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HORS-LA-LOI… Mais quelle loi ?

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horslaloifichefilmimagesfilm.jpgLa petite histoire du festival de Cannes visite ce vendredi 21 mai 2010 la grande Histoire. Celle de la France, de son colonialisme, …et de ses lois. Je n’ai évidemment pas encore vu le film de Rachid Bouchareb, ‘Hors-la-loi’, qui fait pour le moins ‘évènement’ à sa présentation. Et je souhaite revenir sur le sujet lorsque je l’aurai vu. Mais je viens d’entendre un manifestant cannois (du FN ou de l’UMP, fraternellement unis…) disant qu’il n’avait pas besoin de voir ce film pour être ‘contre’ et qu’en plus, il n’irait sûrement pas le voir. D’où l’idée pour moi d’en parler ‘pour’, en plus d’aller sûrement le voir.

D’abord ce film est le second volet d’une série commencée par ‘Indigènes’, très beau film, complexe, dédié aux sacrifices de ces colonisés qui allèrent verser leur sang pour sauver la métropole coloniale, en 1944. Donc, j’ai un ‘a priori’ favorable, d’autant plus qu’il est centré sur ‘Sétif 1945’….

Or, il se trouve que je connais cet épisode historique ignoble du 8 mai 1945 à Sétif : à l’occasion de fêter la victoire sur l’Allemagne Nazie, des algériens y manifestent pour leurs droits légitimes à l’indépendance, troublant l’ordre colonial. Des débordements ont lieu, faisant des victimes européennes, prétexte pour une répression militaire (et de milices de colons) inouïe, qui fera entre 2000 et 45000 victimes, selon les sources : ‘vrai début de la Guerre d’Algérie’, de l’avis de très nombreux avis d’historiens, après ceux des fondateurs du FLN.

Sans avoir vécu ces évènements (j’avais 7 ans et vivais en Égypte), je les connais pour trois raisons :

- J’ai vécu avec une ‘pied-noir’ native de Guelma (ville voisine de Sétif qui connu cette répression, étendue sur des semaines dans toute la région) : elle avait 4 ou 5 ans, et cela l’a marquée à vie.

- J’ai beaucoup lu, aimé et étudié l’œuvre de l’immense poète Kateb Yacine (j’en ferai volontiers un article) qui, ce jour là, manifestait à Sétif, tout adolescent : il a commencé ainsi, en prison, son éducation politique et poétique…

- J’apprécie les films de mon ami cinéaste Mehdi Lallaoui, français d’origine algérienne. L’un d’eux est consacré à ‘Sétif, 8 mai 1945’, un autre à ‘Paris, 17 octobre 1961’ : deux massacres atroces contre des manifestants algériens, qui ‘encadrent’, en fait, la Guerre d’Indépendance de l’Algérie…

- Enfin, après m’être, comme tant d’autres, longtemps tu sur mon vécu dans l’Algérie en guerre, j’ai enfin ‘revisité’ ce temps douloureux et témoigné, dans un long essai ‘Le Piège’ : je dois cela à Juliette, que je remercie encore. Elle est ma fille aînée, révise ses cours d’histoire et c’est en pleine période du ‘terrorisme islamiste’ en Algérie, en 1994. Devant mes commentaires sur l’histoire coloniale et sur l’actualité algérienne, elle me pose LA question : ‘tu as fais la Guerre d’Algérie ?’… Réponse : ‘Oui et Non’ en 70 grandes pages, 6 mois plus tard (première parution en janvier 1995).

Aujourd’hui 21 mai 2010, le journal ‘Le Monde’ publie, à l’occasion de la présentation du film ‘Hors-la-loi’, un important dossier ‘France-Algérie’. Dont un article correct sur la courageuse association que j’ai rejoint depuis 3 ans (en tant qu’ami, car j’ai pu échapper par hasard au statut d’ancien combattant) : 4ACG, pour ‘Anciens Appelés en Algérie et Amis CONTRE la Guerre’. Je vous engage à lire cet article. Je pense que le site ‘4ACG’ va bientôt reproduire, sinon le dossier, du moins cet article. Et je vous signale qu’en cherchant bien, vous pourrez aussi y lire mon essai ‘Le Piège’… dont je n’ai plus de version papier, malgré plusieurs rééditions (personnelles, faute d’éditeur).

Donc, ‘Hors-la-loi’… mais de quelle loi ?  Celles d’hier, du colonialisme français, que des nostalgiques soutiennent encore ce jour à Cannes en manifestant contre ce film. Cela me fait penser que, demain, on rira qu’autrefois ‘les jeunes de Tarnac’ aient pu être traités de ‘hors-la-loi’ par un certain Sarko… ! Alors qu’ils inventaient nos lois de la commune du bonheur.

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43 Commentaires

  1. remi begouen

    22 mai, 2010 à 0:46

    Je ne m’attendais pas à être publié si tôt, merci. C’est très bien, sauf erreurs dans le titre qui est ‘HORS-LA-LOI’ (majuscules et tirets), suivi de ‘… mais de quelle loi?’ (italiques, et pas ‘quel’!). Merci de corriger.
    En fait j’allais sur Ruminances pour tout autre chose : relire l’article de Clomani sur le film de Coline Serreau, que j’ai été voir ce soir. MAGNIFIQUE. J’y reviendrai…

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  2. clarky

    22 mai, 2010 à 0:58

    je voulais en parler rémi, et t’as bien fait de l’évoquer.
    faut pas oublier qu’on est dans les alpes maritimes et gilbert carpentier, dans ces coins on a que 2 bras droits, une sorte de dégénérescence extrême.

