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Le commerce équitable vu de « là-bas »… puis d’ici !

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p32997ac.jpgC’est toujours en été qu’on découvre les joies de la zapette. On peut trouver de petites pépites sur les vraies chaînes publiques. Arte aussi nous gâte… pour tomber sur les bons programmes il faut d’abord muscler son pouce pour zapper, et un zeste de chance.

Ma bonne étoile doit être mexicaine… (il faudra d’ailleurs que je vous raconte une anecdote qui vous prouvera que je suis une vraie fée). Elle m’a fait atterrir au Mexique, samedi à 22h, via la chaîne Public Sénat. Direct sur l’Isthme de Tehuantepec. On y parlait du café équitable.

Titre du documentaire : « Van der Hoff, le père du café équitable« . Ce prêtre hollandais a été l’initiateur du commerce équitable dans les années 80. Affublé du titre « prêtre « rouge » par des cons, il a été un de ceux qui luttaient pour la libération des peuples opprimés : des pauvres et des indigènes (qui se confondent d’ailleurs très souvent partout dans le monde). Recherché au Chili pendant la dictature, il s’est réfugié à Mexico où son activisme l’a fait remarquer. Menacé dans la capitale mexicaine, Van der Hoff est alors parti se réfugier dans les montagnes de l’Isthme de Tehuantepec. Comme son nom l’indique, c’est la partie la plus étroite du Mexique entre le Golfe du Mexique et le Pacifique. C’est un des endroits le plus chaud du Mexique, où les indigènes du coin sont des Zapotèques.

Van der Hoff s’est fixé donc dans de petites communautés dans la forêt de caféiers, où les habitants cueillent le café depuis des siècles. Petits récoltants exploités car sans voix, sans aucune représentativité et maintenus sous le joug des « coyotes » (intermédiaire qui achète à très bas prix leur production et la transporte vers les ports) ou celui des gros propriétaires terriens qui les emploiyaient et les traitaient encore plus mal que des esclaves (indigènes déplacés de force dans le Chiapas, soumis par la force, obligés d’aller récolter chez le « maître » et de rembourser hébergement et pitance par leur travail, les laissant complètement dénudés et exsangues).

Ces traitements ont été le lot (et le sont encore) de milliers de communautés indigènes du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest du Mexique. Zapata hélas n’a pas eu le temps de mener à bien sa réforme agraire, et l’entrée, en 94, du Mexique dans l’ALENA (marché commun de l’Amérique du Nord) a fait empirer l’exploitation, mais en gardant les mains propres. En entraînant les caciques locaux dans la corruption, les « gros » ont toujours la mainmise sur les petits. C’est donc en voyant combien les indigènes souffraient qu’un prêtre hollandais a eu l’idée de former les petits récoltants de café au commerce équitable. Il s’est donc fixé dans un village caféïer zapotèque et, s’inspirant d’un héros de légende hollandais appelé Max Havelaar (Max avait pris la défense des indigènes de Java et Sumatra contre ceux qui les maltraitaient en les exploitant), a fait en sorte que les petits récoltants s’unissent en coopérative, reçoivent une formation et négocient directement avec les acheteurs, éliminant du coup les intermédiaires. L’esprit communautaire est tel dans l’âme indigène mexicaine, que j’imagine que ça a été le plus facile dans l’histoire.

Les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, les récoltants ont appris à cultiver leur café en respectant la nature (ça aussi, c’est inné chez eux), ils décortiquent les grains à l’aide d’une machine tournée à la main, ils font sécher ensuite les grains au soleil, les mettent en sac et les emmènent à la coopérative où on pèse la récolte, où on la fait griller et d’où on transporte le café dans les ports. Les bénéfices de ce commerce équitable sont appréciables sur place : chaque récoltant reçoit un acompte sur sa récolte, payé par la coopérative. En s’associant, les récoltants ont pu acheter des camions qui font le transport des petits villages haut-perchés dans la montagne jusqu’à la coopérative, puis jusqu’à Vera-Cruz, énorme ville portuaire du Golfe du Mexique. Comme les coyotes ont été éliminés, le récoltant est payé en fonction du cours international du café. Avec l’argent gagné, on a pu construire des écoles, des dispensaires, continuer les conseils en matière d’agriculture bio et le niveau de vie des familles de petits récoltants s’est légèrement élevé. Ils ont maintenant de quoi se nourrir, ils connaissent la valeur de leur marchandise et ne sont plus exploités.

