des retraites….non, non, non. Vous êtes assez grands pour vous informer tous seuls, non ? Et ne pas vous laisser avoir par toutes les sornettes alarmistes que lémédia nous débitent à longueur de journée sur le sujet, n’est-ce pas ? Même si ledit sujet me passionne au plus haut point, je ne l’aborderai donc pas ici…enfin, pas directement, vous allez comprendre.

Mon attention a été éveillée en écoutant une émission sur la radio suisse Couleur 3, La Planète Bleue, que je ne saurais trop vous recommander eu égard à la qualité des musiques et des éditos qu’elle diffuse. Ca se passait samedi dernier, entre 18 et 19h, mais pour cause de vacarme familial ambiant je n’ai pas bien saisi les détails, juste que la courbe d’espérance de vie était en train de s’inverser…

Comme on parle beaucoup des retraites en ce moment (voilà, on y vient, pas plus tard que Minc sur Inter à l’instant où je rédige ces lignes), et qu’un des arguments utilisé pour justifier le recul de l’âge de départ en retraite est la plus grande espérance de vie, vous comprendrez bien que ça a fait tilt dans ma p’tite tête de blonde et que j’ai commencé à faire quelques recherches…

Alors autant vous dire tout de suite qu’il n’y a pas beaucoup de données…ou plutôt, elles concernent toutes une augmentation de l’espérance de vie…Cependant, confiante dans la qualité des infos d’Yves Blanc et bien qu’il ne cite pas de sources dans ce cas d’espèce, je poursuis mes recherches sur les moteurs de recherche anglophones…et là, bingo !

Un communiqué de la Harvard School of Public Health daté de Mars 2010 souligne les effets désastreux de certaines maladies sur la courbe d’espérance de vie (données strictement US). Ce n’est pas une découverte : le fait de fumer, d’avoir une pression artérielle ou un taux de sucre élevés, d’être obèse offre un terrain de développement favorable à certaines maladies, et réduit de fait l’espérance de vie.

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( 14 avril, 2010 )

Ainsi vont les choses

2936076546a57184322c.jpgAujourd’hui je n’ai pas trop la pêche. Je vous rassure, cela n’a rien à voir avec un quelconque trouble bipolaire. Je touche du bois, mais de ce côté, rien à signaler. Non, c’est un jour épuisant, sans que rien de précis ne soit à l’origine de cela. Je me traîne et cela suffit. Le temps alors ? Rien à signaler de ce côté-là non plus. Il faisait beau, je me suis installé dans le jardin et j’ai lu. Le jardinage ? Plus tard. J’ai entrepris la relecture d’une biographie de Dostoïevski dans une collection « grand public » de 1971, élaborée avec le concours d’Henri Troyat parmi d’autres sommités dont Étiemble et Claude Roy. Il n’a pas eu une vie facile ce grand auteur russe. On peut regretter qu’il ne soit pas né sous l’égide d’une meilleure étoile. Du coup, j’ai songé à relire « Les pauvres gens », un roman épistolaire dont mon esprit n’a gardé trace. On lit un livre, on l’adore, on fait l’éloge de l’auteur et, au final, lamentable, vous êtes là comme une andouille à vous demander de quoi le livre est fait…

Comme je n’ai pas envie de charger la mule avec des histoires politiques du genre « Montebourg dit tout sur les primaires, mais on y comprends rien », je m’en vais folâtrer sur le net en quête d’une autre nourriture, pas forcément plus intéressante, mais qui a l’avantage de vous aider à changer d’air. Non, quand même pas, mais bon… Je ne vais pas nous reparler de Benoît XVI. Le pauvre vieux ! Après toutes ces histoires de pédophilie qui plombent la foi du calotin lambda, voici que nous apprenons, par voie de presse, que sa maison natale à Marktl, en Allemagne, vient d’être vandalisée. Quelqu’un a découvert un tag de couleur bleue d’une trentaine de centimètres au-dessus de la porte d’entrée. L’inscription avait un « caractère obscène », dit un policier interrogé pour l’occasion, mais il n’a rien révélé sur le contenu exact. Qu’a-t-il pu écrire le vandale ? Immédiatement effacée, personne n’a pu savoir. Décidément, on ne peut pas faire confiance à la nuit.