    quant à luca, faudrait juste qu’il comprenne que c’est une fiction et non un doc, et pour reprendre les dires d’un historien qui a eu la même fulgurance que moi (déconnez pas, j’aime bien m’auto-flatter parfois), est ce qu’on a dit que l’apocalypse now de coppola était une leçon d’histoire ??!!??

    indigènes était une oeuvre de fiction remarquable (putain je fais gaffe à ce que j’écris), hors la loi semble partie pour en être de même.
    et puis, y’a des acteurs précieux, dame sont pas blonds aux yeux bleus (quoique que mon pote rachid, kabyle des quartiers nords, est châtain très clair et a les yeux azurs) mais on s’en fout un peu tant ces mecs sont excellents.
    roschdy zem et surtout sami bouajila.

    en tous les cas, je peux dire sans tortiller du cul à rachid bouchareb, je t’ai compris, n’en déplaise à tous ces pisse vinaigre haineux venus parader sous une bannière tricolore à la con, et je le dis avec d’autant plus de sérénité que je suis fils de pied noir espingouin, que cette saloperie de guerre a déchiré la famille, des pro oas et des pro indépendance, des morts dont le père biologique mais non nourricier de mon paternel, en somme des trucs pas trop catholiques ni musulmans mais des histoires d’hommes pris dans des envies non partagées.

    je pense qu’une partie de mon père est restée sur le port d’alger en train de bouffer des crevettes grillées, je crois bien, avec son oncle rabah. quand il parle d’alger, t’as l’impression que toute la méditerranée vient lui envahir les yeux, prête à perler sur ses joues

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  3. babelouest

    22 mai, 2010 à 1:31

    Les hors-la-loi, je me souviens encore de ces termes que, minot, j’entendais dans le poste paternel. Ils étaient là, c’est la loi qui était partie. Une fois encore, nos politiciens ont fait preuve le plus souvent d’une courageuse lâcheté, d’une immense étroitesse d’esprit, d’un laxisme obstiné envers des soldats qui souillèrent le nom de français à jamais.

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  4. lapecnaude

    22 mai, 2010 à 3:37

    Bouchareb, ou tout autre historien ne pourraient vous dire toute la vérité sur la frénésie qui s’est emparée des européens, gendarmes et colons, durant ces jours là. Depuis toujours, ils savaiernt que leur attitude était injuste, que si la population se révoltait à 1 contre 10 ils ne feraient pas le poids, alors lorsque le 8 mai les arabes se sont mis à défiler « pacifiquement » en l’honneur de la fin d’une guerre qui, dans le fond, ne les concernait que peu, ils ont eu la trouille de leur vie. Et les accumulations de stress, de hantise ont soudain déferlé. Ils se sont dit, comme ils le disaient bien longtemps après quand j’y étais, « pfuouittt… les arabes, tu leur donne le compte une bonne fois, et ils n’y reviennent pas, ils obéissent ». On parle souvent du « téléphone arabe », ici maintenant c’est « la rumeur », mais c’est tout comme pareil, de Stétif à Oran, passant par Blida, Alger, revenant à Constantine, filant par Bône et Philippeville, on ne disait « çà y est, ils ont tué, ils ont égorgé »… et là-bas, c’est comme à Marseille avec une sardine on bouche le port ! Les « Pied-Noirs » se sont permis de faire leur propre police, ils ont abattu froidement des civils, hommes, femmes, enfants, par peur, pour l’exemple, par connerie immonde et infâme.
    Des années après, j’ai rencontré des anciens soldats de 39-45, libérés, qui sont revenus à Sétif, qui ont cherché leur père, leurs frères, leurs oncles et ont appris l’histoire. On a maltraité ces hommes, on les a soupconnés de vouloir se venger … un engrenage de haine, de soupcon, de folie. Beaucoup sont plus tard partis dans les maquis, ils avaient au moins compris quelque chose, que cette fois là ils se battaient pour eux.
    Je n’épiloguerai pas sur l’attitude des soldats français en Algérie, ils faudrait bien plus de talent que je n’en ai pour cela. Mais je voudrais que chacun de ceux qui y sont allés se regarde dans un miroir et ose se dire que jamais, jamais, il n’a traité un arabe de « bougnoule, de raton » , ou même ai osé dire UNE fois « Monsieur » à un musulman …. ou « Madame » à une femme voilée !!! Quant au reste, si vous avez une petite idée de ce que peuvent faire les humains dans un conflit où tout sens moral est aboli…
    Ces gens qui sont venus manifester, sans avoir vu le film, sont les dignes descendants des autres, ceux d’il y a maintenant presque 50 ans …

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  5. babelouest

    22 mai, 2010 à 7:01

    hum…. quelLE loi…. LOL…LAL…LIL… disait Eulalie en lisant dans son lit sous les lattes et sur le linoléum.

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  6. lediazec

    22 mai, 2010 à 7:08

    Quelqu’un a parlé, au sujet de la polémique que la diffusion de ce film suscite à Cannes, des « sales restes » de cette guerre.
    J’ai vu « Indigène », j’irai voir ce deuxième volet. Il y aurait un troisième en perspective. Je trouve très bien que les citoyens français d’origine algérienne s’approprient enfin leur histoire.
    @ Rémi. J’ai corrigé le titre, sauf pour l’italique, Unblog n’accepte pas cette fonction dans le bloc titre. C’est bizarre, mais c’est comme ça.
    Quant à la rapidité de parution de ton papier, ne fait pas ton vieux bouc surpris, je te l’ai dit hier au bigophone. Mais comme t’es dur de la feufeuille…

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  7. ceriselibertaire

    22 mai, 2010 à 8:58

    il est (peut-être) urgent de remettre en mouvement les ondes de la Communication, avec l’air de ne pas y toucher qui caractérise les orphelins devant la mère jamais tout à fait morte. Kateb Yacine à Albert Camus

    Il était de ceux qui tente de ne pas sombrer dans le ressentiment.

