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Nos Palestines

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gazaafp480fe23ea9ae.jpgJe sais, le titre est bizarre, sinon politiquement et sémantiquement incorrect. Mais voilà : je reviens d’une réunion publique sur le thème de ‘l’Etat Palestinien’, ce monstre du Loch Ness (pardon, du lac de Tibériade à la Mer Morte) qui réapparaît régulièrement pour les bla-bla-bla …

La salle était pleine, j’ai même eu l’heureuse surprise de voir arriver quelques jeunes maghrébins – genre vendeurs de H – qui ont essayé d’écouter la conférencière. Puis l’un d’eux a fini par pianoter sur son portable, et j’ai compris. La madame de l’estrade se croyait en cours scolaire. Ton monocorde, texte lu, a + b + c… Et elle est où la Palestine en vie ? Soit, il y avait là exposé de considérations politiques très justes et très défavorables à Israël. Mais nulle chaleur humaine envers le peuple palestinien, l’oublié de l’histoire, de l’Histoire. Je me suis éclipsé. J’ai prétexté être malade, auprès de mon ami responsable du ‘Comité Solidarité Palestine’ invitant (comité que j’ai contribué à fonder il y a une dizaine d’années avant d’en être viré, c’est une autre histoire… comme il y a d’autres histoires dans l’Histoire du peuple palestinien…). Et si j’étais malade, oui, c’était du ‘politiquement correct’ de la professeure (il paraît qu’elle est journaliste de l’Humanité, ah bon ? : elle est où la verve de Jean Jaurès ?)

Je connais physiquement la Palestine depuis 64 ans (j’avais 8 ans lorsqu’en 1945-46 j’y suis venu d’Egypte pour cure de santé, réussie !) et, si je n’y pas retourné depuis, c’est parce que je ne veux pas aller en Israël, mais en Palestine… odieusement spoliée, occupée, niée par le conquérant sioniste. Je crois connaître l’énorme dossier (quel mot !) palestinien bien mieux que ‘la dame’ tant je l’ai étudié depuis 50 ans. Mais j’ai surtout ce qui lui manque : une familiarité avec les gens. Par de multiples contacts avec des Palestiniens et des visiteurs de la Palestine. Par exemple, j’ai eu confidence récente d’une amie française à son retour d’un séjour à Naplouse. Après m’avoir racontée l’accueil chaleureux qu’on lui fait dans la ‘bonne société palestinienne’ locale, il lui prend l’idée d’aller se perdre dans la ‘zone’, immense, de la ville harcelée par l’armée israélienne. Elle en revient indemne, bouleversée. Mais ses hôtes bourgeois lui avouent qu’ils ne connaissent pas ‘ces gens’… qui, sont 80 ou 90% de la population locale !! : Si les Israéliens ne connaissent pas les Palestiniens (sauf dans l’armée…), les notables palestiniens ne connaissent pas non plus le peuple miséreux (sauf révoltes sporadiques). Où est donc la Palestine ?

Elle est, à cause de toutes ces errances politiciennes et ces terrorismes dissymétriques (l’énorme terrorisme de l’Etat d’Israël et les actes terroristes hasardés de patriotes palestiniens), éclatée : Il n’y a pas, il n’y a n’y a plus UNE Palestine, mais des Palestines. Le très talentueux Elias Sanbar (il y a beaucoup de Palestiniens talentueux) dit : ‘Si les israéliens occupent les terres des palestiniens, les palestiniens occupent, eux, les têtes des israéliens’ : oui, La Palestine est un casse-tête pour Israël ! L’attitude classique du colonisateur est ‘d’ignorer’ l’autre, le colonisé. Dans la bonne société de Tel-Aviv, on a toujours essayé de ‘rester entre nous, occidentaux’. Tout juste doit-on faire un long service militaire, pour réprimer les palestiniens, les faire taire… afin de revenir ‘ronronner entre nous’. Mais ‘Les Palestines’ brisent l’égoïsme du fort :

- La Palestine de la Diaspora (énorme et généreuse comme celle d’Haïti).

– La Palestine des camps de l’intérieur et des pays voisins (4 générations)