A l’autre bout de la chaîne, il y a nous, les riches Occidentaux, qui acceptons de payer plus cher une marchandise venant de l’autre bout du monde, tout en sachant qu’elle n’a pas été trafiquée et que l’argent permettra à des communautés de se redresser et de vivre dignement.

Le documentaire était passionnant parce qu’un homme y parlait de sa foi… pas en dieu, pas comme un forcené… c’est un homme tout simple, 85 ans, aimé de tous les petits villageois indigènes des alentours parce qu’il leur a apporté la dignité qu’ils avaient perdue depuis 500 ans. Il a une citation d’ailleurs au sujet de la charité (il s’exprime en espagnol) : la charité, c’est commencer par faire une petite plaie sur quelqu’un, puis l’agrandir en créant un besoin ensuite avilir l’homme en le rendant dépendant (c’est une paraphrase).

A la suite du documentaire de 52 mn, débat. J’y ai appris qu’un décret va être appliqué, rendant visible le commerce équitable et demandant un décodage clair et uniforme sur tous ces produits… « car les Français n’y comprennent rien » ai-je entendu ! Et là je m’inscris en faux ! Je suis de ceux qui épluchent les étiquettes, la composition, la provenance avant d’acheter. Exemple : la plupart des chocolats vendus en grande surface contiennent de la lécithine de soja (merci l’Europe)… sauf le chocolat équitable fait au Vénézuéla, au Pérou, ou ailleurs. Au début de la chaîne, les récoltants obéissent à une charte de qualité : point de lécithine de soja dans les chocolats équitables !

Autre sujet abordé au cours du débat par un journaliste auteur d’un livre critrique envers le commerce équitable. Il y parle d’enrichissement… et d’abus. Certes, mais l’enrichissement, il est du côté des grandes surfaces qui vendent les produits équitables avec de curieuses marges, qui varient selon les marques. S’il y a pourrissement dans le commerce équitable, une fois de plus, ça vient du côté des détaillants occidentaux !

Parce que, côté campesinos indigènes, la vie est toujours très difficile, mais il y a eu une nette amélioration parce qu’ils savent : ils savent lire les cours de la bourse, ils savent ce qu’il faut faire pour que leur café ne pourrisse pas, pour qu’il soit odorant sans matière chimique, ils savent qu’il vaut mieux que leurs enfants aillent à l’école plutôt que de marner dans les récoltes, qu’ils ne mourront plus de maladie guérissable, qu’ils pourront élever des volailles et auront ainsi leur « milpa » : maïs, courge et volaille, de quoi vivre en autarcie. Il y a 4 ou 5 ans, je suis allée à Lille à un congrès sur l’associatif humanitaire et je m’étais inscrite justement à la conférence sur le commerce équitable. Le conférencier était un producteur de café péruvien, directeur de sa coopérative (ils ne le sont pas « à vie », la direction tourne). Il racontait tous les changements positifs que le commerce équitable leur avait apportés.