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  8. clomani

    22 mai, 2010 à 9:32

    Mon amie algérienne, kabyle, rentrait de Cannes hier soir en train. J’espère qu’elle n’a pas assisté à cette manifestation. Comme elle n’est pas branchée « bling-bling/paillettes » ça m’étonnerait. Amateur de cinéma, elle va à Cannes avec une amie qui tient un cinéma à Cherbourg donc elle est loin de tout ça.
    Parce que j’en ai marre moi aussi de ces Luca and co qui exploitent le racisme de base des Français de droite, des Pieds-Noirs, et des mous du bulbe. J’ai eu 10 ans en 59… c’est dire si la guerre d’Algérie, qui nous parvenait par bribes journalistiques, via la radio (on n’avait pas la télé) m’est « passée au-dessus de la tête ». Je me souviens de déjeuners en famille (la grande famille : oncles, tantes, grands-parents, parents etc.) où on en parlait… je croyais que les « barricades » étaient des petites barrières de bois comme lorsqu’on barricadait les bêtes. On ne m’a pas expliqué le pourquoi du comment d’ailleurs : les enfants, ça « ignorait » tout et c’était bien ainsi. Plus tard, comme la région était très industrielle (Annemasse, Haute-Savoie), des travailleurs maghrébins sont venus s’installer dans une petite maison sans électricité, au bout du chemin, dans les prés. Ma mère m’a strictement interdit de m’approcher d’eux… c’étaient des « bicots » disaient mes copines (chez nous, on était cathos donc on utilisait le mot générique d’Arabes mais bon, ma mère était bigrement raciste). Pourtant, ils m’intriguaient, ces hommes en longue robe blanche qui, le soir venu, s’agitaient bizarrement (ils faisaient leur prière). Ils nous disaient bonjour en passant mais nous, on devait faire comme s’ils étaient transparents !
    Avoir été élevée par une mère raciste (revenue hystérique un soir de l’hopital où mon grand-père agonisait, clamant qu’un Arabe l’avait agressée) a dû me traumatiser. Mes meilleures amies sont des Maghrébines, j’ai épousé un Sénégalais à Dakar au moment où Pasqua virait les 101 Maliens (mariage blanc) pour qu’il puisse avoir sa carte de séjour et revenir en France, je milite pour les Palestiniens, etc.
    Pour en revenir à la guerre d’Algérie, plus le temps avance, plus j’imagine le pire sur le passé de la France en Algérie. Je me suis intéressée plus tard, d’abord parce que mon premier grand amour était pied-noir d’Alger… il m’a raconté son Algérie de fils d’instit pied-noir et de militaire français, puis à travers mon job avec les émeutes des années 87/88 (? date ?). Puis je suis devenue pote avec LA journaliste spécialiste de l’Algérie (son mec était un leader kabyle) qui a couvert Tibéhirine, Ben Talah etc. Avant elle, une jolie reporter (« la bien-nommée, disait d’elle un journaliste mâle du service) s’était auto-proclamée spécialiste parce qu’elle avait « bibliquement connu » le ministre des A.E. algérien. Elle était revenue d’Alger en disant : « ils ont le choix entre la peste et le choléra »… avec aucune analyse derrière ni devant ;o(.
    Tout ça pour dire que, dès que je suis à la retraite, je me plonge sur tous les sujets que je n’ai pu aborder profondément, tout ce qui nous a été caché (y’a du boulot !)…
    - en premier la Guerre d’Espagne (j’ai vu le film de Ken Loach, j’ai un bouquin qui m’attend chez mon libraire préféré)
    - en deuze l’Algérie… avec en prime un voyage à Bejaïa avec ma pote Ghania. Je veux absolument aller ila baladouha maa hiya (j’ai l’impression que je parle au masculin, là non ? Trou de mémoire, sais plus le féminin)…

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  9. clarky

    22 mai, 2010 à 9:52

    land and freedom ;)
    puisque tu parles guerre d’espagne clo, si tu l’as pas vu y’a un film qui moi m’a marqué, c’est viva la muerte d’arrabal.
    bon, là on fait pas dans le détail, soit t’aimes soit tu détestes, un peu comme avec bunuel, dont je n’apprécie guère les oeuvres !
    mais cet arrabal là a quelque chose de méchamment troublant, bref, un truc hautement dérangeant.

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  10. clarky

    22 mai, 2010 à 10:26

    edit: scusi mais j’ai commis un satanique lapsus en parlant de bunuel, en fait je pensais bergman, rien à voir avec luis dont je suis fan, tain un chien andalou est un film magique.
    je suis pas encore bien réveillé, pourtant depuis 6h30 je suis debout et j’ai pas chômé !!!

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  11. clomani

    22 mai, 2010 à 13:29

    Pas vu Viva la Muerte… vu « un chien andalou »… qui m’a copieusement dérangée aussi…
    Bergman ? Trop « nordique » pour moi je pense…

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  12. Hara Kiri

    22 mai, 2010 à 17:35

    Je ne suis touché ni de près ni de loin par la guerre d’algérie (j’étais trop jeune et mon père y a échappé de peu). Je suis français non issu de l’immigration, autant dire que ma famille n’a jamais été concernée par ces évènements .
    Pour autant, je suis convaincu que si le film avait été réalisé par Albert Dupont, plutôt que par Rachid Bouchareb, il n’y aurait pas eu ces manifestations.
    J’ai du mal à comprendre comment on peut manifester contre un film, encore moins comment on peut manifester contre un film que l’on a pas vu. Si, je crois comprendre, il suffit d’être con. La connerie qui amène aux pires actes parfois.