– La Palestine ‘maintenue’ sur place, avec ses classes sociales ancestrales

– La Palestine dans Israël, potentiel danger démographique et politique…

Qu’ils soient exilés, réfugiés, maintenus dans les villes et les champs des  ‘bantoustans’ de Cisjordanie ou de ‘la plus grande prison du monde’ de Gaza, ou bien encore devenus ‘citoyens israéliens’ (de seconde zone), tous les palestiniens font un fier peuple arabe, le plus actif des peuples arabes. Si toutes les opinions publiques arabes sont avec eux, tous les régimes politiques arabes manoeuvrent entre cette évidente solidarité populaire (à afficher) et leur ‘lâchage’ (secret mais de fait) de la cause palestinienne : du fait des intérêts de ‘la mondialisation’, tarte à la crème, dictatoriale et antisociale, comme partout … Depuis 70 ans, le sionisme a évolué, passant du stade primitif de ‘l’idéal du pionnier progressiste’ (kibboutz, démocratie…) à celui d’étiquette d’une guerre sans fin pour établir la colonisation, la conquête. Rien n’y fait. Martyrisées, apeurées, secrètes, entreprenantes, révoltées, ‘Les Palestines’ vivent, se rêvant Palestine. Toutes les variantes y sont passés : résistances passives et actives, contre-violence et non-violence, ‘terrorisme international’ et ‘pourparlers de paix’, collaborations même… et retours aux fondamentaux : la jeunesse du peuple, son ardeur, sa fidélité au symbole de ‘la clef’ (celle de la maison perdue par l’aïeul).

Arafat s’intéressait beaucoup aux héroïques luttes des ‘Indiens d’Amérique’ d’autrefois, massacrés par les Yankees. Il savait que les sionistes rêvent de refaire sur le ‘Grand Israël’ le même ‘exploit’. Mais voilà : le peuple palestinien est beaucoup plus puissant que les tribus ‘indiennes’ et les temps ne sont plus les mêmes. Ils sont à la fois meilleurs et pires : les moyens techniques et intellectuels de la Résistance sont très puissants, les combines politicardes aussi… Les trahisons des Etats Arabes voisins, apeurés de la popularité de ‘la cause palestinienne sacrée’ sont nombreuses et ont entraînés de graves dérives dans la classe dirigeante palestinienne. Graves corruptions – comme partout !- mais aussi ‘fuites en avant’ dans l’aventurisme : après les influences nationalistes puis marxistes, voici celle de l’Islam politique. Le Hamas est très certainement la principale composante, désormais, de la Résistance Palestinienne. Comme toujours, le meilleur de cette force (‘la flamme’, l’audace) l’emportera sur le pire (la régression des moeurs dû au ‘rigorisme’ mental) : Comme toujours en Palestine, car d’aventure en aventure (et il y en eut tant !), le peuple palestinien a su ‘corriger le tir’, d’une génération à l’autre : il n’y a probablement pas au monde de peuple aussi ‘trempé’, intelligent, capable de réinventer son avenir concret. Et c’est celui de La Palestine à partir ‘des Palestines’ actuelles. Par exemple, l’une d’entre elles est engagée dans l’aventure du ‘plan néolibéral’ du Premier ministre palestinien, Salam Fayyad… qui frise l’intégration économique au fait colonial israélien (voir le dossier de Politis n°1099 de fin avril). Cela est un danger mortel pour l’avenir de la Palestine, opposé au danger mortel d’un Hamas devenant délirant. Mais en fait, il n’y aura pas de délires, ni de ce plan néolibéral ‘technocratique’ ni de l’extrémisme islamique : nous ne sommes pas entre le dictateur capitaliste Shah d’Iran et le dictateur chiite Khomeiny. Nous sommes en future Palestine, pour le moment en Palestines. Et Israël n’a pas fini d’en voir avec la jeunesse palestinienne à venir… qui ‘occupe la tête’ de ses dirigeants !

Je suis trop optimiste ? Il se peut : Je n’ignore pas que l’extrème-droite est arrivée au pouvoir d’Israël, avec ses chimères de terrorisme d’Etat, comme contre Gaza l’an dernier. Et, contrepartie à ces folies meurtrières, il y a désormais un puissant courant de sympathie mondial envers La Palestine : Même les Etats-Unis –malgré l’importance des lobbies américains pro-sionistes- infléchit sa ‘protection inconditionnelle’ d’Israël, qui se trouve très isolé, mondialement. Bien sûr, l’Europe, la Russie et la Ligue Arabe devraient aussi se montrer plus radicales, courageuses : cela fait partie de notre action de ‘citoyen du monde’. Au fait, je ne vous l’ai pas encore dit : Il s’agit en Palestine d’une Révolution, et pas la moindre, commencée en 1936 au moins. Dont le ferment a agi, agit et agira sur tous les citoyens, arabes et du monde. Une Révolution des mentalités… rien que  cela. Et c’est pourquoi je suis résolument optimiste. Georges Habache disait : ‘Les révolutionnaires ne meurent jamais’ – Si vous deviez vous contenter d’une seule lecture sur le sujet, je vous conseille vivement le petit livre richement illustré d’Elias Sanbar : ‘Les Palestiniens dans le siècle’, paru en 2007 dans la collection ‘découvertes’ de Gallimard.

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22 Commentaires

  1. lapecnaude

    5 mai, 2010 à 3:39

    Rémi – Pertinent comme toujours. Je ne relèverai que deux phrases, sans les commenter, ce n’est plus mon rôle : > et > (en pays islamique…. Bises.

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  2. lapecnaude

    5 mai, 2010 à 3:41

    encore un coup de l’anti spam ? j’enverrai un commentaire entier quand je serai sûre que cela marche.

