( 26 août, 2010 )

Les amours imaginaires – Sortie en salle le 29 septembre

cid2755462a43dd4c9aa62cf30e4f7cd42aclomani.jpg Film de Xavier Dolan (Canada)

Synopsis : Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont deux bons amis.
Lors d’un dîner, ils rencontrent Nicolas (Niels Schneider), un jeune homme de la campagne qui débarque tout juste en ville. De rendez-vous en rendez-vous, troublés par d’innombrables signes – certains patents, d’autres imaginaires – les deux complices sombrent dans l’obsession de leur fantasme, et bientôt, un duel amoureux menace l’amitié qu’ils croyaient infrangible…

Comme son nom l’indique, ce film québecois aborde les amours… Pas l’amour. Pas pareil. Les « amours imaginaires » que j’aurais plutôt intitulé, si j’avais fait le film : « amoureux aveuglés » ou  » les amours, ça trompe énormément… »

Heureusement, je ne suis pas réalisatrice et je n’ai vu ce film qu’en tant que spectatrice.

Les deux principaux protagonistes du film sont amis dans la vie : lui, c’est Francis, il est plutôt homosexuel/homesexuel (d’après un jeune du groupe qui explique la différence entre un bi-sexuel, un hétéro vaguement homo, un homosexuel occasionnel, un hétéro occasionnel… séquence assez rigolotte).

Elle, c’est Marie, hétéro hétéro visiblement… très branchée “vintage”. Elle s’est créé un personnage du genre “femme de la bourgeoisie américaine des années 50-60″ avec chignon-banane et look particulier. Lors d’une soirée entre amis, débarque un “nouveau” de sa province. Une jolie petite tête d’angelot, de héros romain, blond, traits réguliers, sourire à faire fondre comme un marshmallow dans le feu. Voilà que Francis et Marie se lancent dans le jeu de la séduction avec Nicolas, confirmant que le chiffre 3 n’est pas si sacré que ça pour des amoureux.

Tous deux se perdent dans leurs propres fantasmes, et dans la gentille manipulation de Nicolas. Parce qu’il est sacrément séducteur, le beau provincial. Bien sûr, puisqu’il est question d’amours au pluriel, chacun s’y croit, se prend au jeu, se met en concurrence avec l’autre, perd le cher ami de vue à cause de cette attirance pour le beau blond aux cheveux bouclés et sa fraîcheur provinciale qu’il conjuge avec la légèreté d’un papillon.

Lire la suite…

( 25 août, 2010 )

La Valette… LE PORT DES PORTS

valletta2jpg.jpg

J’ai bien connu dans mon enfance Port-Saïd, à mes 20 ans Le Havre et, actuellement, St-Nazaire. J’ai un peu connu, aussi, Hambourg et Rotterdam, Londres et Dublin,‘au nord’. Ainsi que,‘au sud’, Alexandrie et Beyrouth, Le Pirée et Naples, Venise et Gênes, Tanger et Casablanca, Marseille et Toulon (et même, au bout du monde, Shanghai). Et beaucoup plus de petits ports, tel la si belle Syracuse, qui fut un très grand port dans l’antiquité. Elle se console aujourd’hui d’être une chanson célèbre et surtout la voie de transit pour les sages visiteurs de l’archipel de Malte, qui savent qu’il FAUT arriver là par la mer, à La Valette, Valletta, le port des ports, pour moi. Trente-cinq ans plus tard, j’étais en 1981 très heureux de retourner à La Valette (du nom d’un ‘grand maître’ français de l’Ordre de Malte, fondateur de la forteresse, devenue capitale de Malte sous le nom de Valeta ou Valletta…). Si heureux que je me suis ingénié à m’introduire à la passerelle du bateau, raconter au capitaine ‘mon histoire’ (ce bel italien, heureusement francophone, fut très sensible à mon récit) :