    Quand j’étais plus jeune, je travaillais dans les champs avec un « chibani » qui continuait probablement à travailler plus parce que c’était sa vie de bosser que par besoin. Une force de la nature. Il était illettré et provoquait souvent les railleries des jeunes cons qui bossaient quelques jours pour se payer un scooter ou je ne sais quoi, parce qu’il parlait un français avec accent prononcé et qu’il ne savait ni lire ni écrire. Ces jeunes cons qui avaient du mal à aligner deux mots d’une autre langue que le français quand ce cher Abdelkader parlait français, espagnol, catalan et bien sûr, sa langue d’origine.
    L’homme était en france depuis ses 13 ans et à plus de 60 ans, il continuait de se faire exploiter par un propriétaire terrien dédaigneux à l’esprit colonialiste (que j’ai finis par foutre au prudhomme d’ailleurs). Il faisait tout pourtant pour être un peu comme les gens autour. Il buvait du vin, mangeait de la cochonaille, se vantait même de voter LePen pour virer les arabes…
    On sentait bien en discutant avec lui qu’il avait une blessure jamais refermée depuis son enfance, de voir les enfants des « étrangers » aller à l’école quand lui n’avait le droit que d’aller au champs. Il ne devait probablement plus se sentir vraiment chez lui dans son pays et, venu en France, il avait probablement beaucoup de mal à se sentir chez lui également au vu des quolibets (pour ne pas dire des insultes) qu’il entendait régulièrement.
    J’ai toujours eu de la tendresse pour cet homme pourtant bourru et beaucoup de respect pour son intelligence qu’il cachait bien, probablement pour ne pas vexer les « français » autour de lui qui n’auraient pas apprécié de se sentir moins intelligents que ce « chibani » illettré.
    Cet homme m’a beaucoup marqué au point que je pense régulièrement à lui 15 ans plus tard.

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  13. clomani

    22 mai, 2010 à 18:02

    Ca me rappelle, Hara Kiri, un documentaire que j’ai vu, par hasard, en zappant… C’était des chibanis d’une maison de retraite pour travailleurs immigrés… à Paris, du côté de Belleville si mes souvenirs sont bons. Ils avaient quitté leurs petits hôtels minables et étaient logés dans une résidence toute neuve, chacun sa chambre…
    Tous étaient « perdus »… mal au pays, mal en France… Certains étaient repartis tout fougueux au pays retrouver femme et enfants et étaient revenus encore plus tristes que lorsqu’ils vivaient en France avec le mal du pays. D’autres, plus réalistes, savaient qu’ils ne se sentiraient nulle part chez eux.
    C’était vraiment un documentaire plein de compréhension, plein de tendresse pour ces vieux déchirés entre deux pays.
    Après ça, quand on entend des cons comme Luca et d’autres, on a mal.

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  14. remi begouen

    22 mai, 2010 à 18:47

    Ton récit, Hara Kiri, sur le ‘chibani’ est très émouvant. J’en ai connu un autre, semblable. Son patron était un ancien capitaine de ‘l’armée d’Afrique’, qui avait recueilli ce soldat ‘indigène’ bléssé, après la Libération. 40 ans plus tard, il travaillait toujours dans les vignes et pépinières de ‘Kaptain’, cheville ouvrière indispensable, intelligente et trop docile… sous les quolibets des jeunes, y compris mahgrébins. Il ne savait pas lire, mais savait tout du terrain…
    Maintenant, je me fais amicalement traiter de ‘chibani’ (=vieux) par des amis arabes de bistrot. Mais aussi, nuance, de ‘hadj’, qui signifie dans le sens restreint celui qui a fait le pélerinage de la Mecque, mais dans le vrai sens celui qui a atteint la sagesse, celui qui sait. Je n’ai évidemment pas fait ce pélerinage, ni aucun autre. Mais je sais, c’est vrai. Entre autres que l’intelligence n’a rien à voir avec la culture savante des ‘léttrés’. Germaine Tillon, entre autres, témoigne de ces vieilles femmes kabyles qui ‘savaient tout’…

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  15. remi begouen

    22 mai, 2010 à 18:50

    Non, elles ne savaient pas tout. Mais, mieux, elles comprenaient tout!

    Répondre

  16. lapecnaude

    22 mai, 2010 à 21:17

    Je viens de lire les poulets de Falco, Luca et d’un gégène des services historiques de l’armée concernant le film de Bouchareb … ils ont lu le scénario et ont relevé quelques incohérences, certaines vraies, comee de faire crier « FLN » en 45 aux manifestants … sûr que c’est une erreur, mais le reste est de la pinaillerie.
    Puisqu’ils veulent mettre à contribution des archives de la préfecture de police de paris, qu’ils les mettent, mais TOUTES, sans restriction et là on verra à quel degré de déshonneur ils en sont parvenus. Quand je pense qu’il a eu des gens pour voter pour des mecs comme cela !
    Moi, je ne pourrai que vous parler du terrain, des deux côtés, sans pouvoir prendre parti, pas drôle d’être assis entre deux chaises, mais en tous cas je vais aller voir ce film !

