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( 11 juillet, 2010 )

Benda Bilili ! – Sortie le 8 septembre

20006.jpgBENDA BILILI ! Le point d’exclamation a toute son importance parce que, Benda Bilili, c’est à la fois un documentaire qui nous remet droit dans nos baskets et en même temps une leçon de bonheur… comme un « coup de fouet » énergisant qu’on se prend en pleine tronche du début à la fin.

« Staff Benda Bilili » est un groupe de handicapés congolais qui fait de la musique, dans les rues de Kinshasa. Kinshasa, en bonne capitale africaine, abandonne à la rue ses « marginaux » et les laisse se débrouiller. Un enfant handicapé, c’est une gêne pour toute la famille, c’est un enfant qui ne peut pas travailler, qui ne pourra pas aider plus tard, donc beaucoup finissent à la rue pour y retrouver d’autres enfants, livrés à eux-mêmes parce que parents malades, misère endémique etc.

C’est un petit monde de chapardage, de débrouillardise, d’agressivité qui baigne dans la drogue, l’alcool et la violence. Ricky, la cinquantaine, chanteur, est l’âme d’un groupe à qui il a su donner du rêve. Il a transformé son tricycle en échoppe et vend des cigarettes à la sortie des boîtes de nuit pour « expats ». Avec Coco, compositeur et guitariste, au tricycle customisé, ils refusent depuis longtemps d’être « à la rue », mais vivre « dans la rue ». Car être dans la rue, c’est prendre sa vie en mains et se donner un objectif, en l’occurrence être le groupe musical de handicapés le plus célèbre de Kin. Par la même occasion, Ricky se bat pour entraîner des enfants des rues dans son énergie. Parce qu’ils ont la niaque, ces deux là. Ricky est donc le philosophe du groupe, il en a assez de voir des mômes traîner, dormir sur des cartons, et son combat, il le mène avec la musique et ses compères musiciens handicapés. Aidé par un ou deux gosses valides, le groupe va répéter, à droite et à gauche dans la ville : au zoo, pas loin d’un parc où des polios du petit centre pour handicapés jouent au foot, dans les rues de Kinshasa…

bendabilili.jpgRicky est le meneur naturel du groupe, parce que c’est un personnage qui est en plein dans la vie, parce qu’il est autonome et qu’on devine qu’il a dû l’apprendre très tôt. Tous les jours, il se lève, prêt à tout parce qu’il a la pêche, Coco. Même quand sa maison brûle, mettant à la rue sa famille entière, il trouve refuge dans la rue, sur des cartons, avec femmes et enfants… et philosophie. Même s’il avance sur un tricycle roulant, c’est « un homme debout », Ricky, tout à son rêve, et à celui qu’il arrive à donner aux autres.

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( 11 juillet, 2010 )

L’argent de la vieille !

L'argent de la vieille ! dans Brèves brevitudes1

‘Tain, je viens encore de lire un truc incroyable chez Mediapart (repris de Marianne apparemment, mais j’ai la flemme de chercher la réf…) Alors petit cours de fisca vite fait : la Miss Bettencourt a glosé sur le fait qu’elle avait payé 400 M° d’ € d’ISF sur les 10 dernières années. Putain, ça en jette ! 40 Millions par an ? mazette, ça en fait du flouze, hein, citoyen moyen qui n’a jamais vu tant de fric, même à la cagnotte du loto ! Sauf que sur un patrimoine évalué à 17 Milliards, ça fait pas bézef ! C’est même queudchi !

Donc, décortiquons.

Je résume : en gros, les 7/8ème de la fortune de M’âme Bettencourt ne sont pas imposés à l’ISF. Ben oui, faut bien que les cours dispensés dans les – très chères – écoles de commerce soient rentabilisées nom de Zeus ! qui, croyez-vous, imagine de pareils montages ?

