Des gueules, des tronches, des fioles
D’abord, j’ai vu Clo et Rémi sous des chapeaux de paille sur une terrasse en plein cagnard. Ils sirotaient du Perrier en face du jardin des Plantes cher à André Breton et à Jacques Vaché. « …Les jardins. Ce sont des oasis urbaines, comme le Jardin des Plantes. Il cache ses secrets, bocaux, plants et spécimens exotiques, dans les pavillons du parc qui par les étés torrides, rafraîchissent le voyageur et les amoureux torrides«
Clo m’a passé un savon. De Palestine. Elle l’avait acheté à Paname, je crois, via une organisation militante. Tandis qu’elle nous contait ses improbables virées à Annecy ou ailleurs, Rodolphe me bigophonait. Son tortillard avait vingt minutes de retard. 3h 25 pour faire Rennes-Nantes, une performance quasi-olympique. Il aurait mieux fait de venir à pied, le vieux chauve…
Rémi avait apporté du jus de pomme breton. Ce qui contredisait sa légende. Enfin à moitié. Il aimait tout ce qu’était breton. Même le whisky. A propos du dit-breuvage, Rodolphe avait absolument voulu offrir ce qu’il y avait de mieux. Un divin nectar. Un Macallan 15 ans d’âge. On était allé l’acheter chez Lemaître, une maison nantaise ancestrale.
Ensuite, on s’est rendu à Vertou. Sur les bords de Sèvre. On a trouvé tout de suite ce joli lieu champêtre. Au hasard. Au nez. Au fion. Clo doit être une fée comme le suggère Rémi. Christophe était là, un verre de rosé à la main. C’est lui qui organisait ce déjeuner sur l’herbe. Nous retrouvâmes une vingtaine de convives qui s’apprêtaient à déguster une kyrielle de plats méditerranéens tous aussi appétissants les uns que les autres.





