( 30 juin, 2010 )

P O L I T I C I E N

politi10.jpgLe politicien (et non l’élu, dont il en est d’admirables ) a ceci de particulier qu’il aime pérenniser dans sa descendance la nullité de son incrustation parasitaire. L’étiquette n’est rien, puisqu’il en change au gré des opportunités, des modes et – pour les plus doués – des prévisions. La présence est tout, adaptée à son caractère, plus ou moins tapageuse, évidente, prolifique en petites ou en grandes phrases, parfois même utile, par hasard…. mais présence il y a, avec obstination, avec constance, avec hargne, avec rage pour certains.

La majorité actuelle peut compter à son actif une brochette particulièrement représentative de la définition ci-dessus. Elle a su trouver un maximum en nombre des plus nuls en qualité, des plus répréhensibles la plupart du temps, et cette charrette hors pair n’avance que parce que ses soutiens financiers n’ont jamais été aussi nombreux, aussi prodigues envers ceux qui leur renvoient l’ascenseur avec la gratitude du pendu soutenu par le fondement. Cette association contre nature s’emploie à renforcer mutuellement les larrons ainsi acoquinés, ceux de la finance et ceux de la politique, avec ceux qui dithyrambisent avec entrain en faveur des uns et des autres, qu’ils soient journalistes de Cour, sondagiers machiavéliques ou philosophes de composition.

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( 30 juin, 2010 )

Voisin à tout faire

voisins.jpgIl est 18h, Paris est écrasé sous la touffeur en ce début d’été. Le dimanche, le quartier est mort à part deux cafés « branchés » qui se font face, de part et d’autre de la rue.

Deux voisines y boivent un coup : une Leffe pour la petite boulotte, une Corona pour la grande costaude. Elles parlent de la vie, la petite de sa maladie (Parkinson) avec laquelle elle vit courageusement, en la passant sous silence en général, sauf avec la « grande ». Parce que, la grande, elle a connu le cancer, les opérations, les chimios, les rayons, le traitement chimique de longue durée ensuite. Contrairement à beaucoup de connaissances, la petite n’a jamais lâché la grande, même pendant la maladie. Elle est allée la voir à l’hosto, ensemble elles ont organisé les fêtes des voisins, se font des petites bouffes… En revanche, la petite a peur : il lui est arrivé d’oublier son traitement contre ces brutales paralysies qui crispent son côté droit au point qu’elle ne peut plus marcher. Dans ce cas, elle appelle la grande au secours pour qu’elle vienne l’aider à atteindre son domicile, au 3e étage. Depuis quelques temps, l’âge aidant, les deux femmes ont de plus en plus de petits pépins, pas grand chose, mais elles s’entr’aident, se remontent le moral, vont faire les courses pour l’autre, etc.

Revenons à la scène : même à 19h, la chaleur est telle qu’en eau, les deux voisines décident, après avoir sifflé leur bière, de rentrer au bercail pour se rafraîchir chacune sous sa douche. 300 mètres plus loin, alors qu’elles passent la porte principale, elles croisent, qui sort, le voisin du Rez de Chaussée, côté cour. On appelle ça jardin parce qu’à Paname, dès qu’il y a 2 arbustes et 3 plans d’herbe, badaboum c’est un jardin. Il y a 2 ans, ledit voisin a réussi à faire couper l’arbuste qui « le gênait pour avoir de la lumière ». L’arbuste était rachitique mais offrait , au faîtage, 4 branches développant de rares petites feuilles, au niveau du 2e étage. Les immeubles tout autour ont tous 5, voire 6 étages et en été seulement le soleil donne jusqu’au 1er étage, jamais au rez de chaussée !

A la grande qui rouspétait de ne plus avoir de verdure devant sa fenêtre, il a répondu « votre confort visuel ne domine pas mon confort lumineux ». A quoi la grande a rétorqué « au rez-de-chaussée les loyers sont moindres à cause du manque de lumière ». L’arbre a néanmoins été coupé à sa demande. L’année suivante, il a fait un souk en rappelant le règlement intérieur de l’immeuble à la grande, cette fois-ci sous prétexte qu’elle avait fait pousser une jardinière de petites fleurs joliment rose-fuschia, laquelle jardinière pouvait lui tomber sur le crâne au cas où il mettrait la tête par sa fenêtre (le coin le plus sombre de la cour). Quelques années avant, il avait distribué dans toutes les boîtes aux lettres une lettre de 2 pages dans laquelle il s’insurgeait contre le fait qu’il trouvait des déjections canines sous ses fenêtres en appuyant lourdement sur le fait qu’il s’agissait de la chienne d’un couple avec lequel il s’était pris la tête « avant ». Mais, lors des fêtes des voisins où il se tapait l’incruste, il parlait aux mêmes voisins comme s’il n’avait jamais écrit de lettres de délation à tout l’immeuble.

