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L’étrange bonheur du ras-le-bol

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pavotbleu.jpgJ’en ai marre d’écrire sur la crise.

J’en ai marre des banquiers, des traders, des politiciens corrompus, des tricheurs, des mal-comprenants, des aveugles, des sourds, des cons et des connes, des malins, des souffreteux, des cinéphiles cannois, j’en passe et des meilleures.

Marre de fulminer mon bonheur dans l’indifférence générale. Qui ça intéresse un bonheur plein, un bonheur total, un bonheur cosmique ? Personne. Ou alors si peu…

Je m’en fous, je le proclame, le vocifère, le murmure ou le crache : marre d’être heureux !

Passez votre chemin, cohorte de pisse-vinaigre et autres béni-oui-oui. Laissez-moi respirer mon bonheur à trois sous en paix. Je n’ose plus écrire « bonheur à un euro » puisque cela ne vaut plus un clou !

Je lis les journaux, les magazines… Le programme de la télé. Le temps étant ce qu’il est, je m’en contente. Un homme heureux n’a pas d’état d’âme. Il regarde passer le temps. Se mouche sans ennui quand le rhume le prend et s’évade à tout instant, car il n’est plus maître de son esprit. Fou, dites-vous ? Mais pas du tout ! « Si d’autres n’avaient pas été fous, nous devrions l’être », écrivait William Blake.

Je repose le paquet de revues et file dans mon jardin contempler la beauté de mes pavots qui éclosent avec la magnificence d’un désir puissant et incontournable.

L’année dernière, j’ai perdu un méconopsis bleu. J’ai eu mal à l’âme pendant un temps. Il ne reste de sa disparition que le bonheur de son éphémère présence. Il me faut le remplacer. Qui n’a pas vu ce pavot, originaire de l’Himalaya, d’un bleu pur, a manqué un rendez-vous important avec la beauté. Mais la plante est capricieuse, fuyante, vulnérable  sous nos latitudes. Elle a un comportement de bisannuelle. Elle ne fleurit que rarement la première année. J’ai passé un temps infini à suivre sa progression. Elle demande beaucoup d’attention et a besoin qu’on s’occupe d’elle, qu’on la bichonne. La deuxième année, madame fleurit, puis disparaît… Pour la pérenniser, il faut bien l’entourer, lui couper les fleurs fanées, la montée à graine l’épuise et peut provoquer sa mort. Une sensible à caractère mélancolique. Ce n’est qu’à ce prix que vous pouvez espérer avoir dans votre jardin une plante majestueuse que le visiteur célèbre avec des interjections parfois très surprenantes.

Je balade la folle nonchalance de ce long week-end ascensionnel sur la toile. Je passe d’un déficit au suivant avec la conviction que le surréalisme s’est insinué dans la vie politique sans crier gare.

Tiens donc ! Voilà de quoi faire bondir protectionnistes et conservateurs : le Conseil d’État juge dans un avis consultatif qu’une interdiction totale du voile intégral dans l’espace public ne reposerait sur « aucun fondement juridique incontestable ». Mais le gouvernement qui consulte sans consulter  devrait passer outre et présenter son projet de loi tel quel mercredi prochain. Ouf ! Nous échappons de justesse à l’ire insurrectionnelle du chef de l’état.

Dans son souci de condamner « les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes », comme le voile intégral, j’ose espérer que, dans un même élan égalitaire le gouvernement impose aux entreprises du pays le devoir de payer aux femmes le même salaire qu’à l’homme pour un travail équivalent. Mais ce serait folie que de penser que le gouvernement se soucie de ce genre d’injustice.

L’apéro géant de Nantes organisé par des internautes via Facebook s’est soldé par la mort accidentelle d’un homme de 21 ans après une chute. Cela provoque des remous dans les préfectures et dans les rédactions. Le ban et l’arrière-ban de la bienpensance est ému et crie son inquiétude, voire son indignation. Dans le Soir 3 de jeudi 13 mai, présenté par Carole Gaessler, la larmoyance ouvrait les vannes à un tsunami de lamentations. Pour l’occasion, elle avait invité un toubib qu’on a sans doute trouvé à l’intérieur d’une pochette surprise. Ce morticole n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Amateur de lectures orthodoxes, formé à l’école de la férule et de l’horrifique, il n’a pas arrêté de dénoncer le fléau d’une jeunesse dépravée, baignant dans l’alcool, comme d’autres baignent dans l’océan, fustigeant le manque d’organisation, l’absence de responsables et l’accoutumance inéluctable à ce que la France a de plus pernicieux, la bibine. La faute à l’internet et aux internautes, tout ça étant bien sûr sous-entendu. A l’écouter, la jeunesse de France est perdue ! Plus inquiétant : à aucun moment, cette éminence n’a évoqué pour l’expliquer le malaise de la société, la crise politique et culturelle, ni, plus prosaïquement, l’esprit festif de la manifestation. Non, sa préoccupation se lisait ailleurs. A aucun moment n’a été soulignée sur le plateau l’ambiance bon enfant qui y régnait. Ni le fait que toutes les générations de jeunes depuis l’aube des temps ont cherché à s’épanouir et à faire la fête, en toute simplicité. A aucun moment non plus, en journaliste compétente et ancienne jeune, Carole Gaessler n’a posé ou effleuré la moindre question pouvant expliquer de manière professionnelle le phénomène de ces manifestations.

