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GOHA ?…

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Trois heures du matin. Je me réveille ‘frais comme un gardon’. Mes neurones tournent à cent milliards de tours/seconde, je veux dire bien mieux que mon ordinateur poussif. Comparaison très scabreuse, qui révèle combien je suis – vous aussi – conditionné par mon environnement.

J’ai dû faire une série de rêves chahutés. La misère du monde, les enfants affamés, les regards implorants et accusateurs à la fois des miséreux. La beauté, aussi, surtout, de cette vitalité humaine, capable du meilleur : la gratuité, la gaieté… et du pire, la cruauté, la crapulerie…Il y a bien une demi-heure que je tourne en rond dans ma tête, assis dans le noir (sauf la lune)avec un petit verre de vin rouge coupé d’eau et une petite cigarette coupée de filtre. Silence. ‘Et si j’avais tout faux ?’. Nouveau petit verre et petite cigarette. Etc. La ‘bête folle’ va-t-elle se calmer, peu à peu ?… Oui, dans le sens où j’ai perdu énormément des pensées vertigineuses qui m’ont assaillies. Puisque me voilà dans la lumière, à écrire ces lignes, pâles reflets de mes considérations silencieuses et lucides sur ma ‘condition humaine’ de‘conditionné’.

Je suis addict au tabac et à l’alcool : drogué. Cela est mon seul ‘luxe’, qui me coûte bien plus que ma nourriture, même plus que mon loyer. Je m’en sors en me passant d’objets courants de la société de consommation où je suis : voiture,frigo, téléphone portable, télévision, voyage, gueuleton, spectacle… sauf exception, sur invitation de plus en plus rare. Vais-je finir comme Diogène,qui, lui, se passait de tabac et d’alcool ? Je ne l’envisage pas ! Mais j’envisage la fin, si triste, comme d’habitude : la mort, dans la sordide solitude et la sordide souffrance…

affichegoha.jpgEt pourtant ! Moi aussi j’ai été gâté par la vie, inutile ici d’y revenir !… La poésie de la vie !…  La poésie m’a conduit à la lucidité, la lucidité à l’engagement politique, à la curiosité, à tout. Cela me fut (et reste) ma ‘diagonale’, mon raccourci si l’on veut, qui fait que je ne suis diplômé de rien, tout en étant savant de tout. Un peu fou, un peu sage. Très fou, très sage : Goha… Goha-le-simple, légendaire personnage ‘zonard’ qui habite la civilisation arabe. Mon premier conditionnement.

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29 Commentaires

  1. babelouest

    17 juin, 2010 à 6:03

    Eh ! pas gai, notre ami Rémi, ce matin ! Dis-toi, ami, que la lucidité est déjà une victoire. C’est souvent une victoire pénible, puisqu’elle montre le monde tel qu’il est, et non tel que les Maîtres du Monde veulent qu’il soit perçu. Mais justement savoir que l’on a réussi à déjouer leurs plans est rafraîchissant. Mieux vaut mourir debout et fièrement, que continuer à voir des mirages, aplati dans la boue sous le soleil des lucarnes mensongères.

    Dis-toi que les Grands aussi rêvent, et parfois ratent et s’étalent. Un peu comme ici:
    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13591

    Bonne journée !

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  2. lediazec

    17 juin, 2010 à 7:29

    Pas la forme, l’ami Rémi Rémi. Un coup de calcaire qui symbolise un peu l’image de l’époque.
    Bon, ces retraites ?… Va falloir batailler parce que nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  3. b.mode

    17 juin, 2010 à 7:41

    Vivement le 26 que Rémi se requinque ! Moi j’en prends pour 62… On a vraiment élu un fossoyeur… Va falloir lui faire manger sa merde…

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  4. lediazec

    17 juin, 2010 à 7:43

    En ce qui concerne la « pénibilité », c’est ok, mais il va falloir le prouver. Je vois ça d’ici !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  5. clomani

