Les amours imaginaires – Sortie en salle le 29 septembre
Synopsis : Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont deux bons amis.
Lors d’un dîner, ils rencontrent Nicolas (Niels Schneider), un jeune homme de la campagne qui débarque tout juste en ville. De rendez-vous en rendez-vous, troublés par d’innombrables signes – certains patents, d’autres imaginaires – les deux complices sombrent dans l’obsession de leur fantasme, et bientôt, un duel amoureux menace l’amitié qu’ils croyaient infrangible…
Comme son nom l’indique, ce film québecois aborde les amours… Pas l’amour. Pas pareil. Les « amours imaginaires » que j’aurais plutôt intitulé, si j’avais fait le film : « amoureux aveuglés » ou » les amours, ça trompe énormément… »
Heureusement, je ne suis pas réalisatrice et je n’ai vu ce film qu’en tant que spectatrice.
Les deux principaux protagonistes du film sont amis dans la vie : lui, c’est Francis, il est plutôt homosexuel/homesexuel (d’après un jeune du groupe qui explique la différence entre un bi-sexuel, un hétéro vaguement homo, un homosexuel occasionnel, un hétéro occasionnel… séquence assez rigolotte).
Elle, c’est Marie, hétéro hétéro visiblement… très branchée “vintage”. Elle s’est créé un personnage du genre “femme de la bourgeoisie américaine des années 50-60″ avec chignon-banane et look particulier. Lors d’une soirée entre amis, débarque un “nouveau” de sa province. Une jolie petite tête d’angelot, de héros romain, blond, traits réguliers, sourire à faire fondre comme un marshmallow dans le feu. Voilà que Francis et Marie se lancent dans le jeu de la séduction avec Nicolas, confirmant que le chiffre 3 n’est pas si sacré que ça pour des amoureux.
Tous deux se perdent dans leurs propres fantasmes, et dans la gentille manipulation de Nicolas. Parce qu’il est sacrément séducteur, le beau provincial. Bien sûr, puisqu’il est question d’amours au pluriel, chacun s’y croit, se prend au jeu, se met en concurrence avec l’autre, perd le cher ami de vue à cause de cette attirance pour le beau blond aux cheveux bouclés et sa fraîcheur provinciale qu’il conjuge avec la légèreté d’un papillon.



). Chaque ville fêtant carnaval a son propre costume, entièrement brodé par les mères ou les épouses. En l’occurence, le costume de la ville en question représentait des roses écloses sur un fond marron-beige. Gilet à manches et pantalons doivent être brodés ! J’en ai vu un de près : les roses et le fond étaient faits de petites paillettes, minuscules « sequins » cousus sur le tissus une fois coupé, après avoir été assemblé ! La femme du compagnon m’a dit qu’elle avait mis 6 mois à faire le costume du « petit dernier » qui avait 8 ans et s’apprêtait à fêter son premier carnaval avec ses aînés. Dans chaque ville, un président du carnaval est désigné par la collectivité, afin d’organiser au mieux les défilés et surtout de sustanter tous les participants aux défilés, tous les soirs ! Dur d’être une femme dans un tel pays de machos
!