Akoibon ? Une journaliste de propagande ne se soucie pas de déontologie, elle dit ce qu’on lui dicte.

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25 Commentaires

  1. b.mode

    15 mai, 2010 à 2:53

    Il se trouve que j’ai essayé un temps le méconopsis et je me suis planté dans les grandes mesures ! Très beau bleu en tout cas ! ;)
    Rien à voir mais dans le genre beau bleu, la lithodora est pas mal non plus ! http://www.bakker.co.uk/images/Catalog/normal/large/11730.jpg

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  2. remi begouen

    15 mai, 2010 à 4:59

    Nom d’un méconopsis bleu ! : ce texte est beau comme du Rodolphe du meilleur cru, d’il y a 1, 5, 10, 20, 30 ans !!!…
    Cela est vrai en tout cas jusqu’au retour (il avait déclaré qu’il en avait marre, mais il y revient quand même, aux histoires d’un gouvernement autoritaire face au Conseil d’Etat, ou vis à vis de journaliste à sa botte) au retour du quotidien moche et banal. M’enfin, on ne se refait pas, m’sieur Lediazec… Et salut l’artist’ !

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  3. babelouest

    15 mai, 2010 à 7:04

    Ah Rodo, ton billet est si beau qu’il en est bleu comme une orange ! Gorgé de soleil ! Comme cette orange pressée express, qu’un Palestinien de Bethléem nous avait proposée un jour ensoleillé. Je m’en souviens encore.

    Je suis de plus en plus heureux de ne pas regarder la télé. Même des journalistes naguère ardents se coulent dans le moule bienpensant et veule. Que ferait aujourd’hui un Ladislas de Hoyos, que j’ai connu si agressif envers un politicard réticent à s’épancher ?
    Télé Paris ment
    Télé Paris ment
    Télé Paris, désagrément
    Télé Paris ment
    Télé Paris ment
    Télé Paris, c’est dégoûtant !

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  4. lediazec

    15 mai, 2010 à 7:24

    @ Bernard. Comme j’adore le bleu, j’ai aussi une lithodora qui, avec le plumbago et la corydalis flexuosa suffisent à mon bonheur. Ah, la corydalis ! Avec ses fleurs en forme d’éperon c’est d’un léger http://www.soonerplantfarm.com/_ccLib/image/plants/DETA-488.jpg

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  5. babelouest

    15 mai, 2010 à 7:46

    Heureux amoureux des fleurs ! Avec ma vision déficiente des couleurs, je préfère me réfugier dans les sons….’est sans doute pourquoi je n’ai vraiment pas du tout la main verte : pour moi, le vert et le marron, c’est du pareil au même. ;)

    Au point qu’aux feux tricolores, je n’attends pas l’allumage du vert, mais l’extinction du rouge.

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  6. lediazec

    15 mai, 2010 à 8:07

    @ Babel. Jean-Claude t’es comme mon ami Joaquin (qu’on ne voit plus guère par ici), il confond le vert et le marron, daltonisme oblige. Tout comme toi, c’est sur le son qu’il s’est concentré.

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  7. Didier Goux

    15 mai, 2010 à 8:44

    En somme, c’est ce qu’on appelle l’effet pavot…

    Sinon, j’ai trouvé très savoureux de trouver sous votre plume une référence à mon cher Léon Daudet (les morticoles…)

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  8. lediazec

    15 mai, 2010 à 8:52

    @ Didier. C’est une expression que je tiens de la bouche d’un bistrotier bréhatin. Je l’ai trouvée drôle et parfois très pertinente.

