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Les 50 ans des indépendances africaines

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048604af.jpgMerci le lumbago : il m’aura permis de voir le film « Lumumba » de Raoul Peck, sur LCP « la chaîne publique » (la vraie : Sénat et Assemblée réunies), de le revoir hier soir lors de sa rediffusion et d’assister au débat qui a suivi.

Le film commence avec des plans d’ équarrissage et de dépeçage, dans la savane africaine. Les acteurs de cette scène sont des blancs et ce sont en fait les restes de Patrice Lumumba qu’on va brûler et passer à l’acide, puis enterrer. C’est dans un endroit anonyme de la savane qu’on a fait disparaître, dans le plus grand secret, Patrice Lumumba, acteur principal de l’indépendance du Congo Belge (ex Zaïre, actuelle RDC). Ainsi, nul ne pourra venir fleurir une quelconque tombe, un quelconque monument et en faire un martyr, ont pensé les autorités coloniales belges qui ont eu tant de mal à laisser le pouvoir à un homme intransigeant.

Raoul Peck a voulu montrer comment les excès des colonisateurs belges et l’indépendance que de Gaulle a accordée à l’Algérie ont mené quelques leaders noirs congolais, parmi eux Lumumba, fondateur du MNC, -le plus intransigeant-  à demander et à réaliser l’indépendance du Congo Belge. Je pense que le film retrace plutôt bien le parcours de P.Lumumba, du VRP pour les bières belges qu’il était, jusqu’à devenir ce leader qui voulait absolument mettre fin au tribalisme et aux divisions du peuple noir pour fédérer toutes les régions du Congo et ses peuple dans un seul état.  En face de lui, il a deux camps : celui des colonisateurs qui ont pris la précaution de ne former aucun cadre administratif noir (bien sûr pour mieux piller leur sous-sol et que ça permette aux colons d’avoir des esclaves à leur botte), et celui de la division : Moïse Tshombe qui veut faire sécession avec sa riche région, le Katanga (possédant 80% des richesses du Congo Belge).

Viennent se greffer l’ONU, veule comme à son habitude, la CIA profitant de l’isolement des nouveaux élus congolais, et la guerre froide. Au prix de difficiles combats, d’années de prison, Lumumba finit par être absout par le roi des Belges… il est emmené au sortir de sa geôle à Bruxelles, où on lui donne sa « carte d’évolué« (sic). Le Roi Baudouin accorde l’indépendance, à condition que Lumumba ne soit pas président car il lui préfère Kasa-Vubu, « roitelet congolais » beaucoup plus souple. Lumumba sera Premier-Ministre du 1er gouvernement. Hélas, une fois proclamée, l’indépendance n’est visible nulle part. Les Belges continuent à diriger les troupes armées congolaises, Tshombe continue à tirer de son côté pour que le Katanga devienne indépendant et arrive ce qui doit arriver : des rébellions brutales venues de la troupe africaine, des anciens esclaves qui tombent comme des mouches sur les colons belges, engendrant le désordre, provoquant l’ire de la communauté internationale bien occidentale. Le pire est commis par un des compagnons de route de Lumumba : Joseph Mobutu.

C’est alors que les rapaces fondent sur ce pauvre pays en train de s’éveiller à la liberté et à la démocratie. Les Belges ont gagné car aucun cadre n’est prêt à diriger dans les provinces. Les USA arrivent et proposent leur aide à Lumumba via le représentant de la CIA, qui se voit opposer un refus net. C’est alors que Lumumba pense à demander, en socialiste qu’il est, l’aide de l’URSS. La réprobation ONUsienne va enfoncer le clou des anciens dominateurs et Tshombe va multiplier ses provocations. C’est ainsi que Patrice Lumumba est emmené en prison avec son principal conseiller… on arrive à l’en faire sortir et ce sera Mobutu qui donnera l’ordre de le rattraper au moment où il franchit le fleuve pour passer au Congo Brazzaville et de le faire disparaître jusqu’à la moindre parcelle, afin qu’il ne devienne pas une icône et qu’il tombe dans l’oubli.

Fin du Film et là commence le débat « Afrique, le long chemin de l’Indépendance » avec les intervenants suivants : Mme Biloa d’Africa International, l’inénarrable DenisTillinac (invité en tant que représentant de Jacques Chirac dans les pays francophones ?? ah bon ?), un député UMP et un PS (François Loncle) tous deux « copinant » avec le Burkina par le biais d’amitiés diverses.

Constats divers : c’est un des rares films faits sur les indépendances africaines. Tillinac rappelle combien Lumumba était marxiste-léniniste, immédiatement rabroué par Mme Biloa qui nuance un peu le côté « affreux coco » de Lumumba.  Soupirs discrets lors de l’allusion du discours de not’ petit bonhomme à Dakar pondu par Guaino : « 17 pages de donneur de leçons alors que la première phrase disait : je ne suis pas là pour donner des leçons », constate un interlocuteur. Allusions à la Françafrique qui n’a jamais cessé… et, petit à petit, nous voilà à cent lieues de la colonisation belge, du problème de l’ex Zaïre, de ce que devient la RDC… plus rien, on oublie les Congolais, les Belges et on redevient Français !