    17 juin, 2010 à 8:14

    Tu sais, Rémi, moi je suis passée de l’addiction à la cigarette (et plus légère à celle de l’alcool) à l’addiction à l’ordinateur… et je pense aussi, mais à beaucoup moindre dose, de la télé.
    Hier soir, pour éviter le foot, j’ai regardé un film US quelque peu débile : l’histoire d’un prof paumé dans sa vie forcé d’aller enseigner la littérature à un groupe d’énergumènes « melting pot » de l’armée US (c’est dire leur degré d’inculture). Il essaie de les intéresser à Hamlet de Shakespeare. Et petit à petit, ça « prend »… le plus brillant de ces rebuts de la société et de l’armée s’adresse un moment au prof qui a un coup de blues pour lui dire : « plus ta connaissance s’approfondit, plus ta souffrance grandit ». Le prof lui dit : « où as-tu pris ça ? C’est juste »… l’élève (qui va en taule) répond : dans la Bible.
    Je n’ai lu ni la Bible ni Shakespeare mais je crois que c’est ça, la lucidité : une connaissance très précise et très approfondie du monde… mais une douleur terrible. Ce serait si facile d’être benêt, inculte, croyant, dogmatique, endoctriné, etc… mourir idiot… rien de tel.
    ————-
    Sinon le 24, cheville remise de l’entorse ou pas, je serai dans la rue ! Merde… j’espère pouvoir prendre mon train le 25 car la SNCF a lancé un mouvement de grève… Sinon y’a pas un Parigot qui irait à Nantes en bagnole dans le coin ?

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  6. Didier Goux

    17 juin, 2010 à 8:28

    Je vois mal le lien entre votre lucidité et votre engagement politique…

    (Eh ! oh ! Smiley, hein !)

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  7. lediazec

    17 juin, 2010 à 8:33

    @ Didier. Comment ça va ?… Avec ou sans smiley, la question est pertinente. Rémi file un mauvais coton. Sacrée Pénélope !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  8. clomani

    17 juin, 2010 à 8:58

    Mais avoir les idées claires et être lucide ne signifie pas qu’on file un mauvais coton, pour moi…
    Il s’avère que la différence entre consolation et consommation est infime : un l à la place de 2 m. C’est que dalle ! Nous sommes dans l’ère de la consolation consommatrice ou de la consommation consolante.
    Dans le désert, quand j’ai vu mon guide saharaoui et le chamelier se satisfaire de cette ambiance du désert à vous couper le souffle… je les ai enviés. Jamais été aussi zen de ma vie quand je marchais… mais une fois à l’arrêt, je me sentais d’une grande inutilité : incapable d’allumer un feu, incapable de ne pas polluer, capable de vivre avec un minimum d’eau tout en en consommant plus qu’eux… et incapable de rester sereine à attendre le sommeil une fois la nuit tombée : j’avais besoin de ma lampe frontale pour lire sous ma tente ! Je me suis trouvée pathétique ;o(. Eux, ils avaient Allah…
    N’empêche que c’est la seule fois de ma vie d’adulte que j’ai envié quelqu’un.

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  9. laetSgo

    17 juin, 2010 à 9:07

    haut les coeurs Rémi ! tu vas pas te laisser abattre ! nous vivons des temps intéressants ! me tarde d’être à jeudi prochain…conscience, connaissance, douleur, frustration, lucidité toussa, mais nous sommes des hommes (et femmes), pas des autruches :-)

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  10. clarky

    17 juin, 2010 à 9:15

  11. cui cui fit l'oiseau

    17 juin, 2010 à 9:29

    Allez courage Rémi, tu sais, on est nombreux à subir mais pense qu’il y a des gens qui t’apprécient.

    Je sais que ça ne suffit pas pour nourrir son homme mais continue à nous rédiger des billets aussi pertinents que ceux que tu as l’habitude d’écrire.

    La roue tourne.

    Répondre

  12. remi begouen

    17 juin, 2010 à 9:40

    C’est gentil à vous de vous inquiéter de la qualité du coton que je file ! Pour la petite histoire : 1- j’ai visité, enfant, les champs de coton du delta du Nil, qui était à l’époque le plus réputé du monde (fibre longue) et qui servait à l’époque à faire les uniformes des alliés (d’où les surplus si soildes d’après-guerre). 2- J’ai écrit ce billet non pas hier mais il y a ‘un certain temps’ très imprécis ; c’est en cherchant tout autre chose que je suis tombé dessus et que je l’ai relu (je l’avais complètement oublié) ; je l’ai trouvé bien ‘filé’, de bon coton, d’où l’envoi! 3- Le lien établi sur ‘Goha’ me révèle un film que j’ignorais; moi je connais le roman de Tahar Ben Jelloun : ‘Goha le fou Goha le sage’ ; mais en Egypte, le dit Goha porte un autre nom (voisin) qui m’est sorti de la tête : il va falloir que j’aille revoir un jeune égyptien sans papier du coin pour lui demander ça, de bien plus important qu’un papier légal ; disons que ‘Goha’ a un vague cousinage en Europe avec des personnages comme Sganarelle ou Till l’Espiègle, en beaucoup plus populaire…

    Répondre

  13. clomani

    17 juin, 2010 à 10:01

    Et pan dans la tronche ! On a tous donné dans le panneau… comme quoi le ‘ternet n’est pas un moyen de communication supergénial… rien ne vaut la proximité ;o))… si on avait vu ta tronche de ce matin, on aurait réagi différemment ;o).