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  9. clomani

    15 mai, 2010 à 9:58

    Tiens, puisqu’il y a des jardiniers ici (bande de petits veinards) je vais vous poser une question… Parce que moi non plus, je n’ai pas la main verte, mais ça tient à mon statut de citadine.
    Sur la minuscule maison que j’ai, à Montmartre, il y a de la vigne-vierge… c’est joli, la vigne-vierge, ça vous camoufle du béton très vite et en ville c’est important. Seulement j’ai un problème : la vigne-vierge a les pieds dans le jardin du voisin, contre mon mur gauche. Avec les infiltrations d’eau (à Montmartre, en pleine « pente ») mon ciment a été bouffé… entre autres méfaits. Il va falloir imperméabiliser le petit jardinet, ce qui veut dire arrachage des pieds de vigne-vierge.
    Revenons-en à mon souci : une vigne-vierge moribonde sur des murs, ça va être l’horreur… L’entrée de la maisonnette est sur le passage qui mène au restant de la co-propriété. J’ai donc peu d’espace. Que pourrais-je planter comme plante grimpante, rapide, capable de se nourrir dans une « jardinière » (c’est toléré) de moins d’1 m2 de surface.
    C’est une quadrature du cercle, que je pose-là. Mais je n’ai ni l’envie et encore moins les moyens de me payer un ravalement ;o((.

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  10. b.mode

    15 mai, 2010 à 10:21

    Pourquoi pas un chevrefeuille de Henry au feuillage persistant et aux fleurs odorantes ?

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  11. clarky

    15 mai, 2010 à 10:30

    ah le méconopsis, une sorte d’opiom du peuple quand elle diffuse sa beauté, ici fait trop chaud pour elle, elle ne supporte pas la canicule ou alors faut la mettre à l’eau de longue…
    par contre la lithodora me fascine toujours autant, vous avez bon goût les gars ;)

    une plante qui en fout plein les nasaux et qui embaume quand il fait bien chaud c’est l’héliotropium, j’adore cette vivace qui se conduit comme une annuelle malheureusement, biscotte aime pas le gel ou si peu, et que dire d’un truc qui me fait toujours délirer avec ses ballons qui éclatent en t’offrant un bleu tirant quelque peu sur le violet, le platycodom grandiflorus.

    pour le reste, la crise, les grecs, etc, etc, je ne lis même plus et ne prête plus guère attention à toute cette soupe servie à chaque repas !

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  12. clarky

    15 mai, 2010 à 10:33

    c’est quoi ton exposition clo, soleil, mi ombre, ombre , ventée ou pas, possibilité de fixer des trucs au mur genre treillage ??!!??

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  13. Didier Goux

    15 mai, 2010 à 10:35

    Lediazec : si je me souviens bien de ma lecture du Journal des Goncourt, il doit s’agit du tout premier livre du fils Daudet :

    http://www.amazon.fr/morticoles-L%C3%A9on-Daudet/dp/2246170834/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1273912433&sr=1-1

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  14. Didier Goux

    15 mai, 2010 à 10:38

    Avant qu’on vienne me reprocher de parler d’un écrivain de droite (on dirait extrême-droite aujourd’hui), qu’il me soit permis de dire ceci. À ses amis de l’Action française qui lui reprochaient d’être l’un des plus ardents soutiens de Marcel Proust (ce juif apatride, pédé, gnin-gnin-gnin…), Daudet avait répondu : « Quand il s’agit de littérature, la Patrie je lui dis merde ! »

    Voilà.

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  15. Christophe Certain

    15 mai, 2010 à 11:00

    Quand l’euro boit la tasse les jeunes trinquent !

    Bravo Lediazec pour ce papier qui s’extrait dans un suprême détachement de la mouscaille qui nous environne et replace les vraies priorités de la vie dans le bon ordre.

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  16. Christophe Certain

    15 mai, 2010 à 11:02

    @babeloued dans la réinterprétation de slogan j’avais fait à une époque
    la télé vous ment
    la télé vous ment
    c’est la voix du gouvernement

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  17. clomani

    15 mai, 2010 à 11:46

    Je crois bien que c’est exposé Nord… et c’est « planqué » entre deux immeubles assez hauts… Les jardinets d’à côté « donnent » bien parce qu’ils sont, eux, exposés Est/Sud Est, et c’est là qu’a été plantée la vigne-vierge… pas chez moi quoi. Le voisin, il arrache tout. C’est un type qui n’aime pas les plantes grimpantes ou buissonnantes… d’où les infiltrations d’ailleurs… s’il y avait un peu plus de racines, elle boiraient les eaux de ruissellement en partie. ;o)).