Auto-congratulation parce que, nous, nous avons été de bons colons,  un peu paternalistes, certes, amenant dans nos bagages tous les rouages de l’administration de la mère-patrie : écoles, médecins, administration. Alors que les Anglais, eux, ont été des colonisateurs « mercantiles » donc leur  ! (Ben tiens, mon colon… et la décolonisation du Zimbabwe, et d’autres pays de l’Afrique Australe, elle était comment…). Si l’Afrique a des problèmes, c’est à cause de la corruption de ses dirigeants, du tribalisme, des guerres entre les ethnies… Heureusement, l’un des débatteurs fait allusion au Franc CFA qui a, en fait mis sous tutelle toute l’Afrique de l’Ouest en enlevant toute autonomie financière aux différents états… bon sang, mais il faut tout de même prendre conscience que le Franc CFA est complètement dépendant de la France, donc des toubabs et que les états africains de l’Ouest ne sont pas si « souverains » que ça. « Oui, mais les Africains n’ont pas la notion d’un état/nation » entend-on ! A cause de ça,  les richesses de ses sous-sols sont siphonnés par les anciens pays colonisateurs ou par d’autres puissances nouvellement économiquement influentes et rien n’est redistribué en Afrique. Heureusement, l’un des débatteurs constate qu’à chaque fois qu’un leader noir, africain, se montre courageux et tente de fédérer et de créer une vrai nation, il est « dégommé » (et on fait allusion à Thomas Sankara qui a subi le même sort que Lumumba… tué aussi certainement par son « frère » de lutte).

Donc, Sarkozy avait en partie raison : la colonisation française a aidé au développement mais au prix de rencontres passées plus ou moins violentes entre deux peuples. Ca, c’est du Tillinac… corrigé par un des deux députés qui qu’aucun autre continent au monde n’a été autant contrarié dans son développement naturel que l’Afrique.

Alors, comment va l’Afrique, 50 ans après ses indépendances ? Bilan plutôt négatif . Sarkozy, contrairement à ses prédécesseurs, ne s’intéresse absolument pas à l’Afrique… Toutefois, quelques sous-régions qui vont très bien, des alliances régionales efficaces grâce à l’économie (ah bon ?), l’U.E.A. a été plus efficace que la France pour régler le problème de la Côte d’Ivoire. On déplore qu’il y ait souvent beaucoup trop d’ »émissaires » blancs aux côtés des dirigeants des pays africains, mais, bon, que voulez-vous, ces gens-là ont un problème de leadership : comment imposer un état/nation à des gens qui n’étaient pas du tout dans cet état d’esprit et trouvait peu de légitimité dans les mentalités ?

Et le débat se termine sur l’énorme potentialité de l’Afrique, le fait que l’ »afropessimisme » est né en France… L’Afrique est en bonne voie : beaucoup de pays émergents s’y sont précipités, mais il faudrait que l’Europe s’engage un peu plus, hélas elle en est empêchée par les nouveaux états européens de l’Est qui n’ont aucun intérêt dans ce continent.

C’est bizarre, je dois être « afropessimiste » parce que je me souviens avoir vu un documentaire sur la sécheresse en Afrique sub-saharienne, où une scène m’a traumatisée : on voyait un petit enfant squelettique  se battant avec une poule pour picorer ce qu’il restait de grains de riz dans la bassine du repas commun. J’ai aussi vu un reportage tourné en Ethiopie. Les Chinois y étaient pour construire une route afin de désenclaver une grosse agglomération de l’intérieur et de la relier à la capitale. Les petits paysans éthiopiens qui avaient le malheur d’avoir leurs plantations sur le tracé de la route étaient délogés brutalement par la troupe gouvernementale, sans qu’aucun de ces cultivateurs ou éleveurs n’aient eu de contact avec un représentant de l’Etat. Lequel état a aussi vendu des hectares de terrains  à l’Inde, qui arrive avec ses propres paysans sur des terrains cultivés, d’où les paysans éthiopiens ont été chassés. A part ça, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes africains. Grâce aux spéculateurs, les Occidentaux vont se reporter sur les matières premières, qui vont augmenter, et ces matières premières, les Africains en ont des kilos sous les pieds. Le seul problème, c’est qu’on ne leur a pas donné les moyens de les exploiter.

Dommage, bon début avec un film qui ose dénoncer… mauvais débat ensuite teinté de l’hypocrisie habituelle… Mais personne n’en a rien à battre de l’Afrique, je crois (sauf Bolloré, le pote du p’tit). Je ne connais pas toute l’Afrique, un peu le Sénégal, un tantinet d’Afrique du Sud (1 mois, c’est court). Je n’aime pas le ton qu’on emploie pour en parler… cet éternel paternalisme condescendant (pour ne pas dire machisme, parce qu’il m’est apparu que, si l’Afrique est en marche, c’est beaucoup grâce aux femmes) est insupportable.

http://www.dailymotion.com/video/x3vige

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57 Commentaires

  1. b.mode

    11 mai, 2010 à 4:06

    Passionnant compte rendu sur l’histoire d »un héros africain. J’ai pris un grand intérêt à ajouter des liens tout en constatant à quel point le sanguinaire Mobutu a systématiquement éliminé ceux qui pouvait entraver son pouvoir absolu. 1961, Lumumba éparpillé façon puzzle dans la savane katangaise sur ordre de Mobutu, 1969 : assassinat de Moïse Tshombe en prison en Algérie deux ans après sa condamnation à mort par Mobutu, Kasa-vubu astreint à résidence par ce dernier et mort de manque de soins en 1969 dans sa résidence surveillée de Kisundi… La liste n’est pas exhaustive..

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  2. babelouest

    11 mai, 2010 à 5:25

    Quel gâchis, que cette Afrique dépecée par et pour les « vainqueurs » blancs ! Un développement très parcellaire. Je prends un exemple. Ma sœur est allée avec sa famille, marier sa fille à Cotonou (Bénin). Les parents du jeune homme habitaient près du port, dans des habitations « civilisées », mais trois rues plus loin les chaussées n’étaient plus que des chemins de terre entre les cases, avec des poules picorant en plein milieu. En fait, ce qui aurait pu être un développement lent mais bénéfique, est devenu avec l’impatience de l’homo occidentalus un cauchemar permanent. En quelque sorte, l’Afrique, toute l’Afrique est un peu l’équivalent de nos quartiers défavorisés en France. Un ghetto grand comme trois fois l’Europe souffre d’un isolement entretenu, malgré les efforts des…. Chinois pour venir aider de façon naturellement intéressée, mais sans le mépris professé par nos compatriotes, au plus haut niveau en particulier.