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  3. lapecnaude

    5 mai, 2010 à 3:45

    Rémi – excuses, je crois avoir compris comment çà marche. Je disais donc …
    Pertinent comme toujours. Je ne relèverai que deux phrases :  » l’énorme terrorisme d’état d’israel et les actes terroristes…hasardés de patriotes palestiniens » et « une révolution des mentalités…rien que cela » (en pays d’islam, tu crois ?). Bises.

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  4. rachid

    5 mai, 2010 à 5:17

    Shalom aleykhum

    j’aurais pu être un de ces jeunes « genres vendeurs de h » ?

    Parler pour construire La Palestine c’est avant tout :

    les Chministim, la déclaration de Mandela à l’ONU, Marouane BARGHOUTI,…..

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  5. b.mode

    5 mai, 2010 à 6:46

    Texte fort et engagé ! Merci Rémi pour ta présence accrue !

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  6. babelouest

    5 mai, 2010 à 6:56

    La Palestine, j’en ai entrevu quelques aspects il y a vingt-quatre ans : les villages pauvres, au milieu de villes nouvelles israéliennes en pleine construction. Les plantations d’oliviers. Les barrages (où le petit bus qui me transportait ne s’arrêtait pas bien sûr). Le vieux Jerusalem si vivant dans sa partie palestinienne, si rigide dans les quartiers juifs. L’esplanade des mosquées, avec ses gardiens bon enfants assis par terre et jouant aux cartes.

    Et la jeunesse. Comme nous le disait Ziad Medoukh, notre ami de Gaza, l’éducation des jeunes est sacrée en Palestine : c’est elle qui donne tant de valeur à ces enfants. Lui qui parle si bien français savait trouver les mots pour exalter cette richesse de l’éducation : il est prof de français à l’université Al Quds. Au fait, Clo, tu as des nouvelles récentes de lui ?

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  7. lediazec

    5 mai, 2010 à 6:56

    Très beau texte, en effet. Une constante chez Rémi et ceux qui pensent qu’il faut trouver urgemment une solution à une situation intolérable.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  8. babelouest

    5 mai, 2010 à 7:01

    Il est clair, Rémi, que tu connais bien ces lieux magnifiques. Merci d’apporter ces descriptions qui réveillent chez moi tant de souvenirs !

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  9. babelouest

    5 mai, 2010 à 7:48

    Je viens de relire cette explication magistrale. Magistrale, parce que tu maîtrises parfaitement ton sujet. Magistrale, parce qu’elle n’est pas le froid exposé d’un prof qui a séjourné là-bas, mais l’expression d’un vécu de longue haleine, avec tous les côtés affectifs qui se pressent pour donner leur témoignage. Magistrale, parce que le style est toujours aussi remarquable. Non, ce n’est pas de la pommade, mais une fervente admiration.

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  10. laetSgo

    5 mai, 2010 à 9:26

    Très beau texte Rémi ! Je n’ai connu qu’un seul palestinien, à l’époque lointaine où j’habitais Paname. Un intellectuel brillant (mais n’est-ce pas justement une des échappatoires offertes aux peuples palestiniens ? la diaspora, la culture et l’intelligence ?) et bien sûr un fervent défenseur de « la cause palestinienne »…Ce qui m’a incité à me renseigner pour savoir de quoi il s’agissait vraiment, au-delà des rengaines médiatiques creuses que j’entendais régulièrement sans les écouter…J’ai ainsi « connu » Edward Saïd, lu le passionnant « fateful triangle » de Chomsky, suivi tous les articles de Robert Fisk dans The Independent, et découvert aussi Amira Haas dans Haaretz, à contre-courant de la pensée unique israélienne…dramatique histoire et dont l’issue n’est pas prête de se dénouer vu le dernier camouflet infligé par le premier ministre israélien au protecteur américain !
    sinon, je rebondis sur le com de Rachid : qu’est devenu Barghouti ? me semble qu’il représentait un sérieux espoir pour les peuples palestiniens…Est-il toujours emprisonné ?

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  11. remi begouen

    5 mai, 2010 à 9:47

    Hélas, oui, Marouane Barghouti est toujours en prison, comme tant d’autres, au point que l’on puisse évoquer aussi ‘La Palestine des prisons israéliennes’, en plus des autres ! Marouane reste pourtant un leader très courageux, lucide, aimé et respecté de tous les palestiniens, preuve de plus que les clivages ‘Hamas’-'gouvernement technocratique’ etc. ne sont pas si définitifs ni si profonds : tout bouge dans les têtes des palestiniens, à la recherche de l’efficacité des luttes de libération. Au fait, le jeune franco-palestinien Salah Hamouri est toujours en prison, lui aussi, courageux. Sarko a fait semblant (on connaît la musique) de bouger le petit doigt pour lui… sous la pression du ‘Comité Salah Hamouri’, animé par Claude Lefort : allez-y signer la pétition, vous renseigner… écrire à notre compatriote. Moi je l’ai fait, sans savoir s’il avait reçu ma lettre évoquant mon enfance de petit français en Palestine d’avant Israël…
    Merci, Rachid et LaetSgo, de me donner l’occasion d’évoquer ces deux prisonniers palestiniens…parmi tant d’autres.