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( 29 juin, 2010 )

La ‘techno’… suite de Christophe Colomb ?

ftedelazique.jpgC’était il y a quelques jours ‘fête de la musique’ dans les rues de mon quartier du centre-ville de Saint-Nazaire. Qui, pour moi, devint ‘pugilat’ acoustique dont me reste, ce matin encore, de désagréables acouphènes. Je veux parler de l’inégal volume sonore entre de monstrueuses ‘musiques techno’ (sans aucune présence de musiciens) et de petites formations d’artistes de diverses sortes : chant choral, groupes de blues-rock (guitares, voix, harmonicas, batterie ou boîte-à-rythme), ou orchestres de jazz… qui ont ma préférence. Le fait est que, d’année en année, cette ‘techno sauvage’ (hors programme officiel) s’invite et parasite de sa tonitruance l’espace sonore. Elle émane par exemple d’une simple épicerie dite ‘africaine’, pour rameuter sa clientèle : vente de bières et alcool, sandwichs et merguez, au prétexte de danse et gaieté. Bravo, je n’ai rien contre ce ‘défoulement’, sinon sa disproportion de décibels (on l’entend encore à 100 mètres) par rapport à ces artistes de rue… que l’on doit approcher à moins de 10 mètres pour les entendre un peu, sous les effluves de ‘la techno’ !…

J’ai des amis des 2 côtés. Je n’ai rien contre les inouïs progrès technologiques qui, par exemple, ‘sonorisent’ l’harmonica ou le violoncelle, en plus de la voix ou du clavier (de feu le piano acoustique), etc. A condition que cela soit (bien) fait pour les musiciens de chair et d’os, et non pas à leur place ! : Quoi de plus bête que de se retrouver à se boucher les oreilles face à de monstrueuses enceintes qui dégueulent des ‘boum-boum-boums’ pré-enrengistrés par un ‘génial anonyme’ ?… Il ne reste qu’à se saouler la gueule en se dandinant ? Quel progrès !

Le progrès est devenu exponentiel. Fou. Il avait permis à un génial aventurier de ‘découvrir les Indes Occidentales’ (devenues l’Amérique) : Christophe Colomb fut sans doute le premier à découvrir…le Portugal à partir de la (future) Amérique, c’est déjà ça. L’important reste que, depuis, le Capitalisme est né à la fois des colossales richesses de ce nouveau continent à piller et des fabuleux progrès technologiques ainsi engendrés depuis 5 siècles : un bon en avant très supérieur à ceux des millénaires précédents. Avec les atouts-maîtres du cheval et du mousquet, d’abord. Aujourd’hui remplacés par le tank, l’avion, la bombe atomique, pour en rester à la technologie militaire. Qui se complètent par toute la panoplie civile (à son service) : machine à vapeur, moteur à explosion, électricité, sidérurgie, électronique, etc. Tout cela pour en arriver à plus d’un milliard d’humains affamés aujourd’hui, après tant et tant de tempêtes guerrières, tant de révolutions, de contre-révolutions… et la ‘Crise du Capitalisme’, toujours !

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( 28 juin, 2010 )

Le monarque ne riait pas

bouffo10.jpgGuillon, Porte et Morel auront donc tous les trois été chassés de France Inter par… un ancien « humoriste ». On peut raisonnablement penser qu’au-delà de ses ressentiments propres, il aura été puissamment inspiré dans sa démarche triple par les désirs impérieux de l’Imperator. Celui-ci a bien du mal à soutenir l’humour, on le voit bien dans tous ses contacts avec le « vrai public », celui qui n’est pas là par obligation.

Pour un chef d’État bien dans sa tête, se faire brocarder par les humoristes, les chansonniers, les empêcheurs de tourner en rond, relève de la très bonne santé, à la fois du pays et de celui ou ceux qui le dirigent. C’est au point qu’autrefois, au Moyen Age, la place du Fou du Roi était enviable, et enviée, tant elle avait d’importance pour l’équilibre de chacun. Quand un général romain avait droit à ce qu’on appelait “un triomphe”, une fête en l’honneur de ses hauts faits, sur son char, juste derrière lui se tenait un esclave qui lui susurait constamment “Souviens-toi que tu es mortel”.

Fi de toutes ces précautions : autour du monarque n’ont désormais droit de cité que les courtisans les plus vils, et les “amis” pourris d’argent qui utilisent ce monarque à leurs opérations pas souvent délicates. Situation plus que dangereuse, catastrophique à court et à long terme si aucun remède n’est apporté à la situation. L’argent a remplacé toutes les valeurs, toutes les solidarités, toutes les mesures et toutes les institutions où l’égalité est la base des relations, toutes les formes de la liberté qui ne sont pas les siennes propres. Les obligations dues à sa charges, vis-à-vis de la Nation et de la République cèdent la place à des amitiés extérieures, amitiés qui sont entretenues aux dépens de la survie du pays même.

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( 28 juin, 2010 )

Pour Nicolas Sarkozy, Thierry Henry vaut plus que trois milliards de pauvres

 Viniou travaille pour une importante ONG. Elle nous fait parvenir ce texte que nous publions bien volontiers…

hs1.jpgPrenant acte des priorités du Président de la République à la veille du G8, les ONG ne participeront pas au rendez-vous avec MM. Kouchner et Joyandet ce jour.

Les ONG françaises étaient invitées par le Président Nicolas Sarkozy jeudi 24 juin à 11 heures pour discuter des positions françaises pour le G8 et le G20 au Canada.

Mercredi 23 au matin, elles ont été informées que cette réunion se tiendrait en réalité avec le ministre Bernard Kouchner et le secrétaire d’Etat Alain Joyandet, l’agenda du Président étant trop chargé pour les recevoir. Les responsables des ONG ont bien sûr accepté ce changement de format. Les ONG ont ensuite appris que le Président Sarkozy recevra jeudi matin Thierry Henry.

« Pour le Président de la République, recevoir un footballeur est plus important que la situation des trois milliards de pauvres des pays en développement. C’est un très mauvais signal pour la politique de coopération de la France » s’indigne Jean-Louis Vielajus, président de Coordination SUD.

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