    Voisin, en arabe, c’est Jaar… il me semble… comme les Egyptiens prononcent les J comme des G, c’est peut-être Gaar Gaarsh (parce qu’ils chuintent tout aussi)… ???

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  14. clomani

    17 juin, 2010 à 10:02

    Sinon, il est vraiment grave, le Douillet ! Encore un empaffé de 1ère !

    Répondre

  15. b.mode

    17 juin, 2010 à 10:44

    Qui n’est pas un empaffé dans ce gouvernement de daube ? Juste un nom…

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  16. babelouest

    17 juin, 2010 à 10:54

    Notre cher (oui, très, très cher) occupant de l’Élysée ne se serait pas risqué à recruter une seule personne honnête parmi ses têtes de séries, cela aurait fait mauvais genre. Et si cela était arrivé par le plus grand des hasard, il est possible que cette personne-là aurait eu un accident malencontreux, un peu plus tard.

    Répondre

  17. clarky

    17 juin, 2010 à 11:21

    j’en ai même pas fait une brève c’est dire, mais douillet me fait étrangement penser à drut, assurément de grands sportifs mais humainement des pourritures de première, dix femmes à sion, putain mais même une seule ça me suffirait moi :)

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  18. clomani

    17 juin, 2010 à 13:02

    Tiens, histoire de vous remonter le moral :
    Jean-Jacques Chavigné – Gérard Filoche 0607481167
    Le 16 juin 2010

    Contre le plan Sarkozy – Fillon de pillage de nos retraites

    Ce sont les meilleures années de notre retraite qu’ils veulent nous voler !

    Le gouvernement Sarkozy après un semblant de concertation qui avait surtout pour objectif d’amuser le tapis en attendant le début de la coupe du monde de football vient de faire connaître son verdict.

    C’est bien à la pire, la plus dure contre-réforme d’Europe sur les retraites à laquelle nous sommes confrontée.

    Cette contre-réforme essaie de nous imposer 5 reculs sans précédents

    1- L’âge légal de la retraite est porté à 62 ans en 2018. Cette augmentation se fera au rythme de 4 mois par an pour les générations nées entre 1951 et 1956. A partir de la génération née en 1956, l’âge légal sera de 62 ans.
    2- Ce relèvement de deux ans de l’âge de la retraite s’étendra à tous les régimes. Ceux qui pouvaient encore partir à 55 ans ne le pourront plus qu’à partir de 57 ans.
    3- L’âge du taux plein (sans décote) est porté à 67 ans.
    4- La durée de cotisations s’allonge dans le privé comme dans la Fonction publique pour atteindre 41,5 annuités en 2020.
    5- Le taux de cotisation des fonctionnaires augmentent de 7,85 % à 10,55 % en 2020.

    Les mesures présentées comme permettant d’assurer une « réforme juste » sont dérisoires

    Le rôle de ces mesures est uniquement de servir d’écran de fumée pour tenter de camoufler les 5 reculs majeurs qu’ils veulent nous imposer

    Le dispositif de « carrières longues » constitue une double régression par rapport au dispositif mis en place en 2004

    Alors que le dispositif de 2004, permettant de prendre une retraite anticipée à ceux ou celles qui avaient commencé à travailler très tôt avait bénéficié à 100 000 salariés par an, celui prévu par le gouvernement ne concernerait que 50 000 salariés en 2011.
    Les salariés qui, dans le précédent dispositif pouvaient partir à 56, 57, 58 ou 59 ans ne pourront plus partir avant 58, 59 ou 60 ans.