Artisans du Monde, Max Havelaar et d’autres milieux associatifs distribuent des produits fabriqués proprement par des gens qui sont en train de retrouver leur dignité… On peut maintenant facilement trouver de l’huile ou des savons de Palestine, du café mexicain, péruvien, du chocolat de Colombie, de Java ou d’ailleurs… si on en a les moyens, achetons équitable des produits sans additifs chimiques, cultivés dans l’esprit bio par des petits paysans respectueux de l’environnement. C’est aussi une façon d’être citoyen pendant que les Grenelles de l’environnement dévident leurs coquilles vides. Un intervenant disait hier que c’était une fantaisie de « bobos » que d’acheter équitable ! Eh bien la bobotte que je suis l’emmerde ! emoticone

Avant de conclure, petit rappel des piliers du commerce éthique :
- progrès social
- respect de l’environnement
- pérénnité économique
- gouvernance coopérative.

Puisque les indigènes nous montrent l’exemple, sur l’initiative de quelques occidentaux « allumés », pourquoi ne pas faire comme eux et se ré-approprier ces principes ? Ca marcherait mieux à mon avis.

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15 Commentaires

  1. babelouest

    8 juillet, 2010 à 5:16

    Très intéressant, très bien développé et très complet, bravo Clo.

    Il y a un paradoxe, lié à une mentalité particulière de nos « tortionnaires » les grands dirigeants internationaux : je suis persuadé que pour leur consommation personnelle, ils feront attention à la provenance et à la qualité de ce qu’eux-mêmes consomment. A moins que ce ne soient vraiment des buses, ce qui n’est pas invraisemblable non plus.

    En revanche, pour les autres ils n’hésitent pas à faire produire des denrées dangereuses, ou tout au moins pratiquement impropres à la consommation, si cela peut leur apporter des bénéfices supplémentaires, et affaiblir leurs esclaves juste assez pour qu’ils pensent moins tout en travaillant plus.

    Quand on parle d’esclaves, il faut voir toute la chaîne : cela peut être l’ivoirien qui récolte le cacao, comme l’indonésien penché sur ses circuits imprimés, le serf sud-américain qui meurt lentement des pesticides qu’on lui ordonne de répandre, ou le trader obnubilé par le gain et jonglant avec des troupeaux de milliards.

    Le bonheur est dans le simple. Voilà ce que beaucoup de nos contemporains ont oublié, parce qu’on les y a obligés. Au delta*, il faut le soma* pour continuer à…. continuer à continuer. Le trou au bout est le même pour tous, sauf que les plus défavorisés finiront si jeunes, que le trou sera plus court.

    (*) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

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  2. lediazec

    8 juillet, 2010 à 8:57

  3. clomani

    8 juillet, 2010 à 9:11

    Au fait, Rodo, contente pour toi que les Espagnols aient gagné hier soir. Je n’ai pas suivi le match mais il doit y avoir, sur une des cours dans lesquelles mes fenêtres donnent, des supporters de l’Espagne… ça a beaucoup gueulé !!!
    Après, quelques coups de klaxons au loin …

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  4. lediazec

    8 juillet, 2010 à 9:13

    En effet, Clo, content. Je me suis montré aussi discret que je le pouvais !

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  5. clomani

    8 juillet, 2010 à 9:36

    Ce serait toi que j’aurais ouï de si loin ? ;o))

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  6. b.mode

    8 juillet, 2010 à 10:18

    Billet intéressant mais on a vraiment l’impression que tout cela n’est qu’une goutte d’eau d’espoir dans un océan de décrépitude…

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  7. lediazec

    8 juillet, 2010 à 11:13

    Voilà un petit lien sympatoche Clo http://blog.altereco.com/

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  8. remi begouen

    8 juillet, 2010 à 12:17

    Puisk’ la fée nous cause K-café, ce ne peut être ke féérik…
    Bon, c’est pas terrible, j’ai trouvé ça en touillant mon café, qui est bon marché -ordinaire- pas excellent : mais j’suis fauché…
    On attend donc la suite de ton récit annoncé sur tes dons de fée.
    Autre chose : J’ai lu quelque part (Politis ou La Décroissance?) que Max Haavelard, malgré le beau départ que tu résumes, serait devenue une ‘grande firme commerciale comme une autre’, faisant la guerre à d’autres filières plus équitables et plus fragiles. Tu dois sûrement connaître le sujet, peux-tu y revenir ?
    En tout cas, merci de ton beau papier !
    En tout cas

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  9. lediazec

    8 juillet, 2010 à 12:22

    N’oublions pas la phrase du jour, colonne de droite, en haut. Le lien conduit vers un excellent papier.