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  3. lediazec

    11 mai, 2010 à 7:05

    Pour ce beau et très important sujet, à propos d’un film sur Patrice Lumumba, je voudrais rebondir. En la circonstance bondir serait plus approprié. La scène de sa disparition (dispersion serait le terme approprié) est si bien contée qu’on en devient témoin obscène. Sur sa relation et sur le débat (toujours le même lorsqu’il s’agit d’Afrique ou de colonialisme) ma colère est toujours la même : sourde et inquiétante. Inquiétante parce que je me surprend à devenir violent, tant le mensonge et le cynisme sont grands quand il s’agit d’excuser chez les bienpensants l’erreur du voisin, en l’occurrence ici les belges. Ben, voyons ! Pourquoi tant de nègres dans notre Occident si « supérieur » ? Je me souviens d’un séjour de quelques semaines en Côte d’Ivoire dans les années 85. Dans la communauté blanche, bien sûr. J’ai vu des choses, j’en ai observé d’autres. J’ai surtout beaucoup entendu…
    Pourquoi tant de nègres dans notre occident si « supérieur » se plaignent certains ? La question porte en elle la réponse !
    J’ai lu, il y a un moment, « Le viol de l’imaginaire » de madame Aminata Traoré. Je ne peux m’empêcher de citer ce passage de son avant-propos : « Les observateurs et les analystes qui interprètent le marasme actuel de l’Afrique en termes de conservatisme et de refus du progrès se trompent. Cette faculté à établir des liens entre les éléments constitutifs de l’univers, dont les êtres humains, et de produire du sens ne laisse aucune société statique. Il y a cinq siècles, nous avions une voie à suivre, un destin à assumer, nous étions mus par un élan véritable vers l’Autre, les autres, le monde. L’Occident a faussé ce jeu relationnel en entrant chez nous par effraction. Depuis lors, nous cherchons nos repères, ces liens et ce sens perdus qui nous réconciliaient avec le passé, le présent et l’avenir. Mais, intraitable, l’Occident revient constamment à la charge et ne cède que pour mieux avancer. Il dépossède et assujettit mais ne veut pas être nommé ni dérangé dans ses certitudes. « Tournons la page, parlons de l’avenir », dit-il. Mais le fossé est devenu précipice. Et de-ci de-là on entend « l’Afrique la pauvre », « l’Afrique l’énigme », « l’Afrique le boulet au pied de l’humanité ».
    C’est une femme qui écrit ça. Et c’est très bien ! Un livre à lire.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  4. babelouest

    11 mai, 2010 à 7:19

    Merci Rodo. C’est exactement ce que j’ai ressenti vis-à-vis de l’Afrique, mais mes pauvres mots sont loin de ton analyse. La générosité de l’Afrique et des Africains a été exploitée d’une façon inimaginable, à mon avis, par le détestable et lamentable homme blanc. Pour trouver pire, il faut aller aux States, où tout simplement les habitants ont été effacés.

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  5. clomani

    11 mai, 2010 à 9:36

    L’Afrique est toujours, aux yeux des Français, un réservoir à sportifs et à musiciens. A part ça, point/barre ! Et comme Lediazec, ça me met en colère, mais en colère…
    Je crois qu’il n’y a pas un seul pays sur le territoire africain où les habitants n’aient pas souffert le martyr de la présence des « toubabs », qu’ils soient Anglais, Français, Hollandais, Belges, Arabes, Libanais. Même les tout petits pays comme le Burundi ou le Rwanda, petits confettis sur le continent, ont vécu les pires horreurs. J’ai fait un saut en Somalie lorsque la France y était. Et je peux vous dire que les journalistes n’ont rien compris. Je n’en ai pas vu un seul interroger un Somalien. Une amie, monteuse, partie au Rwanda avec une équipe juste avant l’Opération Turquoise… s’est retrouvée à Goma lorsque le FPR bombardait la piste d’atterrisage. Elle ne s’est jamais remise de voir les génocideurs arriver en masse au Zaïre sous la protection de la France.
    Quand on va en Afrique, on en revient toujours transformé, quelquefois en bien, d’autres en mal. Il faut s’y tremper jusqu’au cou pour l’aimer, surtout lorsqu’on est blanc parce qu’on vous traite en blanc, même si vous avez envie de vous rapprocher de vos interlocuteurs. Je me demande si je n’en ai pas plus appris dans les livres qu’en y voyageant seule.
    Petits conseils de lecture si ça vous intéresse :
    Pour la Françafrique : les bouquins hyper documentés de F.X. Verschaeve, mort avant d’avoir pu tout dénoncer… Pasqua a perdu tous ses procès contre lui d’ailleurs.
    Pour le franc CFA et ses méfaits, j’ai assisté à une conférence de N. Agbohu au sujet de son bouquin : http://www.menaibuc.com/Le-Franc-CFA-et-l-Euro-contre-l
    Côté Congo : une auteur contemporaine, journaliste belge : Lieve Joris. Elle raconte son Congo… celui d’avant, celui d’après (« mon oncle du Congo » et « danse du léopard »). Enfin, j’imagine que vous avez tous lu « Ebène » de Kapuczinsky… pour moi, cet auteur, ancien journaliste polonais basé en Afrique, est celui qui raconte le mieux l’Afrique, sa pauvreté et sa richesse humaine. Et bien sûr, les livres de l’ancien correspondant du Monde sur le génocide rwandais lire entre autres les bouquins de Jean Hartzfeld « la stratégie des antilopes », une saison de machettes.
    Et un film qui dérange : « Shooting dogs » qui dénonce la « participation française » au génocide… Bizarre, on n’en a peu entendu parler en France ;o)).

