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La danse des seconds couteaux

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bettencourtwoerth.jpgAussi mystérieuse et insondable que la Sainte Eucharistie pour le profane, l’affaire Woerth-Bettencourt ressemble de plus aux poupées russes, ces matriochkas de tailles décroissantes placées les unes à l’intérieur des autres et qui ont tant amusé les enfants de tous âges et de tout pays.

Depuis sa bicoque de la Pointe de l’Arcouest, en face de l’île de Bréhat, Liliane Bettencourt s’est exprimée devant les caméras pour expliquer au monde qu’elle n’est pas neuneu, comme sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, veut bien le faire croire. A la regarder et à l’écouter, on oublierait presque les implications politiques et l’argent palpé par certains pour mener à bien des campagnes électorales, pour ne garder qu’une sordide histoire de fric chez les très riches.

Même si tout ça n’est pas prouvé – pas encore – et que tout coupable est avant tout « présumé innocent », il s’y dégage comme une sale odeur de combine. Cette affaire éclabousse et agace un président  très empêtré.

Après s’être démené comme un dément pour éviter à Eric Woerth de calfater à lui seul la voie d’eau qui s’est ouverte dans l’embarcation gouvernementale, après avoir invité à une ridicule parade militaire des états africains lors du défilé du 14 juillet – dont certains ne brillent que par leur attachement à la dictature – le chef semble vouloir changer de stratégie et profite pour prendre quelques jours de congé pour recharger les accus en pratiquant le vélo. C’est la mode au mois de juillet, Tour de France oblige !

Pour reprendre un peu son souffle, il teste ses jeunes recrues, ceux qui piaffent d’impatience au pied du perron, histoire de voir ce qu’elles ont dans le ventre et, pourquoi pas, leur filer une bonne promotion le cas échéant, lors du prochain remaniement, prévu toujours à l’automne. Pour cela, il faut que le jeune loup montre canines longues.

Le chef envoie donc au front, en ce début d’été, ses jeunes lieutenants, secrétaires d’état ou responsables de parti, prêts à déchiqueter leur proie pour une place au soleil. Ces militants de l’extrême, sorte de kamikazes de l’ambition, catalogue de Rolex en main, se jetant sur la lumière médiatique, courent, bousculent, mettent à terre le passant, tuant père et mère s’il le faut, pour aller à la cognée. Fiers de pouvoir fustiger le mauvais esprit français et le poujadisme rampant autour duquel s’articule une campagne basée sur le mensonge et le discrédit. Ils hurlent à la manipulation de l’opinion, laquelle, bien entendu, est sciemment détournée de ses intérêts.

Ainsi, ce matin, sur France Inter, une station qui me gonfle de plus en plus, Benoist Apparu, invité de l’émission  l’été en pente douce  est allé de son couplet d’homme scandalisé par le complot qui s’ourdit.

Après une introduction audible sur le discrédit de la classe politique – cela est tout à fait vrai – suite à ces sordides affaires qui pourrissent le mental du quidam, l’incitant à la révolte, ni une ni  deux, il franchit le Rubicon pour accabler l’auditeur d’un tas de maux dont il voudrait que la France se débarrasse une fois pour toutes.

justice.jpgOui, il est ambitieux, Benoist Apparu, et il n’a pas honte de le clamer. Oui, il veut une montre, la même que celle du président, si possible. Oui, il a envie d’aller plus haut – ou plus bas, tout dépend – de montrer au pays via l’audimat de la station qui n’a plus beaucoup d’idées entre les oreilles, que la politique c’est une ambition au service de tous et que cette affaire Bettencourt-Woerth ne peut que la discréditer, car elle repose entièrement sur le mensonge et la déstabilisation politique. Qu’à cette allure le pire est déjà là. Faisant fi des questions qu’on lui pose, il affirme que la justice n’est pas confisquée, oubliant cet appel lancé par des parlementaires, des magistrats, des avocats et des universitaires « pour une justice indépendante et impartiale » dans les affaires Bettencourt-Woerth. Sans doute s’agit-il là de poujadistes insinués dans les plus hautes sphères de l’administration française. Tous anti-sarkozystes primaires !