    Dernière publication sur Kreizarmor : Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

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  10. remi begouen

    8 juillet, 2010 à 13:32

    Vers la fin du film, le ‘père du café équitable’ indique fermement qu’il y a conflit ( ou problème) entre ‘les bureaucrates du Nord’ (du siège social de Max Havelaar) et les paysans de sa région pionnière. D’ailleurs le dirigeant hollandais du groupe revendique fièrement avoir lancé son label à la conquête des super-marchés. Je suppose que c’est le point de départ d’une possible dérive de M.H., par rapport à des structures plus modestes et (peut-être) plus équitables, comme celles de l’huile et du savon palestinien. On en revient à la lutte de ‘tous les pots de terre contre le pots de fer’… : Mais l’optimisme énergique du ‘curé rouge’ est là, essentiel !

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  11. clarky

    8 juillet, 2010 à 15:10

    déjà le commerce équitable ça consisterait à payer les agriculteurs (sauf ceux de la fnsea !!!), donc leurs produits, au prix juste sans que les divers intermédiaires se gavent comme des oies dont le jeu ne consiste qu’à nous prendre pour des dindons une fois arrivé le passage en caisse !

    putain havelaar, c’est le mec qui vend sa came dans les mac do histoire de permettre au clown ricain de se filer bonne consceince, et au passage, de faire rentrer de l’artiche…
    max la menace voué, faut juste jeter un oeil, le mien c’est déjà fait depuis longtemps, sur les accords passés entre la world company du bon samaritain et les multinationales de la solidarité active.

    tout marché émergent tend à faire du fric, donc commerce oui, et qui table si possible !

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  12. clomani

    8 juillet, 2010 à 15:19

    Oui Rémi, le journaliste (F. Karpitat) qui a écrit un bouquin « la face cachée du commerce équitable » le dit, en effet. Et c’est sûre que, comparé à d’autres organisations, Max Havelaar est un mastodonte.
    Je ne sais pas d’ailleurs si c’est une association (en France) ou pas. Face à Max Havelaar, difficile de se mettre en compétition… Dans le débat qui suit, les critiques vont plutôt vers les distributeurs (donc les grandes surfaces) qui jouent avec les prix… et il est justement très difficile de se repérer entre les produits bio, les produits du commerce équitable, les faux produits (parce que ça aussi, le faux, ça enrichit beaucoup de monde). Il y a des petites marques qui se retrouvent face aux grandes… et pour la négociation sur place, j’imagine que, lorsqu’on est gros, on a plus de poids et qu’on peut faire plus facilement fléchir les petits producteurs…
    Néanmoins, cet exemple qui se passe dans l’isthme de Tehuantepec n’a pas été le seul… ça a peut-être été la première coopérative des producteurs de café, aidée en cela par ce prêtre, mais depuis d’autres initiatives ont été prises, à l’instar de celle-ci. Il y a hélas toujours d’énormes fincas dont les propriétaires s’enrichissent en faisant trimer les indigènes et en les empêchants d’acquérir un savoir. Ceux qui ont opté pour l’indépendance et les coopératives pour le commerce équitable savent très bien que leur avenir réside dans la connaissance, et que leur misère passée était dûe principalement à l’ignorance. C’est le principe de base de l’ »humanitaire » (qui lui aussi a été dévoyé et ressemble fort à la fabrication de la plaie et au don de soins par la même entité, qui vit sur ces plaies ouvertes cf les USA et Haïti) : ne pas rendre les gens dépendants mais leur apprendre à être libres.
    Le commerce équitable ne résoudra pas tous les problèmes du tiers monde et des indigènes… la mondialisation tire dans le sens inverse. C’est pour ça que tout repose sur le militantisme, et que Max Havelaar fragilise, du coup, cet équilibre de par son statut de « transnationale ». Le café du Chiapas que j’ai acheté en même temps que les savons palestiniens que je vous ai « passés » venait d’une petite coopérative, avait été achetée d’avance par des militants zapatistes français, et expédié directement en France. Les militants ne prennent pas leur « part » au passage… A Artisans du Monde, la grande majorité des gens qui travaillent à la vente sont des bénévoles, ce qui ne veut pas dire que le « management » soit fait gratos… ça m’étonnerait.
    Mais l’homme étant ce qu’il est… les « dérapages » sont faciles. Là-bas, on peut se « choper » la grosse tête et se mettre à vouloir écraser les autres, ici aussi…