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  6. Didier Goux

    11 mai, 2010 à 10:01

    Bon, le principal, finalement, c’est que tout reste de notre faute et entièrement de notre faute, non ? Au mépris de ces écrivains et intellectuels africains qui exhortent leurs “frères” à cesser de pleurnicher et de tout mettre sur le dos du vilain blanc pour se prendre enfin en main. Vous les aidez beaucoup, c’est bien.

    Répondre

  7. babelouest

    11 mai, 2010 à 10:09

    @ D. Goux
    Allez donc dire à Bolloré, et d’autres (Lauvergeon par exemple), de cesser leur manège africain. Après, vous pourrez commenter. Après.

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  8. clomani

    11 mai, 2010 à 10:14

    Et alors, Didier… que proposez-vous ?
    Que va faire Total sans Sassou-Nguesso et son régime pourri ?
    Que va faire Bolloré en effet ?
    Et les autres …

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  9. lapecnaude

    11 mai, 2010 à 11:09

    Didier Goux ne voit les « soeurs des frères » que sous un angle de vue d’esthéte libidineux, égrillard et un tantinet graveleux. La politique n’a rien a voir là dedans, c’est viscéral chez lui.

    Répondre

  10. babelouest

    11 mai, 2010 à 11:51

    Le fond des sœurs est frère la-hi-ho la-hi-ho
    Le fond des sœurs est frère la-hi-ho la-hi-ho

    Répondre

  11. remi begouen

    11 mai, 2010 à 12:37

    Les intellectuels africains ont bien sûr raison d’appeler leurs compatriotes à cesser de pleurnicher contre ‘le méchant blanc’ pour prendre leur destin en mains. Et nous avons bien raison, ici, intellectuels ou non, d’appeler à changer notre vision du monde ancien ‘du bon temps des colonies d’hier’ ou du business d’aujoud’hui…
    A propos de business, ce film extraordinaire : ‘Le cauchemar de Darwin’, de Hubert Sauper, qui a pas mal circulé (en salles ‘arts et essais’ il y a 2-3ans). Il s’agit de ‘la perche du Nil’ qui se retrouve dans nos assiettes, pas chère et excllente. On ne peut plus en manger si on a vu le film. Cela se passe dans la région des grands lacs africains. C’est une honte, symbolisée par l’affiche du film : en haut une belle perche, au milieu l’arrête du poisson, en bas une kalachikov, trois étapes de transformations ‘darwinienne’. Mais ce cauchemar est réel : les avions russes (anciens bombardiers recyclés) du trafic de la perche qu’ils exportent de Tokyo à Rungis et ailleurs, apportent à l’aller (pas de voyage à vide!) des armes et autres trafics, pour toute l’Afrique centrale… cependant que les pêcheurs du lac meurent de faim : la perche (introduite frauduleusement dans ces eaux) tue toutes les autres espèces… et les gosses miséreux ‘sniffent’ de la colle des emballages d’usines de congélation du poisson… j’en passe !

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  12. Suzanne

    11 mai, 2010 à 12:46

    Esthète libidineux !!!! Je suis jalouse ! je n’ai eu droit qu’à « donzelle titillée par ses hormones » et « bourgeoise névropathe »…

    Esthète libidineux, c’est mieux !

    Sinon, c’est grand l’Afrique… et pas partout pareil.

    Répondre

  13. b.mode

    11 mai, 2010 à 12:49

    Suzanne ! :) Le retour de la revanche ! Vous nous manquiez, très chère !

    Répondre

  14. Didier Goux

    11 mai, 2010 à 13:06

    Suzanne : vous avez déjà une sexualité pétainiste, vous ne pouvez tout de même pas tout avoir !

    Et puis, bien sûr que si, que l’Afrique c’est partout pareil : une immense savane où l’homme blanc mange les petits enfants noirs, pourtant si généreux, si innocents, si tout ça. On ne va pas se mettre à entrer dans les détails, non plus, hein !

    Répondre

  15. b.mode

    11 mai, 2010 à 13:17

    C’est vrai ! :) C’est l’immence homme blanc généreux et partageur qui a apporté aux nègres et aux bougnoules tout ce qu’ils avaient besoin et qui a tenté à l’insu de leur plein gré de les rendre civilisés ! et tous ces ingrats nous crachent dessus maintenant! Z’ont pas de gratitude, ces gens là…

    Répondre

  16. Suzanne

    11 mai, 2010 à 13:23

    B.mode: Qu’est-ce que vous pensez de Jeune Afrique ? http://www.jeuneafrique.com/. Vous croyez que ce sont des faux Noirs qui écrivent dedans ?

    Répondre

  17. Suzanne

    11 mai, 2010 à 13:33

    Et, ça n’a rien à voir avec le sujet, mais les commentaires se perdent. (ils disparaissent, on demande un code de vérification, le commentaire ne s’affiche pas. Inutile de se décarcasser à trouver des insultes aussi sexuellement en adéquation avec le sujet, gratinées à la béchamel aux hormones, l’écran se gèle et floppe, tout fout’lcamp) Je vous avais écrit quelques phrases sur le roman de Russel Banks Américan Darling, qui s’est perdu. Ce roman parle du Libéria, en gros. De la création d’un pays d’homme libres, affranchis de la tutelle des Blancs.

    Répondre

  18. b.mode

    11 mai, 2010 à 13:38

    Hum, Suzanne, il ne me semble pas à aucun moment avoir émis l’idée que Jeune afrique était phagocyté par des faux noirs… Du reste, je ne sais pas ce que sont des faux-noirs pour vous ! L’équivalent des harkis en Algérie ?