Entre deux questions – tout de même ! – concernant le penchant de son chef pour les gens riches et pour le bling-bling, il a concédé que la nuit au Fouquet’s dont les français font régulièrement reproche à son maître était une maladresse politique, mais qu’en aucun cas Nicolas Sarkozy est, comme on veut bien le présenter, le président des riches. Qu’il en a plus que marre de toutes ces campagnes ne visant qu’un objectif : faire sauter son Maître à penser. Tu l’as dit bouffi !

En clair, la pensée de Benoist Machin, secrétaire d’état, se résumant à ceci : laissez-nous faire nos petites affaires entre gens de bien et occupez-vous d’aller sagement prospecter dans vos régions de quoi vous héberger. Car son plan sur le logement en France sera long, très long, à mettre en place, suggère-t-il, entre deux hoquets.

Avec toutes ces affaires qui lui pourrissent son agenda, Benoist Apparu n’a guère le temps ni les moyens de s’en occuper ! Pourtant, il y a urgence en la matière.

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31 Commentaires

  1. babelouest

    16 juillet, 2010 à 7:23

    Ce qu’il y a de bien avec les gens suffisants, ou qui sont Apparu comme tels, c’est qu’en fait ils sont parfaitement insuffisants là où est sensé se tenir leur poste. Autrefois, sur Rue89, j’ai contribué à déchiqueter certains de ses billets, dont on peinait à imaginer l’outrecuidance. Il n’a pas changé, vieilli sans doute, mais à la manière de ces vins sans tenue qui ne supportent pas le poids des ans. La sève de la jeunesse s’affadit, mais rien ne la remplace. Un peu comme ces cuvées primeur, que l’on redécouvre un an plus tard au niveau d’un mauvais vin de table.

    Les foudres nouvelles sont à la masse. Que sera la génération suivante : une eau colorée artificiellement de chez Veolia ?

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  2. lediazec

    16 juillet, 2010 à 7:36

    Eh oui, Babel, notre gnome compte sur l’été et sur la lassitude pour tirer son épingle du jeu. Mais on ne lâchera rien, quitte à marteler toujours la même chose : mensonge et corruption. Dehors !
    Zique du jour et phrase idem mises à jour, ainsi que l’Erby quotidien.

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  3. b.mode

    16 juillet, 2010 à 8:24

    Il est très clair désormais que cette clique est au pouvoir pour servir les intérêts de quelques oligarches qui se partagent puissance et argent. Tout le reste n’est que subterfuge. L’habileté eut été de faire croire au peuple qu’on travaillait pour lui. C’est pourquoi, il y avait tant de conseillers en communication autour de qui vous savez. Hélas, la frénésie et la vulgarité du majordome élu ont révélé le pot aux roses plus rapidement que prévu. Il y a le feu au lac…

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  4. clomani

    16 juillet, 2010 à 9:17

    J’aime bien ton texte, Rodo… on y sent ton actualité « fuiteuse » ;o))
    Moi , je ne fuite pas mais fuis ces « gens-là » comme la peste. Je ne sais même pas à quoi ressemble Benoist Apparu ! Foin des apparitions de ce jeune loup ! Vade retro satanas. Tout ce qu’ils ont appris à faire, ces « politichiens », c’est à marteler la liste de mots que leur communique régulièrement le service de com. de l’UMP ou de l’Elysée. Les vieux comme les jeunes, sortent régulièrement des salves de nouveaux mots élus par des têtes pensantes et communicantes élyséennes.
    Grotesques sont-ils, du coup parce qu’on en entend un, on les a tous entendu.
    De plus, ils nous offrent la preuve que leur cerveau n’est fait que pour apprendre un rôle, au service d’une élite corrompue et pourrie jusqu’à l’os.
    Mais ce qui est plus désolant, c’est qu’en face, il n’y a personne… du coup ils occupent tous lémédia, sont partout. Les petites troupes de l’UMP ne sont entraînées qu’à cela, tourner à vide et répéter bêtement les mensonges qu’on leur a mis dans le crâne. S’ils ne répètent pas, ou mal, ou ne mettent pas le ton, virés !
    Il y a même une émission sur Canal, à la place du Grand Journal où on les fait jouer à des quizz à la con… J’y ai vu le Bougon Macaque Lefèbvre l’autre jour ! Participer à un jeu de cons juste pour distraire les franchouilles en vacances… c’est pas du populisme ça ?