Or donc, la majeure partie de cette fortune soustraite est constituée de ce qu’elle reçoit de l’Oréal (je simplifie le bordel). Qui est encaissé chez Thétys, une société, et non chez M’âme Bettencourt, un(e) particulier(e). Les sociétés ne sont pas soumises aux mêmes règles fiscales que les particuliers (surtout les particuliers milliardaires). Elles sont imposées au titre de l’impôt sur les sociétés (33% pour info). Bon, ceci dit, l’Etat aurait du récupérer un beau pactole quand même avec ces 33%…. sauf que c’est un impôt sur les bénéfices. Et là, joli montage devant lequel je m’esbaudirais presque si je ne savais pas que ça existait au préalable…

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( 10 juillet, 2010 )

Mensonges d’une nuit d’été

h321355191277895022.jpgRien ne sert de l’ouvrir, il faut répartir à point. c’est ce qu’a dû se dire Liliane, ou plus précisément son Maistre étalon, lorsque d’affables courtisans s’empressaient de venir boire à cette fontaine de moralité. Ayant déchanté tout l’été, la voilà fort dépourvue quand la baise fut venue.

Il est 5 heures, le parti s’éveille. La vague de chaleur s’abat sur la France comme le parquet sur l’affaire Woerth. Faut dire que la petite vieille caniculaire donne de drôles de suées dans les non-lieux les plus reculés de l’hexagone. Raffarin, cet illustre capitaine au long Bettencourt,  ne devrait plus tarder à nous pondre le décompte macabre frappant nos petits voeux de la vieille!

Dans cette chaleur de l’ennui donc, un homme, celui de la raie publique qui ne baisse jamais son futal, refait surface pour le plus grand déplaisir d’une certaine France toujours avide de sensations fortes. Alors que la presse se fait l’écho d’une rétractation de l’ex comptable de Liliane, la paresse pousse Frédo a sortir du bois et montrer les dents,  qui chez lui ne sont plus de sagesse mais de bassesse, Artésienne voire Arlésienne. Son « j’accuse » fleure bon l’assommoir tant son ivresse semble le faire délirer.  Notre bougon-macquart tente l’approche façon phase Germinal, sa maladie imaginaire semblant arriver à son terme plus tôt que prévu. C’est ça avec les précieux ridicules !

Donne moi donc ta plume de presse que je t’écrive un mot. Cet homme à la tête de chou nous sort sa vision de l’acharnement politico-médiatique inondant les esprits comme un ouragan qui passait sur lui. Frédo, toujours lui,  c’est Fanny de Monaco, irrémédiablement prompt à baiser le cul de son mentor. Etre un zéro pointé ne laisse que peu de possibilités,  si ce n’est celle de tirer à vue de nez, qu’il n’a pas vraiment creux d’ailleurs. Il s’agirait donc d’un complot ourdi par des médias aux ordres de l’obscurantisme, des illuminés sans foi ni loi prêts à faire mordre la poussière au roitelet.

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( 9 juillet, 2010 )

D(‘)émission et provisions

corruptionmenottescameroun.jpgVingt dieux, qu’il fait chaud en ce début de mois de juillet !

A l’horizon, le ciel donne des signes d’orage. Entre brume qui monte de la mer et gros nuages menaçants, on hésite à pronostiquer une issue. Les îles sont indiscernables.

Pas la moindre brise pour bouger les drapeaux et pourtant ça bouge au bout des mats. La rumeur du jour qui se lève monte dans l’espace avec une étrange résonance. On sent dans ce calme une non moins étrange tension. Comme si chacun tentait de contenir une force dont on ne dit pas le nom : les bonnes manières faisant la nique à on ne sait quel malaise.

« M’est avis que ça va barder un brin », dit le capitaine, installé au bout du comptoir, dans le coin baptisé Le carré des Bermudes. Bien qu’il n’ait de capitaine que le nom et une vieille casquette avec l’ancre marine brodée au dessus de la visière, achetée il y a des années dans le magasin de breloques qui jouxte le Café du Port, Émile ne manque pas de nez.