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  19. Suzanne

    11 mai, 2010 à 13:53

    Non, faux-noirs, je pensais à bounty, noir dehors et blanc dedans, ou intello noir qui cause de haut et de loin, (très loin des machettes et des ministres qui s’en foutent plein les fouilles en vendant du riz avarié), etc. Sinon, à part la machine à remonter le temps (on aurait du foutre la paix à l’Afrique, mais ce n’était pas dans l’esprit des temps, Jules Ferry, tout ça…) ou le gouvernement mondial tout de suite là demain, on peut faire quoi ?

    Répondre

  20. b.mode

    11 mai, 2010 à 14:05

    « on aurait du foutre la paix à l’Afrique ». je ne peux que souscrire à cela ! vraiment ! et du reste cela nous est revenu dans la tronche comme un boomerang… La connerie Guano-sarkozyste de Dakar sur le cours de l’histoire et le peuple noir n’en devient que plus ridicule et absconse…

    Répondre

  21. Suzanne

    11 mai, 2010 à 14:15

    B.mode: sauf que c’était impossible à expliquer au Docteur Schweitzer que son projet d’aller soigner les lépreux était du paternalisme colonialiste, c’étaient les façons de voir d’une époque, et on ne peut pas revenir sur le passé. On pourrait l’expliquer aux organisations humanitaires, par contre, non ?

    Répondre

  22. Suzanne

    11 mai, 2010 à 14:16

    (c’était de l’ironie)

    Répondre

  23. clarky

    11 mai, 2010 à 14:36

    une lecture des plus utiles, et comme dirait giscard, c’est un véritable diamant que ce billet.

    l’afrique je ne connais pas ou si peu, si ce n’est l’afrique du nord mais c’est pas le propos.
    en fait, si je connais un peu, de par les chantiers effectués dans le btp qui étaient de véritables tours de babel, ce que j’en retiens surtout ??!!?? leur joie de vivre et la fraternité que ces mecs transpiraient !

    punaise rémi, le cauchemar de darwin est très bon, à trop vouloir tendre la perche on évolue effectivement dans l’espèce sonnante et trébuchante, qui a dit sélection naturelle !

    la france à fric fait son petit business sur la terre de lucy, mais pour combien de saisons blanches et sèches…another brink in the wall.

    bon sinon, qui vais -je envoyer se faire traire :)

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  24. lapecnaude

    11 mai, 2010 à 16:20

    Quel plaisir d’avoir et Suzanne et Didier Goux !
    Suzanne, je ne voudrais pas revenir sur ce qui vous a un petit peu fâché, mais n’est-ce pas reconnaître une qualité et un compliment que de dire à une femme qu’elle a encore des émotions de rosière ?
    Didier, je vous remercie, vous m’avez fait replonger dans Boulgakov, vous voyez je suis attentive à vos écrits.
    Je trouve amusant le fait que vous cherchiez à « clicher » les africains. ILs sont en plein développement avec l’aide interessée (!) des chinois, mais dans certains pays, conscients de se faire exploiter -pour le moment- et l’espoir de reprendre les rènes par la suite.
    Je fréquente les jeunes, universitaires condisciples de mon petit-fils, je ne peux donc avoir d’avoir d’avis pertinent.
    Par contre, la perche, je connais, j’ai été une des premières acheteuse « en gros » de ce poisson, et je vous fiche mon billet qu’à ce moment là je ne m’inquiétais pas des conséquences de ce que l’élevage de ce poisson allait faire. J’avais mes anciens à nourrir et ce pour le meilleur prix …
    Sinon, je suis abonnée à « jeune afrique » depuis longtemps.

    Répondre

  25. remi begouen

    11 mai, 2010 à 18:51

    Je répercute cette info : ‘AFRIQUE 50′ est un excellent moyen-métrage du vieux solide cinéaste-militant René Vautier (qui a fait ‘Avoir 20 ans dans les Aurès’, etc). A l’époque de sa sortie, ce film fut interdit, puis largement boycotté. Il paraît enfin en DVD. Disponible avec le n°spécial de l’Humanité (vente en kiosque) sur ‘La Franceafrique aujourd’hui’. J’ai vu ce film et vous le recommande.

