( 31 mai, 2010 )

Courage, lisons !

vital.jpgQuel Courage il faut à Evelyne DUBIN, la signataire de ce document pour avoir écrit ce texte en se nommant (voir la fin).

A transférer autant de fois que vous pouvez !


La CPAM : 50 secondes de lecture à couper le souffle. Pour combler son déficit, nos chers gouvernants n’ont rien trouvé de mieux que de nous faire payer encore et encore…

- Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 €
- Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ….
- Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste …
- Pour tout traitement de plus de 91 €, nous en sommes de 18 € de notre poche
- Taxe de 0,50 c sur les boites etc…

Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or, savez-vous que les sommes suivantes, destinées à la Sécu, ne lui sont pas reversées :

* Une partie des taxes sur le tabac : 7, 8 Milliards
* Une partie des taxes sur l’alcool : 3, 5 milliards
* Une partie des primes d’assurances automobiles : 1, 6 milliards
* La taxe sur les industries polluantes : 1, 2 milliards
* La part de TVA : 2 milliards
* Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2, 1 milliards
* Retard de paiement par les entreprises : 1, 9 milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.

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( 30 mai, 2010 )

« Occuper, résister, produire », éclairs autogestionnaires latino-américains

photo6ponchosrojosdelapaz.jpgMardi 25 mai 2010 à 21h Maison de l’Amérique Latine

Cette conférence s’inscrit dans un cycle des « 40 ans » de France Amérique Latine. Elle a été introduite par Franck Gaudichaud (France Amérique Latine) qui a rappelé que ces « éclairs autogestionnaires » latino-américains s’inscrivent dans une longue tradition de lutte pour le « poder popular » (pouvoir populaire), tradition qui prend sa source à Cuba dans les années 30 avec les Conseils ouvriers. Deux périodes fortes de mobilisations sont à distinguer, périodes séparées par les années noires de dictatures militaires. La première prend son envol avec la révolution cubaine de 1959, les réformes du Président Velasco au Pérou (1968-75), le gouvernement d’Unité Populaire au Chili, le Cordobazo (1969) en Argentine ou encore l’Assemblée Populaire de Bolivie de 1971. La seconde prend la forme de laboratoires d’expérimentations démocratiques, tels que les médias communautaires vénézueliens, les communautés zapatistes et la commune d’Oaxaca au Mexique ou encore les Piqueteros argentins. De plus, la venue au pouvoir de gouvernements progressistes au Venezuela, en Bolivie ou en Equateur crée une relation nouvelle qui permet de démultiplier ces expériences.

Maxime Quijoux (Post-doctorant au GISCOP 93-Paris 13) nous a ensuite exposé son travail sur les entreprises récupérées d’Argentine. Si quelques expériences vont s’initier en 96-98 sur fond de désindustrialisation et de développement du chômage dans le pays, celles-ci vont se multiplier à la suite de décembre 2001. Ce mouvement est fortement associé au mouvement des Piqueteros ainsi que des Assemblées de quartiers. Aujourd’hui, de 10 à 13 000 travailleurs fonctionnent en coopératives, qui sont en général des PME, Zanon étant une exception notable à cette règle. Par ailleurs, ces entreprises récupérées sont souvent de vielles entreprises à la technologie vieillissante. À ce jour, toutes les entreprises récupérées évoluent dans un cadre légal.

Maxime estime que la description faite des entreprises récupérées argentines est parfois un peu mythifiée. Il prend l’exemple de Brukmann pour montrer le fait surprenant que les ouvrières de Brukmann étaient loin d’être politisées mais plutôt proches du patron. Cette entreprise est située en plein cœur de la capitale et fait de la confection de costumes. Le 18 décembre 2001, le patron part à l’étranger, soit-disant pour chercher de l’argent pour assurer les salaires. On ne le reverra plus. Ces ouvrières ressentent cette situation comme une véritable trahison. C’est ainsi qu’elles revendiqueront dans un premier temps la nationalisation sous contrôle ouvrier. En avril 2003, elles se feront expulser de l’entreprise. Un péroniste local reprendra l’expérience avec une appropriation légale temporaire et l’adoption d’un statut de coopérative, marginalisant ainsi les organisations d’extrême-gauche. En décembre 2003, le travail reprendra.

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( 29 mai, 2010 )

Syngué sabour, pierre de patience – Atiq RAHIMI

syngu.jpg

Je n’aime pas les « prix », ces livres certainement bons, qui ne sont que le fruit de tractations entre grands éditeurs. Ils me semblent toujours entachés de la suspicion du bakchich. Mais, voyant cette fois-ci en rayon librairie d’un petit supermarché un prix Goncourt (vieux de 2 ans quand même) en édition Folio à 6 euros 35, je me suis dit que je pouvais me risquer, d’autant plus que cet auteur est un atypique, afghan méconnu du grand public (peut-être plus maintenant). Son livre est un texte intimiste au féminin écrit par un homme, arabe en plus.