    Répondre

  17. LoTfi Mansour

    23 mai, 2010 à 1:35

    slt tout le monde en voulant chercher un torrent pour telecharger le film qui fait bien plus qu’une polymique je suis tombé sur l’article de remy et vu que je suis en train d’ecrire tout en bas vous comprenez que j’avais lu tout vos commentaires surtout celui de « Clomani » qui ressemble a un roman et ej vous encourage a en ecrire un :) Bon je suis Algérien Residant en Algérie a constantine et j’ai 30ans pour etre precis et je suis content de lire que y a encore des plumes et des voix saines en france parce que des Erics Zemour (en ce moment meme je vois sont visage pale sur fr2) y en a beaucoup en métropole le sujet est trés vaste et aussi tres sombre et ténébreux un mélange entre le noir du mensonge et le rouge des masacres Mais bon nous on connait trés bien la vérité meme si on vit pas dans le pays de l’égalité de liberté et de la fraternité !!! mais je tiens a vous dire que les algériens n’ont jamais détester les français mais vos médias vos politiciens nous font hair la france pas au point de faire quelque chose contre ce pays mais a ne pas y croire en ce pays j’aurais pu dire pleins de choses qui peuvent vous interessé vous qui vivez dans un grand mensonge mais bon passons HEY Colomany je vous invite a venir a constantine lors de votre visite a bejai et tout ces piends noir qui ont un coeur Blanc.

    voilà mon mail : totoya66@hotmail.fr ecrivez moi si vous voulez visiter constantine je evux rien a part vous montrer ma ville et eclairer votre chemin.

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  18. clomani

    23 mai, 2010 à 8:08

    Petite nuance, Lotfi… nous faisons en sorte d’échapper au grand mensonge…

    Répondre

  19. Didier Goux

    23 mai, 2010 à 9:49

    Histoire de rompre un peu ce bel unanimisme dans la repentance :

    Communiqué n° 1056, samedi 22 mai 2010
    Sur le film « Hors la loi »

    Le parti de l’In-nocence se réjouit que le film « Hors la loi », poussant jusqu’au degré ultime l’entreprise de noircissement unilatéral et systématique de l’histoire de notre pays qu’encourage depuis des lustres le pouvoir idéologique en place, puisse être l’occasion longuement attendue d’une réouverture des dossiers et d’un examen historique enfin équilibré, ou moins déséquilibré, des relations entre la France et l’Algérie depuis soixante-dix ans. Il n’est certes pas question de nier ou d’atténuer les crimes français, ni le massacre de Sétif ni la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Mais si d’aucuns tiennent absolument à mettre en pleine lumière les épisodes sinistres et criminels d’une chronique presque toujours douloureuse, qu’ils n’opèrent pas de sélection. L’Algérie va bientôt « fêter » le triste demi-siècle de son indépendance, marqué qu’il est de façon ininterrompue par la dictature, la prévarication, la gabegie, la guerre civile et la misère d’un pays aux abondantes ressources naturelles. Que n’en profite-t-on de part et d’autre pour s’interroger sur les massacres perpétrés à l’aube de cette indépendance, et sur la façon dont un million de Français d’Algérie ont été jetés à la mer en quelques semaines, parce que la jeune nation estimait que leur présence n’était pas compatible avec son identité nouvelle et sa liberté ? Pareil examen serait d’autant plus utile et constructif que les Algériens de France, si prompts à déployer leur drapeau et à soutenir leur équipe nationale même quand ils sont « français », forment avec les autres Nord-Africains une proportion plus grande de la population française que ne l’étaient les Français en Algérie au temps de la colonisation ; et que cette contre-colonisation paraît n’émouvoir nullement les thuriféraires exaltés des combats pour l’indépendance.

    Répondre

  20. lediazec

    23 mai, 2010 à 9:53

    @ Didier Goux. Ne sois pas étonné si ton commentaire n’est pas apparu tout de suite. Unblog l’avait retenu comme spam. Elle est con cette bécane !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

    Répondre

  21. babelouest

    23 mai, 2010 à 10:10

    @ D. Goux
    Accéder à l’indépendance ne débarrasse pas malheureusement un pays de cette sale engeance internationale qu’on appelle les politiciens : ce sont bien eux qui, comme dans maints endroits, accaparent les richesses. Depuis quelques années en France, la même chose, non pas nous est arrivée, mais elle s’est exacerbée avec des personnels politiques encore plus pourris que les autres, qui ont accédé au pouvoir le plus élevé.

    Pour les Algériens, dont on sait qu’ils sont multiples comme partout, ce sera à eux de réussir, à grand-peine sans doute, à éradiquer les personnages vénaux et puissants qui saignent le pays.

    Répondre

  22. clomani

    23 mai, 2010 à 10:24

    à Didier Goux…
    Jusqu’à présent, les Algériens rencontrés se mettaient à être nationalistes en entendant une vacherie raciste ou islamophobe, et quand le foot se mèle de la partie aussi.
    Ils sont plutôt plus « politisés » que leurs voisins du Maroc, qui soutiennent tous leur roi sans faillir…
    Mais comme je n’ai été ni pied-noir expulsée, ni Algérienne femme de harki, et que je ne connais pas l’Algérie, il m’est difficile de rentrer dans le débat.
    Quand il subsiste des secrets des deux côtés des belligérants, je ne vois pas comment on pourrait en arriver au « pardon » ou aux « excuses ». Pourtant, certains y sont parvenus.

    Répondre

  23. Didier Goux

    23 mai, 2010 à 13:14

    Lediazec : pas de problème, ce n’est pas la première fois qu’on me prend pour un spam, par chez vous ! (j’aime plutôt bien, d’ailleurs : ça me change de « troll »…)

    Sinon, il serait quand même temps d’en finir avec cette légende des manifestants « pacifistes » de Sétif, Blida, etc.

    Quant au film de Boucharef, ce semble être, tout comme l’était « Indigènes », un film de pure propagande. Cela ne me dérange nullement, mais alors qu’on le dise ! Et qu’on ne nous présente pas cela comme de l’histoire, comme un « devoir de mémoire », etc.

    Répondre

  24. lapecnaude

    23 mai, 2010 à 14:41

    Monsieur Goux – Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas ! Propagande, mais que faites-vous à longueur de blog ?