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  26. clomani

    11 mai, 2010 à 19:00

    Maintenant, je vais vous raconter ma vie pour aborder l’Afrique sur un plan plus personnel. Mes rapports avec les Africains sur place ont été cahotiques… j’ai plongé dans l’Afrique une première fois en allant rejoindre mon petit copain au Sénégal où son père l’avait rapatrié sans aucune explication.
    Dure confrontation des deux cultures ! Ca n’a pas été une pure partie de plaisir tout le temps, il est difficile d’établir une relation qui ne soit pas biaisée par le fait que j’étais la seule blanche dans un quartier populaire de Dakar… J’ai été mieux reçue en brousse, mais là il y avait la barrière de la langue car c’était un village peul. La vie en brousse (je ne suis pas restée longtemps) m’a remise droit dans mes baskets ! Je suis revenue à Paris forte de cette expérience, et admirative devant la résistance physique de ces éleveurs… les hommes faisaient des kilomètres avec leurs chèvres et moutons pour leur trouver un peu de feuilles à grignotter sur des arbres désséchés par l’avancée du désert… Les femmes n’arrêtaient pas : aller chercher de l’eau au puits, faire la lessive, faire la bouffe pour les mômes, piler l’arachide, tout ça sous un soleil de plomb. Moi, j’étais écrasée par la chaleur et constamment harcelée par les mouches… Le seul moment agréable était une fois la nuit tombée, la chaleur tombait, les mouches disparaissaient mais je ne pouvais pas échanger (une blanche seule arrivée avec un Sénégalais toucouleur ne parlant que wolof) ni lire (il faisait nuit)… les femmes me proposaient de venir me rafraîchir avec une douche… j’ai appris à me laver avec un verre d’eau, là-bas. Je suis revenue beaucoup plus zen mais frustrée. A Dakar, les rapports étaient difficiles parce qu’une femme seule peut difficilement avoir une conversation avec un ou des hommes (dans ce quartier populaire), les femmes n’étaient pour la plupart pas instruites (seuls les garçons vont à l’école, ça coûte trop cher). Sauf mon hôte, qui travaillait pour nourrir ses 5 enfants qu’elle élevait seule. J’ai trouvé les enfants hyper débrouillards, comparés à nos petits Français. J’ai rarement été « conviée » à rejoindre des fêtes, des discussions… je n’ai jamais su si c’était par excès de respect ou de politesse ou parce que j’appartenais au peuple qui avait colonisé le Sénégal. Je sentais une sorte d’envie chez les femmes sénégalaise, une méfiance aussi. Je suis allée en Gambie aussi, dans un petit village… pareil, pas facile avec la barrière de la langue et l’impression d’être un porte-monnaie sur patte. Quant à l’Afrique du Sud, à part un ou deux grands moments à Soweto où j’ai eu la chance d’aller avec un noir, je n’ai hélas eu que peu de contacts avec les noirs, à Jo’Burg, c’est mission impossible… Au Cap pareil. J’avais trouvé un moyen d’aller travailler bénévolement dans l’école d’une township du Cap, l’an dernier et j’ai dû annuler : j’ai eu un zona terriblement douloureux qui m’a duré 2 mois !
    En France, j’ai des copines africaines… une Camerounaise avec qui je refais le monde politique et géopolitique. Elle tient une boutique de décoration/bibelots s’inspirant de l’Afrique. On papotte et on parle d’égale à égale… il n’y a aucune ambiguité ni de rapport mercantile. En revanche, j’ai une autre amie africaine avec laquelle les rapports sont houleux. J’ai beaucoup de mal à subir son autoritarisme… elle est créatrice, elle est talentueuse mais ça n’est pas une bonne diplomate. Et je la trouve peu généreuse, très critique avec tout le monde. Métis d’origine béninoise par son père, elle passe maintenant la moitié de son temps au Burkina… elle dit que les Burkinabés sont méchants… que les Africains sont méchants entre eux. Mais je la trouve implacable, moi aussi. Alors peut-être reçoit-elle en retour ce qu’elle envoie aux Africains. Je trouve qu’elle exploite les gens… elle prend des stagiaires qu’elle ne paie pas, j’ai monté une assoce avec elle et travaillé comme une folle sur le projet pour me faire traiter comme une esclave ensuite, ce jusqu’au conflit.
    Bref, pas simple, d’avoir des rapports francs et clairs avec les Africains.
    En comparaison, avec les Mexicains, ça a été l’inverse… surtout les indigènes, je n’ai eu aucun de ces soucis-là. Je me suis sentie tout de suite partie prenante des groupes où j’étais invitée.

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  27. des pas perdus

    11 mai, 2010 à 19:00

    Tout n’est pas de la faute des occidentaux (pour simplifier) mais c’est sûr qu’ils n’ont pas été aidés…

    Cela me fait penser à une lecture assez récente : Ébène, aventures africaines (Ryszard Kapuscinski)

    http://www.despasperdus.com/index.php?post/2010/01/30/%C3%89b%C3%A8ne%2C-aventures-africaines-(Ryszard-Kapuscinski)

    Répondre

  28. clomani

    11 mai, 2010 à 19:19

    Kapuscinski est (j’y ai fait allusion dans ma première réaction) l’Européen qui, pour moi, parle le mieux des Africains qui vivent sur leur continent.

    Répondre

  29. remi begouen

    11 mai, 2010 à 21:44

    Des Pas Perdus : J’ai cliqué sur l’adresse indiquée pour Ryszard Kapuscinski et suis tombé sur ‘document non trouvé’ : problème !
    Clomani : meci d’avoir complété ton article par ce récit bien émouvant de tes ‘aventures africaines’, là-bas et ici…

    Répondre

  30. lapecnaude

    12 mai, 2010 à 3:07

    @ Clomani – il est aussi difficile d’accomplir toutes les tâches d’une femme africaine que celles d’une femme arabe. Piler le mil, aller au puit, tourner la graine de couscous à la farine et cuire la galette à la plaque sur un feu allumé entre trois pierres … Je peux faire un parallèle entre l’attitude des africaines en France et celle des Antillaises, c’est souvent le même topo. Est-ce une réaction de peur ? Cela pourrait se concevoir. Je ne m’en suis jamais approchée qu’avec moult circonspections, elles ne sont pas faciles. Néanmoins je me souviens d’un été de délires avec .. O Odette, jeune fille métis (père militaire et mère congo) qui est venue (batifoler ?) travailler avec ma bande de jeunes. Elle me flanquait un de ces tonus chez mes anciens !
    Le problème de l’afrique a surtout été créé à la décolonisation, le découpage des pays s’étant fait à la mode coloniale et surtout pas ethnique, ce qui a été une grave erreur. Ils (de Gaulle et consort) ont pris en compte plus leurs espérances de profits par les richesses des territoires et ont oublié les aspects humains, d’où les conflits actuels et futurs.