« La première fois que je suis venu à La Valette, c’était en 1946, j’avais huit ans. C’était dans un bateau italien réquisitionné par la Royal Navy. Il y avait un capitaine italien et un capitaine anglais, un équipage italien et des militaires britanniques. Ma famille avait passé toute la guerre bloquée en Égypte (mon père travaillait au canal de Suez) et c’était pour moi la découverte de la France. Mais, au large de Malte, il y eut une grève des marins italiens (pour des raisons que j’ignore). Heureusement, la mer était calme et les dauphins distrayants. Les militaires britanniques, deux jours plus tard, prirent la décision de manœuvrer eux-mêmes le bateau sur La Valette (escale imprévue). Mais l’accostage se fit mal : une déchirure de la coque, qui mit tout le monde à terre, vite fait, en urgence… Il paraît que l’équipage rebelle (dont le capitaine italien) fut mis en prison. Mais nous, les passagers, furent logés gratis à l’hôtel… huit jours, avant qu’un autre bateau ne nous amène en France… C’est ainsi que j’ai connu Malte, avant la France ! »

Suite à ce récit, j’eus l’insigne honneur de rester à la passerelle pour l’entrée du navire à La Valette et son accostage, évidemment impeccable. Premier spectacle inoubliable. Puis j’allais me balader, après avoir trinqué avec le beau capitaine. Je suis resté quinze jours dans l’archipel… il est hors de question de le relater ici (j’en ai fait une nouvelle ‘La Perle Noire’, dont j’ai encore quelques exemplaires, avis aux amateurs). Mais je reviens à mon sujet : ‘Le port des ports’ c’est La Valette. Immense, étrange, compliqué, populaire, contrasté, laborieux, joyeux, sale, beau, c’est La Valette… dès que l’on fuit le mic-mac des hôtels super-étoilés… qui sont d’ailleurs éloignés des quartiers besogneux où j’ai vécu. Là, par exemple, j’ai, gratis, fait un tour en barque à rames (nommée ‘House Opéra’ !) par un vieux ténor qui chantait en se baladant dans le dédale des darses et autres sites de réparations navales, l’une des grandes spécialités de Malte. Oui, je sais, une autre spécialité maltaise est ‘le pavillon de complaisance’ de saloperies genre Erika, et pire sans doute, le ‘paradis fiscal’ maltais, comme ceux de Caïman, Vierges et Monaco… Mais je vous parle du grand port des maltais. Lequel regroupe la moitié des habitants de l’archipel… lequel archipel regroupe la moitié des maltais, l’autre moitié étant en diaspora, partout en pays méditerranéens, en Australie, au Canada, etc. Mais je vous parle du grand port, d’un vieux fou de ténor, aussi d’un vieux fou d’antiquaire, d’une folle famille de marins qui renflouait ‘Black Pearl’, un trois-mâts magnifique dont je devins huit jours le gardien de nuit (et dératiseur !) après avoir passé mes premières nuits à la belle étoile, entre des murailles magnifiques…

Lire la suite…

( 24 août, 2010 )

Abajo del Popo – suite mexicaine (part 5)

arboldelavidatlaxcala2.jpg

Malgré les nombreux déplacements pour assister et diriger les réunions à droite et à gauche dans l’Etat de Tlaxcala, l’équipe de la CNUC employait ses loisirs à participer à la vie et aux fêtes locales. Elles ne manquent d’ailleurs pas ! J’ai pu voir combien les Mexicains étaient prompts à la gaieté, même les catégories les moins favorisées représentées par les Indiens.

Mon arrivée à Tlaxcala a correspondu au début du Carnaval. Ca se passe en gros fin février, et chaque ville a sa propre organisation et son propre costume pour défiler. Luz voulant vraiment m’introduire aux us et coutumes typiquement mexicains, a décidé que nous irions visiter un ami très cher vivant dans un gros bourg sur la route de Vera-Cruz à Tlaxcala. Il avait été désigné « président » du Carnaval par les citoyens de sa ville. J’allais donc être aux premières loges.