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  5. la pecnaude

    16 juillet, 2010 à 11:14

    Le jeune Bernard, sent sa Champagne Pouilleuse à plein nez ! Ou je me trompe encore mais il m’avait semblé que la Haute Marne était un fief plutôt coco de mon jeune temps. Il s’y fait UNIQUEMENT de la piquette Rodo, accessoirement peut-être encore de la biere CHRO.
    Quand à lui, il est apparu, comme çà au détour d’un couloir parce qu’il y montait la garde depuis longtemps, il a l’habitude cirer les pompes d’autrui mais pas les siennes (à voir dans ses interviews), il a un culot bête, il a appris des phrases de com et il essaie de répéter à bon escient, il est un peu matois comme tous les paysans de là bas …
    Une tite crotte qui suit Sarko, mais ne va pas tarder à coller à Copé.

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  6. la pecnaude

    16 juillet, 2010 à 11:16

    Mais bon dieu, c’cui qui m’a tapé mon avatar a deux heures pour me le rendre ! sinon ….
    J’suis pas une inconnue, mais j’vais bin le r’devnir et alors je trollerai !

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  7. remi begouen

    16 juillet, 2010 à 11:56

    Turpitude. Turpitude, turpitude!!!… Je me répète ce joli mot d’une vilaine chose, comme un perroquet de Queneau, après l’avoir relevé dans l’excellent édito de D.Sieffert, dans le Politis de la semaine. Lisible sur http://www.politis.fr
    Plein d’autres choses belles dans cet hebdo courageux, à lire sur papier. Y compris une ‘digression’ d’un courrier de 2036 (si!) signé Jean-Léon Lepanda sur Michel Onfray : c’est frais!

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  8. b.mode

    16 juillet, 2010 à 12:06

    Don’t troll dear françoise, je vais voir si je peux te le redonner, vindiou !

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  9. b.mode

    16 juillet, 2010 à 12:09

    Françoise ! Essaie de nous dire quelque chos ! je crois qu’il est revenu ! ;) pis si t’as d’autres recettes dans ta besace, tu les envoies à rodo ! :)

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  10. b.mode

    16 juillet, 2010 à 12:10

    heu ! :oops: c’était de moi le post précédent ! :)

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  11. clomani

    16 juillet, 2010 à 12:23

    Allons bons, voilà qu’y en a qui piquent les identités des autres !!!
    J’aurais encore des recettes mais faut que j’y travaille… sinon celui ou celle qui a envoyé la recette du jour s’est pas foulé ;o))

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  12. lediazec

    16 juillet, 2010 à 12:52

    @ Rémi. Je m’en vais prendre Politis. Merci de le rappeler, j’oublie assez souvent de me le procurer alors qu’il est très bien en général et que j’aime beaucoup les éditos de Sieffert.
    @ Clomani. C’est moi qui est mis cette recette. Et alors ?… J’étais en panne de bafouille. Et en plus, j’étais mal réveillé, j’ai pioché au hasard. Comme un imbécile, j’ai oublié d’aller piocher chez Christophe. J’espère qu’il m’en voudra pas. A présent, c’est comblé, j’en ai une de Françoise et une suivante de Babel.
    Mais surtout n’oubliez pas de m’en faire parvenir.

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  13. b.mode

    16 juillet, 2010 à 13:18

    Dernières rubriques « apparues » sur ruminances. Sur la barre du milieu au dessus des articles
    Patchwork : florilège d’articles fort commentés (si vous cliquez sur le nom d’un auteur, vous avez l’intégrale de sa contribution)

    Delicatessen : recueil des recettes de cuisine exclusivement écrites par un ruminant !
    Bon ap !