    Répondre

  25. clarky

    23 mai, 2010 à 14:53

    didier, c’est bouchareb et non ef, quant à la supposée propagande dont vous parlez, comment qualifieriez vous l’attitude de luca et de ses potos pieds noirs venus dire leur part de vérité ??!!??

    si j’osais (mais j’ai pas les couilles de le faire) je mettrai en parallèle les lettres de l’oas qui sont en ma possession et le parcours de la tante de mon vieux, anna, qui a été traitée comme une pestiférée dès lors qu’elle a décidé de se marier avec un indigène de là-bas.

    Répondre

  26. lapecnaude

    23 mai, 2010 à 15:06

    C’est drôle comme en France, chacun a connu, ou connait, ou fréquente UN ou UNE ARABE … et croit tout savoir. Cela me fait penser à une belle-soeur, pas conne de nature, qui avait des idées bien arrêtées sur le « problème algérien » et en discutait le soir vers 23 heures chez l’arabe-épicier du coin de sa rue. Vrai y qu’eux pour rester ouverts si tard ! (Tolo et moi craignons comme la peste qu’elle n’embraye su ce sujet les rares fois où nous la voyions)
    Clarky, dans ce cas je relaterais un épisode de ma vie avec les commandos Delta à Alger …

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  27. clarky

    23 mai, 2010 à 15:34

    je crois surtout françoise, que je ne m’aventurerai plus jamais sur ce genre de terrain…
    je suis de nature violente, je le regrette mais c’est dans mon tempérament, la seule fois où je me suis retrouvé avec une partie de la famille recomposée pour la mort d’un des anciens du pays que je ne connais que par les pans de mon histoire familiale, ben j’ai failli me faire démonter la gueule par des fous furieux, encore plus tarés que moi !!!

    je disais pas plus tard qu’hier à un frérot breton, que je pouvais comprendre, à un moment donné de l’histoire, qu’on puisse épouser une cause qui vous semble légitime, mais bordel aqueux, je vis au présent pas au passé décomposé.

    et pour ma part, je verrai hors la loi comme une fiction et non comme une oeuvre historique irréfutable, déjà assez le bronx avec les histoires puantes que je connais par mon père et les écrits familiaux qui filent la chair de poule.

    tain françoise, t’es pas gentille avec moi, j’en connais plus d’un(e) :)

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  28. Didier Goux

    23 mai, 2010 à 15:59

    Lapecnaude : mais je ne prétends nullement faire œuvre d’historien, moi ! Ni ne prétends dévoiler je ne sais quelle vérité cachée que des vilains méchants auraient enfouie dans le sable exprès !

    Clarky : oui, j’ai dérapé sur le nom du cinéaste, pardon. Sinon, pour Luca et sa clique, disons que je les trouve un tantinet ridicules, mais que je peux comprendre leurs réactions. Ça fait tout de même un demi-siècle ou presque que tous les petits progressistes vertueux leur expliquent doctement qu’ils n’ont jamais été rien d’autre que de richissimes exploiteurs ne pensant qu’à « casser du bougnoul », pour se détendre, le dimanche après la grand-messe. À la longue, forcément, ça agace…

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  29. Hara Kiri

    23 mai, 2010 à 16:23

    @ Didiergoux
    « forment avec les autres Nord-Africains une proportion plus grande de la population française que ne l’étaient les Français en Algérie au temps de la colonisation ; et que cette contre-colonisation paraît n’émouvoir nullement les thuriféraires exaltés des combats pour l’indépendance. »

    A la différence qu’en Algérie ceux qui détenaient les richesses c’était les étrangers, ce qui n’est pas le cas des immigrés nord-africains en France. Pour sûr que si les français et pieds noirs en Algérie avaient été parqués dans des cités pourries, les choses n’auraient pas été les mêmes.

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  30. clarky

    23 mai, 2010 à 16:40

    ce que je peux avancer didier, mais ça reste de l’ordre du microcosme personnel, c’est que ceux qui sont passés à l’oas dans la famille avait des intérêts économiques non négligeables là-bas, y’a d’autres raisons également mais pas envie de les retranscrire ici, quant à la mère de mon père et de son côté ben ils ont compris qu’il fallait juste mettre les adjas parce que ça ressemblait à une saloperie de guerre.

    maintenant, quand je vois des mecs qui la ramènent, qui ont mon âge et qui ne sont que des fils de, tout comme moi, j’ai du mal à comprendre leur ressentiment.

    et ça me rappelle mon père qui me racontait quand ils ont débarqué à paris et qu’il a fallu reconstruire une identité et un nouveau monde, que quand des mecs lui demandaient ce que faisait sa mère ben il leur répondait qu’elle bossait à l’observatoire de paris, les autres d’enchainer, « alors elles observent les étoiles ??!!?? », et mon vieux de déclamer « ouiais, tous les matins de très bonne heure quand elle trace la route pour aller faire le ménage là-bas ! ».

    ce que je sais, parce qu’elle me l’a dit, c’est qu’à alger ma grand mère existait et vivait , arrivée en france elle a été traitée comme une merde.

    Répondre

  31. Didier Goux

    23 mai, 2010 à 17:13

    Hara-Kiri : en effet, c’est une différence. Mais personne n’a prétendu que l’histoire devait se répéter à l’identique. D’autre part, j’insiste là-dessus, ce n’étaient pas LES pieds noirs qui détenaient les richesses, mais un petit pourcentage d’entre eux, qui faisaient marner tous les autres, Français et Arabes confondus. Enfin, les immigrés (ou fils de) d’aujourd’hui ne sont nullement « parqués » dans les cités : ils peuvent parfaitement s’en extraire, et un certin nombre le fait. Enfin, ce que vous appelez des cités « pourries », sont des cités qui, il y a quarante ans ont été considérées comme de véritables aubaines par les Français de souche qui sont venue les peupler, simplement parce que leurs conditions de vie précédentes étaient nettement moins « luxueuses ». Il est vrai aussi que ces premiers occupants ne les ont pas saccagées à plaisir. Et ne me dites pas que je ne sais pas de quoi je parle : j’ai vécu dans ces cités.