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  31. clomani

    12 mai, 2010 à 8:45

    Oh, Lapecnaude, je suis d’accord avec toi : j’ai pu voir, dans le massif du Mgoun au Maroc, les femmes travailler. J’étais allée passer la nuit dans un tout petit refuge, à presque 2000 mètres. La neige était là, le village était tout en hauteur. Des femmes portaient un jerrycan d’eau énorme dans chaque main, d’autres grimpaient la pente, courbées en deux par l’énorme fagot de bois qu’elles portaient sur le dos !
    En ça, l’Afrique entière, Maghreb et Afrique noire nous donne une leçon : nous Occidentaux, manquons totalement d’endurance, tout nous est dû… J’ai revu le film d’Inarritu, Babel, l’autre jour (en VF à la téloche hélas). Il (le film) illustre parfaitement le problème de l’envahisseur occidental et de sa valeur phare : le fric, confronté à la dureté de la vie dans les pays du Sud : Maroc, Mexique face aux USA et au Japon !

    Répondre

  32. lediazec

    12 mai, 2010 à 11:38

  33. clomani

    12 mai, 2010 à 11:51

    Purée, Lediazec… je « biche » ;o)). Merci. Et merci à vous tous, les nouveaux amis de Ruminances, de m’avoir si bien intégrée.

    Répondre

  34. clomani

    13 mai, 2010 à 8:21

    L’Erby du jour, les pieds dans le plat et en plein dans la tronche ! Question : Est-ce que Mein Kampf est en vente libre en France ?

    Répondre

  35. Floréal

    13 mai, 2010 à 18:40

    Lire des gens qui s’émerveillent devant la capacité de se laver avec un verre d’eau, du fait que des femmes travaillent ni plus ni moins comme des bêtes de somme, cette ode au relativisme culturel puisque n’est-ce-pas l’école coûte cher et que donc seuls les garçons y vont pour expliquer que c’est tellement mieux que dans le monde des Blancs, je trouve ça extraordinaire.

    Lire qu’une noire pouvait exploiter ses congénères aussi bien qu’une blanche m’a également beaucoup amusée. Effectivement, ils n’ont pas attendu les blancs pour s’exploiter entre eux, ni les hommes pour exploiter le travail domestique des femmes; les hiérarchies sociales existaient déjà avant.

    Répondre

  36. lediazec

    13 mai, 2010 à 18:46

    @ Floréal. Je ne pense pas que vous ayez complétement saisi le contenu de ce papier. Il faut lire avant de donner la leçon.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  37. b.mode

    13 mai, 2010 à 18:55

    @floréal… non rien ! juste un éclat de rire ! :)

    Répondre

  38. clomani

    13 mai, 2010 à 19:10

    Je ne suis qu’une incomprise, Floréal.
    J’étais loin de m’ »esbaudir » sur le fait d’être capable de me laver dans un verre d’eau. Je disais justement que c’était vachement dur, pour un blanc, de vivre « à l’africaine » en brousse et que ça m’avait quelque peu « redressée ».

    Répondre

  39. Floréal

    13 mai, 2010 à 20:23

    Ah non non, je ne donne aucune leçon mais j’ai parfaitement saisi le sens de l’article et des commentaires. Je ne faisais que m’en émerveiller, Lediazec.

    Clomani: Je n’ai relevé les exemples concrets que vous portiez parce qu’ils m’ont paru très révélateurs de l’orientation de ce blog et de ses lecteurs-trices, dans l’ensemble.

    Voyez-vous, je ne vois pas le besoin, ni la nécessité, d’aller vivre en brousse « à l’africaine » pour se « redresser ». La masse de gens, Blancs, qui vivent au SMIC ou au dessous, qui ont du mal à arriver en fin de moins, le sont déjà, « redressés ». Ils n’ont pas « en prime » besoin d’apprendre à vivre « à l’africaine », selon moi (qui suis saisonnière et précaire, je précise), qui n’en ai pas la moindre envie. Et si je passe à côté des béatitudes africaines auxquelles vous faites allusion, je m’en passe très bien et n’ai aucune envie de m’y mettre pour mieux « connaître l’Autre », comme il est maintenant bien vu de dire dans une certaine gauche.

    Il est vrai qu’elles sont de plus en plus importées en Europe, ces béatitudes africaines, avec la présence africaine de plus en plus importante. Vous aurez peut-être la joie de voir un jour votre fille, ou petite-fille si vous en avez une, se mettre à la polygamie, qui sait?

    Si par contre on n’y tient pas spécialement, il ne reste plus qu’à changer de quartier.

    Répondre

  40. clarky

    14 mai, 2010 à 0:08

    la polygamie maintenant, purée, déjà avec une femme c’est le bordel alors avec plusieurs …

    bon, j’ai bien fait de m’occuper de mon muret en pierres sèches aujourd’hui, germinal fut frisquet, floreal pluvieux, putain prairial a pas intérêt à me péter les rouleaux de printemps !

    se laver dans un verre d’eau, la vache vous êtes drôlement souples :)

    Répondre

  41. clomani

    14 mai, 2010 à 8:01

    Ah, Floréal, vous seriez un « copain » de Zaza que je ne serais qu’à moitié étonnée ! Et voilà que vous enfourchez la bicyclette sarkozyste et pédalez dans la polygamie !!! Mama mia que dolor ;o).
    Je suis allée en Afrique, au Sénégal, parce que j’étais amoureuse d’un Sénégalais, Floréal. Oui. Et j’y suis retournée après, dans d’autres pays d’Afrique Noire, parce que je m’intéresse à la façon dont les autres vivent… pour ça, il faut aller partager leur vie, pas dans des hôtels barricadés et hors d’atteinte des populations locale.
    Là-dessus, je vais remettre mon tchador et aller tendre le fouet pour que « mon mari africain ET polygame » me batte, parce que s’il ne sait pas pourquoi il me bat, moi je le sais, et que je filerai doux toute la journée ;o)))
    Floréal, vous z’êtes un rigolo confit de bénitiers !