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  14. ZapPow

    16 juillet, 2010 à 14:00

    Mande pardon, mais « ni une ni deux, il franchit le rubicond« , c’est exprès ? Parce que je ne vois pas trop qui peut être ce rubicond, et comment et pourquoi il serait franchi.

    Ça doit plutôt être le Rubicon.

    Ou alors c’est Hortefeux, l’affranchi rubicond.

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  15. clomani

    16 juillet, 2010 à 14:47

    Je m’étais fait la réflexion, Lediazec :
    - pourquoi une recette « allégée » ? Y’en a qui sont au régime ici ?
    - et pourquoi pas une recette de cuisine-pied-noir-point-com ?

    Je t’en prépare une ou deux, faut que je me remémore les temps ancestraux où je faisais la cuisine ;o)) parce que, là, c’est du rudimentaire que je fais. Et cramé à cause d’internet souvent ;o)).

    Sinon, m’étant abonnée à Mediapart, je suis prête à faire suivre qqs articles à ceux d’entre vous qui le souhaiteront…
    Quant aux sujets d’article, je sèche…

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  16. clarky

    16 juillet, 2010 à 15:01

    ça aurait pu s’appeler l’ennui des longs couteaux !!!

    erf pecnaude, ça va être rock’n'troll :)

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  17. b.mode

    16 juillet, 2010 à 16:24

    @zapPow corrigé ! il a vraiment rien de rouge l’apparu ! ;)

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  18. lapecnaude

    16 juillet, 2010 à 17:29

    Clomani, là tu me désespère, puisque tu as Médiapart, tu n’as pas pu sauter l’interview de Montebourg ! mis à part qu’il veut tout faire sauter et refaire une VI° Constitution, ce qui ma foi, si on y participe tous , ne serait pas mal, ce qu’il dit est parfaitement censé. En plus, hier soir à la télé, la juge Joly a flanqué une bronca sévère à la justice française dans l’affaire Bettancourt, et c’était du lourd, et aujourd’hui sur Rue 89, tu as un joli morceau de rigolade avec les commentaires de la Cour des Comptes sur l’Elysée (entre nous cherchez les sondages, ils y sont EN TOTALITE, faut juste chercher les lignes)
    Puis tu fais un tour sur Eco 89, tu as le programme Fillon de réduction des charges du gouvernement …. un poème !

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  19. lapecnaude

    16 juillet, 2010 à 19:34

    Sans compter leur tableau sur les réductions d’effectifs des ministères, il est complètement bidon.
    Ils ne savent même pas de quels effectifs ils disposent donc ils lancent des chiffres comme çà, y a qu’à les regarder surtout à la ligne 1er ministre …

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  20. remi begouen

    16 juillet, 2010 à 19:39

    Lapecnaude – Un poème ? il est certains poèmes qui m’horripilent après les avoir lus (c’est rare). Mais là, merci, je n’irais pas voir, beurk !
    Au fait, la poésie (vraie) se fait rare sur Ruminances. Avis à Lediazec : tu t’y colle un jour ?… merci !

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  21. clomani

    16 juillet, 2010 à 20:18

    Mais, chère Pecnaude, Montebourg m’agace un peu sur les bords, si bien que je n’ai lu que le titre de son itw sur Mediapart…
    Pas le temps de tout lire surtout… donc je choisis…
    En tout cas j’entends une chose chez lémédia : l’affaire Bettencourt n’a plus rien à voir avec Eric Woerth… c’est une affaire de fraude fiscale…
    Exit celui qui, dont la femme travaillait à la boîte qui permettait à Liliane de se déclarer déficitaire, exit le haras, les chevaux, les aller-retour à Genève, l’UMP suisse qui a dégotté le pognon pour la campagne du p’tit et de ses comparses les 40 voleurs…
    Ca fait chier !