    Clarky : ne comptez pas sur l’admirateur fervent de de Gaulle que je suis pour défendre l’OAS ! Mais il me semble que, un demi-siècle après les faits, il ne devrait plus s’agir de défendre ou d’attaquer mais de chercher à comprendre, à dégager des enseignements si c’est possible. Et surtout, mais là je demande beaucoup, à cesser de toujours voir les choses en noir et blanc, les gentils entièrement gentils d’un côté et les méchants entièrement méchants de l’autre : c’est usant. Usant et bête.

    Quant aux cas particuliers, ils n’ont qu’un intérêt limité et ne mènent jamais à rien, justement parce qu’ils restent particulier. Untel va me sortir son Arabe qui viendra témoigner des atrocités commises par les Français (ce que je n’ai jamais songé à nier, du reste). Illico, je vais brandir le mien (et j’en connais…) qui va expliquer à Untel que sa famille n’a jamais mieux vécu, ni plus en paix et en sécurité, que « du temps de la France », comme il disait. Et ainsi de suite.

    De toute façon, vous semblez tenir absolument, pour des raisons qui à mes yeux relèvent du masochisme civilisationnel, à ce que le blanc, l’Occidental, le Français soit responsable de tous les malheurs du monde, et l’étranger, le lointain, l’exotique systématiquement exonéré de toute responsabilité. ce qui est finalement faire preuve de bien du mépris sur lui (l’irresponsable perpétuel…) et de bien de la vanité en ce qui nous concerne. en ce sens, vous restez pleinement Européens, et j’irais même jusqu’à dire : chrétiens, malgré que vous en ayez.

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  32. clarky

    23 mai, 2010 à 17:36

    pourtant, c’est à partir de ces fameux cas particuliers que certains esprits bien trop calculateurs tentent d’en tirer des généralités.
    si j’en reviens à luca, les gogos de service qui faisaient la claque avec lui n’étaient rien d’autre que de petits cas particuliers, peut être même des cas tout court !

    maintenant sans dec, je ne vois pas trop ce qu’il y a à brandir si ce n’est nos petites histoires personnelles, sorties de derrière les fagots histoire d’alimenter le fil.

    quant à soutenir l’oas, je laisse ces choses là aux frontistes, parce qu’avoir vu un susini parader sous l’étiquette frontiste ici en provence quand on connait un peu son pédigrée, ça laisse songeur.

    Répondre

  33. lapecnaude

    23 mai, 2010 à 18:07

    D’une certaine façon Didier Goux à raison, nous là-bas en tant qu’acteurs, nous n’avions qu’une vue partielle du problème, un peu comme si nous avions eu des oeillières. Pour ma part, et ce pour rassurer Clarky, je suis totalement et complètement restée NEUTRE dans ce foutoir, j’ai cotoyé bien des milieux et c’est ce que disais « le cul entre deux chaises », ce qui n’était pas confortable. J’essaie de trouver des livres qui me renseigneraient sur cette étrange guerre civile … je n’en ai que trois et cela ne m’éclaire pas beaucoup.

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  34. LoTfi Mansour

    23 mai, 2010 à 20:25

    Pr Clomani Justement y a un grand probleme chez vous les occidendaux c’est que vous croyez que vous vivez dans la liberté dans la démocratie dans la transparence mais ce n’est pas le cas je vais vous donner un exmple l’offenssive sauvage contre le peuple palestinien dans la bande de ghaza tt ces masacres avec des armes interdites en plus sur tf1 antenne 2 ou autres y a juste des infos en bref la dessus mais si un français d’origine magrébine qui vit un racisme chez lui (parce que la france c’est lui) sans boulot sans maison ce drnier prit la main dans le sac dans un super marché par exemple on entendra en parler pour une nouvelle lois sur la chaine parlementaire ce que je dis est juste des tout petit exemple de tout ce qui se passe dans le monde sans que vous sachiez j’ajoute que je ne suis ni raciste et je n’ai aucune haine envers vous mais cela ne m’empeche pas de dire et de redire que tout ça est injuste et dans toutes les religions toutes les civilisations toutes les cultures meme animal soit telle.

    Répondre

  35. Didier Goux

    23 mai, 2010 à 22:30

    Monsieur Mansour est parfait, d’une certaine manière. Dès son deuxième commentaire ici, il dit : « vous les Occidentaux ». Ce qui signifie qu’il ne l’est pas, qu’il ne tient pas à l’être (ce que je comprend, puisque les Occidentaux qui peuplent ce blog passent leur temps à battre leur coulpe imaginaire qui aurait envie de leur ressembler ?). Et, juste après, il nous fait la leçon : on croit vivre en démocratie, mais en fait, etc. Lui, évidemment, en tant qu’Algérien, sait ce qu’est la démocratie. Y’en n’a pas la queue d’une chez lui, mais, en tant que damné de la terre, il est évidemment autorisé à nous donner des leçons.

    Comme il ne sait pas trop quel leçon donner, vu qu’il n’a pas l’air plus malin que cela, il embraye sur les Palestiniens. Il n’a pas plus à voir avec un Palestinien que moi avec un Serbo-Croate, mais c’est pas grave : il sait très bien qu’il va vous emballer avec ça. Là-dessus, il devient complètement maboul, rameute TF1, cesse de ponctuer ses phrases, n’oublie pas de prononcer le mot qui va vous tétaniser (RACISME), et se proclame frère de tous les damnés de la terre, alors qu’il n’est pas difficile de le soupçonner aussi bien nourri que nous le sommes nous-mêmes.