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( 13 avril, 2010 )

Civelle ou constrictor ?

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Le premier personnage dont Pablo Neruda se souvient à l’époque de son enfance dans l’incipit de ses mémoires, « j’avoue que j’ai vécu », c’est la pluie. La grosse pluie australe qui tombe du Pôle, qui déboule comme une « cataracte depuis le ciel du Cap Horn ». Celle qu’on subit et qu’on n’oublie pas. Un rêve d’eau. C’est ainsi, dit-il, qu’il naquit à la vie, à la pluie et à la poésie. Qu’il est apaisant de lire les pages de cet homme magnifique avant de démarrer un billet sur la bien médiocre actualité politique. Tous les jours, je cède (avec plaisir) à cet exercice de lecture et chaque jour je me sens riche d’une émotion nouvelle.

Parcourant les « nouveautés » de la journée, parfois, une initiative de terrain m’arrache un peu à la torpeur inéluctable. La nouvelle que suit m’a fait sourire. Pas plus tard que hier, j’écrivais qu’aujourd’hui n’importe qui se sentait apte à assumer la fonction suprême dans la hiérarchie de l’Etat. Cela était vrai hier, cela le demeure le lendemain, même si, des conseillers présidentiels, à l’occasion, affirment qu’entre aujourd’hui et demain la chose peut fluctuer. Je lis que Jean-Luc Mélenchon se dit « capable » d’être candidat pour 2012. Pourquoi pas ? Une témérité de plus ou de moins ne peut que pimenter un débat en dessous de tout. Mélenchon profite de sa « menace » pour tartiner au beurre de baratte et au poisson frais l’explication que voici : « Dans la crise, c’est l’heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés ». Le père Mélenchon n’aime pas la société du surgelé et ne se prive pas pour nous le faire savoir. Je sens que plus nous approchons de 2012, plus les parties de rigolade vont être franches. Il se dit « prêt à être utile ». Je n’en doute pas camarade !

J’ignore ce qui s’est passé entre Patrick de Carolis, président du groupe France Télévisions, en poste jusqu’au mois d’août prochain, et Nicolas Sarkozy, mais l’Hyper Nerveux ne le porte apparemment pas dans son coeur. Pourtant, je ne vois chez de Carolis que du convivial. Un homme lisse comme un galet poli par des millénaires de va-et-vient océaniques. Cela reste un mystère. Nous le saurons, peut-être, quand de Carolis, libéré de la réserve de sa fonction, publiera un livre de souvenirs sur sa lourde tâche et ses relations « orageuses » avec les sbires du château pour l’obliger à faire carpette plus que de raison. Il se murmure qu’il sera remplacé par Alexandre Bompard, un ami du président et un pote d’Alain Minc, entre autres. Sa nomination ne manquera pas de faire jaser. Ce mardi, si on en croit la « rumeur ». Ce bon monsieur Bompard dirige Europe 1. Il émarge dans les 550 000 €/an. Certes, il y a plus cher, mais cela est déjà très honorable dans le contexte économique actuel. Or le poste de de Carolis plafonne à un peu moins de la moitié. Quand même ! Discussion, négociation, arrangements, cumul de fonctions, au final, compréhensible, Michel Bompard fournit un gros effort : il ne touchera que 450 000 €/an en combinant (ah, les combinaisons gagnantes !) les fonctions « de PDG et de directeur général en charge des antennes et du développement ». J’aime ces citoyens qui ont l’esprit de sacrifice. En plein dans le débat sur les retraites, une telle annonce va sans doute aider les différents protagonistes à prendre exemple sur lui et à féliciter le gnome pour son sens des « bonnes affaires ». Les copains d’abord !