On parle beaucoup de femmes soumises, dominées, esclavagées, c’est une de ces femmes qui parle, seule avec ses deux fillettes et son mari blessé, grabataire, inconscient. Il n’y a personne d’autre qu’elle pour lui donner des soins et si peu, il ne bouge pas, il ne parle pas, il respire. Elle vit de ses respirations, a chacune d’elle elle égrène un grain de son chapelet de prière en prononçant un des 99 noms du Prophète Allah. 99 fois par jour et pendant 99 jours a dit le mollah qui vient chaque jour contrôler entre ses appels à la prière. La vie de cette femme est rythmée par les respirations de son mari, les repas des enfants, les soins, et les prières du muezzin… par la guerre aussi, les incursions des « autres », ceux du camp de son mari et ceux d’en face, elle va se cacher après l’avoir dissimulé dans un coin, et elle revient, et recommence.

Elle lui parle, elle se parle, elle finit par se convaincre que la vie de son époux dépend de ses secrets, de ce qu’elle n’a jamais dit, Nis surtout à lui, alors elle raconte. Sa jeunesse, ses désirs, ses désillusions de femme et d’épouse sans amour, elle lui raconte tout, elle essaie de le faire revivre. Elle croit en Dieu mais finit par lui poser des questions, long soliloque qui la mène à découvrir le dernier nom de Dieu, Syngué Sabour, pierre de patience, la Kahbah, la Pierre Noire de la Mecque auprès de laquelle tous les Croyants vont confier leurs péchés pour se faire absoudre. Syngué Sabour sera SA pierre de rédemption et de résurrection.

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( 28 mai, 2010 )

Paul Ariès à Marseille

paularies.jpgRémi un ticket pour la canebière ?

Le festival Science Frontières a le plaisir de recevoir Paul Ariès le Samedi 5 Juin entre 16h et 16h30 sur l’avenir gratuit, ainsi que le Samedi soir entre 20 et 22h, pour une intervention sur « La ville décroissante. »

Alexandre Pagot

Festival Science Frontières

( 28 mai, 2010 )

Le coup de patte

82770p7r.jpgMercredi 26 mai 15h.05 sur France-Inter. La célèbre émission ‘Là-bas si j’y suis’ de Daniel Mermet commence par une série de messages consacrés pour la plupart à la journée de grèves et manifestations pour ‘les retraites à 60 ans’, etc. Puis Daniel introduit le sujet du jour, comme souvent choisi en ‘contrepoint’ à l’actualité politique – dont il est très soucieux -, comme pour donner un éclairage insolite et ‘de là-bas’, à là où nous sommes, ici…

Il va s’agir cette fois, aux bons soins de François Ruffin (l’animateur principal de ‘Fakir’) d’évoquer ‘le bon temps de Hara-Kiri‘ (1962-1982) et de son animateur principal François Cavanna, âgé de 85 ans aujourd’hui. Mais Mermet nous prévient, en substance, ainsi : ‘Si vous pensez ‘nostalgie du bon vieux temps, qu’aujourd’hui c’est foutu’, cette émission n’est pas pour vous. Elle est pour ceux qui savent que, toujours, toujours, éclosent de nouveaux talents en rapport avec le présent et le futur : Des gens qui ont ‘le coup de patte’ qu’il faut…

L’entretien de Cavanna et Ruffin peut commencer, magnifique. Par la rapide évocation de la jeunesse pas triste du ‘Rital’ jusque chez le ‘Ruskof’, via le S.T.O. en Allemagne Nazie… Suivi de l’aventure abracadabrantesque de la création de Hara-Kiri grâce au fou génial auto-proclamé ‘Professeur Choron’, qui sera capable de réunir, outre le pote Cavanna, des talents alors nouveaux comme Reiser, Wolinski, Cabu, Topor, Wilhem…excusez du peu ! On sait (presque tous) que l’aventure a mal finie, dans les récentes années, avec la triste évolution de ‘Charlie Hebdo’…(d’où la naissance – éphémère – de ‘Siné Hebdo’,  encore un vieux de la vieille…). Cependant que, ironie de l’histoire, l’ex-patron de Charlie est devenu patron de France-Inter, donc de Daniel Mermet ! : Raison de plus pour ce ‘vieux de la vieille’ de rigoler, d’en appeler à de plus jeunes talents, comme Ruffin. Et à son ‘coup de patte’ ! Demain, il est éventuellement possible que, d’un mauvais coup de patte, le nuisible Philippe Val – cet opportuniste passé de Charlie à France-Inter – chasse Daniel Mermet. Cela dépend aussi de nous. Pour le moment l’audience de ‘Là-bas si j’y suis’ (et du site : la-bas.org) est telle que Daniel et sa nombreuse équipe de plus jeunes sont (ou semblent) ‘intouchables’. Nous, en tant que AMG (auditeurs modestes et géniaux de l’émission) donnons nos coups de patte tous les jours en début d’émission : un blog oral géant, en somme. Qui se prolonge, de plus en plus par des initiatives locales, souvent par rdv dans des bistrots, une ou deux fois par mois : des ‘repaires’ ou ‘repères’, comme on veut, de plus en plus nombreux. Où s’organiser librement : pépinière possible de nouveaux talents, sauf ‘mauvais coup de patte’… comme cela m’est arrivé lorsque j’ai tenté l’aventure à Saint-Nazaire, de façon trop aventureuse : l’initiative a vite été ‘torpillée’ par un mec ‘ingénieur en révolution’ !!!

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