    Répondre

  22. clomani

    16 juillet, 2010 à 20:23

    Pourtant, ça commence à s’agiter ferme dans la presse hebdomadaire (dont on ne parle pas sur les Jité). Un mini-parti de poche (celui de Wauquier)…
    « Contrairement à ce qu’il avait affirmé mercredi à l’Express.fr, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, était bien à la City de Londres, le 28 juin dernier, pour « un repas de financement » de son parti de poche, Nouvel Oxygène. Le Point avait révélé l’affaire, le 8 juillet dernier, démenti par Wauquiez. Aujourd’hui plus de doute: Libération confirme le mensonge du ministre, et Wauquiez passe aux aveux ».

    Répondre

  23. clomani

    16 juillet, 2010 à 20:25

    Suite de la danse des 7 voiles de Wauquier, qui lui, allait à la quête à Londres (plus efficace que de communiquer) :
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/financement-politique-wauquiez-dit-non-puis-oui_906712.html

    Répondre

  24. lediazec

    16 juillet, 2010 à 20:31

    Suffisait de demander. Aller un p’tit truc de rien du tout. Si ça peut faire plaisir :

    Bouteille à la mer

    Si j’étais
    Une bouteille à la mer
    Perdu sur un île déserte
    Guettant son miracle
    Voguant sans compas
    Au hasard des courants
    Orphelin d’un destin
    J’aimerais que seuls tes doigts
    Touchent de leurs pulpes
    Le papier froissé
    Sur lequel est imprimé
    L’écho de ma voix
    Rien que pour ça
    Ta lumière
    Ton rire cristallin
    L’idée de te savoir
    De l’autre côté
    Fixant l’horizon
    Au-delà des miroirs
    Lisant dans les vagues
    Un rêve pour demain
    Naufragé de l’espoir
    Je ne voudrais être sauvé
    Par d’autres bras que les tiens

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  25. clomani

    16 juillet, 2010 à 20:33

    Rien à voir mais je viens d’apprendre le décès de Georges Bortoli. Ca a été le journaliste le plus courtois avec lequel il m’ait été donné de travailler… Chaque fois qu’il avait un sujet à faire (sur l’ex URSS, ou les ex pays de l’autre côté du « mur » y compris la Yougoslavie), il m’indiquait les dates, les événements précis, si bien que je lui trouvais très facilement les images.
    C’était un vrai bonheur de travailler avec un homme comme lui.

    Répondre

  26. clomani

    16 juillet, 2010 à 20:35

    Désolée pour le contraste entre la poésie et mon oraison funèbre…

    Répondre

  27. remi begouen

    16 juillet, 2010 à 21:09

    Le papier froissé
    Surlequel est imprimé
    L’écho de ma voix

    Ca, c’est du beau ( le reste aussi d’ailleurs !) Merci Rodolphe, j’en redemande.

    Répondre

  28. clomani

    17 juillet, 2010 à 9:51

    Oui, je bisse sur Rémi… Si tu peux nous en refaire encore, je suis partante.
    A la relecture, c’est encore mieux qu’à la lecture…

    Répondre

  29. remi begouen

    17 juillet, 2010 à 18:51

    A la relecture, mieux qu’à la lecture… Oui, cela arrive souvent avec les poèmes : on est d’abord surpris, interpellé, par une 1°lecture-découverte. On laisse reposer. C’est comme un bon plat : lui laisser le temps de mijoter. S’il reste un zeste de curiosité insatisfaite, revenir à une 2° lecture, ne pas hésiter, même si l’on est seul, de relire à haute voix, pour la musique des mots. Souvent, on va beaucoup plus loin, comme une bouteille en mer… et là c’est DE la poésie !
    Comme il en est DE la gastronomie, dans la nouvelle rubrique amie, qui m’éveille l’appétit !

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  30. b.mode

    23 août, 2010 à 13:54

    Petit détail à divulguer ! http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1752
    Rien ne se perd tout se transforme disait Lavoisier

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  31. lediazec

    23 août, 2010 à 13:58

    Ah, la Cagoule. Cela faisait longtemps !

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