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  12. clomani

    5 mai, 2010 à 19:09

    Aaah, Rémi, comme tu a su me « parler »…
    Je milite depuis longtemps pour la Palestine… dont j’ai découvert l’existence lors des premiers détournements d’avion, dans les années 60. Avant, je ne connaissais qu’Israël, ce magnifique pays dont les habitants « avaient fait pousser des fleurs dans le désert » (à quel prix… je l’apprendrais bien plus tard). Puis, en 74, je suis allée au Liban et en Syrie avec mon petit copain… c’était mon premier voyage hors d’Europe. J’ai vu les camps d’alors, entre l’aéroport et la ville. Entrevu plutôt. Parce qu’à Beyrouth, on ne voyait rien que la richesse à l’époque mais on pouvait lire dans les journaux locaux que ça « pétait » à droite et à gauche (nous avons quitté Beyrouth le 1er janvier 1975).
    Dès lors, j’ai refait un tour dans l’histoire… enfin, essayé parce que ça n’est pas Exodus ou la désinformation officielle israélienne qui aurait pu m’aider. J’ai lu le bouquin de Leïla Khaled, une des premières femmes détourneuses d’avion… et là, je suis « tombée dans le pot de la Palestine et de la résistance de son peuple »… et puis il y a eu Sabra et Chatila.
    Arrivée comme assistante de production au desk « étranger » d’une grande rédaction audiovisuelle, en 87, j’ai beaucoup travaillé sur la 1ère Intifada. Les images arrivaient de tous côtés… les Israéliens ramaient pour avoir l’air sympathique et passer pour des victimes… Sauf qu’il a suffit de quelques images de soldats israéliens tentant de casser bras et jambes à l’aide de grosses pierres à des enfants palestiniens pour que la désapprobation devienne globale. Ca a poussé les Israéliens à faire semblant de faire des efforts. Je crevais d’envie d’aller en Palestine, mais il fallait passer par Tel Aviv, donc pas question ! J’ai boycotté longtemps, jusqu’au moment où j’ai cru aux mensonges des accords de paix de 94. Et je suis allée à Jérusalem-Est rejoindre une copine journaliste qui remplaçait notre correspondant sur place. Elle m’a balladée un peu, côté palestinien, lorsqu’elle avait un peu de temps… j’ai pu voir les plaques d’immatriculations différentes attribuées aux Palestiniens, puis les routes qu’ils étaient forcés de prendre… A Jérusalem Est, les Palestiniens croyaient à la paix… enfin ceux avec qui je parlais… A l’Ouest, j’ai vécu un sale moment : j’étais avec Véronique en train de siroter notre petit café dans une rue piétonne lorsqu’on a senti une sorte de chape de plomb nous tomber dessus : un groupe de colons arrivait. Ils étaient tous aussi corpulents que Sharon, portaient la kipa, la ceinture avec des franges qui se met sous le pantalon, et surtout exhibaient leurs flingues à la ceinture aussi ! Bonjour le malaise !
    Grâce à Véronique, j’ai pu rencontrer « Mikado » Michel Warshavsky et son épouse (avocate qui plaide tous les cas palestiniens en Israël, militants pacifistes. Lui avait fait quelques mois de taule… J’ai passé une soirée mémorable chez eux.
    Ensuite, il y eu les tromperies successives de la part des gouvernements israéliens… la 2e Intifada, les attentats-suicides et là, le vent a hélas tourné en faveur d’Israël. En vacances à Larnaca, j’ai décidé d’aller faire un tour en Palestine juste après le nine eleven ! Mal m’en a pris. J’ai rencontré le militant pacifiste avec qui j’étais entrée en contact sur le site d’Anan Ashraoui (il était webmaster), sa copine et plein d’amis à lui… ils étaient désespérés par la façon dont les media occidentaux couvraient ce qui se passait là-bas. Tous travaillaient avec les media car tous étaient Jérusalemites mais les check-points existaient déjà et il y en avait toujours un en retard… coincé par les check-points. Jamais autant picolé d’Arak de ma vie… tant nous étions désespérés. J’ai rencontré des militantes des droits de l’homme, dont les enfants étaient en prison depuis 5,6,7 ans et qui n’étaient même pas majeurs ! Je suis repartie (difficilement car j’ai passé 3h à être fouillée et harcelée : bien sûr j’étais allée à l’Est, c’était « péché » !
    Et là, la colère m’a prise… j’étais de chaque manif à Paris. J’ai donné mes coordonnées à plusieurs personnes, téléphoné, écrit, envoyé des mails lorsque j’ai eu un ordinateur : jamais je n’avais de réponse, ou on me parlait d’une réunion sans m’en dire le thème, à des heures indues dans des banlieues lointaines où je ne pouvais aller sans voiture. Jusqu’au jour où je suis entrée par hasard dans une librairie appelée « Résistances » (www.librairie-resistances.com) parce que j’aimais beaucoup les bouquins de la vitrine, traitant pour la plupart du Proche-Orient et que j’avais lu qu’on y donnait des cours d’arabe. Et là, j’ai trouvé the right person at the right place. J’ai donc signé immédiatement, ravie d’avoir enfin trouvé la femme dont j’avais entendu parler dans toutes les manifs. Les deux « boss » ont fait un travail remarquable, un petit opuscule de 70 pages appelé « 60 ans d’Israël, 60 ans de mystifications »… Il est vendu 3 Euros à la librairie. Deux ans de militantisme, de participations à des manifs, des tours en bicyclettes, de recherches actives sur le net, puis sur le boycott… mais patatras !
