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( 31 juillet, 2010 )

L’impossible Frontière

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Il existe de multiples exemples de frontières aberrantes et très malheureusement déclarées ‘intangibles’ par l’ONU (le pire étant que la même organisation a condamné, virtuellement, Israël, à renoncer à ses conquêtes territoriales de 1967 en Palestine et au Golan Syrien, mais, qu’en fait cet état a imposé ses vues, avec par exemple le monstrueux mur illégal en Cisjordanie).

Mais là je vous cause de la plus longue frontière artificielle du monde, au Sahara. Cela s’est passé entre un commandant (4 barrettes sur l’épaule) face à un capitaine (3 barrettes), vers le milieu du XIX° siècle. L’un venait du Nord, l’Algérie conquise, l’autre du Sud (l’Afrique Noire conquise). Ils établissaient des postes aux limites provisoires de leurs zones et donc finirent par se rencontrer quelque part dans l’immense désert. Comme ils étaient de la même armée coloniale, française, le subordonné se mit au garde-à-vous devant son supérieur et l’on traça une ligne de démarcation tout à fait ‘réglementaire’, avec une règle sur une carte (très grossière !) entre le Maroc et le Tchad. Tracé uniquement destiné aux zones administratives et provisoires des (maigres) troupes françaises. A la même époque, il y eut à Fachoda (Soudan) un dur contact entre une expédition française croisant cette fois le grand ‘ennemi en colonisation’ britannique. Ce fut la ‘reculade humiliante de la France’, qui rêvait (sic !) de relier Djibouti à Dakar sous son drapeau.

Cette ‘humiliation nationale’ a joué pour la suite aberrante : la ‘très glorieuse’ transformation d’une ligne militaire, provisoire et grossière, en ‘frontières’ d’entre la colonie du Nord et celles du Sud du Sahara, à l’Assemblée Nationale. Il y eut certainement la paresse, surtout, de nos chers parlementaires à creuser la question : il ne s’agissait que de sables paumés, après tout… Un peu comme un roi de France avait déclaré à propos du Québec : ‘Ce ne sont que des arpents de neiges dont nous n’avons que faire’…

Il y a bien sûr une très faible densité de populations dans ces régions arides et les parlementaires parisiens n’en avaient cure, tout comme on ignorait les tribus des autochtones du Québec d’autrefois. Le vrai problème s’est beaucoup aggravé avec les indépendances des années 1960, pour l’unique raison de ‘l’intangibilité des frontières historiques’ (tu parles, Charles !), qui a beaucoup nuit aux peuples nomades de cette immense région, principalement les Touaregs au Sahara et les Peuls au Sahel (pour résumer). Qui ne sont pas, évidemment, historiquement, rattachés aux entités étatiques de l’Algérie, Mauritanie, Mali, Niger…dont les frontières furent établies entre un 4 et un 3 galons de l’armée coloniale !

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( 30 juillet, 2010 )

François-Marie BANYAI ET LA PORTE DU DIMA…

banier.jpgFrançois-Marie BANIER est né à Paris le 27 juin 1947. Il eut très certainement une mère et un père et, pourquoi pas, des frères et des sœurs. Il n’en parle pas, quantité négligeable sans doute. Il s’en garde comme d’une tare, une parmi tant d’autres.

Il en a même renié leur nom, « BANYAI ». Il serait le rejeton d’une franco-italienne frivole et d’un ouvrier Hongrois, reconverti dans la publicité. Hongrois rêver dirait quelqu’un … Rien que du banal à notre époque.

A-t-il fait des études ? Pas longtemps certainement, si l’on en croit Caroline Stevan (Le Temps) qui le décrit ainsi : ‘on se délectait autrefois de sa crinière et de sa grâce féline. On le dit peau de vache, langue de vipère et parasite. François-Marie Banier appelle à la comparaison animalière’. Dès ses 15 ans (en 1962), il traine ce qu’il assure être sa tête de ouistiti dans les palaces. Il y rencontre Salvador Dali à qui il fait sa cour.

A 22 ans (en 1969), il publie son premier roman ‘les résidences secondaires’, critique acide de la vie en été d’un village, avec des résidences de saison, la décrivant comme un théâtre de marionnettes. Personne ne peut être à sa hauteur… Il se lance dans le monde avec la fougue et le cynisme d’un Rastignac.