C’est une fête de mecs (seuls les hommes défilent) où les femmes font un travail de titan, comme d’habitude Rire). Chaque ville fêtant carnaval a son propre costume, entièrement brodé par les mères ou les épouses. En l’occurence, le costume de la ville en question représentait des roses écloses sur un fond marron-beige. Gilet à manches et pantalons doivent être brodés ! J’en ai vu un de près : les roses et le fond étaient faits de petites paillettes, minuscules « sequins » cousus sur le tissus une fois coupé, après avoir été assemblé ! La femme du compagnon m’a dit qu’elle avait mis 6 mois à faire le costume du « petit dernier » qui avait 8 ans et s’apprêtait à fêter son premier carnaval avec ses aînés. Dans chaque ville, un président du carnaval est désigné par la collectivité, afin d’organiser au mieux les défilés et surtout de sustanter tous les participants aux défilés, tous les soirs ! Dur d’être une femme dans un tel pays de machos Sourire !

Lire la suite…

( 23 août, 2010 )

Chers frères, chères soeurs

arthur.jpgCher frère Arthur,

Permettez-vous que je vous appelle ainsi, moi la brebis galeuse ?  Oui, je le pense, car nous sommes, malgré les chemins empruntés, fils d’un seul et unique besoin : l’urgence.

Urgence d’agir quel qu’en soit l’obstacle. D’être à l’écoute sans jamais se départir du devoir d’agir. Jamais par gloriole, toujours par fraternité, par conviction. Au nom d’un idéal que les pragmatiques prennent pour lubie ou pour douce mélancolie. Un homme debout a son prix et on connait parfois l’excès, tout en lui reconnaissant la valeur humaine, hors églises, hors chapelles.

Je découvre votre déclaration. Nous sommes dimanche et je ne compte plus le nombre de dimanches où j’entends les cloches au loin sans jamais fouler le parvis d’une église. Je ne compte plus les reproches, ni les anathèmes que je lance à votre église, aux croyances, toutes confondues. Je ne compte plus le tic-tac des mystères et des horreurs, je ne retiens qu’un cri, celui d’un humain, comme vous, perdu dans le mensonge.

De la haine ? Pas du tout ! Je pencherai pour un trop plein d’injustice. Dans un monde sourd, crier est une vérité nécessaire. Surtout que vous ne criez pas pour vous même, mais pour les autres, les plus faibles, ceux contre qui l’ignoble s’acharne. Ça, mon frère, vous le savez, nous le savons, et c’est cela votre force.

Lire la suite…

( 22 août, 2010 )

Un pour tous et tous sur le paillasson

paillasson.jpgEn lice pour le prix de la servilité 2010, Brice Hortefeux a décidé de mettre les bouchées doubles. Si près du but, il serait idiot – après tout le mal qu’il se donne – de laisser échapper la récompense qui lui revient de droit, au profit d’un second couteau, quitte à sacrifier un sommeil précieux. A quel carburant fonctionne son organisme pour tenir une telle cadence ?…

Être premier exige une condition physique au top. En tant que maladie, cela s’accompagne de certaines caractéristiques liées à l’obsession du coup tordu et du croche-pied. Pour garder sa place, Brice s’exerce au lancer de boules puantes dans l’espace public sans que le scrupule corrode un esprit surentrainé.

Talonné par Eric Ciotti, un dernier venu, le monsieur sécurité de l’UMP, celui qui veut faire casquer les parents qui ont des enfants difficiles, balançant du fascisme à bas prix à longueur de projecteur, et par l’inusable Nadoche-la-murène, celle qui fait son marché en demandant aux nègres pourquoi ils ne retournent pas chez eux, Brice, qui n’est pas de Nice, ne se laissera pas coiffer au poteau par les premiers branleurs de dindons venus. ! Une telle compétition se gagne par tous les moyens,  y compris – surtout ! – les plus dégueulasses.

Lire la suite…

12345...7
« Page Précédente  Page Suivante »
|