    Le dispositif de « prévention et de compensation de la pénibilité » est un chef d’œuvre de culot et d’hypocrisie

    Le gouvernement ne manque pas de culot. Alors que la droite a supprimé la visite médicale annuelle obligatoire pour les salariés et que le gouvernement veut en finir avec toute forme d’indépendance de la médecine du travail, il ose parler de « prévention ».
    L’hypocrisie est totale dans la prétendue prise en compte de l’usure individuelle « au cas par cas » !
    Dans les chiffres d’abord : seulement 10 000 salariés par an serait concernés.
    Qu’est-ce, ensuite, que ce « carnet de santé individuel » du salarié ? Un système de flicage à vie, nuisant au droit à l’emploi ?
    La possibilité d’une retraite à 60 ans sera examinée au cas par cas. Mais qui décidera et sur quel critère ? Où commencera l’usure : au genou, au dos, aux poumons pleins de poussière ? Avec un seul poumon atteint, faudra-t-il encore continuer à travailler ? Honte à Sarkozy et Woerth : la retraite quand on est à la veille de la mort, fichu, usé, au cas par cas, quand l’espoir est perdu ! Ils n’ont jamais tenu un marteau piqueur en main à 55 ans ni connu le stress à France Télécoms !

    Un nivellement par le bas du public sur le privé

    Le nivellement par le bas commencé en 2003 continue.

    L’alignement du taux de cotisation des fonctionnaires (7,85 % actuellement) sur celui des salariés du privé (10,55 %) ne profitera en rien aux retraités du secteur privé. Il n’y a pas de système de vase communiquant entre les deux régimes de retraites et contrairement à ce qu’affirme le gouvernement ce ne sont pas les caisses de retraites des salariés du privé qui financent les retraites des fonctionnaires.

    La seule conséquence de cette augmentation sera de ne pas augmenter la contribution de l’Etat. Les sommes ainsi épargnées ont une destination toute désignée : payer les intérêts de la dette publique dus aux rentiers.

    Une attaque délibérée contre l’emploi des jeunes

    Le gouvernement fait grand cas de la possibilité de valider 6 trimestres (au lieu de 4 aujourd’hui) au titre de la première période de chômage.

    C’est dérisoire alors que le chômage ne cesse d’augmenter (en particulier celui des jeunes) et que deux trimestres de plus ne pèsent pas lourd au regard des 16 trimestres d’allongement de la durée de cotisation entre 1993 et 2020.

    C’est dérisoire aussi parce que le gouvernement joue sur les mots et que cette mesure ne concerne pas les jeunes à la recherche de leur premier emploi mais seulement ceux qui ont déjà eu un emploi et connaissent leur première période de chômage.

    C’est dérisoire parce que les mesures gouvernementales obligent le père, la mère, le grand-père ou la grand-mère à travailler jusqu’à 67 ans alors que leur fils, fille, petit-fils ou petite-fille ne trouve pas d’emploi.

    Une attaque délibérée contre les retraites des femmes

    Le gouvernement fait grand cas, là encore, d’une mesure tout aussi dérisoire : la possibilité pour les femmes en congé maternité d’inclure un trimestre d’indemnités journalières dans le calcul de leur salaire de référence.

    Mais les mesures que veut imposer le gouvernement prévoit de porter l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans. C’est une attaque d’une incroyable violence contre les femmes dont 29 % ne parviennent au taux plein (50 %) dans le régime de base des salariés du secteur privé que lorsqu’elles atteignent 65 ans et qu’alors les décotes disparaissent. Avec ce que prévoit le gouvernement, les décotes ne disparaîtront qu’à 67 ans. Que ferons les femmes concernées pendant ces deux années ? Devront-elles attendre deux années de plus pour prendre leur retraite ou partir avant 67 ans ou prendre une retraite au taux de 38 %

    Une baisse considérable du niveau des retraites

    Selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les contre réformes de 1993 (régime général du secteur privé) et de 1994-1996 (retraites complémentaires du secteur privé) diminueront de 20 points, en 2030, le taux de remplacement du salaire par la retraite. Pour un salaire de 1 200 euros, la retraite nette ne sera plus égale à 78 % du salaire net mais à 58 %, soit une baisse du montant de la retraite de 936 à 696 euros.

    L’affirmation du gouvernement selon laquelle l’allongement de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal n’auraient aucun impact sur le montant des retraites est un mensonge éhonté.

    La réforme de 2003 accentue déjà la baisse du montant des retraites. En effet, 6 salariés du secteur privé sur 10 ne sont plus au travail lorsqu’ils prennent leur retraite. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. La fiction gouvernementale qui veut qu’ils aient le choix de continuer à travailler pour bénéficier d’une retraite à taux plein n’a aucun sens. Comment continuer à travailler quand on n’est déjà plus au travail ?

    Les nouvelles mesures que veut nous imposer le gouvernement accentuerait dangereusement ce phénomène. Avec un allongement de la durée de cotisation à 41,5 annuités et un recul de deux ans de l’âge l’égal, ce sont 70 % des salariés du secteur privé qui ne seraient plus au travail lorsqu’ils prendraient leur retraite. Le montant de leur retraite ne pourrait donc que continuer à diminuer.