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  18. laetSgo

    15 mai, 2010 à 12:09

    @babel : ah, le titre de mon tout premier billet chez Rumi ;-)
    @rodo : merci de cette échappée temporaire ! y’a un mot qui a particulièrement résonné en moi dans ton texte, c’est surréaliste ! J’ai l’impression d’être passée de l’autre côté du miroir (ou plutôt, c’est le monde entier qui est passé de l’autre côté) et je ne sais plus faire marche arrière…et comme tu parles de Blake, « Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse. »
    quant au côté jardin, ma glycine m’a enfin fait l’honneur de me donner 5 jolies grappes dégoulinantes mauves…au bout de 5 ans, c’est pas trop tôt !!

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  19. clarky

    15 mai, 2010 à 12:13

    si c’est nord ça veut dire que t’as de pas soleil ou quasi pas, mais t’as plein de végétaux pour l’ombre malgrè ce qu’on pense.
    bref, du côté des grimpantes pour cacher la misère, tu peux tabler sur de la clématite alpina même si c’est pour de la mi-ombre, si vraiment t’as pas de soleil ben mets un hydrangea petiolaris c’est un hortensia qui vient très bien à l’ombre, tu le fous dans un gros pot voire bac si tas la place et tu admires.
    j’en ai un, pour cacher mon range outils en bois complètement ruiné par la pluie et le vent, l’hydrangea lui grimpe dessus et s’accroche seul, par contre quand c’est pas en pleine terre faut y faire gaffe, eau bouffe tout ça quoi, et attention par contre, elle met du temps à s’installer d’autant plus quand elle se retrouve à l’étroit dans un pot (faut qu’il soit assez gros le pot sinon tu vas avoir ta grimpante qui va végéter quand tu sais qu’en pleine terre elle s’élance à plus de 6 mètres la garce), et j’oubliais, elle est caduc donc en hiver elle est à poil et tu te retrouveras avec un mur nu…

    maintenant, t’as le truc de base, genre le lierre, lui c’est quasi sans entretien et dès qu’il démarre tu l’arrêtes plus l’enfoiré :)

    merde, j’avais loupé le coup de la jardinière d’1 m2, ça change la donne :(

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  20. lediazec

    15 mai, 2010 à 12:33

    @ Didier Goux. Tout à fait d’accord sur ce point avec toi. Cela dit, j’ignorais la paternité du terme morticole. Pour ras-le-bol, c’est plus facile, puisqu’il s’agit de Louis Jouvet.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  21. lediazec

    15 mai, 2010 à 16:06

    @Clarky. Merci Laurent pour ces deux découvertes, l’heliotropium et le platycodon, deux plantes à fleurs bleues. Noté.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  22. cpolitic

    15 mai, 2010 à 16:38

    Histoire de vous remonter le moral, la même Carole Gaessler que vous décrivez négativement, a eu le culot d’aborder dans un soir 3 cette semaine, le livre sur le KarachiGate de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme « Le contrat » en invitant l’un des auteurs sur le plateau. Direct au zapping de Canal+!
    Alors ça et facebook, c’est toujours mieux que Claire Chazal, Pernaut ou Pujadas.

    Allez un peu d’optimisme!

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  23. clomani

    15 mai, 2010 à 17:20

    Merci, Clarky, je vais noter tout ça et faire des recherches… j’avais pensé au lierre, qui va à une vitesse grand V. Ma vigne-vierge est caduque, donc en hiver, c’est très riquiqui…
    J’ai un copain jardinier aux Hopitaux de Paris, je vais lui demander s’il peut m’arranger un petit coin… mais il faut déjà que je demande l’autorisation aux co-propriétaires vu que le passage est commun…

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  24. Mr T

    15 mai, 2010 à 21:22

    Un mort à cause d’une chute, pas de problème, maman-état a la solution : rien de tel qu’une loi rendant obligatoire la marche à quatre pattes.

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  25. clarky

    16 mai, 2010 à 0:09

    @rodo, de rien hombre, essaye sans dec si tu peux l’heliotropiOM, ça devrait te plaire, quand il fait bien chaud (faut surtout la foutre en plein cagnard,elle adore ça la bougresse) en fin de soirée t’as des putain d’odeurs à tomber, on s’en sert en parfumerie, purée, moi le soir en été je me cale à côté du citronnier et des héliotropes et je m’en fous plein la tronche, bon ça se gâte un peu quand comme un con j’allume ma clope :)
    quant au platycodon c’est fendard, les fluers avant d’éclore sont de grosses boules, des sortes de ballons, et c’est vraiment une belle plante, comme ma voisine…sauf qu’elle a que 16 piges !

    @clo fais gaffe clo que ton petit coin ne soit pas à chier ;)
    évite le staphylocoque doré, ça donne rien de bon et une fois installé on a vraiment du mal à s’en débarrasser.

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