Il fréquente Mauriac en fin de vie, période équivoque avant sa querelle avec Peyrefitte. Daniel Guérin, dans son témoignage sur Mauriac dira : ‘quand je l’ai connu (Mauriac) il pratiquait un petit peu (…), dans sa jeunesse il avait eu des relations homosexuelles avec Raymond Laurens, André Lafon (…), François-Marie Banier faisait partie de ses relations (en 1963)’. L’écrivain avait 78 ans …

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( 29 juillet, 2010 )

Chef, oui chef !

sarkocircus.jpgQu’il ne vienne à l’esprit de quelqu’un l’idée de dénoncer le cynisme politique ambiant, il lui en coûterait. L’époque touche du doigt l’obscène ? Vue de l’esprit ! Si elle va mal, elle ne pourra pas aller mieux dans le futur. Au contraire. Mais chut ! Même si le mécontentement est général, que l’image du président se dégrade à chacune de ses initiatives, il reste encore des poches de résistances coriaces. Rien n’est joué.

Pas question donc de suggérer des idées telles celles d’un monde meilleur, avec moins de profits, plus de justice et une répartition plus équitable des richesses, vous seriez immédiatement considéré comme un illuminé ou – la chose est désormais courante dans certains milieux  -  comme un nostalgique du stalinisme. Même si vos combats vous ont conduit à vomir toute forme de totalitarisme, à y payer le prix, vous étiez, vous êtes et vous demeurerez un stalinien primaire, pour ne pas dire primate.

Comment retrouver un peu de sérénité  dans le contexte actuel ? Comment ne pas s’interroger dans le sens de la justice sans éprouver un sentiment de colère devant tant d’indécence ? Re-chut !

Soyons un peu cyniques à notre tour. Mais pas trop, nous n’avons pas besoin de cynisme, tout juste d’une touche d’ironie pour éviter le naufrage  moral qui nous submerge.

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( 28 juillet, 2010 )

Alléluia ! La combinaison « anti-cons »  existe !

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Je laisse à chacun le soin d’apprécier le contenu du texte qui suit. Il est  l’oeuvre d’un esprit jubilatoire, cela va sans dire. Il a atterri dans ma boite par l’intermédiaire de l’ami Rémi. Je me dépêche de vous le faire découvrir. En espérant que cette intervention de Julius détritus - tel est le pseudo de son choix - dans l’espace Ruminances ne sera que la première d’une série.

De même que l’on ne s’exposerait pas en plein été nu comme un vers sous un soleil ardent de midi sans une bonne crème solaire, ne sortez jamais sans votre combinaison « anti-cons multifonctions ».

Composée d’une base d’ essence de dérision ( subtilement dosée !), elle est doublée d’une bonne dose d’humour agrémentée d’une sauce personnalisée (toujours tenir compte de la susceptibilité de l’autre…con) ( Ex : la sauce piquante exoticoéroticograsseoulégerebrefetc…pour les plus tordus, ou bien la sauce «tesconoutescon » pour les plus cons).

En cas d’agression non prévue, d’effet de surprise, et pourquoi pas lors d’un manque total d’imagination , le sans sauce « Enculageasec » est vivement recommandé !

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( 27 juillet, 2010 )

Focus

On ne le remarque  pas tout de suite. Mais tous les jours, il est là. C’est Erby. Une habitude et un habitué. Il passe, s’accoude… Sirote ou boit à grands traits. Un mot qu’on souligne, des formes  qu’on distingue dans la brume matinale, les yeux à peine dessillés.

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La poésie fait toc-toc et vous en êtes saisi. Pourquoi ?… Comment ?… Aucun mot pour désigner l’émotion, ou alors des mots faibles, futiles.

jazz003.jpgErby fait partie des ces ruminants pour qui le trait est la ligne à suivre, le chemin de traverse qu’on emprunte au hasard du monde. Il le balade avec humour et dérision. Avec  conviction aussi.

Il fait partie de ces êtres qui rêvent le monde. Qui ont façonné avec patience une histoire et un univers particuliers.

Voici de quoi se laisser dériver. De quoi rêver. Projecteur, c’est sa page.

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