    85 % des mesures du gouvernement financées par le salariat

    Pour le gouvernement, le financement des mesures qu’il veut nous imposer serait parfaitement équilibré. Les hauts revenus, le capital, les entreprises participeraient dans les mêmes proportions que les salariés à leur financement.

    Il suffit de lire ses propres chiffres pour constater à quel point cette affirmation du gouvernement est fausse.
    Les « mesures d’âge » imposées aux salariés (93 % de la population active) rapporteraient 20,2 milliards en 2020. Le nivellement par le bas imposé aux fonctionnaires rapporterait, quant à lui, 4,9 milliards d’euros à la même date. 1,4 milliard d’euros seraient transférés des caisses d’assurance-chômage aux caisses de retraites malgré la modicité des indemnités perçues par la grande majorité des chômeurs. Au total, la contribution des salariés et des chômeurs s’élèveraient à 26,5 milliards d’euros.

    La contribution des hauts revenus, du capital et des entreprises s’élèverait en tout et pour tout à 3,7 milliards d’euros en 2020.

    Voilà ce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy appelle un effort équitablement réparti.

    La participation des hauts revenus, du capital et des entreprises ne constitue qu’une diminution d’une toute petite partie de leurs avantages fiscaux ou sociaux

    Le taux de la tranche supérieur de l’Impôt sur le revenu sera porté de 40 à 41 %. Au milieu des années 1990, ce taux s’élevait à 57 % !

    L’augmentation de la taxation des stock-options ne fera qu’amener cette taxation au même montant que celle des salaires.

    Les plus values de cessions d’actions et d’obligations seront taxées dans l’impôt sur le revenu.

    L’exorbitant crédit d’impôt sur les dividendes perçus par les actionnaires sera supprimé.

    Une nouvelle méthode de calcul des exonérations sociales sur les salariés payés entre 1 et 1,6 SMIC (un autre cadeau fait au patronat et nullement remis en cause) devrait rapporter 2 milliards d’euros …

    Les recettes nouvelles sont illusoires

    La taxation des hauts revenus, du capital et des entreprises constituent des recettes fiscales.

    A la différence des cotisations retraites, ces recettes ne sont pas affectées obligatoirement au financement des retraites. Demain, le Parlement pourra fort bien décider que ces recettes soient affectées à tout autre chose. Au remboursement de la dette publique par exemple.

    L’interrogation sur le sort réservé à l’impôt collecté lors du « lundi de Pentecôte » ne peut que renforcer notre méfiance.

    Cette contre réforme est inacceptable : mobilisons nous massivement et nous obligerons le gouvernement à la retirer

    Cette contre réforme est celle voulue par le Medef. Jusqu’au bout le gouvernement a refusé d’augmenter les cotisations retraites patronales.

    Il n’hésite pas à augmenter les cotisations retraites des fonctionnaires de 0,27 point par an (et donc de baisser d’autant leur salaire) mais décide qu’il est impossible d’augment du même montant les cotisations retraites patronales. Pourtant, cette augmentation annuelle permettrait, en 40 ans, d’équilibrer nos régimes de retraites.

    L’argument avancé, la compétitivité des entreprises n’a aucune portée. Il suffirait, en effet, de compenser l’augmentation des cotisations retraites patronales par une diminution des dividendes, passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2009. Cela serait d’autant plus bénéfique que non seulement ces dividendes ne servent à rien puisqu’ils sont versés aux actionnaires et ne participent pas au financement des investissements productifs des entreprises. Mais, ils sont, au contraire, nuisibles puisque toutes ces sommes improductives vont gonfler les bulles financières ou immobilières et spéculer contre les dettes publiques, la dette française comme les autres.

    Il ne reste donc plus qu’à nous mobiliser dans l’unité la plus large pour mettre des millions de salariés, jeunes, retraités, dans la rue, le 24 juin, en septembre, en octobre s’il le faut, pour obliger ce gouvernement à abandonner cette attaque scélérate contre nos retraites.

    On peut, on doit, on va forcer ce gouvernement à reculer : 60 ans à taux plein pour toutes et tous, pas un an de plus, pas un euro de moins pour nos retraites. !

    La France est riche et les richesses si elles sont partagées peuvent permettre de garder tous nos droits à lé retraite.