    Répondre

  13. Guillaume, ekitinfo

    9 juillet, 2010 à 18:08

    @clomani : « Ce prêtre hollandais a été l’initiateur du commerce équitable dans les années 80. ». Ce n’est pas tout à fait vrai même si le reportage et les journalistes présentent souvent l’histoire du commerce équitable de cette façon. En fait le commerce équitable a plutôt commencé dans des petites boutiques comme Artisans du Monde. Le premier magasin Artisans du Monde a ouvert en 1974… Max Havelaar a été créé en 1988. Si tu veux en savoir plus sur l’histoire du commerce équitable : http://www.ekitinfo.org/infos/histoire-du-commerce-equitable/histoire-du-commerce-equitable

    « payer plus cher une marchandise » : même si les produits équitables coûtent effectivement plus cher, en théorie, on peut obtenir le même prix qu’un produit traditionnel. La différence ? Les intermédiaires sont moins nombreux et ne s’en mettent pas plein les poches !

    @remi begouen : « J’ai lu quelque part (Politis ou La Décroissance?) que Max Haavelard, malgré le beau départ que tu résumes, serait devenue une ‘grande firme commerciale comme une autre’ ». Max Havelaar France est une association loi 1901 a but non lucratif. Elle ne fait donc pas de profits. Elle ne commercialise pas non plus de produits. Elle se contente d’apposer un label pour garantir l’équité du produit. Ses ressources financières proviennent de subventions et des coûts de certification payés par les producteurs.

    La principale critique qui est faite à Max Havelaar ce sont ces partenariats avec Mac Do et co : http://www.ekitinfo.org/infos/critiques/et-max-havelaar-a-de-mauvaises-frequentations

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  14. clomani

    9 juillet, 2010 à 19:50

    Merci pour cette petite remise au point… C’est vrai que j’ai entendu parler d’Artisans du Monde avant Max Havelaar…
    Je n’ai pas lu le bouquin dénonciateur du journaliste invité en plateau… mais je m’étonne justement qu’il ait pu faire un bouquin « à charge » alors que tu confirmes que c’est bel et bien une assoce, Max H.

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  15. remi begouen

    9 juillet, 2010 à 20:30

    Merci des précisions, Guillaume Ektitinfo sur Max H. Mais le statut d’association loi 1901 (qui ne s’applique qu’à la France) ne signifie pas ‘blanc comme neige’ sur son comportement commercial. Je ne vais pas tomber dans le piège corporatiste de ‘la bonne asso’ (j’en ai connu plusieurs et même fondé une!) par principe contre la ‘mauvaise S.A.’ par principe. Je connais des ‘asso’ qui ne sont que des couvertures juridiques pour d’énormes activités de fait commerciales…
    C’est un peu comme dans la presse, où il y a le meilleur et le pire : Je viens d’entendre la réaction corporatiste stupide d’un journaliste (de F-Inter, mais c’est courant partout) qui a interrompu un auditeur qui osait critiquer ‘un confrère’…à juste titre (dans un tout autre domaine).

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