    Répondre

  42. Floréal

    14 mai, 2010 à 10:29

    @ Clarky
    Vous êtes bien le seul à avoir de l’humour,ici, et vous m’avez fait rire.

    @ Clomani
    Tout au plus, je ne suis pas votre « copine », puisque je suis une femme, et je ne connais pas de Zaza.
    J’ai bien compris que vous étiez allée en Afrique et pour quelle raison, et que vous en aviez une bonne connaissance. J’ai bien compris aussi que vous êtes restée du style baba-cool, pas moi, c’est une espèce qui m’a toujours gonflée avec ses prétentions culturelles tenant de la pensée magique, d’autant que pour l’inculture générale notoire fort répandue chez les représentants de cette espèce, ils n’ont rien à envier dans un autre genre aux touristes ordinaires.

    Répondre

  43. b.mode

    14 mai, 2010 à 12:42

    Vous vous sous-estimez floréal, vous aussi vous êtes comique ! ;)

    Répondre

  44. babelouest

    14 mai, 2010 à 12:55

    Clomani, inculture…. deux mots en pleine dissonance. Mais je n’en dirai pas plus, c’est à notre chère anthropologue de renchérir…. Décidément, Floréal, vous tombez bien mal ! persifler sur une dame que de vraies personnalités ont prise pour conseillère….

    Répondre

  45. clomani

    14 mai, 2010 à 13:04

    Eh bien, Floréal, si tout cela vous gonfle, que faites-vous donc ici…
    Vous perdez votre temps et vous me faites perdre le mien, avec vos billevesées.
    Et je persiste et signe, au féminin : vous n’êtes qu’une rigolotte, grenouille de bénitiers ;o))

    Répondre

  46. clomani

    14 mai, 2010 à 15:10

    Floréal, j’ai relu votre petit mot plein d’agressivité et l’ai digéré. Je suis navrée que vous soyez une travailleuse précaire, mais je n’y suis hélas pour rien. Je suis en effet de la génération des babyboomers, j’ai eu mon bac en 68, ai travaillé à 18 ans, et essaie d’être une citoyenne concernée par ce qui se passe autour de moi. Oui, je suis allée en Afrique, pas avec le fric de mes parents, avec celui que je gagnais péniblement en travaillant, en faisant des heures sups. Oui, je me bats contre le racisme depuis des années, y compris en épousant un Africain, en parlant de ce que j’ai vécu là-bas pour qu’on comprenne mieux ce qu’ils vivent chez nous… et pas que les Africains.
    Les seuls responsables de votre statut de précaire actuel, ce sont ceux qui nous gouvernent et que je n’ai pas contribué à élire… la polygamie, les baba-cool et les autres, laissez-les donc vivre leur vie, elle n’est pas non plus super facile.

    Répondre

  47. Floréal

    14 mai, 2010 à 15:53

    @ B Mode
    Ce qui est bien avec vous, c’est que ce vous vous pouvez dire compte pour du beurre. Pour le comique je vous donne cependant raison (vous ne l’avez pas fait exprès, certes, c’est chez vous le seul fruit du hasard en terme de calcul de probabilités). Effectivement, la « commedia dell’arte », je sais la réciter mieux que n’importe lequel d’entre vous ici.

    @ BabelOuest

    Sans blagues?! Mais quelles sont donc ses « vraies personnalités » dont la gente Dame multiculturelle serait la « conseillère » (un anar-ou prétendu assimilé- révérer des « vraies personnalités », ça me fait toujours marrer, veuillez m’en excuser).

    @ Clomani

     » Grenouille de bénitiers ». Ahahahah!!! Là, je m’en tiens les côtes de rire! Votre babacoolisme ne vous a décidément pas servi à sortir des poncifs crétins que vous prétendez combattre. Et rigolote (avec un seul T, chère « conseillère » de « vraies personnalités » -elles ont du mal avec le français, vos « personnalités »?- à mes heures, mais pas toujours, voyez-vous. Et je ferais « perdre » le précieux temps d’une « consellère » de votre envergure? Permettez-moi de rigolez franchement, pour le coup.

    Ceci dit je vous crois de « bonne foi », si je puis dire. Je ne mets pas en doute votre connaissance de la réalité africaine, pour le moins pour les aspects que vous en décrivez.
    Je sais bien, que pas plus vous que les immigrés-étrangers de tous poils, ne sont les responsables directs du sort des précaires comme moi, comme tant d’autres. Ce que je n’encaisse pas, c’est que des gens comme vous prêchent, aux gens comme moi (et c’est la raison pour laquelle je vous lis), qu’il faudrait connaître la sublime culture archaïque du cher Autre, et mieux, s’y conformer pour lui faire plaisir. Non, je n’encaisse pas vos sornettes, et je ne pense pas que le remède à l’ultra-libéralisme dont nous faisons pratiquement tous les frais soit dans le magma informe d’une soupe, un brouet, une mélasse multiculturelle. Et je ne veux pas faire les frais de ce que vous prônez, pas plus que je n’ai envie de les faire pour les bénéfices d’un quelconque patron. ça vous est plus clair?

    Répondre

  48. b.mode

    14 mai, 2010 à 15:58

    Du beurre ou du beur ? rance avec vous, floréal !

    Répondre

  49. lediazec

    14 mai, 2010 à 16:44

    @ Floréal. Vous êtes à ce point aigrie qu’il vous faille aller chercher à ce point subterfuge pour exister ?
    Je vous plains. il y a des tas d’autres moyens pour ce faire accepter quelque part que d’agresser son semblable. Bien avant de vous lire, j’existais. Je continuerais à exister après.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  50. babelouest

    14 mai, 2010 à 16:51

    Floréal, pensez à faire régler votre balai : le pot d’échappement fume.

    Répondre

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