    Et comme il est sympa, mais vraiment sympa, et vraiment à la redresse, il finit par concéder qu’il n’a pas de haine envers nous. (Mais que, quand même, on est de grosses merdes.) Trop cool, Mansour, trop cool.

    Répondre

  36. clarky

    23 mai, 2010 à 23:39

    arf didier, on peut bien me traiter de ce que l’on veut, sur un blog ou un foro, ça ne me fait plus rien je crois, finie l’époque à la con où ça démarrait au quart de tour…

    putain, c’est bientôt la coulpe du monde de foot didier, en afrique en plus, faudrait voir à ce que les occidentaux assument leur puissance, une petite pièce sur l’espagne.

    et puis c’est clo qu’il interpellait, je sais pas pourquoi d’ailleurs, tout ça devient méchamment surréaliste et j’arrive toujours pas à amorcer ce putain de billet !!

    @françoise comme je te comprends ma belle sur ta neutralité, et je le suis d’une certaine façon moi aussi.
    finalement, d’un fait divers et avarié, luca et son délire, on en arrive à remettre sur le tapis toute une haine que des mecs ont sur l’estomac, et dans le lot je n’oublie pas un dénommé bouteflika pour qui j’ai tout sauf de la sympathie, j’ai d’ailleurs pu lire le bouquin de benchicou, « bouteflika une imposture algérienne ».

    Répondre

  37. remi begouen

    24 mai, 2010 à 2:54

    Depuis que Didier Goux au matin de samedi nous a balancé son ‘communiqué 1056′, ça chauffe !…
    Il y a le pire et le meilleur dans les nombreux commentaires-de-commentaires. Je retiens par exemple qu’il ‘faut vivre au présent’, sans ressasser de vieilles histoires compliquées… mais que – comme ‘l’arbre se souvient de ses racines’, écrit Henri Michaux – nous ne pouvons comprendre le présent ( et imaginer l’avenir) qu’en comprenant d’où il vient, d’un paquet de merdes de guerres. Moi, j’ai étudié celle de la conquête de l’Algérie depuis 1830, j’y ai compris Sétif de 1945 et la suite. Celle des ‘Indigènes’ (oui, quelques uns font fortune en France) et celle des ‘Colons’ (oui, quelques uns furent pauvres et humanistes) et surtout celle (je parle toujours des merdes de guerres) du capitalisme, que symbolise à mes yeux la réalité et même le simple nom de ‘Société Algérienne’. Ah vous ne savez pas ou ou avez oublié que cette appelation ne désigne pas la vraie société algérienne ? C’était l’appelation courante de ‘la société algérienne de banques’ qui a transformé en fleuve d’or, rapatrié, les petits ruisseaux des fellahs exploités et de leurs contremaîtres pieds-noirs… Avec ‘la Banque d’Indochine’ et ‘la Compagnie de Suez’ (entre autres), cela fait toujours le PRESENT des banques genre Crédit Lyonnais, Société Générale, Crédit Agricole, j’en passe.
    Brèfle, comme disait Pépin, on ne se refait pas tout neuf, tout beau, ‘aimons nous mes frères et soeurs…sans chercher à comprendre’. Moi j’ai compris (parmi tant de mes frères et soeurs) que le capitalisme est une bête féroce qui nous dévore…

    Répondre

  38. babelouest

    24 mai, 2010 à 5:04

    Rémi, j’ajouterai un petit mot : le capitalisme est très intelligent à sa manière, il n’est pas raciste pour deux sous. Ce qu’il veut, c’est du pognon, du pognon, peu importe la provenance, peu importe si du sang l’a taché, si des cadavres de jeunes, de vieux, de bébés en sont le prix. Ses serviteurs peuvent bien s’appeler Bouteflika ou Sarkozy, cela ne change rien.

    Monsieur Mansour a raison : un pauvre homme se fait prendre pour avoir soit-disant dérobé deux merguez dans un supermarché, cela sera sûrement bien plus monté en épingle, que les infos que je reçois quotidiennement grâce à Al Oufok concernant Gaza, la Cisjordanie, le Liban, la Syrie ou la Tunisie.

    Sachez, Monsieur Mansour, qu’être traité d’occidental me fait l’effet d’une insulte, j’en suis désolé. L’Occident, c’est là-bas de l’autre côté de l’océan, là où une certaine statue de la Liberté tourne le dos à un pays afin de contempler la mer.

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  39. Antoine

    24 mai, 2010 à 22:16

    FLN=meurtriers !

    Répondre

  40. remi begouen

    24 mai, 2010 à 22:39

    Antoine : FLN = Front de Libération National. Qu’il y ait eu des meurtres commis au nom du FLN, c’est certain. APRES plus d’un siècle de meurtres commis en Algérie, à une échelle bien pire, par les conquérants de la France ‘civilisatrice’…

    Répondre

  41. remi begouen

    25 mai, 2010 à 9:47

    Si vous n’avez pas vu l’émission « C dans l’air »de ce jour lundi, consacrée à:

    Algérie:palme d’or des tabous,

    ne la manquez pas sur internet, elle est ici

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1445

    - J’ajoute que, n’ayant pas la télé, je n’ai pas vu ce film. J’ai reçu l’info ci-dessus d’un ami… mais mon ordi n’est pas assez équipé pour visionner ce reportage, dommage !

    Répondre

  42. remi begouen

    31 mai, 2010 à 10:27

    De la part d’Olivier Le Cour Grandmaison,

    cet article

    « Une longue bataille pour réhabiliter le passé colonial »
    (De la loi du 23 février 2005 à « l’affaire » Rachid Bouchareb)

    http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/280510/une-longue-bataille-pour-rehabiliter-le-passe-c

    Répondre

  43. b.mode

    2 octobre, 2010 à 7:39

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