    J’ai démissionné il y a 3 mois… trop de magouilles, de tirs en coin, de chausse-trappes dans
    tous les cons : Warshavsky était infréquentable… pourquoi ? Parce qu’il travaille avec l’AFPS, ennemie intime de la présidente. etc etc. Déception énorme. L’assoce ? Europalestine… qui abat un travail considérable, mais se perd souvent dans des débats annexes et crypto-sectaires. Nous sommes 3 femmes à en être parties. Les deux autres étaient de sacrées militantes, de longue date. Nous avons maintenant rejoint « les amis d’al Rowwad » (dont le site est, je crois http://www.amis-alrowwad.com) … à confirmer. C’est une association qui travaille directement avec le camp d’Aïda, et a commencé à faire des tournées théâtrales en France, en été, avec des enfants et adolescents du camp… puis a développé une activité de broderies traditionnelles… pour ensuite lancer une ligne « Palextile » dont le design est fait à Paris mais où tout est fabriqué sur place dans le camp. Tous les mercredi (et quelquefois le samedi) je vais à la boutique que les « patrons » ont laissé à la disposition de l’assoce où nous vendons des savons de Naplouse, des poteries d’Hebron, des foulards brodés, petits porte-monnaie brodés, manteaux (avec revers du col « keffieh »), jupes brodées aux noms des villages d’origine des réfugiés d’Aïda, tuniques, etc.
    C’est plus paisible qu’à l’autre assoce… l’argent que nous récoltons va directement en Palestine (en revanche, pour les vêtements, le transport est beaucoup plus problématique : Israël fait tout pour compliquer tout dès lors que l’origine est cisjordanienne).
    Il y a un hic aussi, c’est que nous n’avons qu’un interlocuteur sur place, celui qui a lancé l’idée du théâtre avec le président de l’assoce, et que, visiblement, en bon « chef de clan » arabe, il a tendance à ne faire travailler que les membres de sa famille… qu’il joue au potentat et qu’il y a eu quelques problèmes… qui ont dû être résolus lors du dernier C.A.
    J’ai des tonnes de bouquins passionnants à lire que je ne peux pas lire parce que ça me fait cauchemarder toute la nuit ensuite…
    Un jour, un ami libraire m’a posé la question de savoir pourquoi j’étais aussi passionnée par la Palestine. Je lui ai répondu que c’était parce que ses habitants subissaient vraiment le traitement le plus injuste que j’aie jamais connu dans ma vie. De plus, ayant aussi travaillé sur la fin de l’Apartheid en politique étrangère, je trouve qu’il y a des similitudes entre ces deux causes.
    Je ne vous dis pas dans quel état j’étais lors de l’attaque sur Gaza ! Tous les soirs, j’étais de manif malgré le froid… ensuite, tout est retombé comme un soufflé ! Et je trouve ça insupportable, dégueulasse. Le boycott commence à marcher un peu partout dans les pays du Nord… pas des masses en France : Mme la Garde des « Sots » a déclaré que c’était un acte illégal que d’appeler au boycott des produits israéliens vendus comme israéliens alors qu’ils sont fabriqués dans des colonies illégales ! En France, le lobby israélite invite régulièrement Sarko et des ministres… Je suis allée manifester sous les fenêtres du Quai d’Orsay lorsque Liebermann a été invité sous les ors de la République… un type qui dit qu’un bon Palestinien est un Palestinien mort ! Merde alors !
    Mais Kouchner n’est pas à un compromis près… il est bien allé en Birmanie pour faire un rapport disant que Total donnait du travail bien rémunéré aux Birmans, moyennant monnaie et 2 jours sur place (ça je l’ai appris au cours d’une des conférences d’écrivains venus à la librairie Résistances… qui propose des extraits des conférences sur son site).
    Bon, je m’arrête là parce que je n’en finirais jamais avec la Palestine. Je suis très très pessimiste… Je reçois tous les jours des appels à l’aide de là-bas : en ce moment, on a besoin, côté palestinien, d’ »internationaux » pour venir aider les Palestiniens de la vallée du Jourdain à résister contre des colonisations sauvages, arrachages d’oliviers etc…
    Etc. Etc. Etc. Je crains que l’avenir ne soit encore pire que maintenant, qui me paraît être le pire pour la majorité de la population palestinienne (surtout celle des camps). Mais ils sont intelligents : ils savent entretenir leur culture en la transmettant… c’est ça, faire de la résistance.
    En tout cas, je leur dis chapeau parce qu’ils ont la niaque (c’est ce que m’a dit un photographe anglais qui vivait à Aïda dans le camp 6 mois par an, a décidé de s’installer définitivement là-bas et apprend la photo aux gosses, essaie de les emmener en douce là d’où vient leur famille).
    Bref, l’ONU ne sert pas à grand chose, mais heureusement, il y a des militants à droite et à gauche, qui s’agitent…
    N’empêche que, moi, j’ai pas la niaque !
    PS : si vous le pouvez, essayez d’aller voir le dernier film d’Elias Sambar où il parle de la vie de ses parents, donc de l’arrivée des Israéliens… J’adore ce que fait ce réalisateur. Et « Intervention Divine » aussi, c’était génial.