Ah, les retraites ! Grosse arnaque en perspective. Le ban et l’arrière-ban est déjà à l’ouvrage. On prépare la base – autrement dit les pauvres – à avaler des boas constrictor comme s’il s’agissait des civelles. On dramatise, on instille la peur via un discours tout en sinistrose pour allonger l’âge du départ à 62/63 ans, voire plus. Sachant qu’à partir de 58/59 ans un salarié est déjà – c’est de plus en plus fréquent – mis pratiquement hors circuit, à quoi cela rime de vouloir jouer à tout prix les prolongations ? Nos technocrates doivent avoir leur idée sur le sujet. Cela doit être pareil que pour l’heure d’été et l’heure d’hiver. Ils savent. Dernier point et non des moindres : la durée de vie entre un ouvrier manuel et celle d’un cadre, moyen ou supérieur est, selon les stats de six ans. C’est beaucoup ? Et alors ! On déduit que le gars du bâtiment qui bosse jusqu’à 63/65 ans (rien n’est encore arrêté), la retraite acquise, à peine les formulaires remplis, file ronquer pour l’éternité et laisse sa part… A qui ?

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( 12 avril, 2010 )

Couleur Magnolia

gbpixphoto21112.jpgLe printemps est là. Pile au rendez-vous. Il attise le plaisir avec bonheur. Il est tôt. Tout est paisible. Sur le gazon, brillante et généreuse, perle la rosée. Au loin, bourdonnement espacé, la rumeur des premiers mouvements se perd dans le bleu du ciel comme une onde qui bientôt gonflera les voiles d’un bateau porté par les alizés. C’est dimanche. Jour d’insouciance. Le jardin poursuit sa remontée du printemps. J’admire l’épanouissement sublime du magnolia de Soulange. Il trône, majestueux, entre genêts, euphorbes et un camélia au rouge intense. Ce voisinage ne dérange pas du tout les pommiers qui attendent avec la tranquille certitude de ceux qui savent que leur tour viendra. Pas loin, le forsythia flamboie encore. Il a besoin d’être un peu façonné. Plus tard. Sur le devant, par touffes, le crocosmia Lucifer développe ses lames vertes avant floraison avec une envie débordante. Il est bon, ce café !

Dans la politique, comme dans les affaires, il est conseillé de se méfier de ses amis, peu importe le pedigree. C’est le premier commandement dans ce monde hautement crapuleux. Laissons de côté (sans l’oublier) le lamentable épisode de la rumeur et ses occultations. L’excellent papier de Bernard ce samedi (ainsi que celui d’autres blogueurs sur le sujet) a déposé la chose tout en haut de la poubelle pour ramassage et incinération. En fait, cette chose, est encore affaire de diversion. Avec elle, les attentes du pays et des citoyens attendront des jours meilleurs. Cette affaire fait autant de dégâts que la défaite des régionales.

Se méfier des amis, disais-je. Des amis, Nicolas Sarkozy en compte beaucoup dans son camp. De Fillon à Copé, en passant par Juppé, Galouzeau et autres « rats » prêts à quitter le navire amiral – qui n’a plus rien du paquebot de croisière le Fouquet’s – nombreux sont ceux à vouloir lui glisser la bonne peau de banane sous la godasse.

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( 11 avril, 2010 )

Sortie de route pour Mac Laren

maclaren.jpgAu milieu des seventies, tandis que la pop ronronne et que le rock progressif s’embourgeoise, un véritable OVNI chahute le monde musical. Un album révolutionnaire et violent qui bouscule les traditions de la perfide Albion et qui va jusqu’à remettre en cause la monarchie elle-même. La chose s’appelle Never mind the bollocks et elle est l’œuvre du mythique groupe punk les Sex Pistols.

La formation qui ne fit en tout et pour tout qu’un album studio doit son existence et son identité à un seul homme, son manager Malcom Mac Laren. Compagnon de la future styliste Vivienne Westwood, ce dandy décadent fonde avec elle à Londres, une boutique de fringues et d’accessoires branchés, bientôt appelée SEX, qui révolutionne le look des jeunes subversifs. Les membres du futur groupe sont recrutés parmi les clients de la boutique et ne savent pas jouer d’un instrument.

Mac Laren avait déjà managé une formation quelques années avant. Il s’agissait des sublimes New York Dolls dont le succès resta mitigé car ils jouaient une musique trop en avance sur leur époque. Les Sex Pistols, eux, connurent une consécration planétaire mais ne restèrent ensemble que trois ans. La voix unique de leur chanteur John Lydon dit Johnny Rotten contribua beaucoup à leur ascension vertigineuse.

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