    Jean-Jacques Chavigné – Gérard Filoche
    Le 16 juin 2010

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  19. clarky

    17 juin, 2010 à 13:10

    oh pute vierge clo, préviens la prochaine fois, je viens de me flinguer le tendon du doigt à force de faire descendre la roulette de mon mulot :)

    Répondre

  20. babelouest

    17 juin, 2010 à 14:32

    Tiens, c’est marrant Clarky, je viens de m’apercevoir que j’ai une roulette, et je ne m’en sers jamais : je clique page par page sur l’ascenseur, une habitude. ;)

    Répondre

  21. clomani

    17 juin, 2010 à 14:55

    Moi je ne me sers quasiment que de ma roulette…
    So sorry, Clarky… j’allais au cinoche… pas le temps de mettre le texte en page ;o)).

    Répondre

  22. clarky

    17 juin, 2010 à 14:56

    l’habitude, la routine, c’est ce qui nous a conduit à 5 ans de sarkoland babel :)

    Répondre

  23. remi begouen

    17 juin, 2010 à 19:44

    Je viens de croiser le jeune égyptien dont je parlais pour la variante locale du mot ‘Goha’. A son avis, on emploie le même mot avec de subtiles intonations de voix, du genre ‘Gohhâh’ en Egypte et ‘Ghoa’ au Magreb, genre différentes intonations entre Marseille, Lille ou Montréal pour le mot ‘Marius’…
    L’important est qu’il reste sans papier… sinon sans espoir de trouver la blanche colombe à épouser : il est beau comme un dieu, mais, me précise-t’il, il n’y a dieu que dieu… ah bon !

    Répondre

  24. clomani

    17 juin, 2010 à 19:51

    Ca ressemble à ce que je suggérais : gaa’ren égyptien ou jaar en arabe littéral, nan ???

    Répondre

  25. lapecnaude

    18 juin, 2010 à 0:18

    Il Allah ! Cà part dans tous les sens, me demande bien combien y a de mousquetaires chez les ruminants ? Pôvre Dumas, il n’y aurait pas retrouvé sa Clémence. Surtout si Clomani se met à jouer Sitting-bull sur le sentier de la guerre, le couteau entre les dents, une hache dans chaque main, va y avoir du sang le 24 !
    Rien n’arrivera à t’empècher de faire ton feu d’artifice, Rémi, même si ce billet est ancien (?) il est tellement plein de toi, tu n’as jamais pu t’enlever le soleil du coeur et même dans la nuit, si loin que tu sois, tu l’attrappe encore à pleins bras.
    Espère le 26 !

    Répondre

  26. lapecnaude

    18 juin, 2010 à 0:40

    http://briellois.over-blog.com/ Allez voir un peu ce blog ! Un citoyen défend son village contre un maire UMP … rare, efficace et jouissif.

    Répondre

  27. babelouest

    18 juin, 2010 à 2:22

    Eh bien La pecnaude, voilà un bon maire comme on les aime ! ;)

    Répondre

  28. remi begouen

    18 juin, 2010 à 20:25

    Clomani – au lieu d’aller au cinéma, moi, j’ai pris le temps de mettre en page le long texte de Chavigné et Filoche : en réduisant la taille des caractères et autres astuces, j’ai réussi à faire tenir cela en un recto-verso lisible, que je vais tirer à 30 ex. (j’suis fauché) pour les amis pendant la manif du 24. Il me manque une chose, cependant : je n’ai pas su ou compris d’où te venait ce texte, référence de publication ou d’internet : merci de m’en (nous) informer, je rajouterai cela en mention manuscrite sur l’ex; que j’ai tiré (mon imprimante rend l’âme, du moins exige une cartouche chère !)

    Répondre

  29. remi begouen

    27 juin, 2010 à 2:56

    En belle cerise sur le beau gateau que fut le picnic de Nantes, je lis cela dans le train du retour Nantes-Saint Nazaire, du bouquin de Jean-Claude Carrière,’Les à-côtés’, p.12, que vient de m’offrir lediazec :
    (…)’Nasreddin Hodja. Très populaire au Moyen-Orient, très connu en Turquie, en Iran, en Egypte, sous le nom de Goha, chez les Juifs sous le nom de Ch’hâ, en Afrique du Nord sous celui de Djeha, il représente à peu près tous les défauts de l’espèce humaine. Il est menteur, cupide, paresseux, égoïste. Il a l’air d’un idiot, mais il ne faut pas s’y tromper. Certains, comme Gurdjeff, l’ont même tenu pour le sommet de la sagesse humaine.’

    Répondre

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