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  13. lapecnaude

    5 mai, 2010 à 19:14

    Rémi – Il m’est difficile de m’immiscer dans un conflit à la fois territorial et historique, car je me sens coupable d’une double façon. Faire partie d’un peuple qui a renié le peuple juif et l’ a même persécuté d’une part et faire également partie d’un peuple qui a asservi le peuple arabe … cette double culpablité me pousse à être objective de quelque côté que je me tourne, pas facile. D’autant qu’il y a des intégrismes semblables dans chacun. Si on ne peux dénier au peuple palestinien le droit d’avoir une nation, on ne peux non plus dénier au peuple juif d’avoir le sien. Il est seulement regrettable que tant de dissensions existent chez les palestiniens sur le plan politique. De toutes façons mèler religion et politique cela n’a jamais donné quelque chose de bon. Je ne suis pas comme Sarkosy, je plante un arbre à palabre, pas des armes.
    Nous avons tous au fond de nos coeurs une enfance, la vie vue avec les yeux de l’enfance, eux aussi, ce n’est pas la même vision, je ne me sens pas le droit de parler à leur place, je ne peux que témoigner de ce que j’ai vécu et vu, le reste c’est à eux de le faire. Je ne me sens pas égoïste en disant cela, je les respecte c’est tout.
    Des palestiniens, il y en a aussi en france, ils sont expulsés comme les autres .. si le combat commençait là ?

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  14. b.mode

    5 mai, 2010 à 19:43

    clomani ! tu devrais faire des éditos ! je dis ça je dis rien

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  15. babelouest

    5 mai, 2010 à 20:07

    Je me souviens avoir lu un papier, sur Libé je pense quand il était encore lisible, il y a au moins cinq ans. Il racontait la vie des rescapés de la destruction qui avaient, de plein droit émigré en Israël. Après tout, c’était la terre que la bien-pensance d’après-guerre leur avait allouée, afin qu’ils finissent leur vie en paix « chez eux ».

    Bizarrement, la plupart de ceux que le journaliste avait retrouvés étaient dans une situation précaire, dans des habitations insalubres, ou même dans la rue. Je rappelle qu’il y a cinq ans, les rescapés étaient déjà nécessairement des gens âgés. Or, le gouvernement ne faisait rien pour les aider alors que, bien entendu, ils ne pouvaient plus prétendre à trouver un travail rémunéré correctement. Trop vieux.

    Nous en arrivons à ce paradoxe que cet État pas vraiment officialisé à l’ONU, aux contours vagues et sujets à de multiples appréciations et contestations, cet État qui a été conçu de toutes pièces, officiellement, pour les rescapés, les rejette au même point que les primo-habitants, ceux qui ont les vieux actes de propriété. Le diable se mange la queue, en quelque sorte. De plus en plus, ce sont ceux qui n’ont aucun droit à venir envahir cette terre qui arrivent à pleins avions. Des gens qui n’ont aucune culture locale, souvent pas la langue, et souvent des traditions différentes.

    Palestine, que de crimes sont accomplis chaque jour sur la terre !