J’étais parti me procurer le dernier numéro du Canard Enchainé. Il est très tonique, notre cher palmipède par ces temps d’orage magnétique liés aux variations brutales de l’activité politique. Je suis parti bredouille de chez les deux marchands de journaux locaux : épuisé. Plus de canard ! On se l’arrache.

Il en faut du cran à Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt pour tenir bon les fortes pressions qu’elle subit de la part du parquet et – qui en douterait – de la part des réseaux du pouvoir pour maintenir sa première version des faits. Dame, l’onde est puissante !

Si ce qu’elle dit, la frangine, est vrai – nous n’avons aucune raison de penser le contraire, tant les « affaires » du quinquennat Sarkozy se bousculent au portillon – la morale voudrait qu’elle tienne bon la tempête qui lui secoue les entrailles. Si ça peut la rassurer, je lui dirai qu’il y a encore dans ce pays des citoyens honnêtes et des politiciens non corrompus qui n’abdiquent pas devant la corruption, même si les motivations de la dame ne sont pas celles de tout le monde.

Cette affaire tombe mal en Sarkozie et je m’en réjouis. Rabattre le caquet à l’insolent-suffisant n’est pas un moindre plaisir, croyez-moi.

Au moment où il fait du forcing pour imposer une politique au service des puissants, il est légitime de s’interroger sur la façon dont le système Sarkozy fonctionne. Cessez !… Cessez !… Cessez ! La liste est déjà trop longue ! Que des casseroles en un peu plus de trois ans de pouvoir !

Au-delà de l’acte lui-même – régulièrement dénoncé chez les politiques – il est impératif de dénoncer son immoralité afin de remettre l’action politique sur des bons rails, même si nul n’ignore que ‘la politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre, une politique sanglante’.

Normal que, dans ces conditions, Sarko fasse des pieds et des mains pour sauver le mobilier. Or une chose est sûre : ce n’est pas en nommant un procureur, P. Courroye, pour diligenter l’enquête, à la place d’un juge, qu’il se sortira des griffes de l’opinion. Cette opinion qu’il considère manipulable et avec laquelle il s’est amusé à faire ses gammes depuis qu’il fait de la politique. Les imbéciles ont ceci de particulier : il ne faut pas les prendre pour des cons trop ouvertement, surtout si, comme il le pense, ils le sont ! Ces idiots sont aujourd’hui très remontés contre lui. Et pour cause ! Nicolas Sarkozy a confondu les médias avec la rue.

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( 9 juillet, 2010 )

Ça, c’est du lourd !

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62.000 habitants, quelque part dans le si vaste Pacifique, l’archipel des Marshall est une ancienne possession japonaise, sous tutelle américaine à partir de 1947 et indépendante depuis 1986. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. Avec en contrepoint un bon programme musical, je me tape la laborieuse lecture d’un long article du Monde Diplomatique de ce mois : ‘Comment BP se joue de la loi’. En note marginale (souvent plus instructive que le texte) on apprend que, depuis 1990, les USA  accordent à la République des Marshall une aide financière d’environ un milliard de dollars, laquelle (‘pacte de libre association’ !) héberge une base militaire USA. Vous voyez un rapport avec le drame de la pollution ? Moi non plus. Le voilà :

marshallarchipel.jpg‘L’écosystème du golfe du Mexique pourrait mettre plusieurs centaines d’années à se rétablir. Le directeur de la communication de Transocean, souffrant d’une ‘urgence dentaire’, n’a pu répondre à nos questions. Quant au directeur de BP, M. Hayward, il aura quelque peine à faire oublier sa déclaration du 1°mai : ‘l’impact environnemental de ce désastre sera probablement très modeste’.

Ainsi se termine ironiquement cet article, dont l’essentiel est de révéler que tout se joue dans les environs de…Washington, où sont les sièges effectifs des ‘paradis de la légalité’ – Marshall, Liberia, etc. – de multinationales comme l’ex-BP (qui n’a plus de britannique que le nom !) ou Transocean (la multiocéanique Atlantique-Pacifique).

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