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  16. remi begouen

    5 mai, 2010 à 20:08

    Ton long commentaire,Clomani, (témoignage plutôt) est très émouvant et instructif. Parmi tant d’autres choses à relever, celle-çi : Michel Warchawsky est venu ici il y a une dizaine d’années, faire une conférence formidable. Et puis j’ai connu la troupe des ‘amis d’Al Rowwad’ en tournée, dans le cadre idyllique d’un village des Côtes d’Armor, Tremargat : spectacle magnifique devant toute la population rurale, puis fête autour d’un grand feu dans un pré… et, avant, baignade des gosses dans un étang! C’était il y a environ 5 ans… Enfin, le film ‘Intervention Divine’ est ma-gni-fi-que, d’accord !
    Lapecnaude, je coprends tout à fait tout point de vue. C’est vrai qu’il faut d’abord s’opposer à ces expulsions ‘sauvages’ (de Palestiniens et bien d’autres)… et boycotter les produits d’importation israéliens, sys-té-ma-ti-que-ment. Dans les boutiques ‘Artisans du Monde’, ceux qui ont en ont les moyens peuvent par contre acheter de l’huile d’olive de Palestine (excellente)et divers produits artisanaux…en espérant que cet argent retournera bien aux paysans et artisans de Cisjordanie.

    C

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  17. lapecnaude

    5 mai, 2010 à 21:12

    Clomani l’a très bien expliqué, l’ostracisme existe DANS la société palestinienne, pas seulement ailleurs, c’est pourquoi il me semble préférable d’espérer qu’ils fassent l’unité avant toute chose, ce qui sera dur en milieu arabe.
    Quand a voir des clichés d’atrocités, bien sûr, c’est difficile de ne pas prendre un parti, mais qu’aurait-elle dit si elle avait VU les mêmes faits, exécutés par ses propres coreligionnaires sur un peuple semblable ? N’être là que pourquoi faire ?
    Imaginez ce que dirait Dieu (s’il existe ou a existé ou n’importe quoi) après avoir donné la terre à Adam et Eve et revenant comme çà un jour ? … qu’en ont-ils fait ?
    J’ai eu un copain, un jour, qui m’a donné ce conseil, « quand cela dépasse tout ce que tu peux supporter, penses à des murs, très fort, et accroches-toi », je l’ai fait souvent. Depuis, contrairement à ce que l’on croit, je cause plus beaucoup.

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  18. rachid

    5 mai, 2010 à 22:26

  19. clomani

    6 mai, 2010 à 10:03

    Tout d’abord une itw de Finkelstein (z’avez eu peur, hein… que je vous parle de Finkie)… sous-titrée en anglais (avec les questions en arabe sous-titré anglais).
    http://www.youtube.com/watch?v=bDe65-nF3FQ&NR=1
    Je cite sa dernière phrase : « le futur chef d’état israélien qui acceptera de signer de vrais accords de paix aura dû perdre une guerre » (c’est une paraphrase, je ne l’ai pas notée in extenso).
    C’est triste à dire mais je crois bien que Finkielstein a raison.
    Ce que j’aurais fait si j’avais vu des Français dénoncer des Juifs ? Je n’en sais rien… j’espère simplement que j’aurais choisi le côté des « Justes »… (là je réponds à La Pecnaude). Quant aux divisions palestiniennes, elles sont évidentes dans les 1ères images d’ »Intervention Divine » : c’est un Palestinien déguisé en Père Noël, poursuivi par des jeunes qui le caillassent. Le néo-libéralisme chassé du temple par les descendants des anciens habitants…
    Affamez un peuple et corrompez ses dirigeants, et vous parviendrez sans dommage à les diviser. Balancez lui de temps à autre des bombes sales pour « montrer que vous êtes le plus fort » et après, refermez les portes… demandez aux lobbies de bien pressuriser les dirigeants états-uniens, pour qu’ils ferment les yeux sur les massacres, profitez de la mollesse et de la décrédibilisation de l’ONU et c’est bon. Z’avez gagné la queue du Mickey !
    Quant à la résistance, Warshawsky disait, lorsque je l’ai revu récemment lors d’une conférence avec des Palestiniennes d’un camp (Deisheh je crois) que tout est fait pour une judaïsation en force de la ville de Jérusalem : expropriations, installations de colonies sauvages, tramway reliant les colonies de l’Est à Jérusalem, etc. et qu’ils avaient réussi à en faire une ville morte, avec d’un côté, la population palestinienne de Jérusalem qui ne peut pas sortir, chrétiens comme musulmans, et qui résiste en faisant des enfants, de l’autre, des colons qui ne « tiennent » pas… Les strates d’Israéliens venus des pays de l’Est et installés à Jérusalem ou à côté commencent à s’en aller… Du coup, les 2 populations s’équilibrent naturellement… il y a le même nombre d’un côté comme de l’autre. En tout cas, entre 94 et 2001 lors de mon dernier et terrible passage (les chars israéliens détruisaient tout à Bethléem, sous le prétexte de pourchasser les résistants palestiniens qui ont fini dans l’église à Noël), j’ai pu constater, car j’étais dans une chambre monacale au sein de l’église anglicane « St George » à deux pas de la vieille ville, qu’Israël avait installé le Ministère de l’Intérieur à deux pas aussi… qu’une chaîne hotelière française avait construit un Novotel ou un autre bunkérisé à 2 encâblures aussi et que la ville s’était terriblement israélisée. D’ailleurs, on entend maintenant les media parler de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat d’Israël, ce qui n’a jamais été reconnu par la législation internationale.
    Il m’a aussi remonté le moral sans le vouloir car j’avais des doutes sur l’efficacité du boycott en disant qu’en Afrique du Sud, il avait fallu 20 ans avant que le boycott ne devienne efficace. Tiens, en prime un article qu’il a écrit sur la division :
    http://www.legrandsoir.info/article4348.html
    Pour les bouquins qui me hantent, celui que j’ai dû abandonner (tout en décidant de le reprendre lorsque je serai dans de meilleures dispositions) c’est celui de Robert Fisk « Liban, nation martyre »… Il y raconte ce qu’il a vu dans la région depuis qu’il y est correspondant pour les plus grands journaux britanniques. Encore un pays qui, comme le Mexique, a tant souffert de la proximité d’un pays belliqueux et impérialiste !
    Bernard, je vais essayer… dans l’après-midi, de raconter mon cheminement pour aller plonger dans le caquelon du Mexique zapatiste. Ce sera lié aux voyages pour commencer.

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  20. clomani

    6 mai, 2010 à 10:16

    Un autre lien, pour être complet, sur Mme Warshawski ; elle aussi joue un rôle important dans l’aide aux Palestiniens. Un article à son sujet ici : http://www.choisirlacausedesfemmes.org/uploads/documents/journal89_4.pdf

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  21. remi begouen

    6 mai, 2010 à 14:11

    Shalom aleykhum à toi, Rachid ! : Tu emploies une formule qui associe les deux langues sémitiques si voisines, l’hébreu et l’arabe, bravo. J’ai été voir sur ‘youtube’ le ‘chministim’ mystérieux, mais sans succès : il faut s’abonner et je refuse de payer : Internet est gratuit. Mais je crois avoir compris quand même un peu du sujet, autour des opposants israéliens à l’extrême droite au pouvoir – et je sais qu’il y a beaucoup, dispersés.
    Ce matin le nouveau Politis (1101) publie une tribune (rubrique ‘digression’) de Jean-Christophe Attias, qui vient de publier ‘Penser le Judaïsme’. Tout l’article est à lire, je vous en communique le début et la fin :
    ‘Le judaïsme n’a jamais été une religion du territoire. Le territoire y est au mieux un horizon, il dessine une espérance. Il ne s’étend pas seulement en longueur et en largeur, il oblige à lever les yeux’ (il pense bien sûr au ‘ciel de la méditation’, pas à celui de l’aviation israélienne). Fin d’article : ‘Quand comprendrons-nous enfin que c’est la conquête qui amoindrit?’
    Parmi les nombreux opposants (hélas minoritaires, désormais) juifs à cette conquête israélienne, je connais des militants de l’Ujfp (Union des juifs français pour la paix) et j’ai invité ici l’une d’entre elles et eux, qui nous a fait un beau débat public, avec un militant arabe de l’immigration.
    Mais, de ma jeunesse, j’ai souvenir d’une population juive d’Egypte qui était très majoritairement anti-sioniste – dès avant la création d’Israël. Et je sais que c’était le cas en Irak, au Mahgreb. Ces populations étaient arabisées ou même se considéraient arabes, carrément. Tous comme le sont les coptes d’Egypte et les divers chrétiens de Palestine : La Révolution palestinienne doit beaucoup à ces chrétiens… cela explique aussi pourquoi l’intégrisme musulman palestinien est à relativiser, dans ce contexte plus complexe qu’en Iran…
    Enfin, dernier point. L’historien israélien Shlomo Sand a fait paraître en 2008 chez Fayard un important livre: ‘Comment le peuple juif fut inventé’. Il y démontre qu’il n’y a pas plus de ‘peuple juif’ que ‘musulman’, ‘catholique’, ‘bouddhiste’… Mais que le sionisme, doctrine laïque au départ, a utilisé la religion juive pour son ambition colonialiste… dès la fin du XIX° siècle, bien avant l’atroce Shoah, derrière laquelle la propagande israèlienne se maquille en ‘bonne conscience’. Je crois que toutes les religions ont été manipulées par les avides de pouvoir… alors que, chacune à sa façon, prêche humilité, bonté, pardon… en principe! La Palestine connaît ‘le chaudron’ de ces contradictions, aidons-la, là où nous sommes déja, pour leur et notre révolution, pas un jour, mais… toujours !

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  22. clomani

    6 mai, 2010 à 18:25

    Des manifestants de la région de Montpellier manifestent contre AGREXPO, l’entreprise par laquelle transiteront dorénavant tous les fruits et légumes cultivés dans des colonies israéliennes illégales implantées sur les territoires occupés.
    http://www.europalestine.com/spip.php?article5009
    Couillus, les militants ! Bravo !

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